Les cavaliers de l’apocadispe – Tome 4 – en route vers l’aventure de Libon

La grosse aventure, elle peut démarrer à la campagne, à l’école, ou au détour de n’importe quelle situation en apparence banale et sécurisée !

Chronique : « Les Cavaliers de l’apocadispe – Tome 4 – En route vers l’aventure » de Libon, continue de captiver et d’amuser les lecteurs avec ses histoires pleines de péripéties et de fantaisie. Dans ce quatrième tome, les lecteurs retrouvent Ludo, Jé et Olive, le trio espiègle et aventurier, dans une série de mésaventures aussi hilarantes qu’inattendues.

La grande aventure de ce tome débute de manière surprenante, illustrant parfaitement que l’aventure peut surgir n’importe où, même dans les situations les plus ordinaires. Le récit principal, s’étendant sur 30 pages – une première pour la série –, suit les trois amis qui, après avoir raté le bus pour la classe Poney, se retrouvent à voyager seuls sans adultes. Leur équipement ? Un « Manuel des ragondins malins » et une innocence teintée d’une inconscience totale. Cette aventure, pleine de rebondissements, met en avant l’ingéniosité et la débrouillardise des jeunes héros dans des situations souvent cocasses.

En plus de cette longue aventure, le tome comprend également plusieurs histoires plus courtes, dont une réédition du récit « Les Cavaliers de l’apocadispe explorent le manoir », paru initialement en mini-récit dans Spirou en 2008. Ce récit, considéré comme fondateur pour la série, a été redessiné pour l’occasion, apportant une fraîcheur et un dynamisme renouvelé.

Ce que Libon réussit particulièrement bien dans ce tome, c’est de mélanger humour, aventure et une pointe de fantastique, tout en conservant une narration accessible et engageante pour les jeunes lecteurs. Les dessins, vifs et expressifs, complètent harmonieusement le texte, rendant chaque page attrayante et pleine de surprises.

#LesCavaliersdelapocadispe #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS (19 janvier 2024) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 72 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2808504691 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2808504690

Le mystère du doudou-garou de Anne Dumergue (Auteur), Fabien Ockto-Lambert (Illustrations)

Bienvenue à Séléniville ! Une charmante petite ville quelque part sur Terre… où d’étranges phénomènes se produisent.

Chronique : « Le mystère du doudou-garou » de Anne Dumergue, illustré par Fabien Ockto-Lambert, est une aventure captivante et magique qui se déroule à Séléniville, un lieu pittoresque quelque part sur Terre, connu pour ses phénomènes étranges.

L’histoire commence avec l’arrivée d’Edgar et Charlie, deux frères, dans leur nouveau quartier. Leur installation est rapidement marquée par une série de découvertes inattendues : un manoir mystérieux, une peluche peu ordinaire et, surtout, une voisine hors du commun, Lova Obscura. Cette dernière, loin d’être une simple résidente de Séléniville, se révèle être une magicienne excentrique et pleine de surprises.

Le livre emmène les lecteurs dans une aventure où magie et mystère se côtoient à chaque page. Les jeunes Edgar et Charlie se retrouvent plongés dans un monde où rien n’est tout à fait ce qu’il paraît, et où chaque découverte amène son lot de questions et de frissons. La narration est dynamique et pleine de rebondissements, captivant l’attention des jeunes lecteurs tout en stimulant leur imagination.

Les illustrations de Fabien Ockto-Lambert ajoutent une dimension visuelle riche et engageante à l’histoire. Elles dépeignent avec brio l’atmosphère mystérieuse de Séléniville et les personnages hauts en couleur qui peuplent cette aventure. Les détails et les couleurs utilisées dans les illustrations complètent parfaitement le texte, rendant l’expérience de lecture encore plus immersive.

#LesmondesdeLovaObscura #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ FLEURUS (22 mars 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2215182954 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2215182955

Templenkarton, le pharaon grognon de Paul Beaupère

Le plus grand archéologue égyptien, le professeur Takakreuser, se couche heureux : demain, devant les caméras du monde entier, il va ouvrir le sarcophage de Templenkarton 1er, un pharaon oublié dont la tombe est la plus riche jamais découverte.

