TDAAAAAAH de Olivier Laude

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Vous dites « TDHA » au lieu de « TDAH »

Avec TDAAAAAAH, Olivier Laude aborde le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité avec beaucoup d’humour, d’autodérision et un sens aigu de l’observation du quotidien.

Dès la quatrième de couverture, le ton est donné : listes absurdes, clins d’œil aux oublis chroniques, difficultés de concentration et pensées qui partent dans toutes les directions. Le livre joue constamment avec les symptômes associés au TDAH pour créer un effet de reconnaissance immédiat chez de nombreux lecteurs.

L’objectif n’est pas de proposer un manuel médical mais plutôt de raconter, avec légèreté et bienveillance, ce que signifie vivre avec un cerveau qui fonctionne différemment.

Olivier Laude s’amuse ainsi des situations que beaucoup connaissent : commencer plusieurs tâches à la fois, oublier pourquoi on est entré dans une pièce, perdre le fil d’une conversation ou être capable de se passionner intensément pour un sujet avant de passer à autre chose quelques heures plus tard.

Le livre met également en lumière certains clichés souvent associés au TDAH. Derrière l’humour, il rappelle que ce trouble ne se résume pas à de la simple distraction ou à un manque de volonté.

L’album semble chercher un équilibre entre sensibilisation et divertissement, en permettant aux personnes concernées de se reconnaître sans culpabilité tout en aidant les autres à mieux comprendre leur fonctionnement.

Les situations du quotidien sont présentées avec un regard tendre, parfois absurde, mais rarement moqueur.

L’humour devient ici un outil pour dédramatiser certaines difficultés et montrer qu’un fonctionnement atypique peut aussi s’accompagner de créativité, de spontanéité et d’énergie.

Graphiquement, le ton décalé et le rythme rapide semblent parfaitement adaptés au sujet, multipliant les gags visuels et les observations du quotidien.

TDAAAAAAH s’adresse autant aux personnes concernées par le TDAH qu’à leurs proches, qui y trouveront sans doute de nombreuses situations familières.

Une bande dessinée drôle, accessible et pleine d’autodérision, qui transforme les petites galères de l’attention en une lecture aussi amusante qu’éclairant

Éditeur ‏ : ‎ Hachette Pratique Date de publication ‏ : ‎ 20 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 96 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2017251186 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2017251187

La ville dont il ne reste rien de Valentina Grande (Scenario), Sergio Varbella (Dessins)

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Un thriller psychologique questionnant la mémoire et la collaboration au lendemain de la seconde guerre mondiale…

Avec La ville dont il ne reste rien, Valentina Grande et Sergio Varbella livrent un récit poignant à la frontière du thriller psychologique, du drame historique et de l’enquête mémorielle.

L’histoire se déroule dans la Vienne de 1950, une Europe encore hantée par les blessures de la Seconde Guerre mondiale. Fritz mène une existence solitaire et monotone, partagée entre son emploi de bureau et une obsession qui occupe tout son temps libre : reconstruire minutieusement en maquette son village natal disparu.

Vlastrod a été entièrement détruit pendant la guerre en représailles à des actes de résistance. Fritz en serait l’unique survivant. À travers cette reproduction miniature, il tente de préserver la mémoire d’un lieu effacé de la carte et de comprendre comment une telle tragédie a pu se produire.

Mais ses certitudes vacillent lorsqu’il découvre qu’une autre survivante pourrait exister.

Cette révélation transforme progressivement le récit en une enquête psychologique où les souvenirs, les non-dits et les mensonges du passé remontent à la surface.

Inspiré du destin tragique de Lidice, village tchèque anéanti par les nazis en 1942, l’album explore les conséquences humaines de la barbarie bien après la fin des combats.

Valentina Grande s’intéresse moins aux événements militaires eux-mêmes qu’à la manière dont les survivants portent la mémoire des disparus. Le traumatisme devient ici un personnage à part entière.

La maquette construite par Fritz constitue l’un des symboles les plus forts de l’album : une tentative désespérée de retenir ce qui a disparu et de donner une forme tangible aux souvenirs.

