Dépression, addiction, stress post-traumatique (deuil, événements de vie douloureux), anxiété, phobies, etc. : nous sommes – ou serons – tous concernés, un jour ou l’autre, de près ou de loin, par une problématique de santé mentale. Il est toutefois possible, aujourd’hui, grâce aux avancées de la médecine de précision, de guérir nos blessures intérieures, comme l’on guérit d’une maladie physique !
Chronique : Riche, vivant, inspirant. Je trouve qu’il existe de multiples thérapies que chacun de nous peut utiliser pour sortir de l’anxiété, de la dépression… nous voyons l’auteur à la fois comme un praticien et comme un chercheur. Il était très instruit et possédait une sagesse rare.
Partez pour un merveilleux voyage intérieur avec le Dr Gourion et découvrez des psychothérapies éprouvées (psychanalyse, thérapie comportementale) et des techniques innovantes, efficaces et rapides (thérapie psychédélique assistée, thérapie métacognitive, intégration du cycle de vie, etc.). A travers son expérience clinique et personnelle, ainsi que de nombreux cas patients, l’auteur souligne l’importance d’une approche « sur mesure » intégrant de nouveaux outils thérapeutiques. D’où la brillante perspective d’espoir et de guérison.
C’est un travail très clair, précis qui permet de faire une vraie réflexion sur nos habitudes pour ancrer des changements qui doivent se construire sur le long terme. L’auteur nous donne les clés pour changer les habitudes sans jugement de valeur, juste les comprendre et apprendre à s’en débarrasser.
En plus des explications, des conseils… le livre parle d’une aide professionnelle accessible à tous, le Dr David Gourion fournit également des informations sur les différentes options de traitement et des détails sur la façon de trouver un thérapeute qualifié. J’ai trouvé que ce livre aide les gens à mieux comprendre leurs problèmes en leur donnant un aperçu de la façon dont notre cerveau traite la peur. Il comprend des explications détaillées sur la réaction de combat ou de fuite et d’autres changements physiologiques qui se produisent dans le corps lorsque nous sommes confrontés à la peur ou au stress. De plus, il offre des conseils pratiques sur la façon de mieux gérer nos blessures intérieures.
L’histoire d’une belle amitié au coeur de la nature.
Chronique : Mielikki conduit Anna à travers la forêt et attire l’attention d’Anna sur la respiration des arbres et le rythme de l’eau. C’est ainsi qu’Anna apprend non seulement à écouter la forêt, mais aussi sa propre respiration, son propre corps, elle apprend à se sentir chez elle dans la nature. Les deux rencontrent des ours amicaux, caressent la fourrure douce des cerfs, apprennent à être aussi vigilants que les hiboux, à traquer en silence comme des loups – jusqu’à ce qu’Anna se réveille dans son lit. Tout cela n’était-il vraiment qu’un rêve ?
Judith Drews veut que tout le monde entende les messages de la forêt. Leurs illustrations rétro aux couleurs terreuses et les courts textes invitent à réfléchir avec Mielikki et Anna sur les merveilles de la nature qui nous entoure
Mielikki emmène non seulement Anna dans un voyage à travers la forêt, mais aussi nous, les spectateurs du livre d’images imaginatif et magique. Mielikki attire habilement l’attention sur le rythme de l’eau ou la respiration des arbres. Mais soudain, Anna se réveille et se demande si tout cela n’était qu’un rêve. Les illustrations terreuses s’harmonisent avec les textes courts et vous invitent à percevoir la forêt différemment et à réfléchir sur la beauté de la nature.
Un livre onirique dans le vrai sens du terme, qui, avec des éléments archaïques et des dessins naturalistes aux contours clairs dans des couleurs riches et souvent sombres, raconte la vision de s’occuper des forêts et des animaux et en même temps d’être protégé par eux.
Bryn, douze ans, rêve de devenir Sentinelle, comme son père. Ainsi, elle pourra enfin explorer le Royaume Sauvage et protéger ses créatures fantastiques.
