À la lisière des villes, la nuit, sous la lune… Ils sont de retour.
Chronique : À la lisière des villes, sous la lueur de la lune, un nouveau récit se dévoile dans « Les Déchus » de Tarn Richardson. Cette suite, qui prend place en 1915, plonge le lecteur dans une ambiance aussi mystérieuse que haletante, marquant une évolution passionnante de l’univers créé par l’auteur.
L’intrigue se déroule sur le front austro-hongrois, où un jeune soldat est observé par des prêtres énigmatiques, avant de rejoindre les troupes italiennes dans les inquiétantes hauteurs du Karst. Cet élément initial intrigue et promet une histoire riche en mystères et en rebondissements. Parallèlement, des rumeurs au Vatican font état de rituels sataniques et de magie noire impliquant certains hauts dignitaires de l’Église, jetant ainsi une ombre sinistre sur le cœur du pouvoir religieux. Les possessions démoniaques se multiplient, créant un climat d’angoisse et de tension grandissant.
Au centre de cette tourmente se tient l’Inquisiteur Poldek Tacit, un personnage complexe et fascinant. Tacit est le seul homme capable de résoudre cette situation, mais il est incarcéré à Toulouse. Le temps presse, car les loups-garous rôdent dans les rues de Rome, plus menaçants que jamais. Cette course contre la montre pour mettre fin aux horreurs qui sévissent à travers le monde donne le ton à un récit palpitant et angoissant.
Si vous avez apprécié « Les Maudits », vous serez ravi de découvrir que Tarn Richardson pousse les limites de son univers surnaturel dans « Les Déchus ». L’auteur continue d’explorer les thèmes de l’obscurité, du mystère et de la lutte contre le mal avec une maîtrise indéniable. L’histoire est aussi captivante que jubilatoire, et le suspense est à son comble à chaque page tournée. Richardson crée une atmosphère dense et énigmatique qui tient le lecteur en haleine, tout en développant son univers déjà riche.
À la fin de cette lecture, une seule question persiste : comment allons-nous survivre en attendant le prochain opus de cette série captivante ? Tarn Richardson a prouvé une fois de plus son talent pour la création d’univers sombres et envoûtants qui transportent les lecteurs dans une expérience littéraire inoubliable.
#LesDéchus #NetGalleyFrance
Éditeur : Sonatine (19 octobre 2023) Langue : Français Broché : 496 pages ISBN-10 : 2383991139 ISBN-13 : 978-2383991137
Buffy contre les vampires (1997-2003) est un mystère. D’un côté, depuis vingt ans, des téléspectateurices enthousiastes font de cette série féministe, portée par un groupe de personnages hyper attachants, un jalon des cultures de l’imaginaire.
Chronique : « Buffy, baroque épopée » de Fabien Clavel est un essai fascinant qui plonge dans les méandres de la série télévisée « Buffy contre les vampires » pour en dévoiler les mystères et la richesse. La série, qui a su captiver les téléspectateurs depuis plus de deux décennies, est ici scrutée sous un nouvel angle, à la recherche de ce qui la rend à la fois énigmatique et incontournable.
Fabien Clavel décrypte avec habileté la dualité de « Buffy contre les vampires ». D’un côté, nous avons l’épopée classique d’une héroïne combattant les forces du mal, et de l’autre, une esthétique baroque marquée par l’instabilité, la métamorphose et l’illusion. Cette tension entre l’épique et le baroque est au cœur de la série, créant à la fois son charme et sa perplexité pour certains.
L’auteur nous emmène dans un voyage intellectuel à travers les saisons de « Buffy », dévoilant les éléments qui font de cette série un objet d’adoration pour certains et un objet de dérision pour d’autres. Il met en lumière la profondeur et la complexité sous-jacentes à cette esthétique baroque, tout en soulignant l’importance culturelle de « Buffy contre les vampires » dans le monde de la télévision.
Pour les fans inconditionnels de la série, cet essai offre un regard renouvelé sur les raisons pour lesquelles « Buffy » continue de les fasciner. Pour les non-initiés, il s’agit d’une invitation à plonger dans l’univers de Buffy Summers, une héroïne aussi épique que baroque. Fabien Clavel démontre avec brio comment « Buffy, baroque épopée » est bien plus qu’une simple série télévisée.