Chronique : « Templenkarton, le pharaon grognon » de Paul Beaupère est une histoire captivante qui entremêle habilement humour et mystère autour de l’Égypte antique. Le récit commence avec le professeur Takakreuser, le plus éminent archéologue égyptien, qui s’apprête à ouvrir le sarcophage de Templenkarton 1er. Ce pharaon, bien que tombé dans l’oubli, repose dans ce qui est décrit comme la tombe la plus riche jamais découverte.

Cependant, la nuit précédant la grande révélation, une tournure surprenante se produit : Templenkarton 1er, le pharaon grognon, se réveille et sort de son sarcophage. Plein de vigueur mais toujours aussi grincheux, il envisage de reprendre son règne. Son plan est cependant interrompu lorsqu’il se voit dans un miroir et découvre son apparence défraîchie. Obsédé par l’idée de retrouver son teint d’antan, qui faisait autrefois sa fierté, il se lance dans une quête pour trouver un onguent miraculeux. Cette quête insolite le conduit hors de sa tombe, à la grande surprise de tous.

L’histoire est pleine d’humour et de rebondissements, offrant un regard nouveau et amusant sur la figure traditionnelle du pharaon. La caractérisation de Templenkarton en tant que pharaon capricieux et grognon ajoute une touche de comédie légère à l’intrigue, tout en conservant l’attrait et la fascination pour l’Égypte ancienne. Ce livre est parfait pour ceux qui cherchent à combiner l’histoire et le rire dans une aventure unique et captivante.

#Templenkarton #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ FLEURUS (16 février 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2215182199 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2215182191

Boldemorve, le fantôme dont il ne faut pas boire le nom ! de Sophie Laroche (Auteur), Agnès Ernoult (Illustrations)

Dans une campagne reculée se trouve une maison abandonnée depuis très longtemps. Cette maison n’est pas vide pour autant, c’est la résidence d’une bande de fantômes maladroits, malhonnêtes ou mal lunés, des fantômes vraiment nuls, à l’image de leur chef, le terrible Boldemorve !

Chronique : « Boldemorve, le fantôme dont il ne faut pas boire le nom ! » de Sophie Laroche, illustré par Agnès Ernoult, est un livre charmant et humoristique qui plonge les jeunes lecteurs dans une aventure surnaturelle pleine de rebondissements. Située dans une campagne isolée, l’histoire débute avec la famille Muché, une famille recomposée pleine de vie, qui découvre et décide de rénover une maison abandonnée, sans savoir qu’elle est habitée par une bande de fantômes maladroits sous la conduite de leur chef, le fameux Boldemorve.

Ce livre se distingue par sa capacité à mélanger l’humour et le surnaturel de manière à captiver et divertir les enfants. Les personnages des fantômes, décrits comme maladroits, malhonnêtes ou mal lunés, apportent une touche de légèreté et d’humour à l’histoire, en particulier Boldemorve, dont le nom seul est une source de rires.

L’histoire est bien rythmée, avec des rebondissements et des confrontations amusantes entre les Muché et les fantômes. Cette dynamique crée une série de situations comiques et de quiproquos qui tiendront les jeunes lecteurs en haleine. La famille Muché, avec ses membres aux personnalités diverses, ajoute une dimension réaliste et relatable à l’histoire, rendant le récit à la fois fantastique et terre-à-terre.

Les illustrations d’Agnès Ernoult jouent un rôle clé dans l’ouvrage, apportant vie et couleur à l’

histoire. Son style artistique capture parfaitement l’atmosphère fantaisiste et légèrement effrayante de la maison hantée, tout en restant accessible et attrayant pour les enfants. Les images complètent l’histoire de Sophie Laroche, enrichissant l’expérience de lecture et aidant les jeunes lecteurs à visualiser les scènes amusantes et les personnages uniques.

L’un des points forts du livre est son approche originale du thème des maisons hantées. Au lieu de suivre les clichés habituels, l’auteur a créé une histoire qui tourne autour de l’idée d’une cohabitation hilarante et parfois chaotique entre les humains et les fantômes. Cela offre une perspective rafraîchissante sur la façon dont les différences et les malentendus peuvent être surmontés par l’humour et l’ingéniosité.

