Avec ce troisième volume du Gardien des étoiles, Isuzu Uemura poursuit un récit contemplatif où le quotidien se mêle à une forme de poésie discrète. L’action se déroule toujours à « La Petite Galaxie », un lieu à part, presque hors du temps, qui évolue au fil des rencontres.
Alors qu’il était autrefois un refuge calme et intime, cet espace s’anime désormais. De nouveaux visages apparaissent, les échanges se multiplient, et l’endroit devient un véritable lieu de vie. Ce changement déstabilise Tokio, premier à s’y être installé, qui peine à retrouver sa place dans cette nouvelle dynamique.
À travers ce trouble, le manga explore les questions d’appartenance, de solitude et d’évolution personnelle. Tokio doit apprendre à accepter le mouvement du monde autour de lui, tout en redéfinissant son rapport aux autres.
Fidèle au ton de la série, Isuzu Uemura privilégie une narration douce, centrée sur les émotions et les petits instants du quotidien. Le récit avance avec délicatesse, laissant place à l’introspection autant qu’aux échanges entre les personnages.
Ce troisième tome renforce la dimension philosophique de l’œuvre. Il invite à porter un regard différent sur l’existence, en suggérant que chaque individu, aussi discret soit-il, participe à l’équilibre du monde.
Éditeur : RUE DE SEVRES Date de publication : 25 mars 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 192 pages ISBN-10 : 2810207682 ISBN-13 : 978-2810207688
Ohana : découvrez Stitch, votre héros préféré Disney, dans sa tenue traditionnelle hawaïenne, en papertoy !
Avec Papertoy Stitch Aloha, l’univers de Lilo & Stitch se décline en activité créative accessible, pensée pour les enfants comme pour les amateurs de loisirs manuels. Le principe est simple : construire soi-même une figurine en papier du célèbre extraterrestre bleu, ici revisité dans une tenue hawaïenne.
Le livre propose un modèle prédécoupé à assembler en suivant des instructions claires et illustrées. Découper, plier, coller : étape après étape, Stitch prend forme avec ses éléments emblématiques — collier de fleurs, tenue traditionnelle et expression malicieuse.
L’activité s’inscrit dans la logique des papertoys, ces objets à mi-chemin entre le jeu et la création, qui permettent de manipuler et de reconstruire des personnages connus. Elle développe à la fois la patience, la précision et le sens du détail, tout en restant ludique.
Visuellement, le modèle s’appuie sur l’esthétique colorée et chaleureuse de l’univers hawaïen, fidèle à l’esprit du film. Le résultat final constitue à la fois un objet décoratif et un souvenir de fabrication.
Pensé comme un moment de détente à partager, Papertoy Stitch Aloha s’adresse à un public large, des plus jeunes aux fans de Disney. Une activité simple et efficace qui prolonge le plaisir de l’univers Lilo & Stitch en dehors de l’écran
ASIN : B0FRFDYCF9 Éditeur : 404 Editions Date de publication : 19 mars 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 32 pages ISBN-13 : 979-1032410578
Le Zénith de Paris affichait complet ce samedi pour accueillir Suzane, devenue en quelques années l’une des figures les plus singulières de la scène française. Une consécration logique pour une artiste qui a bâti sa réputation sur scène, à la force du corps, du verbe et de l’énergie brute.
Dès les premières minutes, le ton est donné : pas de fioritures, mais une présence immédiate, presque frontale. Seule sur scène, ou presque, Suzane impose un dispositif minimaliste qui met en lumière l’essentiel : sa performance. Car plus qu’un concert, c’est un véritable corps-à-corps avec le public.
⚡ Une performance habitée
Chez Suzane, la musique ne se dissocie jamais du mouvement. Ancienne danseuse, elle transforme chaque titre en chorégraphie tendue, précise, presque martiale. Ses déplacements, millimétrés, deviennent un langage à part entière, renforçant l’impact de ses textes.
Portée par une électro nerveuse et des beats incisifs, elle enchaîne ses titres phares avec une intensité constante. Une énergie débordante qui fait écho à ce qui a fait son succès : une artiste de scène avant tout, reconnue pour ses performances physiques et engagées .