Éditeur : LES EDITIONS MNEMOS (4 octobre 2023) Langue : Français Broché : 240 pages ISBN-10 : 2382670878 ISBN-13 : 978-2382670873
Automne 2002. Alors qu’une nouvelle guerre se prépare en Irak, à Venise, les trafiquants font la fête. Corto est là aux côtés de Semira et de sa clique de Bosniaques, pour jouer les pirates…
Chronique : « Corto Maltese – La Reine de Babylone » est une œuvre audacieuse qui s’inscrit dans la lignée des aventures légendaires du célèbre Corto Maltese, tout en insufflant une nouvelle vie à cet univers captivant. Sous les talents combinés de Bastien Vivès aux dessins et de Martin Quenehen au scénario, cette bande dessinée nous transporte dans un récit complexe et passionnant, nous offrant un Corto à la fois familier et réinventé pour le 21e siècle.
L’histoire se déroule à l’automne 2002, à une époque où une nouvelle guerre en Irak se profile à l’horizon. Les trafiquants de Venise sont en pleine fête, et Corto se trouve parmi eux, aux côtés de Semira et de sa clique de Bosniaques. Là où l’amour, l’honneur et la fortune se rencontrent, les étincelles ne sont jamais bien loin, et la trame de l’intrigue est constamment alimentée par les conflits et les dilemmes moraux auxquels les personnages sont confrontés.
La première chose qui frappe dans cette BD, ce sont les dessins de Bastien Vivès. Son style visuel est riche en détails et en expression, capturant la beauté des lieux exotiques, des visages et des costumes d’une manière qui attire instantanément le regard du lecteur. L’attention aux détails contribue à créer une atmosphère immersive, et les illustrations pleines de vie ajoutent une profondeur et une dynamique à l’histoire.
Le scénario de Martin Quenehen est tout aussi impressionnant. Il réussit à capter l’essence du personnage de Corto Maltese tout en l’intégrant de manière fluide dans les événements du début du 21e siècle. Le récit mêle habilement l’action, l’intrigue politique et les éléments caractéristiques de l’univers de Corto, créant une histoire qui est à la fois un hommage respectueux au personnage créé par Hugo Pratt et une interprétation moderne.
Le voyage de Corto de l’Adriatique au Golfe Persique, des Balkans à Babylone, est rempli de péripéties, de mystères et de découvertes. Les thèmes de l’aventure, de l’amour et du dilemme moral sont omniprésents, créant une toile de fond pour l’évolution du personnage de Corto, qui demeure aussi fascinant et complexe que jamais.
Éditeur : CASTERMAN (18 octobre 2023) Langue : Français Broché : 168 pages ISBN-10 : 2203276207 ISBN-13 : 978-2203276208
Une année s’est écoulée depuis la fin des affrontements qui ont ébranlé Prythian. Mais bouleversée par les horreurs de la guerre et incapable de s’habituer à sa vie de Fae.
Chronique : « Un Palais d’épines et de roses T4: Un Palais de flammes d’argent » de Sarah J. Maas est une conclusion époustouflante à une série qui a conquis le cœur des lecteurs. L’auteure nous offre un récit envoûtant qui mêle habilement l’action, l’amour, et la quête d’identité de ses personnages, avec Nesta au centre de l’intrigue. Après une année de bouleversements, elle peine à trouver sa place dans le monde des Fae et sombre dans une spirale autodestructrice. Nesta, complexe et énigmatique, captive le lecteur par son cheminement émotionnel, tandis que sa relation avec Cassian, à la fois intense et ambiguë, ajoute une profondeur inattendue au récit.
L’intrigue prend de l’ampleur à mesure que de nouvelles menaces surgissent à l’horizon, mettant en péril la Cour de la Nuit. Nesta, dotée de pouvoirs uniques, se trouve au cœur de cette lutte pour la survie, et son évolution en tant que personnage est remarquable. Sa quête pour affronter ses propres démons et se réconcilier avec son identité prend le lecteur dans un voyage émotionnel intense et gratifiant.