Le dessin de Sergio Varbella accompagne cette atmosphère mélancolique et inquiétante, où chaque révélation remet en question la perception du passé.

Au-delà du suspense, le livre interroge également la collaboration, la responsabilité individuelle et les zones grises de l’Histoire. Qui est coupable ? Qui est victime ? Et que reste-t-il lorsque les témoins disparaissent ?

La ville dont il ne reste rien est une œuvre sensible et intelligente qui utilise les codes du thriller pour explorer les blessures de la mémoire collective.

Une bande dessinée captivante et émouvante, où la quête de vérité d’un homme devient une réflexion universelle sur le souvenir, le deuil et les traces laissées par l’Histoire.

Éditeur ‏ : ‎ Pictavita Date de publication ‏ : ‎ 3 juin 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 176 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2849535613 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2849535615

Karma de BOGOJEVIC NARATH

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Karma est une fable noire et grotesque où le réel et le fantastique s’entremêlent.

Avec Karma, Bogojevic et Narath signent une bande dessinée aussi dérangeante que fascinante, une œuvre sombre qui mêle réalisme social, fantastique grotesque et réflexion morale dans un récit à la puissance visuelle marquante.

L’album repose sur une construction en miroir particulièrement efficace. D’un côté, deux huissiers incarnent la froideur d’un système administratif incapable d’empathie. Habitués à exercer leur pouvoir sur les plus fragiles, ils se retrouvent brutalement entraînés dans un univers cauchemardesque où les règles ordinaires cessent d’exister.

Ce monde étrange, carnavalesque et malsain agit comme une forme de jugement. Les certitudes des personnages s’effondrent tandis que leurs fautes semblent prendre une dimension concrète et monstrueuse.

En parallèle, le récit suit une enfant brutalement confrontée à l’exclusion et à la précarité. Livrée à elle-même, elle doit apprendre à survivre avant de trouver dans la pratique artistique un chemin vers la reconstruction.

Ces deux trajectoires se répondent constamment, opposant la déchéance morale de certains à la capacité de résilience d’une jeune victime.

Bogojevic et Narath explorent la notion de responsabilité avec une grande radicalité. Ici, la culpabilité n’est pas une idée abstraite : elle transforme les corps, déforme les esprits et accompagne les personnages tout au long de leur existence.

L’album refuse les réponses simples et les réconciliations faciles. Il questionne directement le pardon, la réparation et la possibilité même de se racheter après certaines actions.

Visuellement, Karma semble puiser dans les traditions du grotesque, du fantastique noir et du récit allégorique. Les métamorphoses physiques et les décors inquiétants traduisent les bouleversements intérieurs des personnages.

La frontière entre réel et surnaturel demeure volontairement floue, renforçant le sentiment d’étrangeté qui traverse tout le récit.

Karma s’impose ainsi comme une œuvre exigeante et profondément marquante, qui utilise le fantastique pour interroger les mécanismes de la faute et ses conséquences.

Une bande dessinée noire, ambitieuse et troublante, où les monstres les plus terrifiants ne sont peut-être pas ceux que l’on croit.

Éditeur ‏ : ‎ Les Humanoïdes Associés Date de publication ‏ : ‎ 3 juin 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 96 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 273160879X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2731608793

La Fille du feu de Aurélie Wellenstein

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Laissez-vous emporter par le chant du feu…

Avec La Fille du feu, Aurélie Wellenstein signe un roman puissant et envoûtant où l’intime rejoint l’immensité des paysages du Grand Nord. Entre conte initiatique, récit écologique et quête de reconstruction, l’autrice nous entraîne dans une aventure aussi sauvage que profondément humaine.

Au cœur de cette histoire, trois êtres blessés se croisent. Mia, jeune fugitive marquée par le deuil, avance dans les terres glacées comme une flamme vacillante refusant de s’éteindre. Nathanaël, chercheur fasciné par les traditions inuites, tente quant à lui de donner un sens à ses propres blessures. Enfin, Cadzow, personnage mystérieux et presque mythique, semble incarner la mémoire même de la nature et des territoires qu’il parcourt.

