Assassin’s Creed Origin de Anthony Del Col (Auteur), P. J. Kaiowa (Illustrations)

Ubisoft nous plonge une fois de plus dans l’univers fascinant d’Assassin’s Creed, cette fois-ci avec « Assassin’s Creed Origins ». Ce nouvel opus, accompagné de sa série de bandes dessinées, explore les origines de la Confrérie des Assassins en Égypte ancienne, une époque de grandeur et de mystères.

Un Voyage dans le Temps

Situé dans l’Égypte antique, « Assassin’s Creed Origins » nous invite à découvrir une terre de majesté et d’intrigues en proie à des luttes de pouvoir sans merci. Les joueurs seront témoins de la naissance de la Confrérie des Assassins, révélant des secrets sombres et des mythes oubliés au fil de leur aventure. Le jeu promet une immersion totale dans une époque riche en détails historiques et en paysages grandioses.

La Série de Bandes Dessinées

En parallèle de la sortie du jeu, Ubisoft lance une nouvelle série de bandes dessinées qui s’inscrit parfaitement dans cet univers captivant. Les fans auront l’occasion d’explorer encore plus en profondeur les histoires et les personnages qui composent cet univers. Chaque page promet d’apporter son lot de révélations et de mystères, enrichissant l’expérience globale d’Assassin’s Creed Origins.

Une Épopée Historique et Mythologique

Assassin’s Creed Origins se distingue par sa capacité à mêler histoire et fiction avec brio. Le joueur, incarnant Bayek, un Medjay dévoué à la protection de son peuple, navigue à travers des environnements authentiques et rencontre des figures historiques emblématiques. L’intrigue, solidement ancrée dans le contexte historique de la fin de l’Égypte pharaonique, se teinte de mythologie et de légendes, offrant une profondeur narrative exceptionnelle.

Conclusion

« Assassin’s Creed Origins » et sa série de bandes dessinées promettent une expérience enrichissante et immersive pour les fans de la saga et les amateurs d’histoire. En explorant les origines de la Confrérie des Assassins dans le cadre majestueux et complexe de l’Égypte antique, Ubisoft continue de repousser les limites du jeu vidéo narratif. Une aventure à ne pas manquer pour tous les passionnés de récits épiques et de découvertes historiques.

La Mort en blanc de Ragnar Jónasson

Un ancien hôpital à Akureyri, petite ville du nord de l’Islande, autrefois sanatorium pour traiter les tuberculeux, est le théâtre d’un événement dramatique : une infirmière est retrouvée sauvagement assassinée dans son bureau, les deux doigts de sa main droite coupés.

Chronique : Ragnar Jónasson excelle dans l’art du suspense. Sa narration fluide et immersive capte le lecteur dès les premières pages. Les personnages, fouillés et nuancés, évoluent dans une ambiance sombre et pesante, propre aux romans nordiques. La construction narrative, alternant entre passé et présent, maintient une tension constante et nous entraîne dans un tourbillon de mystères et de révélations.

Ragnar Jónasson n’est plus à présenter. Auteur de la série à succès mettant en scène l’enquêteur Ari Thór, dont le célèbre « Snjór », et de la trilogie « La Dame de Reykjavík », il a conquis le public international. En France, ses œuvres connaissent un succès retentissant avec plus d’1,7 million de livres vendus. Grand admirateur et traducteur d’Agatha Christie, Jónasson a récemment coécrit « Reykjavík » avec Katrín Jakobsdóttir, Première ministre islandaise.

« La Mort en blanc » est une nouvelle perle dans la collection de Ragnar Jónasson. Un polar captivant qui ravira les amateurs de mystères et de récits bien ficelés. À travers une enquête tortueuse et des personnages profondément humains, Jónasson nous rappelle pourquoi il est l’un des maîtres du genre

ASIN ‏ : ‎ B0D6QFWD4V Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE BL (4 octobre 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 416 pages

Mes premières histoires – Pourquoi j’oublie toujours tout ? de Arnaud Collas (Auteur), Lili La Baleine (Illustrations)

Les premières histoires tendres dans un format adapté aux tout-petits.

Chronique : Arnaud Collas et Lili La Baleine nous enchantent avec Pourquoi j’oublie toujours tout ?, une collection d’histoires tendres spécialement conçue pour les tout-petits.