Sarah J. Maas continue de briller dans la création de mondes riches et imaginatifs, nous transportant dans l’univers envoûtant de Prythian, avec ses coutumes, ses intrigues politiques, et ses créatures fascinantes. L’écriture fluide de l’auteure donne vie à des personnages profondément humains malgré leur nature surnaturelle, ce qui permet au lecteur de s’identifier et de s’attacher à eux.
« Un Palais de flammes d’argent » est bien plus qu’une simple histoire d’amour et d’aventure fantastique. C’est une exploration profonde de la résilience, de la rédemption, et de la force intérieure. L’intrigue captivante, les personnages complexes et les thèmes universels en font une lecture incontournable pour les fans de la série et les nouveaux venus.
Éditeur : MARTINIERE J (5 novembre 2021) Langue : Français Broché : 816 pages ISBN-10 : 2732498777 ISBN-13 : 978-2732498775
Persuadé que son physique de gringalet est responsable de tous ses malheurs, d’autant plus que sa belle princesse Cornélia semble le délaisser pour un certain Cornélius tout en muscles, notre petit dragon se laisse abattre.
Chronique : « Le Voyage fantastique de Charles » de Alex Cousseau et illustré par Philippe-Henri Turin nous emmène dans une nouvelle aventure captivante de Charles le dragon. Cette série de livres pour enfants continue de charmer les lecteurs avec des histoires charmantes, des leçons de vie précieuses et des illustrations magnifiques qui transportent les enfants dans un monde d’imaginaire.
Dans cette cinquième aventure, on retrouve notre petit dragon préféré, Charles, qui traverse une période de doute. Il est persuadé que son apparence de gringalet est la cause de tous ses problèmes. Pire encore, sa belle princesse Cornélia semble l’abandonner pour un certain Cornélius, un dragon tout en muscles. Le sentiment d’insécurité et de jalousie de Charles le consume, le faisant se sentir plus petit que jamais.
Ce que cette histoire apporte de précieux aux jeunes lecteurs, c’est la leçon sur la confiance en soi. Charles le dragon traverse un parcours émotionnel touchant, qui lui permet finalement de comprendre qu’être soi-même est plus important que de chercher à ressembler à quelqu’un d’autre. L’auteur, Alex Cousseau, réussit à transmettre cette leçon de vie de manière subtile et engageante, ce qui permet aux enfants de s’identifier à Charles et de réfléchir à leurs propres luttes en matière de confiance en eux.
Philippe-Henri Turin, avec ses illustrations colorées et détaillées, apporte une dimension visuelle à l’histoire qui renforce l’impact émotionnel de la narration. Les expressions des personnages et les décors enchanteurs captivent l’imagination des jeunes lecteurs, les plongeant littéralement dans l’univers de Charles et de ses amis. Les illustrations sont une source constante de fascination et d’émerveillement tout au long du livre.
Outre la leçon de confiance en soi, « Le Voyage fantastique de Charles » aborde également des thèmes tels que la jalousie et l’acceptation de soi. Ces sujets, bien qu’abordés de manière ludique et fantastique, offrent aux enfants l’occasion de réfléchir à leurs propres émotions et à la manière dont ils interagissent avec le monde qui les entoure.
Le 15 avril 2019, Notre-Dame brûle. L’incendie ravage une grande partie de la cathédrale, rappelant à chacun combien elle est un symbole de Paris mais aussi de la France et son histoire.
Chronique : « Mystères et Secrets de Notre-Dame-de-Paris » de Mathieu Lours est un ouvrage fascinant qui nous emmène dans un voyage à travers le temps pour découvrir les innombrables facettes de l’un des monuments les plus emblématiques de la France, Notre-Dame-de-Paris. L’auteur, avec une profonde connaissance et une passion évidente pour le sujet, nous guide à travers les pages de ce livre qui devient rapidement un véritable trésor pour tous les amateurs d’histoire, d’architecture, de culture et d’art.
La date tragique du 15 avril 2019, lorsque Notre-Dame a été ravagée par un incendie dévastateur, nous rappelle à quel point cette cathédrale est un symbole de Paris, de la France et de son histoire. Elle est le témoin silencieux de siècles de gloire, de guerres, de révolutions et d’évolutions culturelles. Mathieu Lours nous offre un aperçu complet de cette histoire riche et complexe, de la construction de la cathédrale qui a duré plus de 100 ans, du 12e au 14e siècle, à sa restauration au 19e siècle par l’illustre Viollet-le-Duc.