À travers leur rencontre, Aurélie Wellenstein explore des thèmes qui lui sont chers : le lien entre l’homme et le vivant, les conséquences de la destruction de la nature, la transmission et la résilience. Mais loin du simple message écologique, le roman interroge surtout notre capacité à survivre aux épreuves et à renaître malgré les cicatrices.

L’écriture impressionne par sa force évocatrice. Chaque page est traversée par le souffle du vent, la morsure du froid et l’éclat du feu. Les paysages deviennent des personnages à part entière, magnifiques et menaçants, tandis que la narration mêle réalisme et dimension presque mythologique.

Roman de l’exil, de la colère et de l’espoir, La Fille du feu est une œuvre intense qui marque durablement le lecteur. Une lecture aussi belle que bouleversante, portée par une plume poétique et viscérale qui confirme tout le talent d’Aurélie Wellenstein.

Éditeur ‏ : ‎ Pocket Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 304 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2266359150 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2266359153

Autour de minuit de Eve Chase

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Une famille trop parfaite. Un secret bien gardé. Une course contre la montre.

Avec Autour de minuit, Eve Chase signe un roman à la fois mystérieux, émouvant et profondément atmosphérique, où les secrets de famille se dévoilent progressivement à travers deux époques séparées par plus de vingt ans.

Tout commence dans le Londres de 1998. Dee-Dee, mannequin adulée et figure flamboyante de la vie mondaine, quitte son domicile de Notting Hill comme à son habitude. Mais cette fois, elle ne revient pas.

Sa disparition brutale bouleverse le quotidien de ses deux enfants, Maggie et son jeune frère Kit. Livrés à eux-mêmes, ils doivent apprendre à survivre dans l’absence et l’incertitude.

Refusant de croire que sa mère les a abandonnés, Maggie décide de partir à sa recherche. Son enquête la conduit dans un univers bien différent de celui des quartiers élégants où elle a grandi : un monde de boutiques d’antiquités, de ruelles discrètes et de personnages énigmatiques qui semblent tous détenir une partie de la vérité.

Vingt-et-un ans plus tard, en 2019, Maggie a construit une nouvelle vie à Paris. Pourtant, un appel inattendu la contraint à revenir à Londres lorsque l’ancienne maison familiale de Notting Hill doit être rénovée.

Ce retour réveille des souvenirs enfouis et l’oblige à affronter les zones d’ombre de son passé.

Eve Chase excelle dans l’art des récits familiaux où les mystères du présent trouvent leurs réponses dans les blessures du passé.

La maison elle-même devient un personnage à part entière, gardienne silencieuse des secrets, des mensonges et des espoirs abandonnés.

Le roman alterne habilement entre suspense psychologique et chronique familiale, maintenant constamment le lecteur dans l’attente de la vérité.

L’atmosphère nostalgique est particulièrement réussie. Les rues de Notting Hill, les objets anciens et les souvenirs d’enfance participent à créer une ambiance à la fois chaleureuse et mélancolique.

Au-delà de l’enquête, Autour de minuit parle aussi de résilience, de reconstruction et de la manière dont les familles tentent de survivre aux absences et aux non-dits.

Un roman captivant et sensible, où une disparition inexpliquée devient la clé d’une histoire familiale pleine de secrets, de blessures et d’espoir.

Éditeur ‏ : ‎ Robert Laffont Date de publication ‏ : ‎ 4 juin 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 378 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2221279859 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221279854

Les reines grises de Margaret O’Donnell

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Un chef-d’oeuvre de la littérature féministe et dystopique enfin redécouvert.

Avec Les Reines grises, Margaret O’Donnell livre une œuvre dystopique saisissante qui résonne avec une étonnante modernité. Longtemps resté méconnu, ce roman apparaît aujourd’hui comme un texte précurseur de la littérature féministe et des grandes dystopies sociales.