Dans ce charmant récit, nous faisons la connaissance de Lino, un petit garçon qui semble oublier tout ce qui lui est demandé. Sa maîtresse se plaint qu’il a « la tête dans les nuages », tandis que son papa le qualifie de « tête de linotte ». Mais derrière ses oublis répétés se cache peut-être une raison plus profonde…

Arnaud Collas manie avec douceur et simplicité les mots pour captiver les jeunes lecteurs. Les illustrations chaleureuses et expressives de Lili La Baleine ajoutent une dimension visuelle vivante à l’histoire, rendant chaque page aussi engageante que mémorable pour les enfants.

À travers cette histoire délicate, Pourquoi j’oublie toujours tout ? explore avec subtilité le thème de la distraction enfantine et propose une réflexion sur la perception des autres face aux capacités différentes des enfants. Au-delà des oublis de Lino, le récit souligne l’amour profond qu’il porte à sa maman, rappelant que l’essentiel réside souvent dans les liens familiaux et l’affection sincère.

Éditeur ‏ : ‎ Langue au Chat (16 mai 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 22 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2806312892 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2806312891

La Team – Défi compète de Cécile Alix (Auteur), Dimitri Zegboro (Illustrations)

Une équipe de collégiens qui n’a pas froid aux yeux !

Chronique : Au cœur de l’intrigue, nous retrouvons Charlie, Mehdi, Cléo et Yvan, quatre adolescents unis par leur passion pour le divertissement plus que pour les cours d’EPS. Ensemble, ils décident de devenir les fervents supporters de l’équipe de football de leur collège. Mais pour y parvenir, ils doivent non seulement surmonter leurs propres limites, mais aussi convaincre les adultes, jongler avec des chorégraphies improvisées et s’engager dans des entraînements effrénés.

L’écriture vive et pétillante de Cécile Alix capture à merveille l’énergie débordante de ses personnages. Les illustrations vibrantes de Dimitri Zegboro enrichissent l’expérience de lecture, apportant une dimension visuelle qui anime l’histoire et donne vie aux moments clés du récit.

À travers cette aventure, La Team – Défi Compète aborde avec légèreté et humour des thèmes universels tels que la persévérance, la confiance en soi et l’importance de l’entraide. Les jeunes lecteurs se retrouveront facilement dans les personnages et leurs défis quotidiens, tout en étant inspirés par leur détermination à atteindre leurs objectifs.

Éditeur ‏ : ‎ Poulpe Fictions (13 juin 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 168 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2377422772 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377422777

Cité d’ivoire de Jean Krug

Cinq cents ans de dérèglement climatique ont ravagé la Terre. Pour survivre, l’humanité s’est retranchée dans d’immenses villes-dômes, coadministrées par des intelligences artificielles.

Chronique : Jean Krug nous plonge dans un futur dystopique avec « Cité d’ivoire », un roman captivant qui allie action, réflexion et une pointe d’utopie. Comparé au talent d’Alain Damasio, mais en plus divertissant, Krug réussit à tisser une intrigue riche et passionnante qui ne laissera aucun lecteur indifférent.

Dans un monde ravagé par cinq siècles de dérèglement climatique, l’humanité s’est réfugiée dans de gigantesques villes-dômes, administrées par des intelligences artificielles. L’une de ces villes, Iliane, incarne une société autoritaire sur le déclin, où la police lutte désespérément pour contenir une population de plus en plus en colère. Une rumeur tenace sème l’espoir parmi les opprimés : il existerait au-delà des dômes une ultime cité de liberté et de démocratie, la mythique Cité d’Ivoire.

Le roman suit trois personnages principaux : Sam Deson, un citoyen ordinaire à la vie bien rangée ; Maëlle Swan, une policière d’élite en fuite, pourchassée par un ennemi invisible ; et le Kid, un jeune anarchiste audacieux et rebelle. Ensemble, ils se lancent dans une quête périlleuse vers la Cité d’Ivoire, un lieu dont l’existence même est incertaine. Cette quête soulève des questions essentielles sur la liberté, la justice et la nature de l’espoir dans un monde dystopique.

Krug excelle dans la création d’un univers riche et immersif. Les villes-dômes, avec leur ambiance oppressante et leur surveillance constante par des IA, sont décrites avec une précision qui renforce l’atmosphère claustrophobique du récit. Les personnages sont bien développés et nuancés, chacun apportant une perspective unique sur les défis de leur société et leur quête de vérité.