#Boldemorve #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ FLEURUS (16 février 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2215183039 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2215183037

Fille du Destin. 1. Les Émeutes de la nuit sans lunes de Kika Hatzopoulou

À Alante, la cohabitation est difficile entre les humains et les héritiers des dieux. Minoritaires, ces derniers sont traités en parias.

Chronique : « Fille du Destin. 1. Les Émeutes de la nuit sans lunes » de Kika Hatzopoulou est un roman de fantasy urbaine qui plonge le lecteur dans le monde fascinant d’Alante, un lieu où la coexistence entre humains et descendants de dieux crée des tensions palpables. Le livre aborde des thèmes de discrimination, de destinée et d’intrigues politiques à travers les yeux de Io, une protagoniste complexe et captivante.

Io, héritière d’une déesse du Destin, est une née-moire dotée du pouvoir unique de voir les fils de vie des individus. Malgré son héritage divin, elle mène une existence précaire, se contentant de résoudre de petites enquêtes. Cependant, sa vie prend un tournant dramatique lorsqu’elle est témoin d’un meurtre inexpliqué, commis par une femme dont le fil de vie est coupé, un phénomène qui défie les lois de la nature dans son monde.

Le roman brille par sa capacité à tisser une intrigue complexe et captivante. Kika Hatzopoulou crée un univers riche et détaillé, où la magie, la mythologie et la réalité s’entremêlent de manière harmonieuse. Les descriptions d’Alante sont immersives, transportant le lecteur dans un monde à la fois étrange et fascinant.

Le personnage d’Io est bien développé, reflétant les luttes internes d’une femme confrontée à son destin et aux attentes de la société. Sa relation forcée avec Edei Rhuna, son âme-sœur désignée, ajoute une dimension romantique et conflictuelle à l’histoire, explorant les thèmes de l’amour, du choix et de la prédestination.

La dimension politique du mystère est habilement traitée, révélant les tensions sous-jacentes entre les humains et les héritiers des dieux. Hatzopoulou réussit à équilibrer l’action, le mystère et le développement des personnages, tout en posant des questions profondes sur l’identité, la discrimination et le pouvoir

#FilleduDestin #NetGalleyFrance

ASIN ‏ : ‎ B0CJBHHVTQ Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J (26 janvier 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 416 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040116660

Stranger Things – Flight of Icarus de Caitlin Schneiderhan

Les légendes ne meurent jamais vraiment…
La préquelle de la série événement Stranger Things, exclusivement en roman !

Chronique : « Stranger Things – Flight of Icarus » de Caitlin Schneiderhan, une préquelle captivante de la célèbre série « Stranger Things », plonge le lecteur dans le monde tumultueux d’Eddie Munson à Hawkins en 1984. Ce roman révèle le passé complexe et fascinant d’un personnage emblématique de la série, offrant une perspective inédite sur sa vie avant les événements marquants de la série.

Situé dans la petite ville de l’Indiana, le livre dépeint Eddie comme un adolescent en marge, dont le quotidien est rythmé par des parties de Donjons & Dragons et des concerts de metal avec son groupe, les Corroded Coffin. Sa rencontre avec Paige, une découvreuse de talents, représente une opportunité en or pour s’évader de son environnement étouffant et réaliser ses rêves.

Le récit explore avec brio les dilemmes moraux et les décisions difficiles auxquelles Eddie est confronté, notamment son recours à des moyens douteux pour financer son projet musical. La relation compliquée avec son père, Al Munson, ajoute une dimension supplémentaire au personnage, révélant les couches de complexité et de vulnérabilité sous son apparence rebelle.

Caitlin Schneiderhan réussit à capturer l’esprit de la série originale tout en offrant une histoire riche et autonome qui séduira aussi bien les fans de « Stranger Things » que les nouveaux lecteurs. Le style d’écriture immersif et le développement soigné des personnages entraînent le lecteur dans un voyage à la fois nostalgique et novateur.