L’intrigue se déroule dans une théocratie totalitaire où la société repose sur une séparation radicale entre les femmes. D’un côté se trouvent les épouses et les mères, valorisées parce qu’elles répondent aux attentes imposées par le régime. De l’autre, les travailleuses, appelées les « Grises », réduites à leur fonction productive et privées de toute reconnaissance humaine.

Le symbole est particulièrement fort : leurs cheveux gris ne sont pas seulement une caractéristique physique, mais un marqueur social destiné à les distinguer des « vraies femmes » selon l’idéologie officielle.

À travers cette société profondément inégalitaire, Margaret O’Donnell explore les mécanismes de domination qui permettent à un pouvoir autoritaire de contrôler les corps, les identités et les rôles sociaux.

Mais le roman est aussi une histoire de résistance.

Les Grises commencent à remettre en question leur condition et envisagent une révolte qui pourrait bouleverser l’ordre établi. Cette lutte pour la liberté devient le moteur d’un récit tendu où chaque acte de défiance peut avoir des conséquences dramatiques.

L’autrice montre avec finesse comment l’oppression se nourrit de la division entre les individus. Le régime maintient son pouvoir en opposant les femmes les unes aux autres et en leur assignant des places strictement définies.

Les thèmes abordés — contrôle social, condition féminine, hiérarchie imposée et quête d’émancipation — annoncent certaines œuvres majeures de la dystopie féministe moderne, notamment La Servante écarlate de Margaret Atwood.

Malgré la noirceur de son univers, Les Reines grises conserve une forte dimension humaine. Les personnages ne sont pas seulement confrontés à un système oppressif : ils cherchent aussi à préserver leur dignité, leurs émotions et leur capacité à choisir leur propre destin.

Par sa force politique et son regard visionnaire, le roman demeure d’une remarquable actualité.

Une dystopie féministe puissante et marquante, qui interroge les mécanismes de l’oppression tout en célébrant le courage de celles qui refusent de se soumettre.

Éditeur ‏ : ‎ Robert Laffont Date de publication ‏ : ‎ 4 juin 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2221282515 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221282519

Euphoria Saison 3 : explication de la fin et destin des personnages

Attention, spoilers sur le final de Euphoria.

Après plusieurs années d’attente, la saison 3 d’Euphoria marque également la conclusion définitive de la série. Sam Levinson choisit une fin particulièrement sombre, fidèle aux thèmes qui ont toujours traversé l’œuvre : l’addiction, la violence, la perte et l’impossibilité pour certains personnages d’échapper à leur destin.

Que devient Rue ?

Le choc majeur du final concerne Rue Bennett. Alors qu’elle semblait enfin entrevoir une forme de rédemption, elle succombe à une overdose après avoir ingéré un Percocet contenant du fentanyl. Son corps est retrouvé le lendemain matin par Ali. Une partie des événements montrés auparavant s’avère être une vision ou une hallucination liée à ses derniers instants.

Ce choix narratif a été défendu par Sam Levinson, qui a expliqué vouloir offrir une conclusion réaliste sur les ravages de l’addiction plutôt qu’une fin artificiellement optimiste.

Le destin d’Alamo et de Bishop

Le trafic criminel qui domine une grande partie de la saison finit par imploser. Bishop trahit Alamo après avoir constaté jusqu’où ce dernier est prêt à aller pour satisfaire ses propres intérêts. Il lui fournit une arme vide lors de l’affrontement final, permettant à Ali de prendre l’avantage. Alamo est finalement tué, mettant fin à son règne criminel.

Laurie tombe également

La redoutable Laurie disparaît elle aussi du paysage. Acculée par une intervention des autorités, elle met fin à ses jours, entraînant l’effondrement de son organisation.

Que deviennent Cassie, Jules et Maddy ?

Cassie parvient enfin à acquérir une certaine indépendance financière après avoir longtemps vécu dans l’ombre de Nate. Jules poursuit sa vie mais son parcours apparaît comme l’un des plus amers de la série, tandis que Maddy survit aux événements et tente de reconstruire son existence loin du chaos qui l’entourait.