🎯 Des textes qui frappent
Mais Suzane ne serait pas Suzane sans ses textes. Féministes, politiques, intimes, ils traversent le concert comme autant de coups portés. Sur scène, chaque mot semble pesé, projeté, assumé.
Entre colère et vulnérabilité, elle alterne les registres sans jamais perdre le fil. Le public, lui, oscille entre transe collective et silences suspendus. Un équilibre fragile, mais maîtrisé.
🔥 Une communion avec le public
Le Zénith devient rapidement une caisse de résonance. Ça chante, ça danse, ça répond. Suzane ne surjoue jamais la proximité : elle l’installe naturellement, presque instinctivement.
Il y a dans ce concert quelque chose de profondément générationnel. Une manière de dire le monde, ses fractures, ses luttes, mais aussi ses espoirs.
Avec ce Zénith complet, Suzane franchit un cap. Elle confirme surtout ce que l’on savait déjà : sa véritable dimension se mesure en live.
Un show intense, engagé et viscéral, qui prouve que la scène reste son terrain de jeu le plus puissant.
Fred et Adam, un adolescent en rupture, ne se connaissent pas. Pourtant, grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Dans Compostelle, Yann Samuell signe un film à la fois intime et profondément humain, qui s’inscrit dans la tradition des récits de reconstruction par le voyage, tout en s’en démarquant par une approche sensible, jamais démonstrative. Inspiré d’une histoire vraie, le long-métrage explore avec justesse les failles de deux êtres que tout oppose, réunis pourtant par un même besoin de réparation.
Face caméra, Alexandra Lamy incarne Fred avec une retenue remarquable. Loin de ses rôles plus légers, elle livre ici une performance habitée, toute en silences et en regards, traduisant avec finesse le poids d’un passé qu’elle tente d’apaiser. À ses côtés, Julien Le Berre impose une présence brute et nerveuse. Son personnage, Adam, adolescent en rupture, porte en lui une colère sourde, un sentiment d’abandon qui irrigue chaque geste, chaque mot. Leur duo fonctionne par friction : c’est précisément dans ces tensions, parfois violentes, que le film trouve sa vérité.
Le dispositif narratif repose sur la marche, celle du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui devient ici bien plus qu’un simple décor. Le chemin agit comme un révélateur émotionnel. Chaque étape, chaque rencontre, chaque silence participe à l’évolution des personnages. La mise en scène de Samuell épouse ce rythme lent, presque contemplatif, laissant le temps aux émotions d’émerger sans jamais les forcer.
Visuellement, Compostelle s’appuie sur des paysages naturels magnifiés, sans tomber dans la carte postale. La photographie capte la rudesse autant que la beauté du chemin, traduisant l’état intérieur des protagonistes. Cette tension entre l’extérieur et l’intime constitue l’un des fils conducteurs du film.
Le scénario évite les écueils du mélodrame. Là où le sujet aurait pu basculer dans une émotion appuyée, Samuell privilégie la pudeur. Les dialogues sont rares, souvent elliptiques, et laissent une place importante aux non-dits. Cette économie de mots renforce l’authenticité du récit, ancré dans une forme de réalisme émotionnel.
La présence de Mélanie Doutey, bien que plus en retrait, apporte une nuance supplémentaire au récit, participant à l’équilibre fragile des relations humaines qui s’y déploient.
Mais c’est surtout dans la relation entre Fred et Adam que le film trouve sa force. Ce lien, d’abord conflictuel, évolue progressivement vers une forme d’attachement, jamais totalement apaisé, toujours fragile. Compostelle ne cherche pas à offrir de résolution facile : il préfère montrer que la reconstruction est un processus long, incertain, fait de rechutes autant que d’avancées.
Au-delà de son récit, le film interroge la notion de transmission, de résilience et de seconde chance. Il pose un regard lucide sur les blessures invisibles, celles que l’on porte en soi et que le temps seul ne suffit pas à guérir.
Scarlet, une princesse médiévale experte en combat à l’épée se lance dans une périlleuse quête pour venger la mort de son père.