Chronique : Ce livre est plein de divertissement et de surprises à chaque page. Il s’agit d’une jeune fille qui vit dans un petit village et qui est très aventureuse. En dehors de son village vivent des dragons et des créateurs magiques qu’ils appellent le royaume. Il y a des gens que les villageois appellent »chercheurs » qui vont dans le royaume et obtiennent des fournitures pour leur village et découvrent de nouveaux créateurs.
Le personnage principal, Bryn, veut être l’une de ces personnes, c’est pourquoi elle est très fascinée à son âge par les Jeux olympiques qui se déroulent dans la partie principale du village. Elle passe par de nombreux défis parce que ses parents ne veulent pas qu’elle soit blessée et les gens la traitent différemment parce qu’elle est une femme qui essaie d’être un chercheur et que la plupart des femmes ne sont pas des chercheurs, elles aident le village et font d’autres choses.
Elle a aussi un ami qui fait les Olympiades. Il est allé la voir pour lui confier un secret. À cette époque, ils n’étaient pas de bons amis et Bryn ne comprenait pas pourquoi elle lui confiait ce secret. Il lui a dit qu’il avait un dragon et qu’il avait besoin de son aide pour le cacher. Ils ne sont pas censés avoir des dragons non entraînés en dehors du royaume et aucun chercheur n’a le droit d’être dans le royaume. Il savait qu’elle avait une fascination folle et ne pouvait pas dire non. Chaque nuit, ils se rendaient dans leur cachette secrète avec leur dragon, l’entraînaient et prenaient soin d’elle.
Bryn s’est fait prendre parce qu’elle devait se faufiler hors de la maison tous les soirs et ses parents ont vu qu’elle était très fatiguée parce qu’elle ne pouvait pas s’entraîner pour les Jeux olympiques pour devenir un chercheur. Elle a finalement dû dire à ses parents qu’elle avait un dragon et ils se sont mis en colère contre elle. Puis elle a fait les Jeux olympiques et elle a pu devenir un chercheur après un certain temps. Dans l’ensemble, ce livre est très mouvementé et je le recommande.
Ce livre a tout pour plaire ! Les personnages sont incroyables ! Le décor est incroyable. L’intrigue avance si bien que je ne pouvais pas attendre d’arriver à la page suivante. Je suis si heureuse que Bryn et Ari aient trouvé une place chez moi. J’ai envie d’emmener le courage de Bryn avec moi dans la vie.
ASIN : B0BNKL2RHT Éditeur : SEUIL JEUNESSE (3 mars 2023) Langue : Français Broché : 416 pages ISBN-13 : 979-102351888
J’attendais depuis si longtemps de trouver un récit qui saurait capter l’essence des jeux From software que j’avais fini par désespérer puis j’ai commencé à entendre parler de la cité diaphane, un roman de fantasy qui serait le digne héritiers de la dark fantasy façon Miyazaki.
Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’Anouck Faure est parfaitement parvenu à retranscrire l’imaginaire sombre et mélancolique du studio. Visuellement d’abord, avec cette cité de Roche- Étoile à l’architecture vertigineuse, aux ruelles labyrinthiques où seules règnent la désolation et la folie. Les gravures incluses dans l’ouvrage aident à se faire une idée de l’univers dantesque dans lequel l’autrice nous entraîne.
Mais le récit ne se contente pas d’emprunter la folie graphique de From Software. La narration, portée par une plume délicate et poétique, se joue du lecteur, se veut cryptique, en dit parfois trop sans jamais en dire assez. Au lecteur de faire la part des choses avec cette narration qui se joue de lui tout comme la destinée se joue des personnages. Il faudra échafauder ses propres hypothèses sur les mystères de cet univers enchanteur qui demeurent nombreux une fois la dernière page refermée.