L’écriture est fluide et engageante, alternant entre moments de tension intense et réflexions profondes sur les enjeux politiques et sociaux de ce futur hypothétique. Les dialogues sont percutants, et l’action est rythmée, maintenant le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

« Cité d’ivoire » n’est pas seulement un récit d’aventure, c’est aussi une exploration des limites de l’autoritarisme et une réflexion sur la résilience humaine. La rumeur de la Cité d’Ivoire, qu’elle soit réelle ou non, devient un symbole puissant de l’espoir et de la lutte contre l’oppression.

Éditeur ‏ : ‎ Pocket (16 mai 2024) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 576 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2266341251 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2266341257

Après nous les oiseaux de Rakel Haslund

Quelque chose est arrivé. Le monde est en ruine. Il ne reste qu’une survivante. Assoiffée de grand air et de large, elle doit s’aventurer hors de ses repères. Dans l’oubli hypnotique du monde d’avant, elle marche, sans s’arrêter, jusqu’à apercevoir la mer. Bientôt elle sent son identité lui échapper. La nature a repris ses droits. Comment vivre désormais ?

Chronique : Ce livre est une fiction post-apocalyptique. Il est passionnant et donne à réfléchir parce qu’il manque de tout, qu’il s’agisse de la violence entre les survivants, des menaces de forces ou d’êtres d’un autre monde, ou d’autres horreurs diverses, auxquelles les protagonistes de ce genre d’histoires doivent habituellement faire face. Car, à l’exception de notre unique protagoniste, qui reste anonyme tout au long de l’histoire, les gens sont totalement absents de ce récit.
Ce qui est certain, c’est que nous sommes au moins une ou deux décennies après la fin du monde (il y a eu une épidémie bien plus meurtrière que la peste, de graves conflits armés, mais aussi des catastrophes naturelles dues au réchauffement climatique), et il semble bien que le dernier homme à vivre soit sur Terre, une jeune fille qui, après la mort de la femme qui l’a trouvée et élevée lorsqu’elle était enfant, se retrouve seule sur une île minuscule, parmi les ruines d’une ville qui a péri et qui s’enfonce sous le niveau de l’eau. Seule, mais dans une relative prospérité et abondance, puisqu’elle a un toit au-dessus de la tête, de la nourriture et de l’eau potable, et que la plupart de ces biens sont protégés de la fureur des éléments naturels.
Heureusement, dans un contexte aussi large, mais dessiné avec soin et crédibilité, Rakel Haslund a choisi de ne pas écrire un roman de survie standard basé sur des éléments d’action, mais un roman dans lequel elle peut poser sans hésitation et directement des questions telles que : qu’est-ce qui fait de nous des êtres humains ? Quel est le sens de la vie et de l’existence ? Ou bien peut-on interpréter une personne uniquement par elle-même, sans les autres ?
La jeune fille, le seul personnage du livre qui n’a plus aucun souvenir de l’apocalypse ni de l’ancien monde normal, décide de quitter son île relativement sûre mais minuscule pour explorer un monde qu’elle n’a jamais vu auparavant (ou du moins la partie que l’on peut encore atteindre à pied en poussant son caddie devant soi), qu’elle ne connaît que par les mots et les histoires racontés par la femme qui l’élève et qui devient de plus en plus vide et incompréhensible à ses yeux. Cependant, sur le continent (ou peut-être simplement sur une autre île plus grande), il n’y a rien d’autre que des maisons en ruine, des voitures rouillées, des objets d’usage jetés, les souvenirs de plus en plus délabrés de l’existence humaine.
Rakel Haslund ne s’intéresse pas principalement à l’histoire, mais à la façon dont le monde est fait de mots (des mots de la femme qui élève la jeune fille, qui lui a également parlé de choses qu’elle n’a jamais pu voir de ses propres yeux, et qu’elle ne pouvait donc pas vraiment imaginer ou comprendre), et à la façon dont le monde peut être décrit avec des mots (comment les choses qu’une jeune fille a vues et n’a jamais vécues auparavant peuvent être perçues en l’absence de mots), et à la façon dont la personnalité humaine est déformée et presque disparue en l’absence de retour d’information de la part d’autres personnes.
Il s’agit d’un livre très profond et significatif, dont la première moitié est consacrée à l’errance de la jeune fille dans les ruines d’un monde humain détruit, mais qui, dans la seconde moitié, laisse la vie humaine derrière elle, car en l’absence de mots, il n’y a plus rien d’humain.

C’est dans la tête: Les bébés, il suffit de pas y penser de Lise Minidam

Pourquoi ça marche pas ? Lise essaie de faire un bébé

Chronique : Avec « C’est dans la tête : Les bébés, il suffit de pas y penser », Lise Minidam nous offre un récit touchant et hilarant sur son parcours tumultueux vers la maternité. Ce livre, à la fois poignant et mordant, explore avec une grande finesse l’expérience d’une femme face à l’infertilité inexpliquée.