Avec Scarlet et l’éternité, Mamoru Hosoda confirme une nouvelle fois son talent unique pour mêler spectacle, émotion et réflexion dans un même élan. Après Les Enfants Loups ou Belle, le cinéaste explore ici un territoire plus sombre, presque crépusculaire, sans jamais renoncer à la poésie qui caractérise son œuvre.
Le film suit Scarlet, princesse déchue dont la vie bascule lorsque son père est assassiné sous ses yeux. Animée par une rage brûlante, elle s’engage dans une quête de vengeance qui la mène jusqu’au Pays des Morts, un univers fascinant et instable, réservé aux âmes incapables de renoncer à leur désir de revanche.
Hosoda déploie ici un récit d’une grande intensité, où la vengeance n’est jamais un simple moteur narratif, mais un véritable poison. Scarlet, loin d’être une héroïne monolithique, évolue constamment entre détermination, doute et perte de repères. Son parcours devient alors autant intérieur que physique, transformant ce voyage en une quête identitaire profondément touchante.
Visuellement, le film impressionne par son ambition. Le Pays des Morts, à la fois chaotique et envoûtant, offre au réalisateur un terrain d’expérimentation graphique saisissant. Les textures, les couleurs et les jeux de lumière traduisent les états émotionnels des personnages, donnant au film une dimension sensorielle forte. Chaque séquence semble repousser les limites de l’animation contemporaine.
Mais au-delà du spectacle, Scarlet et l’éternité interroge des thèmes universels : le deuil, la colère, la mémoire et la capacité à lâcher prise. La menace qui pèse sur ceux qui abandonnent leur quête — devenir « rien » — agit comme une métaphore puissante de la perte de soi.
La mise en scène, fluide et immersive, accompagne parfaitement cette traversée entre les mondes. Hosoda parvient à équilibrer scènes d’action, moments contemplatifs et instants d’émotion pure, offrant une œuvre dense mais toujours lisible.
Le dossier 137 est en apparence une affaire de plus pour Stéphanie, enquêtrice à l’IGPN, la police des polices. Une manifestation tendue, un jeune homme blessé par un tir de LBD, des circonstances à éclaircir pour établir une responsabilité… Mais un élément inattendu va troubler Stéphanie, pour qui le dossier 137 devient autre chose qu’un simple numéro.
Avec Dossier 137, Dominik Moll s’inscrit dans la lignée de son cinéma tendu et profondément ancré dans le réel. Après La Nuit du 12, il explore ici un nouveau terrain : celui de l’IGPN, la police des polices, à travers une enquête aussi sensible que troublante.
Au centre du récit, Léa Drucker incarne Stéphanie, enquêtrice rigoureuse confrontée à un dossier en apparence banal : une manifestation sous tension, un tir de LBD, un jeune homme blessé. Mais très vite, ce qui semblait n’être qu’une procédure administrative se fissure, laissant apparaître une réalité plus complexe, plus intime.
Dominik Moll excelle dans l’art de faire monter la tension sans jamais forcer le trait. Ici, pas d’effets spectaculaires, mais une progression lente, presque clinique, où chaque détail compte. Le film interroge avec finesse la notion de responsabilité, la difficulté de juger ses pairs, et les zones grises d’un système sous pression.
Léa Drucker livre une performance remarquable, tout en retenue. Son personnage, d’abord solide et méthodique, laisse peu à peu transparaître le doute, voire une implication personnelle inattendue. À ses côtés, Guslagie Malanda et Mathilde Roehrich complètent avec justesse un casting sobre et crédible.
La mise en scène, épurée, renforce le sentiment d’immersion. Les bureaux, les salles d’interrogatoire, les rapports… tout concourt à créer un univers réaliste, presque étouffant, où la vérité semble toujours partielle, fragmentée.
Avec Dossier 137, Dominik Moll signe un film à la fois politique et intime, qui évite les jugements simplistes pour mieux questionner notre rapport à l’institution, à la justice et à la vérité.
Des bonus éclairants
L’édition DVD propose des contenus particulièrement pertinents :
Un entretien avec Dominik Moll, qui revient sur la genèse du film et ses intentions
Une analyse de séquence, permettant de mieux comprendre la construction du récit et les choix de mise en scène
Des suppléments qui prolongent intelligemment la réflexion et offrent un regard précieux sur le travail du réalisateur.