L’autrice brode sur les mêmes thèmes que ceux développées tout au long de la saga From software. Le destin dans tout ce qu’il peut avoir de fatal, la malédiction de l’héritage, la corruption du pouvoir, l’obsession pour ce même pouvoir, la folie, les transformations physiques monstrueuses, la question du genre, sans oublier un petit morceau d’horreur lovecraftienne parce que cela fait toujours du bien. Tant de thèmes que l’autrice est parvenu à condenser sans que cela ne fasse de son récit une œuvre scolaire.
La cité diaphane apparaît comme un récit maîtrisé, référencé mais aussi personnel, astucieux dans sa narration et empreint d’une plume poétique. La première pierre d’un édifice littéraire que l’on espère majestueux.
Résumé :
Merveille architecturale élancée vers le ciel, Roche-Étoile a connu la splendeur et la chute. La cité sainte de la déesse sans visage est maudite, réduite à l’état de nécropole brumeuse depuis que les eaux de son lac et de ses puits se sont changées en poison mortel.
Sept ans après le drame, l’archiviste d’un royaume voisin se rend dans la cité défunte avec pour mission de reconstituer le récit de ses derniers jours. Mais il s’avère bientôt que Roche-Étoile abrite encore quelques âmes, en proie à la souffrance ou à la folie, et celles-ci ne semblent guère disposées à livrer leur témoignage.
Un jeu de dupe commence alors entre l’archiviste et ces esprits égarés, dans les dédales d’une cité où la vérité ne se dessine qu’en clair-obscur, où dénouer la toile du passé peut vite devenir un piège cruel.
Éditeur Argyll éditions; Illustrated édition (3 février 2023) Langue Français Broché 272 pages ISBN-10 2492403696 ISBN-13 978-2492403699
Il était temps que je lise ce roman qui a fait sensation lors de sa parution en 2016. Petit pays nous conte l’enfance de Gabriel au Burundi, un pays qui va être sévèrement frappé par les jeux sanglants des grandes personnes.
La narration nous invite à vivre l’intrigue par les yeux de Gabriel, son enfance dans un quartier aisé, sa famille qui se déchire lentement. C’est à sa hauteur d’enfant innocent que l’on va prendre conscience de la tension politique et ethnique qui secoue le pays. Aidé d’une plume dynamique, qui interpelle et accroche, les souvenirs de Gabriel prennent vie dans l’esprit de lecteur.
Hélas ce choix de narration entraîne aussi des ellipses dans la narration, certains aspects de l’intrigue demeurent inconnus ou flous comme la séparation des parents de Gabriel, d’autres manquent de développement, certains personnages ne sont jamais nommés, comme les jumeaux amis de Gabriel. Il en résulte un récit touchant par les souvenirs qu’il invoque mais qui manquent de consistance et de développement.
Malgré cet aspect le récit n’en demeure pas moins un puissant exercice de mémoire, certains passages restent en mémoire de par l’effroi qu’il provoque.
Petit pays est un récit touchant sur la mort de l’enfance en temps de guerre mais qui, par ses choix de narration, n’approfondit pas suffisamment son sujet.
Résumé : En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
Éditeur Grasset; 1er édition (24 août 2016) Langue Français Broché 224 pages ISBN-10 2246857333 ISBN-13 978-2246857334
Olivia et Alex, des jumeaux de 12 ans, vivent chacun à un bout des États-Unis : elle à Los Angeles, lui à New-York et ils s’écrivent presque chaque jour pour se raconter leurs aventures (qui ne sont pas de tout repos !).
Chronique : Un livre qui à le rythme de l’histoire, provoquée par alliance entre les jumeaux Olivia et Alex. Cela aide à maintenir le suspense et nous maintient en haleine. L’originalité de la série réside en grande partie dans son format, puisque Lettres à l’étranger est, comme le titre l’indique, une série de romans épistolaires. L’éloignement d’Alex et Olivia est l’excuse parfaite pour nous offrir des années 1930 immersives plus vraies que nature à travers leur correspondance, et une aventure au même rythme que la leur, sans temps mort et avec un dossier très détaillé. Pour les jeunes enfants l’histoire est parfois un peu effrayante, mais ca dépend des enfants si c’est bon pour eux.