Lise, pleine d’espoir et d’humour, se lance dans l’odyssée de la conception. Après de multiples examens médicaux sans résultat concluant, son gynécologue l’encourage à consulter un micro-kiné. Ce dernier, après une séance de palpation, lui assure que tout va bien et que les bébés, c’est surtout dans la tête : il suffit de ne pas y penser. Lise, avec une pointe d’ironie et beaucoup d’esprit, préfère croire que tout cela se passe plutôt « dans la chatte » mais s’abstient de le contrarier.

Le récit est émaillé de personnages hauts en couleur : un gynécologue trop zélé, un psy peu rassurant, et une magnétiseuse très ponctuelle. Minidam dépeint avec un humour acerbe et une sincérité désarmante les différentes étapes de son parcours, de la consultation médicale aux méthodes alternatives, en passant par les conseils bien intentionnés mais souvent maladroits de son entourage.

Au-delà de l’humour, « C’est dans la tête » soulève des questions importantes sur les perceptions et les stéréotypes entourant l’infertilité féminine. Minidam remet en question l’idée persistante que les femmes seraient responsables de leur propre infertilité en raison de leur prétendue fragilité émotionnelle et de leurs hormones fluctuantes. Son témoignage est un vibrant plaidoyer pour une approche plus empathique et moins culpabilisante de l’infertilité.

La plume de Lise Minidam est à la fois vive et accessible, rendant ce sujet délicat à la fois léger et profondément humain. Son humour décalé et son regard lucide sur les absurdités du parcours médical apportent une fraîcheur bienvenue à ce récit.

Éditeur ‏ : ‎ LAPIN (7 juin 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 160 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2377541879 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377541874

Hypocondriak – Qui aura le plus gros bobo ? Le jeu de cartes

Vous voilà dans une salle d’attente remplie de patients. À vous de prouver que vous êtes le plus malade d’entre tous pour voir le docteur en premier… sans passer pour un hypocondriak !

Chronique : « Hypocondriak – Qui aura le plus gros bobo ? » est un jeu de cartes qui promet des moments de rires et de stratégie, parfait pour des soirées en famille ou entre amis. Conçu pour des joueurs à partir de 10 ans, ce jeu de bluff offre une expérience ludique et divertissante qui saura captiver autant les enfants que les adultes.

Le concept du jeu est aussi simple que génial : vous vous trouvez dans une salle d’attente remplie de patients, et votre objectif est de prouver que vous êtes le plus malade pour voir le docteur en premier. Mais attention, il faut réussir à convaincre sans passer pour un véritable hypocondriaque. Chaque partie est une bataille de bluff où ruses et stratégies sont de mise pour remporter la victoire.

Avec ses 130 cartes, « Hypocondriak » propose une grande variété de scénarios et de combinaisons. Les cartes se divisent en plusieurs catégories : Parties du corps, Pilules et cartes spéciales. Cette diversité permet de renouveler constamment le plaisir de jeu et d’éviter toute répétitivité. Les joueurs doivent habilement utiliser les cartes à leur disposition pour simuler des maladies, tout en déjouant les tentatives des autres participants.

Le jeu est accessible dès 2 joueurs, mais il prend toute son ampleur lorsqu’on y joue à plusieurs, idéalement à partir de 4. Chaque partie dure environ 30 minutes, ce qui est parfait pour des sessions rapides et dynamiques. L’ambiance se veut légère et hilarante, chaque joueur essayant de surenchérir sur les symptômes des autres pour attirer l’attention du docteur fictif.

Ce qui rend « Hypocondriak » particulièrement attrayant, c’est son aspect interactif et social. Les joueurs sont constamment engagés, que ce soit en racontant des histoires farfelues pour justifier leurs bobos ou en tentant de détecter les bluffs des autres. Cette dynamique crée une atmosphère conviviale et complice, rendant chaque partie unique et mémorable.

Adja de Frédérique Daval

Adja se réveille à l’hôpital, amnésique. Son passé et son nom ont disparu de sa mémoire.

Chronique : Avec « Adja », Frédérique Daval signe un roman psychologique poignant et intense qui plonge le lecteur au cœur des tourments et des luttes intérieures d’une femme en quête de rédemption et de reconstruction. Dès les premières pages, le lecteur est captivé par l’histoire d’Adja, une jeune femme amnésique qui se réveille à l’hôpital, sa mémoire effacée et son identité brouillée.