L’ouvrage explore en détail les grandes étapes de la construction, dévoilant les défis et les réussites de l’époque médiévale, tout en nous éclairant sur les choix qui ont conduit à l’emplacement actuel de Notre-Dame-de-Paris. Il nous transporte ensuite au cœur de cette majestueuse cathédrale, nous faisant admirer ses trésors et ses vitraux, dont la splendeur artistique est à couper le souffle.
L’un des points forts de ce livre est son exploration de l’épopée de la restauration de Notre-Dame par Eugène Viollet-le-Duc. Les lecteurs sont immergés dans les détails de cette entreprise colossale visant à sauvegarder et à restaurer cette merveille gothique, redonnant vie à une structure qui avait été négligée pendant des siècles.
L’auteur n’oublie pas non plus de souligner le rôle de Notre-Dame-de-Paris dans la littérature et l’art, soulignant comment ce monument iconique a inspiré des générations d’écrivains, de peintres, de cinéastes et d’artistes de tous horizons. Il devient clair que Notre-Dame est bien plus qu’un bâtiment, elle est un personnage à part entière, omniprésent dans l’imaginaire collectif français.
Enfin, Mathieu Lours nous rappelle le rôle essentiel que Notre-Dame-de-Paris a joué dans l’histoire de Paris, en tant que lieu de culte, symbole de la foi et témoin des grands événements qui ont marqué la ville lumière.
Éditeur : Larousse (18 octobre 2023) Langue : Français Relié : 216 pages ISBN-10 : 2036051219 ISBN-13 : 978-2036051218
Découvrez les mystères et les dangers auxquels protagonistes et antagonistes sont exposés dans le monde impitoyable du jeu de pirates d’Ubisoft !
Chronique: Skull & Bones – Savage Storm » est un comics qui plonge les lecteurs dans le monde impitoyable du jeu de pirates d’Ubisoft, en explorant les mystères et les dangers auxquels protagonistes et antagonistes sont exposés. L’histoire, imaginée par John Jackson Miller et James Mishler, est mise en vie grâce aux talents de Christian Rosado pour les dessins, créant une expérience de lecture immersive qui ravira les amateurs d’aventures maritimes.
L’intrigue commence de manière explosive, avec un navire marchand en haute mer pris d’assaut par une bande de terribles pirates. Cependant, l’affrontement est rapidement interrompu par un typhon dévastateur, introduisant une dimension surnaturelle à l’histoire. Lorsque la tempête se calme, elle laisse les deux factions ennemies coincées sur une île perdue dans l’océan Indien. Cette situation crée une situation de survie inattendue, obligeant les pirates et leurs victimes à s’allier pour faire face aux défis qui les attendent.
L’un des points forts de « Skull & Bones – Savage Storm » est sa capacité à combiner habilement l’action débridée avec des éléments de mystère et de surnaturel. Les auteurs ont su créer une tension palpable, alimentée par des rebondissements inattendus et des alliances improbables. Les dialogues sont bien écrits, transmettant les personnalités variées des personnages et leurs motivations complexes.
Les illustrations de Christian Rosado sont visuellement attrayantes, offrant des scènes maritimes magnifiquement détaillées, des combats intenses et des paysages exotiques. Les costumes et les expressions des personnages ajoutent de la profondeur à l’histoire, permettant aux lecteurs de s’immerger dans cet univers dangereux et mystérieux.
L’exploration des thèmes de la survie, de la loyauté, et de la rédemption au cœur de cette histoire ajoute une dimension émotionnelle qui rend les personnages plus humains, malgré leur statut de pirates. « Skull & Bones – Savage Storm » réussit à captiver les lecteurs en les entraînant dans un monde de trahison, de complots et d’aventures maritimes périlleuses.
Éditeur : Black river; Illustrated édition (19 octobre 2023) Langue : Français Relié : 80 pages ISBN-10 : 2384260332 ISBN-13 : 978-2384260331
Un récit fantastique effrayant du conte de fées Blanche-Neige par les créateurs à succès du New York Times Neil Gaiman et Colleen Doran !