Au début du roman, les notes de l’éditeur et la préface de l’auteur présentent rapidement le contexte historique dans lequel se déroule cette histoire, rappelant notamment le statut du racisme durant cette période. Un glossaire est également fourni en fin de lecture, s’attardant sur les personnages cités par Alex ou Olivia.
SIN : B0BHY7H1DG Éditeur : 404 Editions; Illustrated édition (23 février 2023) Langue : Français Broché : 184 pages ISBN-13 : 979-1032407059
Toutes les coïncidences ne sont pas heureuses… Ils se sont rencontrés par hasard, puis Francesca, une charmante archéologue, s’est très vite liée avec cet homme élégant et aisé qu’est Oliver Halkin. Mais bientôt des coïncidences troublantes se multiplient, et même des accidents terrifiants.
Chronique : Les romans de Peter James s’améliorent au fur et à mesure, les histoires devenant plus originales et ses personnages mieux dessinés. « Prophétie » est à la fois un pas en avant et un pas en arrière, car si l’histoire et certaines scènes sont très bonnes, la caractérisation des personnages a semblé perdre un peu de sa valeur par rapport au précédent roman que j’avais lu.
Le roman commence par un désastre : un homme maléfique est tué par un tisonnier chauffé au rouge inséré dans son corps. Plus de 300 ans plus tard, un jeune garçon et son père se trouvent au mauvais endroit pour voir sa mère tuée dans un accident de la route qui la laisse décapitée. Quelques années plus tard, tous deux rencontrent Francesca, une chercheuse au British Museum, et une relation commence.
Au fur et à mesure que les choses avancent, il semble que Francesca et le père, Oliver, aient des vies liées par d’apparentes coïncidences. Il s’avère qu’ils se sont déjà rencontrés auparavant et que le café où elle travaillait autrefois avait un lien avec la famille d’Oliver. Une séance de Ouija qu’elle y avait organisée avec des amis de l’université a libéré un mal emmagasiné dans les murs, ce qui a eu un impact sur le fils d’Oliver, Edward.
Alors que certaines parties de l’intrigue semblaient un peu tirées par les cheveux, si elles s’expliquent bien par le fait que toute l’intrigue tourne autour de coïncidences, certaines scènes étaient différentes de ce que Peter James a écrit précédemment. Certaines des morts sont beaucoup plus détaillées et viscérales dans la description que ce que j’avais vu dans ses précédents romans. La scène d’ouverture avec le tisonnier et deux autres scènes plus tardives étaient particulièrement méchantes et ont donné l’impression d’un pas dans une direction différente pour l’écriture de James.
Cependant, je n’ai pas eu l’impression que les personnages principaux étaient aussi bien dessinés que dans le précédent roman que j’avais lu. L’accent est mis sur l’histoire et les coïncidences qui lient les personnes, plus que sur les personnes elles-mêmes. Nous apprenons très peu de choses sur les vies antérieures de Francesca et d’Oliver, ce qui semble largement accessoire et, bien que cela ait maintenu le rythme de l’écriture élevé, ils passent d’une situation à l’autre apparemment sans interruption et tout semble se passer beaucoup trop près les uns des autres.
Bien sûr, c’est un vrai page turner, certaines scènes gores sont vraiment effrayantes et il y a ce grand sentiment de crainte et de pressentiment tout au long du livre que vous savez ne peut pas bien se terminer. Si vous êtes un amateur de surnaturel et d’horreur. Ce livre est fait pour vous.