Verdict
Avec Dossier 137, Dominik Moll signe un thriller d’enquête dense et nuancé, porté par une Léa Drucker remarquable.
Un film sobre, intelligent et profondément humain, qui laisse une empreinte durable bien après le générique.
Classé : Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) : 13,5 x 1 x 17,5 cm; 70 grammes Réalisateur : Dominik Moll Format : PAL Durée : 1 heure et 51 minutes Date de sortie : 25 mars 2026 Acteurs : Guslagie Malanda, Jonathan Turnbull, Léa Drucker, Mathilde Roehrich, Stanislas Merhar Sous-titres : : Français Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Blaq Out ASIN : B0G5B9R3S4
Les Cavaliers sont de retour pour le braquage le plus impressionnant jamais imaginé !
Avec Insaisissables 3, Ruben Fleischer relance la mécanique bien huilée de la saga en misant sur ce qui a fait son succès : un mélange de braquage, de spectacle et d’illusions toujours plus ambitieuses. Les Cavaliers sont de retour, plus joueurs que jamais, pour un nouveau tour de piste placé sous le signe de la démesure.
Jesse Eisenberg, Woody Harrelson et Dave Franco reprennent leurs rôles avec une complicité intacte, rejoints par une nouvelle génération de magiciens bien décidée à marcher dans leurs pas. Cette transmission apporte un souffle nouveau au récit, tout en conservant l’ADN de la franchise.
L’intrigue, centrée sur le vol du joyau le plus précieux au monde, entraîne les personnages dans une course contre la montre face à une organisation criminelle redoutable. Comme toujours, le film joue avec le spectateur, multipliant les faux-semblants, les retournements de situation et les illusions spectaculaires. Si certains twists restent prévisibles, l’ensemble conserve une efficacité redoutable, portée par un rythme soutenu.
Visuellement, Insaisissables 3 mise sur le grand spectacle : tours de magie grandioses, mises en scène millimétrées et séquences de braquage chorégraphiées comme de véritables numéros. Le film assume pleinement son côté divertissement, sans chercher à se prendre trop au sérieux.
Au-delà de l’action, le long-métrage explore aussi la notion d’héritage et de transmission, questionnant la place des Cavaliers dans un monde où la magie doit sans cesse se réinventer.
Au final, Ruben Fleischer livre un troisième opus efficace et spectaculaire, qui séduira les fans de la première heure tout en ouvrant la porte à une nouvelle génération.
Des bonus généreux pour prolonger le spectacle
L’édition DVD vient enrichir l’expérience avec :
9 scènes coupées, qui permettent de découvrir des variations autour de certaines séquences et d’approfondir les personnages
Un making-of d’environ 45 minutes, particulièrement immersif, qui dévoile les coulisses des tours, la préparation des scènes et le travail des acteurs
Ces suppléments apportent un vrai plus, notamment pour les amateurs de magie et de cinéma de divertissement, curieux de comprendre les rouages de ces illusions spectaculaires.
Verdict
Ce troisième opus assume pleinement son statut de grand divertissement. Porté par un casting solide et une mise en scène efficace, il prolonge avec plaisir l’univers des Cavaliers tout en préparant la relève.
Un film spectaculaire et ludique, qui prouve que la magie opère toujours.
Classé : Tous publics Dimensions du colis : 17,1 x 13,6 x 1,4 cm; 160 grammes Réalisateur : Ruben Fleischer Format : 4K, PAL Durée : 1 heure et 52 minutes Date de sortie : 17 mars 2026 Acteurs : Dave Franco, Isla Fisher, Jesse Eisenberg, Justice Smith, Woody Harrelson Sous-titres : : Français Langue : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1) Studio : M6 Vidéo
En 2075, une petite fille de 10 ans, Iris, voit un mystérieux garçon vêtu d’une combinaison arc-en-ciel tomber du ciel. C’est Arco. Il vient d’un futur lointain et idyllique où voyager dans le temps est possible. Iris le recueille et va l’aider par tous les moyens à rentrer chez lui.