Chronique : « Blanche-Neige, Rouge Sang » est un comics captivant qui réinvente de manière saisissante le conte de fées classique, grâce au talent incontestable de Neil Gaiman, auteur acclamé par le New York Times, et à l’expertise artistique de Colleen Doran. Cette œuvre nous emmène dans un récit fantastique effrayant, où le bien et le mal se mêlent de manière complexe, apportant une nouvelle dimension à l’histoire bien connue de Blanche-Neige.
L’intrigue se concentre sur une reine qui, loin d’être la méchante de l’histoire originale, est elle-même terrifiée par sa belle-fille, la monstrueuse Blanche-Neige. Cette inversion des rôles traditionnels donne le ton à une histoire riche en nuances et en surprises. La reine devient le personnage principal, et sa quête pour repousser cette créature terrifiante et sauver son royaume engendre une série d’événements captivants.
L’approche de Gaiman envers le récit est tout simplement brillante. Il parvient à explorer les profondeurs psychologiques des personnages, à disséquer leurs motivations et à les rendre plus humains, tout en conservant l’essence du conte de fées. Les dialogues sont tranchants et poétiques, et l’histoire est narrée avec une maîtrise incontestable du rythme et de la tension narrative. Le scénario est intelligent, complexe et ne cesse de surprendre le lecteur à chaque tournant de la page.
Les illustrations de Colleen Doran sont tout aussi impressionnantes. Son talent artistique transparaît dans chaque détail, créant un univers visuel somptueux qui accompagne parfaitement l’histoire. Les personnages sont magnifiquement rendus, et l’expressivité de leurs visages contribue grandement à l’immersion du lecteur dans l’histoire. Les couleurs sont riches et évocatrices, ajoutant une couche supplémentaire de profondeur émotionnelle à l’ensemble de l’œuvre.
Ce comics ne se contente pas de réinventer l’histoire de Blanche-Neige, il explore également des thèmes universels tels que la peur, la rédemption et la complexité des relations familiales. Il suscite des réflexions profondes sur la nature du bien et du mal, et sur la manière dont les apparences peuvent être trompeuses.
Éditeur : Black river (12 octobre 2023) Langue : Français Relié : 88 pages ISBN-10 : 2384260472 ISBN-13 : 978-2384260478
Après 4 ans à écrire sur Wattpad, elle a eu l’opportunité de publier son premier roman, « Fire on Ice » (2023), dans une maison d’édition. C’est avec joie qu’elle passe de l’écran au papier.
Elle est titulaire d’un diplôme Langue et littérature coréennes de l’Université Jean Moulin Lyon 3 (2019) et d’un bachelor Mode de la Bellecour École (2019-2022).
Solène Mérono est animatrice d’interventions et chargée de déploiement INSPIRE à l’association Article 1 depuis 2022.
Pouvez-vous nous parler de l’inspiration derrière « Fire on Ice » et comment cette histoire est née dans votre imagination ?
Fire on Ice est née de la musique, comme la plupart des histoires que j’ai écrites. Quand je ferme les yeux et que j’écoute des paroles de chansons, l’inspiration me vient facilement. La toute première étape dans l’imagination d’un roman, pour moi, c’est la composition d’une playlist. À force de la rejouer, au bout de quelque temps, le livre se rédige dans ma tête.
Le livre explore la culture coréenne et le monde du patinage artistique. Quelles sont les raisons qui vous ont poussée à choisir ces deux éléments comme toile de fond pour votre histoire ?
La toute première histoire que j’ai publiée sur Wattpad se passait au Texas, sous le soleil, dans un univers de ranch et de saloon, au cœur des années 70. Je voulais par la suite proposer quelque chose de radicalement différent. J’ai choisi la Corée du Sud, puisque je suis sensible à la culture de ce pays depuis des années, et le patinage artistique s’est ajouté un peu par hasard. J’ai regardé quelques vidéos sur You Tube…et ça a suffi. « Il faut que j’écrive l’histoire d’un patineur qui arrache le cœur » je me suis dit.
Les émotions des personnages sont particulièrement bien développées dans le livre. Comment avez-vous réussi à créer des personnages aussi nuancés et authentiques, en particulier Jaehyun, le protagoniste ?