Éditeur : Bragelonne (3 septembre 2009) Langue : Français Poche : 416 pages ISBN-10 : 2811201726 ISBN-13 : 978-2811201722
À la suite d’une déception amoureuse, Gil quitte New York pour rejoindre l’Arizona, à pied. Gil, le solitaire, passe ses journées dans la contemplation de la nature jusqu’à l’arrivée d’une famille dans la maison d’en face. Tel un aquarium, la construction de verre aux abords du désert donne tout à voir. Petit à petit, le quotidien de Gil s’entremêle à celui de ces inconnus dont il sait déjà tout.
Chronique : Ce livre se transforme progressivement en un récit captivant, axé sur les personnages, sur un homme relativement naïf d’une quarantaine d’années et sur l’amitié qu’il noue avec la famille voisine. L’histoire se déroule en Arizona et la région joue un rôle clé. Les « dinosaures » du titre sont des oiseaux et peuvent également désigner des personnes altruistes. Diverses espèces d’oiseaux apparaissent tout au long du récit. Les faits concernant les oiseaux et la diminution de leur nombre sont insérés dans l’histoire de manière subtile.
Le protagoniste Gil est riche grâce à des héritages, mais ceux-ci ont été obtenus au prix de la mort de ses parents dans un accident lorsqu’il était enfant et, plus tard, de ses grands-parents. Il ne se sent pas méritant et essaie de compenser en faisant du bénévolat dans un refuge pour femmes battues et dans d’autres organisations caritatives.
Il est facile de sympathiser avec le protagoniste. Il a connu de nombreuses difficultés et essaie de « faire le bien » et d' »être une meilleure personne ». Il peut être assez facilement manipulé par les autres en raison de ses sentiments de culpabilité et d’indignité. Les relations sont si bien dessinées. Je suis impressionnée par la capacité de l’auteur à dépeindre une petite communauté de personnes crédibles de telle sorte que j’avais l’impression de voir un film se dérouler dans mon esprit. Si vous avez déjà visité les déserts du sud-ouest américain, il vous sera facile de reconnaître le paysage et la végétation.
La prose est dépouillée mais élégante. Les thèmes abordés sont les interactions entre l’homme et la nature, les conflits politiques que nous avons connus ces dernières années et les usages (et abus) que nous subissons aux mains d’individus égoïstes. J’ai trouvé ce livre différent et rafraîchissant. Il plaira à ceux qui apprécient les études de caractères, les récits de réflexion et l’écriture réaliste.
Éditeur : Les escales éditions (2 mars 2023) Langue : Français Broché : 256 pages ISBN-10 : 2365697437 ISBN-13 : 978-2365697439
Fin des années 70, une équipe de tournage investit une maison isolée du fin fond du Texas pour y réaliser un film X. À la tombée de la nuit, les propriétaires des lieux surprennent les cinéastes amateurs en plein acte. Le tournage vire brutalement au cauchemar.
Chronique : Un groupe d’acteurs a entrepris de faire un film pour adultes dans le Texas rural sous le nez de leurs hôtes reclus – un couple de personnes âgées avec une ferme et une pension à louer. Mais lorsque le couple surprend leurs jeunes invités en flagrant délit, les acteurs se retrouvent dans une lutte désespérée pour leur vie dans ce slasher alléchant du scénariste-réalisateur Ti West.
Ti West creuse certainement dans un look et un sentiment avec X , dégageant cette qualité de film 16 mm chaude d’un film d’horreur des années 1970 ou celle d’un porno bon marché. Il le gère assez bien et les choses sont faites de manière très efficace, se fondant avec une technique et des sensibilités modernes pour une efficacité maximale. Si quoi que ce soit, c’est l’un de ses films les plus maigres, mais peut-être aussi l’un avec le plus de profondeur et de superposition qu’il ait pu faire jusqu’à présent.