Avec Arco, Ugo Bienvenu signe un film d’animation d’une grande délicatesse, à la fois poétique et profondément contemporain. À travers le regard d’Iris, une fillette de 10 ans, le spectateur découvre l’arrivée d’Arco, un enfant venu d’un futur lointain et idéalisé, tombé du ciel dans une combinaison arc-en-ciel.
Très vite, une relation sincère et lumineuse se noue entre eux. Iris devient son refuge, son guide, et ensemble ils tentent de réparer l’accident du temps qui a bouleversé leurs trajectoires. Derrière cette aventure, le film explore avec finesse des thèmes universels : l’amitié, l’exil, le temps qui passe et la peur de l’avenir.
Visuellement, Arco impressionne par la finesse de son animation. Le style graphique, à la fois épuré et riche en émotions, donne vie à un univers futuriste jamais froid, toujours habité. Chaque plan semble composé comme une illustration, renforçant la dimension onirique du récit.
Mais la véritable force du film réside dans son équilibre entre émerveillement et réflexion. Sans jamais alourdir son propos, Ugo Bienvenu aborde des sujets majeurs comme le réchauffement climatique ou la transformation du monde par la technologie, en les intégrant naturellement à son récit.
Porté par un casting vocal remarquable — Alma Jodorowsky, Swann Arlaud, Vincent Macaigne, Louis Garrel et Oxmo Puccino — Arco s’impose comme une œuvre sensible et engagée, capable de toucher toutes les générations.
Des bonus qui prolongent l’expérience
L’édition DVD enrichit intelligemment le visionnage avec plusieurs contenus :
L’Entretien, court-métrage signé Ugo Bienvenu et Félix de Givry, qui permet de découvrir une autre facette de leur univers
Un making-of de la bande son, dévoilant le travail précis autour des ambiances et des voix
Un making-of de l’animatique, passionnant pour comprendre la construction visuelle et narrative du film
Ces suppléments apportent un éclairage précieux sur la fabrication du film et séduiront autant les amateurs d’animation que les curieux des coulisses.
Verdict
Avec Arco, Ugo Bienvenu livre un film d’animation rare, à la fois doux, engagé et visuellement sublime. Une œuvre qui touche autant qu’elle fait réfléchir, et dont les bonus permettent de prolonger intelligemment l’expérience.
Un véritable bijou d’animation, à découvrir et à partager.
Rapport de forme : 1.77:1 Classé : Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) : 14,1 x 1,3 x 17,5 cm; 153 grammes Audio description : : Français Réalisateur : Ugo Bienvenu Format : 4K, PAL Durée : 1 heure et 28 minutes Date de sortie : 17 mars 2026 Langue : Français (DTS-HD 7.1) Studio : Diaphana
La femme la plus riche du monde : sa beauté, son intelligence, son pouvoir. Un écrivain photographe : son ambition, son insolence, sa folie.
Avec La Femme la plus riche du monde, Thierry Klifa signe un drame feutré où le pouvoir et les sentiments s’entremêlent dans une danse aussi élégante que dangereuse. Porté par un trio d’acteurs magistraux — Isabelle Huppert, Marina Foïs et Laurent Lafitte — le film s’impose comme une exploration fascinante des rapports de domination, d’amour et de manipulation.
Dès les premières minutes, le cinéaste installe une atmosphère de luxe presque irréel, où chaque regard, chaque silence semble chargé d’enjeux. Isabelle Huppert y incarne une héritière à la fois toute-puissante et profondément vulnérable. Sous ses airs de contrôle absolu, se cache une femme en quête d’amour, prête à franchir toutes les limites pour combler un manque abyssal. Une composition tout en retenue, où la froideur apparente laisse affleurer une faille bouleversante.
Face à elle, Laurent Lafitte joue avec brio un écrivain-photographe ambigu, mélange de charme et d’opportunisme. Son personnage, insaisissable, oscille constamment entre sincérité et calcul, donnant au récit une tension permanente. Marina Foïs, quant à elle, apporte une énergie plus directe, presque brutale, incarnant une figure de résistance lucide dans cet univers de faux-semblants.