On m’a souvent demandé si j’avais vécu des situations similaires à celles auxquelles se confronte Jaehyun dans Fire on Ice, ce qui expliquerait la justesse des émotions des personnages (qu’on me fait parfois remarquer). Mais la réponse est non.
Je suis néanmoins une véritable éponge. Mes personnages m’habitent quand j’écris. Ils deviennent moi. Je deviens eux. J’ai d’ailleurs passé des mois difficiles, puisque je me sentais coincée dans l’esprit de Jaehyun, qui est si malheureux au début de l’histoire.
En dehors de ça, j’ai toujours tenu à peindre mes personnages en gris. Ils se situent au milieu. Ils sont dans la zone qui fait d’eux des êtres humains. Avec toutes leurs teintes, leurs sentiments paradoxaux, leurs qualités et leurs défauts (même – et surtout – les protagonistes !)
Le décor de Séoul est décrit de manière très évocatrice dans le livre. Comment avez-vous fait pour donner vie à cette ville et à ses traditions d’une manière si immersive ?
Ma passion pour la culture coréenne depuis maintenant 6 ans m’a évidemment beaucoup aidé. En plus de ça, j’ai passé un nombre incalculable d’heures sur internet, à regarder des vidéos, à me balader sur Google Maps, à consulter les blogs d’expatriés, à chercher la plus insignifiante des informations sur la vie quotidienne à Séoul, à contacter des personnes qui y seraient allées en voyage… Enfin, j’ai retourné le net pendant des mois pour peaufiner ce roman !
La rencontre entre Jaehyun et l’ancien patineur est un moment clé de l’histoire. Pouvez-vous nous en dire plus sur la façon dont vous avez développé cette relation et son importance dans le récit ?
Ah… Question intéressante. En résumé, je voulais écrire une histoire d’amour qui brûle lentement, qui prend son temps. C’était essentiel, étant donné la psychologie de ces deux personnages. Il fallait beaucoup de douceur, de la pudeur et de la patience entre eux. Cette relation a une importance cruciale dans le roman, puisque son développement joue un rôle fondamental dans le deuil de Jaehyun. Quand il rencontre cet ancien patineur, qui n’a pas l’air de se sentir mieux que lui, il commence enfin à voir les choses autrement, et vouloir aller de l’avant.
Le patinage artistique est au cœur de l’histoire, et les scènes de patinage sont magnifiquement rendues. Avez-vous dû faire des recherches spécifiques pour écrire ces parties du livre ?
J’ai même fait mieux ! Je me suis inscrite à la patinoire pour prendre des cours ! Ce septembre, j’ai entamé ma deuxième année sur la glace. S’ajoute à cet investissement mes nombreuses recherches sur internet, et l’aide d’une super patineuse (qui est aussi une lectrice de longue date !) qui a relu plusieurs scènes pour m’aider finaliser le tout.
« Fire on Ice » mélange habilement plusieurs genres, notamment le drame, la romance et la culture. Comment avez-vous réussi à équilibrer ces éléments pour créer une histoire si captivante et émotionnelle ?
Je pense que l’équilibre s’est installé naturellement. Je ne me suis pas forcée à réduire la romance, à accentuer le drame ou à retransmettre la culture coréenne. De la même façon que je n’apprécie pas lire un livre qui s’enferme trop dans un genre, je n’aime pas en écrire non plus ! Varier et explorer me fait du bien.
Vous avez commencé à écrire sur Wattpad avant de publier « Fire on Ice » en maison d’édition. Pouvez-vous nous parler de votre parcours d’écrivaine et de ce que cela signifie pour vous de passer de l’auto-édition à la publication traditionnelle ?
J’ai commencé à écrire lorsque j’étais en première année de licence d’Histoire. Je n’aimais pas mes cours, l’ambiance à l’université me pesait beaucoup, c’était très compliqué pour moi. En m’inscrivant sur Wattpad à cette époque, je cherchais juste une échappatoire. Et puis, j’ai écrit une histoire, deux histoires, trois histoires… Et les lecteurs ont aimé. Alors j’ai commencé à y croire, à me dire que ça pouvait peut-être fonctionner. Quand les éditions du Dragon d’Or m’ont contacté, je venais tout juste de me mettre d’accord avec moi-même pour tenter l’envoi de Fire on Ice en maison d’édition. Comme quoi… Les hasards sont bien faits.