#StrangerThingsFlightofIcarus #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ Lumen (18 janvier 2024) Langue ‏ : ‎ Français ISBN-10 ‏ : ‎ 2371023213 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2371023215

Live Forever – Tome 2 de Raúl Trevino

Obnubilée par sa quête de la vie éternelle, Sarah, plongée dans le coma, ignore qu’elle met sa propre vie en danger. Heureusement elle peut compter sur ses amis, prêts à tout pour la sauver.

Chronique : « Live Forever – Tome 2 » de Raúl Trevino est un manga qui se distingue par sa profondeur narrative et sa maestria graphique, offrant une expérience de lecture à la fois émouvante et visuellement saisissante. Dans ce deuxième et dernier tome, l’histoire se concentre sur Sarah, plongée dans un coma et obnubilée par sa quête de la vie éternelle, ignorant les risques mortels auxquels elle s’expose. Ses amis, déterminés à la sauver, se lancent dans une aventure qui mêle le fantastique à des enjeux émotionnels profonds.

Ce qui rend ce manga particulièrement remarquable est la façon dont Raúl Trevino intègre ses expériences personnelles, notamment le deuil de son frère, en faisant de « Live Forever » une œuvre cathartique. Les thèmes du deuil, de la solitude, et de la lutte contre la noirceur intérieure sont traités avec une rare sincérité et intensité.

Sur le plan graphique, Trevino excelle dans l’utilisation des couleurs, des textures et des compositions expérimentales pour transmettre les émotions et les tourments des personnages. Ses dessins au noir somptueux, enrichis de nuances de rouge, offrent une immersion totale dans les maux de l’âme des personnages, notamment le mal-être de Sarah et la profonde tristesse de Samuel le vampire.

L’intrigue, bien que parfois rapide et classique, est captivante et efficace. Elle explore les thèmes du deuil et de la solitude avec finesse, tout en mettant en scène l’importance de l’amitié et des liens humains face aux épreuves de la vie. Les personnages sont entraînants, chacun apportant sa dimension à l’histoire, et leurs pouvoirs s’avèrent être des médiums parfaits pour combattre le mal et faire le lien avec le réel.

« Live Forever – Tome 2 » est donc un manga qui, au-delà de son aspect fantastique, offre une réflexion profonde sur des sujets universels tels que le deuil et la transition familiale. C’est une œuvre qui marie habilement l’art ducomics américain avec le séquençage japonais, le tout vu à travers le prisme d’un artiste mexicain vivant au Japon. Raúl Trevino démontre ainsi une habileté remarquable à créer un récit bouleversant, qui, tout en traitant de sujets sombres comme le deuil et la transition familiale, est illuminé par l’amitié et les belles rencontres, soulignant ainsi l’importance des relations humaines.

Éditeur ‏ : ‎ Kotoon; Illustrated édition (7 décembre 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 320 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 249410209X

Celui qui n’aimait pas lire de Mikaël Ollivier

Quand il était ado, Mikaël Ollivier n’aimait ni l’école ni les livres, alors il se posait mille questions :

Chronique : « Celui qui n’aimait pas lire » de Mikaël Ollivier est un récit autobiographique riche et captivant qui aborde avec humour et sensibilité la relation complexe entre un jeune homme et les livres. Mikaël Ollivier, qui se présente dans son adolescence comme un réfractaire à la lecture et à l’école, pose des questions fondamentales sur l’éducation, la littérature et les conventions sociales.

Le livre se distingue par son approche originale de la lecture et de l’écriture. Ollivier utilise son propre cheminement, de la réticence à la passion, pour explorer des questions plus profondes sur pourquoi et comment nous lisons. Ses interrogations sur les pratiques éducatives, comme la récitation de poèmes ou l’obligation de dire merci, offrent une réflexion pertinente sur la manière dont les enfants sont amenés à interagir avec la littérature et les normes sociales.

Ce qui rend ce livre particulièrement intéressant, c’est sa capacité à mettre en lumière les contradictions inhérentes à notre rapport aux livres. Ollivier dépeint avec ironie et finesse un monde où les livres sont à la fois craints et désirés, imposés et interdits, ce qui suscite chez le jeune protagoniste une curiosité et une envie de lecture paradoxales.