Le scénario, construit autour d’un coup de foudre aussi fulgurant que suspect, glisse progressivement vers une guerre intime où les sentiments deviennent des armes. Donations extravagantes, secrets de famille et luttes de pouvoir composent un théâtre cruel où chacun tente de tirer profit de l’autre. Le film évoque subtilement certaines grandes affaires françaises, sans jamais tomber dans le simple biopic, préférant la suggestion à la démonstration.
Visuellement, Thierry Klifa privilégie une mise en scène élégante, presque classique, où les décors luxueux contrastent avec la violence psychologique des rapports humains. Les espaces deviennent des cages dorées, amplifiant le sentiment d’isolement des personnages.
Mais là où La Femme la plus riche du monde frappe le plus fort, c’est dans sa capacité à brouiller les lignes morales. Qui manipule qui ? Qui aime réellement ? Derrière les apparences, le film révèle une vérité plus troublante : dans un monde où tout s’achète, même les sentiments deviennent suspects.
Édition DVD : sobre mais efficace
Côté édition, on reste généralement sur une proposition classique :
Image propre et fidèle à l’esthétique du film
Son équilibré, mettant en valeur les dialogues et les silences
Quelques bonus comme interviews des acteurs et du réalisateur permettant de mieux saisir les intentions du film
Même sans avalanche de suppléments, l’essentiel est là : le film lui-même, dense, élégant et troublant.
Verdict
Avec cette sortie DVD, La Femme la plus riche du monde s’impose comme un drame à (re)découvrir dans des conditions plus intimes, où sa dimension psychologique prend toute son ampleur. Thierry Klifa signe une œuvre raffinée et acide, sublimée par une Isabelle Huppert impériale.
Un film venimeux et captivant, qui confirme que derrière le luxe se cache souvent une solitude insondable.
Rapport de forme : 2.35:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19 x 13,7 x 1,7 cm; 80 grammes Réalisateur : Thierry Klifa Format : PAL Durée : 2 heures Date de sortie : 12 mars 2026 Acteurs : André Marcon, Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Marina Foïs, Raphaël Personnaz Langue : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Blaq Out
Elle. Depuis quelques semaines, elle a du mal à se lever. Le noir l’aspire petit à petit. Elle a 15 ans, la vie devant elle. Mais la vie est devenue un fardeau trop lourd à porter.
Avec Le Passage, Mathieu Persan livre un récit intime et profondément personnel autour de la dépression adolescente et de ses répercussions au sein d’une famille. Construit à deux voix — celle d’un père et celle de sa fille — l’ouvrage mêle texte et image pour aborder un sujet souvent difficile à exprimer.
Elle a 15 ans. Peu à peu, quelque chose s’éteint. Se lever devient compliqué, le quotidien se transforme en poids, et une forme d’obscurité s’installe. Face à cette souffrance, les mots manquent, les signes sont flous, et le mal-être s’installe silencieusement.
Lui, c’est son père. D’abord, il interprète ces changements comme une phase liée à l’adolescence. Mais rapidement, il comprend que la situation dépasse ce qu’il imaginait. Confronté à un monde qu’il ne maîtrise plus totalement — entre mutations sociales, numériques et générationnelles — il doit apprendre à écouter autrement, à comprendre sans certitudes.
Le livre repose sur ce dialogue fragile. À travers ses mots et ses illustrations, Mathieu Persan tente de traduire une expérience familiale marquée par l’incompréhension, l’inquiétude, mais aussi par l’amour et la volonté d’aider.
Sans pathos, mais avec une grande sincérité, Le Passage aborde la santé mentale des jeunes avec justesse. L’ouvrage alterne moments de doute, instants de tendresse, touches d’humour et élans poétiques, offrant une vision nuancée de cette épreuve.
En reversant les droits d’auteur à des associations engagées pour la santé mentale des jeunes, le livre prolonge son engagement au-delà du récit. Le Passage s’impose ainsi comme un témoignage important, qui cherche à ouvrir la parole et à rendre visible une réalité encore trop souvent silencieuse.
Éditeur : Hachette Pratique Date de publication : 11 mars 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 256 pages ISBN-10 : 2017251070 ISBN-13 : 978-2017251071