Une fin qui divise les fans

Le final a provoqué de nombreuses réactions. Certains spectateurs saluent une conclusion cohérente avec le ton désespéré de la série. D’autres estiment que la mort de Rue trahit l’espoir de rédemption qui accompagnait son parcours depuis la première saison.

Quoi qu’il en soit, Euphoria s’achève sur une note profondément tragique : celle d’une génération confrontée à ses traumatismes, ses addictions et ses illusions perdues. Une conclusion brutale qui restera sans doute l’une des plus controversées de la télévision récente.

L’Été 36 Saison 1 : qui est le tueur ? Qui est mort ?

Avec L’Été 36, TF1 plonge les téléspectateurs dans une fresque policière et sociale ambitieuse, portée par le décor flamboyant de la Côte d’Azur à l’époque du Front populaire. Entre lutte des classes, passions interdites et secrets familiaux, la série transforme un palace niçois en théâtre d’un meurtre aussi brutal que mystérieux.

Au cœur de l’intrigue : le meurtre d’Adrien Jacquart, procureur influent retrouvé assassiné dans une chambre de l’hôtel Riviera, à Nice.

Le final révèle que la coupable est Anne-Marie, la tante de Blanche et d’Eugénie. Des années plus tôt, elle avait vécu une liaison passionnée avec un homme marié et était tombée enceinte. Venue se cacher à Nice, elle avait accouché avant de faire adopter son enfant avec l’aide de sa sœur Marthe.

Mais Anne-Marie n’a jamais cessé de veiller sur ce fils à distance. Lorsqu’il avait douze ans, l’enfant a été renversé par une voiture. Le conducteur n’était autre qu’Adrien Jacquart. Par peur de ruiner sa réputation, le procureur avait pris la fuite au lieu de lui porter secours. Un geste qui aurait pu sauver l’enfant.

Brisée par cette tragédie, Anne-Marie lui a envoyé des lettres de menace avant de le confronter. Face au refus de Jacquart d’assumer ses actes, elle a perdu le contrôle et l’a tué.

Mais Edgar avait tout vu. Obsédé par Anne-Marie, il a utilisé ce secret pour la faire chanter, la séquestrer et exercer une emprise sur elle. En découvrant la vérité, Marthe n’a pas hésité : elle l’a empoisonné pour protéger sa sœur.

Les deux sœurs sont donc responsables des deux meurtres. Pourtant, grâce à Giulia, Eugénie, Blanche et Léonie, leur secret reste protégé. Ensemble, les quatre femmes piègent Delaunay afin de faire porter les soupçons sur lui.

Même si Anne-Marie finit par vouloir tout avouer à la police pour soulager sa conscience, Raven choisit de fermer les yeux et lui demande d’oublier.

Avec ce final, L’Été 36 conclut son intrigue sur une révélation à la fois tragique et humaine. Derrière le meurtre se cache une histoire de maternité brisée, de culpabilité, de vengeance et de solidarité féminine. La série transforme ainsi le décor solaire de la Côte d’Azur en théâtre d’un drame intime, où les secrets de famille se mêlent aux tensions sociales d’une époque en pleine mutation.

L’Odyssée de Pénélope de Margaret Atwood

La réécriture du mythe de L’Odyssée qui donne sa voix à Pénélope par la grande dame des lettres canadienne, Margaret Atwood.

Avec L’Odyssée de Pénélope, Margaret Atwood s’empare de l’un des récits fondateurs de la littérature occidentale pour offrir une version aussi audacieuse que nécessaire du mythe d’Ulysse.

Depuis des siècles, l’Odyssée d’Homère célèbre les aventures du héros voyageur. Mais qu’en est-il de celle qui l’attend pendant vingt ans à Ithaque ? Que sait-on réellement de Pénélope, souvent réduite au rôle de l’épouse fidèle tissant sa toile en attendant le retour de son mari ?

Dans cette réécriture brillante, Pénélope prend enfin la parole.