Avant que tous les « trucs d’horreur » et l’étrangeté ne prennent le dessus sur X , West passe du temps avec les personnages de son équipe de tournage. Tout d’abord, il les présente comme une sorte de groupe amusant de charicatures et autres, uniquement pour renverser la situation lorsque les choses deviennent sérieuses. C’est presque comme si nous arrivions à être dans le siège / la perspective du personnage du réalisateur dans le film alors que West renverse les choses et humanise ces gens et se met vraiment à interroger le public et la société dans son ensemble tout en défendant les travailleurs du divertissement sexuel champ. C’est l’une des meilleures choses du film, le fait que vous puissiez regarder un massacre après n’est qu’un bonus. Kid Cudi et Brittany Snow faisant « Landslide » suivi d’une conversation solide et d’une grande séquence de « dilemme » sont ce qui va vraiment rester avec vous et vous faire parler beaucoup plus longtemps par la suite.
Maintenant, non pas que l’horreur soit une sorte de déception. Pas du tout. C’est très amusant. Il y a des gains amusants et pleins de suspense tout au long. Des scènes qui vous feront vous détendre et vous asseoir dégoûté sur votre siège. Il y a aussi des modifications étonnantes et super intelligentes à trouver dans le film. Il y a eu un moment où j’ai failli me lever pour applaudir car quand je l’ai vu au théâtre, j’ai été tellement impressionné. C’est un film de deux moitiés différentes, mais les deux offrent un bel équilibre entre les mises en place, les gains, les personnages et le carnage.
X est peut-être le film le mieux ficelé de Ti West. Et qui sait où se trouvent ses avenues prévues pour emmener ce monde au-delà de ce film. Ce film a une quantité surprenante de soin apporté aux personnages et beaucoup à dire au public. Il joue également avec eux, les effraie et les dégoûte bien au-delà de votre hack n ‘slash typique. X termine un voyage assez amusant et complet au cinéma pour l’horreur, le drame, la comédie et le suspense.
Vidéo
X arrive sur Blu-ray standard à peu près impressionnant comme transfert au fur et à mesure. Bien sûr, c’est une image simulée pour évoquer une époque différente, mais elle parvient à le faire ET à fournir une grande clarté, netteté et détails. L’une des choses surprenantes sur la vidéo personnelle était à quel point la couleur était éclatante et éclatante pour le film. Toutes les scènes de jour sont vraiment magnifiques avec une forte saturation et des performances. Il a également une forte profondeur pour vraiment montrer à quel point la cinématographie était bonne pour ce petit film. Le film a une profondeur de champ solide comme le roc avec une échelle plutôt impressionnante pour une petite production ainsi qu’un grand espacement et un recul dans n’importe quel environnement intérieur ou extérieur donné. Les mouvements sont naturels et fluides, sans aucun problème d’action rapide formant un flou ou une gigue. Les noirs sont profonds et proches du naturel. Il y a des scènes vraiment sombres ici, mais cela réussit à donner plus de ton qu’à cacher toute sorte d’informations ou le bas prix du film. Aucun écrasement constaté.Les couleurs sont assez frappantes et ressortent très bien. On pourrait penser que le film n’aurait pas cette qualité, mais il est assez coloré. La robe rouge de Brittany Snow est remarquable, mais tous les vêtements et même les bruns «normaux» et autres sont audacieux et se décollent vraiment et donnent à l’écran un caractère amusant.Les tons chair sont naturels et constants du début à la fin du film. Les traits du visage tels que les taches de rousseur, le chaume, les rides, les éraflures, les ecchymoses, le sang séché, la sueur, le maquillage et bien d’autres apparaissent assez proprement, même si le film est filtré et chronométré pour donner l’impression qu’il a une certaine authenticité d’époque pour les médias.
Audio : X prouve qu’il tire le meilleur parti de son expérience 5 canaux. Jouant astucieusement avec les volumes, l’ambiance et le placement sonore, la piste audio des films sait être ludique, susciter l’effroi et provoquer un grand à-coups. C’est un mélange merveilleusement équilibré et la musique et la partition sonnent très bien. Il y a beaucoup de profondeur et de superposition ici pour donner une belle sensation de réalité accrue au carnage à l’écran ou vous donner l’impression d’être dans les boonies un après-midi tranquille.