Qu’est-ce que ça signifie pour moi ? Je pense qu’être publiée m’a fait réaliser que tous ces gens qui me laissaient des commentaires adorables sur Wattpad, et que je ne croyais qu’à moitié, n’avaient pas complètement tort. Mettre le pas dans le monde de l’édition me montre que je suis capable. Que je peux y arriver, que je peux gérer, me renouveler, être force de proposition, réagir et m’adapter. Je me sens légitime, aujourd’hui. Et ce n’est pas rien.
Vous avez un diplôme en Langue et littérature coréennes, ce qui se reflète clairement dans votre écriture. Comment cette formation a-t-elle influencé votre travail d’écrivaine ?
Cette formation a été mon seul point de lumière durant mon année à l’université. Je n’aimais aller en cours que pour apprendre le coréen. Ma professeure, qui venait tout droit de Corée, m’a beaucoup inspirée. J’ai aimé son calme et sa bienveillance… C’est assez flou pour moi, mais je pense que ces mois de formation m’ont guidé vers Fire on Ice. Vers cette histoire tout aussi tendre et posée que mon enseignante l’a été.
En plus de votre carrière d’écrivaine, vous travaillez actuellement en tant qu’animatrice d’interventions et chargée de déploiement INSPIRE à l’association Article 1. Comment gérez-vous l’équilibre entre votre travail professionnel et votre passion pour l’écriture ?
Quel plaisir d’entendre parler de ma seconde activité !
Je gère difficilement, pour être honnête. J’ai l’impression de travailler partout et tout le temps, ça n’a jamais de fin. Parfois, tout se mélange. C’est compliqué de cloisonner. Mon cerveau est dans l’écriture, alors qu’il devrait penser à l’association. De temps en temps, c’est l’inverse. Je pense que je finirai par trouver un rythme, mais pour le moment, c’est encore en cours d’expérimentation pour moi haha. Par contre, j’adore mon deuxième travail ! J’ai une équipe géniale qui comprend mes problématiques liées à l’édition, et qui me soutient beaucoup.
Pouvez-vous nous donner un aperçu de vos projets futurs en tant qu’écrivaine ? Y a-t-il d’autres histoires que vous envisagez d’écrire ou de thèmes que vous aimeriez explorer dans vos futurs romans ?
Le deuxième tome de Fire on Ice sort début 2024, avant toute chose ! Je suis actuellement en train de corriger le texte. Sinon, j’ai de nouveau signé avec le Dragon d’Or, pour une tout autre histoire dont je parlerai en temps voulu. En dehors de ce projet très concret, je travaille sur plusieurs synopsis qui, je l’espère, se transformeront un jour en roman.
J’aimerais avoir assez de vies pour pouvoir écrire sur tous les thèmes qui m’intéressent ! En ce moment, je suis sur le développement d’une histoire qui traite de la culture japonaise des années 80. Pour l’instant, ce n’est qu’une envie, un intérêt, un projet… Pas d’incompréhension entre nous. Mais… qui sait ?
Adaptation de l’oeuvre d’Edgar Allan Poe, La Chute de la maison Usher.
Chronique : « La Chute de la maison Usher », la dernière création du réalisateur Mike Flanagan, est une adaptation contemporaine de la célèbre nouvelle d’Edgar Allan Poe. La série offre une expérience captivante pour les amateurs d’horreur, mélangeant habilement les éléments du genre avec des thèmes de malédiction familiale, de pouvoir et de mystère.
L’intrigue se concentre sur la famille Usher, qui détient un empire pharmaceutique. Tout commence à basculer lorsque les membres de cette dynastie commencent à mourir, victimes d’une mystérieuse femme de leur passé. La série nous plonge dans un monde gothique, où les secrets de famille, la morale, et la culpabilité se mêlent pour créer une atmosphère pesante et mystérieuse.