Le style d’Ollivier est fluide et accessible, ponctué d’humour et de réflexions philosophiques, rendant la lecture agréable et provocatrice. Il pose la question essentielle : est-il possible de devenir écrivain sans aimer lire ? À travers son parcours personnel, il répond de manière inspirante, montrant comment il a surmonté ses réticences initiales pour finalement embrasser sa vocation d’écrivain.

Celui qui n’aimait pas lire » est un témoignage important et enrichissant, non seulement sur la découverte de la passion pour la littérature, mais aussi sur la façon dont les préjugés et les méthodes éducatives peuvent influencer notre rapport aux livres. C’est un récit qui résonne auprès de tous ceux qui ont déjà remis en question les normes établies, et qui offre une perspective rafraîchissante sur le pouvoir libérateur de l’écriture et de la lecture.

Éditeur ‏ : ‎ DLM Jeunesse (5 janvier 2024) Langue ‏ : ‎ Français

Le Livre des solutions Par Michel Gondry Avec Pierre Niney, Blanche Gardin, Frankie Wallach

Marc s’enfuit avec toute son équipe dans un petit village des Cévennes pour finir son film chez sa tante Denise.

Chronique : « Le Livre des Solutions », réalisé par Michel Gondry et mettant en vedette Pierre Niney, Blanche Gardin et Frankie Wallach, est un film qui allie comédie et réflexion sur la créativité et le processus artistique. L’histoire suit Marc, joué par Pierre Niney, un réalisateur qui, confronté à des difficultés pour terminer son film, décide de s’enfuir avec son équipe dans un petit village des Cévennes, chez sa tante Denise.

L’approche visuelle unique de Gondry brille dans ce film, avec des séquences qui oscillent entre réalisme et surréalisme, reflétant la tempête créative dans laquelle Marc est plongé. L’interprétation de Niney est captivante, dépeignant avec brio un artiste en proie à un tourbillon d’idées, parfois au bord du chaos. Blanche Gardin, en tant que tante Denise, offre une performance pleine de charme et de sagesse, tandis que Frankie Wallach apporte une énergie jeune et dynamique au récit.

Le film se distingue par son humour intelligent et son approche originale des dilemmes auxquels sont confrontés les créateurs. La quête de Marc pour l’inspiration et la clarté à travers l’écriture du « Livre des Solutions », un guide de conseils pratiques, devient une métaphore de la recherche d’équilibre dans la vie et l’art.

L’écriture est à la fois drôle et introspective, explorant avec légèreté mais sérieux les défis de la création artistique. Les dialogues sont vifs et les interactions entre les personnages révèlent des dynamiques intéressantes, notamment dans la façon dont ils influencent la vision artistique de Marc.

« Le Livre des Solutions » est un film charmant et réfléchi, qui combine humour, fantaisie et une réflexion profonde sur le processus créatif. C’est un hommage à l’imagination débordante et parfois chaotique des artistes, et une célébration de la manière dont les idées, aussi folles soient-elles, peuvent mener à des solutions inattendues.

Visuellement, « Le Livre des Solutions » est un festin pour les yeux, typique du style de Michel Gondry. Le film brille par sa capacité à mélanger réalité et éléments surréalistes, créant un monde où la fantaisie et la créativité de Marc prennent vie. Les scènes oscillent entre des paysages rustiques des Cévennes et des séquences visuellement excentriques qui illustrent l’imaginaire débridé du personnage principal. La direction artistique est à la fois inventive et méticuleuse, capturant l’essence du processus créatif.

Au niveau sonore, le film excelle également. La bande sonore est soigneusement choisie pour compléter l’atmosphère de chaque scène, avec une gamme de musiques qui soutient le ton parfois comique, parfois introspectif du film. Les effets sonores, en particulier lors des séquences imaginatives, sont ingénieusement utilisés pour renforcer l’expérience immersive du spectateur dans l’univers de Marc.

Un Métier Sérieux De Thomas Lilti Avec Vincent Lacoste, François Cluzet, Adèle Exarchopoulos

C’est la rentrée. Une nouvelle année scolaire au collège qui voit se retrouver Pierre, Meriem, Fouad, Sophie, Sandrine, Alix et Sofiane, un groupe d’enseignants engagés et soudés.