L’intrigue se développe autour de la lutte d’Adja pour recouvrer ses souvenirs et comprendre son passé. Chaque visite de sa mère, qu’elle ressent comme une présence oppressante, et chaque apparition de cette ombre cauchemardesque — celle d’un homme qui l’attire autant qu’il la terrifie — ravivent en elle des fragments de souffrance et de peur. C’est avec l’aide du Dr Jiordan, un psychiatre bienveillant, qu’elle entreprend un difficile chemin de guérison.

Daval excelle dans la peinture des émotions complexes et des dynamiques psychologiques. Adja, en proie à ses cauchemars et ses souvenirs fragmentés, doit affronter la réalité d’un passé marqué par la manipulation et la maltraitance. L’homme qui hante ses souvenirs est une figure ambiguë, à la fois attirante et effrayante, symbole de son passé destructeur. La tension psychologique est omniprésente, rendant la lecture à la fois haletante et profondément émouvante.

Le personnage d’Adja est particulièrement bien construit. Sa fragilité apparente cache une force intérieure qui se dévoile progressivement. Son combat pour ne pas retomber sous l’emprise de cet homme et pour ne pas reproduire les schémas destructeurs hérités de son père est au cœur du récit. Cette lutte pour l’émancipation et la reconstruction est rendue avec une intensité et une justesse qui touchent le lecteur en plein cœur.

L’écriture de Frédérique Daval est à la fois poétique et incisive. Elle sait décrire avec une grande sensibilité les états d’âme de son héroïne, tout en maintenant un rythme narratif soutenu. Les descriptions des cauchemars d’Adja, de ses séances avec le Dr Jiordan et de ses interactions avec sa mère sont particulièrement puissantes et immersives.

ASIN ‏ : ‎ B0CZ6FHWKK Éditeur ‏ : ‎ Librinova (28 février 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 234 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040545286

FIN DE L’HISTOIRE de A. J. Finn

 » Je serai mort dans trois mois. Venez écrire mon histoire. « 

Chronique : A. J. Finn, connu pour ses thrillers psychologiques palpitants, nous livre avec « Fin de l’Histoire » un récit envoûtant et intrigant qui tient le lecteur en haleine du début à la fin. Ce nouveau roman, empreint de mystère et de suspense, explore les méandres de la psyché humaine tout en proposant une enquête captivante.

Le roman commence par une demande inhabituelle de Sebastian Trapp, un auteur de romans noirs renommé : « Je serai mort dans trois mois. Venez écrire mon histoire. » Nicky Hunter, experte en littérature policière et correspondante de longue date de Trapp, accepte l’invitation et se rend à San Francisco pour l’aider à rédiger sa biographie. Là, dans la splendide demeure de Trapp, Nicky découvre un univers à la fois fascinant et inquiétant, peuplé de personnages énigmatiques : la seconde épouse de Trapp, sa fille et son neveu.

Bien que la vie semble se dérouler paisiblement dans cette maison, Nicky est hantée par un mystère vieux de vingt ans : la disparition non résolue de la première femme et du fils aîné de Trapp lors d’une nuit de 31 décembre. La question se pose alors : cette tragédie passée a-t-elle un lien avec la requête actuelle de l’écrivain ?

Finn maîtrise l’art du suspense à la perfection, distillant des indices et des révélations de manière méthodique. Chaque personnage est minutieusement développé, leurs motivations et secrets étant dévoilés au compte-gouttes, maintenant une tension constante. La narration est fluide et les rebondissements sont nombreux, rendant la lecture impossible à interrompre.

L’atmosphère de la demeure de San Francisco est superbement décrite, ajoutant une dimension quasi gothique au récit. Les interactions entre les personnages sont marquées par une ambiguïté constante, créant un climat de suspicion et de méfiance. Nicky, en tant que narratrice, guide le lecteur à travers ses propres doutes et découvertes, ce qui renforce l’immersion et l’implication émotionnelle dans l’histoire.

Le génie de Finn réside dans sa capacité à mêler une intrigue policière classique avec une exploration profonde des thèmes de la culpabilité, du regret et de la rédemption. « Fin de l’Histoire » n’est pas seulement un roman à suspense, c’est aussi une réflexion sur le poids des secrets et des non-dits, et sur la manière dont ils peuvent façonner et détruire des vies.

Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (16 mai 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 608 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2258209021 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258209022