Le casting de « La Chute de la maison Usher » est exceptionnel, avec des acteurs tels que Bruce Greenwood, Mary McDonnell, Mark Hamill, Henry Thomas, Carla Gugino, et d’autres, qui offrent des performances remarquables. Chacun incarne son personnage avec conviction et contribue à l’authenticité de l’histoire.
La série de Mike Flanagan se distingue par son style qui évolue par rapport à ses précédentes œuvres comme « The Haunting ». Cette fois, il adopte un ton plus satirique, extravagant et sexy, tout en maintenant une atmosphère gothique sombre. Le mélange de différents genres, y compris l’horreur, le drame et la comédie, offre une expérience riche et variée.
Cependant, la structure complexe de l’histoire, qui utilise des retours fréquents dans le passé, peut parfois dérouter les spectateurs. Cela peut sembler un peu déroutant, mais au fur et à mesure que les secrets et les mystères se dévoilent, l’intrigue finit par se révéler.
« La Chute de la maison Usher » est une série de haute qualité qui revisite avec succès l’œuvre d’Edgar Allan Poe. Elle offre une expérience visuellement captivante, portée par un casting exceptionnel et une narration habile de Mike Flanagan. Cette série devrait satisfaire les amateurs d’horreur, tout en explorant des thèmes plus profonds de culpabilité, de pouvoir et de morale au sein d’une famille maudite. « La Chute de la maison Usher » est une œuvre qui vous plonge dans un monde sombre et mystérieux que vous ne voudrez pas quitter.
Explication de la fin:
Tout au long de sa vie, Roderick a été lié à de nombreuses morts, causées par Verna. Quand sa propre vie est interrompue par la même maladie qui a emporté sa mère, Verna arrive pour réclamer sa vengeance : la lignée des Usher. Elle guide chaque membre Usher vers sa fin, en commençant par les enfants de Roderick, chacun méritant sa mort atroce. Cependant, lorsque vient le tour de la plus jeune, Lenore, la petite-fille de Roderick, la seule innocente, Verna lui accorde une mort rapide et sans douleur.
Finalement, indépendamment de son nom non divulgué, Verna demeure une force surnaturelle intimement liée aux thèmes de la mort et de la réalisation. C’est pourquoi, à la fin de la saison 1 de « La Chute de la Maison Usher », avant de réclamer Roderick et Madeline, elle oblige Roderick à rencontrer Dupin pour partager tous ses secrets, assurant ainsi que sa mémoire, désormais immortalisée dans la conscience humaine, détient une parcelle de vérité.
À la fin de la saison 1 de « La Chute de la Maison Usher », Roderick guide Madeline dans la cave de leur maison d’enfance, remplie de leur collection d’objets précieux, préparant ainsi un tombeau parfait pour sa jumelle. Roderick reconnaît le génie de Madeline et veut lui offrir une mort digne d’une reine. Après l’avoir droguée, il lui crève les yeux avec des pierres précieuses et la tue. Cependant, Madeline ne meurt pas vraiment.
Pendant que Roderick partage son histoire avec Dupin, Madeline tente de s’échapper du sous-sol, faisant périodiquement des bruits sourds. Lorsque Dupin apprend sa mort, il se rend compte que Madeline n’est peut-être pas réellement décédée. À la fin de la saison 1 de « La Chute de la Maison Usher », Madeline parvient à s’échapper et attaque Roderick. Alors que les jumeaux s’affrontent, la maison Usher s’effondre en ruine.
Sous un tonnerre persistant, la maison Usher s’effondre, avec Dupin parvenant à échapper à temps. Les frères et sœurs se retrouvent ensevelis sous les décombres de la maison où ils ont commencé leur vie ensemble. Bien que l’histoire se termine tragiquement pour ses protagonistes, les Usher, leur disparition est bénéfique pour le monde qui était leur plus grand ennemi. Dans ce sens, la série présente une fin complexe, narrativement sombre mais en fin de compte rédemptrice dans la grande perspective des choses.
À la fin de la saison 1 de « La Chute de la Maison Usher », Juno hérite de la fortune de la famille en tant que dernier membre en vie, et elle investit tout dans le Phoenix Program, un centre de réhabilitation et de lutte contre la toxicomanie. En fin de compte, l’argent des Usher est utilisé pour réparer les dommages que la famille a causés au monde pendant son existence.