Chronique : « Un Métier Sérieux », réalisé par Thomas Lilti et mettant en vedette Vincent Lacoste, François Cluzet et Adèle Exarchopoulos, est un film qui plonge avec justesse et sensibilité dans le monde de l’éducation. Cette œuvre cinématographique aborde avec finesse le quotidien des enseignants, leurs défis et leur dévouement inébranlable.

L’intrigue se déroule autour de la rentrée scolaire dans un collège français, où un groupe d’enseignants passionnés et solidaires – Pierre, Meriem, Fouad, Sophie, Sandrine, Alix et Sofiane – accueillent un nouveau venu, Benjamin, joué par Vincent Lacoste. Ce jeune professeur remplaçant, sans expérience, est rapidement confronté aux réalités souvent dures du métier d’enseignant.

Le film brille par sa représentation authentique de la vie scolaire et des enjeux auxquels sont confrontés les enseignants dans une institution éducative fragilisée. La performance de Lacoste en tant que Benjamin est particulièrement remarquable; il capture avec brio la transformation d’un novice en un enseignant de plus en plus compétent et engagé. La dynamique entre lui et les autres enseignants, incarnés par un casting talentueux dont François Cluzet et Adèle Exarchopoulos, apporte une richesse émotionnelle et une profondeur au récit.

La réalisation de Thomas Lilti, connu pour son approche réaliste et humaine, ajoute une dimension supplémentaire au film. Il réussit à capturer la complexité de l’enseignement, montrant à la fois les difficultés et les moments de grâce de ce métier. Les interactions entre les enseignants et les élèves sont traitées avec un réalisme touchant, soulignant l’importance de la relation pédagogique dans le développement des jeunes.

« Un Métier Sérieux » offre une perspective nuancée sur le système éducatif, mettant en lumière les défis auxquels les enseignants sont confrontés au quotidien, tout en célébrant leur passion et leur résilience. C’est un hommage émouvant à tous ceux qui choisissent ce métier sérieux, souvent sous-estimé mais essentiel à la société.

Ce film est une œuvre captivante et inspirante qui résonnera tant avec les professionnels de l’éducation qu’avec le grand public. Il rend justice à la complexité et à la beauté de l’acte d’enseigner, tout en offrant une réflexion profonde sur les valeurs et les enjeux de l’éducation dans le monde moderne.

Chronique Image et Son de « Un Métier S

Dans « Un Métier Sérieux », la palette visuelle choisie par Thomas Lilti est à la fois sobre et expressive, capturant parfaitement l’ambiance d’un établissement scolaire. Les plans sont souvent serrés, mettant en valeur les expressions des personnages, tandis que les séquences de classe démontrent un excellent sens du cadrage, illustrant la dynamique entre enseignants et élèves.

Le son, discret mais efficace, joue un rôle crucial dans l’immersion. Les bruits de couloir, le murmure des élèves, et le son des cloches de l’école sont autant d’éléments qui recréent l’atmosphère d’un collège. La bande originale, subtile mais présente, accentue les moments clés sans jamais prendre le dessus sur l’action.

Bonus -:

  • Entretien avec Thomas Lilti : Lilti explique sa vision du film comme un hommage au monde de l’éducation. Il souligne son désir de montrer les défis auxquels les enseignants sont confrontés, tout en célébrant leur passion. Lilti partage également les défis rencontrés lors du tournage dans de véritables établissements scolaires et comment cela a enrichi le film.
  • Entretien avec Vincent Lacoste : Lacoste discute de son rôle de Benjamin, un jeune enseignant. Il parle de la préparation pour son rôle, y compris passer du temps dans des salles de classe réelles et travailler avec de vrais enseignants pour comprendre les nuances du métier.
  • **Entretien avec François Cluzet et Adèle Exarchopoulosb : Cluzet et Exarchopoulos abordent leurs expériences en interprétant des enseignants expérimentés. Ils partagent leurs perspectives sur la manière dont leurs personnages influencent et inspirent Benjamin, le personnage de Lacoste. Cluzet souligne l’importance de montrer les aspects humains et les défis des enseignants, tandis qu’Exarchopoulos évoque la dynamique de groupe parmi le corps enseignant et comment cela reflète la réalité des écoles.