The X Factor (HD, 11:37) – Une réalisation assez brève de la featurette qui comprend à peu près tous les acteurs avec Ti West se félicitant les uns les autres et donnant leurs réflexions rapides sur le projet et l’excitation d’être là.
Rapport de forme : 1.78:1 Classé : 16 ans et plus Dimensions du colis : 17.3 x 13.8 x 1.4 cm; 100 grammes Réalisateur : Ti West Format : Couleur, Cinémascope Durée : 1 heure et 46 minutes Date de sortie : 16 février 2023 Acteurs : Mia Goth, Jenna Ortega, Brittany Snow, Scott Mescudi, Martin Henderson Doublé : : Anglais, Français Sous-titres : : Français Langue : Anglais (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 2.0), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1) Studio : Kinovista
Hedy Lamarr, un nom qui a brillé sur les affiches de films Hollywoodien pendant 20 ans, mais qui m’était encore complètement inconnu jusqu’à tout récemment. Une femme au destin exceptionnel qui nous est conté dans cette biographie romancée.
Véritable héroïne de son histoire, Hedy nous est présentée sous son meilleur jour, le récit occulte les épisodes les plus honteux de sa vie. Dans un style simple, sans fioritures, qui le rend très accessible, l’autrice revient sur les moments les plus marquants de la vie d’Hedy, ceux qui ont forgé sa légende.
À travers des chapitres aux ellipses savamment dosées, l’autrice brosse le portrait d’une femme qui ne laissera ni les hommes, ni la société, ni le contexte historique et encore moins le fascisme lui dicter sa conduite. Son aura magnétique, sa vive intelligence et sa détermination sans failles révèle une femme prête à relever tous les défis. Un modèle de féminité assumée qui prend vie au fil des pages.
Sujet central de l’ouvrage, Hedy est de toutes les pages, de toutes les scènes. Sa psychologie est parfaitement décrite par l’autrice, on comprend les raisons qui la poussent à agir ainsi, ses états d’âme, son désarroi face à la cruauté de la guerre. Sa volonté d’apporter sa pierre à l’édifice à l’effort de guerre avec cette invention révolutionnaire qui finira par changer nos vies.
Ce récit offre une entrée en matière idéale pour qui voudrait partir à la découverte de l’une des figures les plus fascinantes du cinéma. Une mise en bouche que je vais m’empresser de compléter avec son autobiographie afin d’avoir un aperçu complet de la vie de cette grande dame.
Résumé : En 1933, à 19 ans, Hedy Kiesler, séduisante actrice viennoise d’origine juive, épouse Friedrich Mandl, un riche marchand d’armes proche de Mussolini. Conscients de la menace qui vient d’Allemagne, ses parents cherchent, par ce mariage, à la protéger, quitte à accepter pour cela une conversion au catholicisme. Malheureusement, Mandl s’avère être un homme possessif et opportuniste. D’abord opposé à l’Anschluss, il finit par retourner sa veste et obtient les faveurs de Hitler. Horrifiée, Hedy décide de s’enfuir. Installée aux États-Unis, elle rencontre le directeur de la MGM et devient sous ses mains Hedy Lamarr, superstar hollywoodienne. Malgré le faste et les mondanités, elle ne peut cependant oublier l’Europe et décide de contribuer à sa façon à l’effort de guerre. Grâce à son intelligence et avec l’aide d’un musicien, elle conçoit un système de codage des transmissions révolutionnaire – technologie qui sera à l’origine, entre autres, du Wifi et de nos téléphones portables. Mais comment accorder le moindre crédit scientifique à la plus belle femme du monde, d’origine autrichienne de surcroît ? Dans ce récit à la première personne, Marie Benedict redonne vie à une femme hors du commun, dont le plus grand rôle fut oublié, voire ignoré, durant des décennies…
Éditeur 10 X 18 (7 octobre 2021) Langue Français Poche 336 pages ISBN-10 2264078138 ISBN-13 978-2264078131