Depuis les Enfers, elle revient sur son existence et livre sa propre version des faits. Avec intelligence, ironie et lucidité, elle démonte la légende construite par les hommes et révèle une réalité bien plus complexe que celle transmise par les récits héroïques.

Pénélope apparaît ici non comme une figure passive de la patience conjugale, mais comme une femme politique, une mère, une reine et une stratège contrainte de survivre dans un monde dominé par les hommes.

L’un des aspects les plus marquants du roman concerne les douze servantes exécutées lors du retour d’Ulysse. Leur sort hante Pénélope et constitue le cœur moral du récit. À travers elles, Margaret Atwood interroge la violence, les rapports de pouvoir et la manière dont l’Histoire oublie souvent les plus vulnérables.

Le texte alterne ainsi entre tragédie, humour noir et satire, offrant un regard moderne sur un mythe antique sans jamais trahir sa richesse originelle.

L’écriture d’Atwood se distingue par sa finesse et son irrévérence. Elle joue avec les codes de la mythologie tout en proposant une réflexion très actuelle sur la mémoire, le genre et la construction des récits historiques.

À travers ce contrechamp fascinant, l’autrice éclaire également les zones d’ombre du personnage d’Ulysse, dont les actes apparaissent sous un jour parfois moins glorieux.

L’Odyssée de Pénélope est à la fois une réhabilitation littéraire et une réflexion sur celles dont la voix a longtemps été effacée des grandes histoires.

Un roman intelligent, mordant et profondément moderne, qui redonne à Pénélope toute la place qu’elle mérite dans la légende

ISBN-10 ‏ : ‎ 2221262956 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221262955

Les Mystères d’Eversand – Tome 03 L’épouse de Victor Dixen

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À Eversand, les fruits commencent à pourrir de l’intérieur.

Avec L’Épouse, troisième tome des Mystères d’Eversand, Victor Dixen poursuit sa grande saga gothique en plongeant le lecteur au cœur d’une famille aussi puissante que rongée par ses propres démons.

Cette fois, l’histoire se concentre sur Birdie, qui intègre l’une des dynasties les plus riches d’Amérique : les Rosemore. Derrière leur fortune et leur prestige se cache pourtant une famille gangrenée par les rancœurs, les rivalités et les secrets accumulés au fil des générations.

Les Rosemore apparaissent comme une lignée en déclin. L’absence d’héritier menace leur avenir, tandis que leurs affaires vacillent dangereusement. Sous les apparences du pouvoir se dessine un univers où l’orgueil et la haine ont fini par empoisonner chaque relation.

Birdie se retrouve alors dans une position particulièrement délicate. Officiellement, elle doit incarner l’épouse idéale. Officieusement, elle poursuit une mission beaucoup plus risquée : affaiblir cette famille de l’intérieur afin de protéger celles et ceux qui ont souffert sous son influence.

Cette double identité nourrit toute la tension du roman. Chaque geste, chaque parole et chaque décision peuvent révéler ses véritables intentions.

Victor Dixen excelle une nouvelle fois dans la création d’atmosphères sombres et fascinantes. Les grandes demeures, les secrets de famille, les héritages maudits et les manipulations psychologiques donnent au récit une saveur gothique particulièrement réussie.

L’autrice… pardon, l’auteur développe également une héroïne complexe, contrainte de jouer un rôle permanent dans un environnement où la moindre faiblesse peut être exploitée.

Au-delà du suspense, le roman explore les thèmes du pouvoir, de l’héritage familial et de la violence transmise de génération en génération.

Les Rosemore deviennent ainsi le symbole d’un système qui se nourrit de ses propres excès jusqu’à menacer son existence même.

Avec son intrigue pleine de faux-semblants, ses personnages ambigus et son atmosphère de décadence, L’Épouse s’impose comme un nouvel épisode captivant de la saga.

Un roman gothique sombre et addictif, où Birdie avance sur un fil entre manipulation, vengeance et survie au sein d’une famille prête à tout pour préserver son pouvoir.

Éditeur ‏ : ‎ Robert Laffont Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 416 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2221285700 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221285701