Le croco qui vit chez Papi est le tout premier album en tant qu’autrice de l’illustratrice Élodie Duhameau. Elle y présente une histoire d’amitié remplie d’humour et de personnages attachants, sensibilisant au détour les jeunes lecteur.trices à la cause et à la réalité animales. Car comme Papi dit : » Personne n’aime vivre en cage. «
Critique : Un très bel album avec un beau format adapté au petite mains et où l’histoire de ce petit conte est que un petit crocodile qui est si petit qu’il y a beaucoup de chose qu’il ne sait pas faire. Alors, son amitié avec un papi vont lui montrer comment jouer, dessiner, faire du vélo, manger proprement … Petit à petit le crocodile devient un beau et grand crocodile. Avec de superbe dessin qui nous font craquer sur le crocodile l’histoire permet aux enfants de constater qu’en apprenant, on grandit et que étre nouveau et différant n’est pas si grave et que on peut s’aider entre tous. Une belle leçon d’humanité.
Note : 9,5/10
Éditeur : 400 Coups jeunesse (17 février 2022) Langue : Français ISBN-10 : 2898150541 ISBN-13 : 978-2898150548
Elle était mon exemple … la vie me l’a volée. Que s’est-il passé pour que Rose, ma sœur chérie, plonge dans l’enfer de l’anorexie ? À mesure qu’elle maigrit, sa place dans la famille s’amplifie … et je cesse d’exister.
Chronique : Tout d’abord, un livre d’un énorme lyrisme et d’une grande poésie – sur les gens, les paysages, les relations et les sentiments, c’est un livre qui parle de la maladie, de la mort, de la peur, de la perte et de la souffrance humaine, mais de manière quelque peu atténuée. De temps en temps, on en parle, mais la plupart du temps, on ne le voit qu’en deuxième ou troisième main bravo à Helena Dahl. Il s’agit d’un livre sur le réalisme d’une société moderne.
J’étais assez accro à la lecture de ce livre et j’ai eu du mal à le lâcher. Pour moi, c’était une histoire étrange, assez différente de ce que je lis habituellement, mais elle était heureuse, triste, enchanteresse et captivante. Mais c’était joyeux, triste, enchanteur et captivant. Par-dessus tout, j’ai gardé le goût de la chaleur et de l’affection entre les personnages, et les belles qualités lyriques de l’écriture. J’ai trouvé que c’était une excellente lecture.
Note : 9,5/10
Éditeur : LE LION Z AILE (30 décembre 2021) Langue : Français Relié : 440 pages ISBN-10 : 296025094X ISBN-13 : 978-2960250947
Que se passe-t-il dans la chambre d’Hermione ? Mounia, la petite chienne, n’en revient pas ! Elle qui pensait profiter du lit, en l’absence de sa maîtresse, se découvre plein d’amis et joue même les rats d’hôtel. Un bonheur entaché par une grincheuse qui partage leur quotidien et semble bien décidée à pourrir l’ambiance. Seront-ils capables de s’unir afin de préserver leur amitié et s’offrir les rêves les plus fous ?
Chronique : Un nouveau éditeur avec « Le lion Z’Ailé » qui nous propose un conte pour enfant et c’est une grande réussite tant dans l’histoire qui se lit tel un récit rocambolesque . Ce conte merveilleux n’est pas mièvre contrairement à ce que l’on pourrait redouter mais au contraire d’une grande finesse psychologique ! L’univers de Joëlle Lartelier est si bien construit ! C’est d’une beauté à couper le souffle et pourtant, il ne manque parfois pas de tristesse et de noirceur. La plume de l’auteur est juste, évocatrice, sensible et forte. Je vous invite vraiment, peu importe votre âge, à vous emparer de ce roman et à le partager avec les jeunes qui vous entourent. le lire à voix haute à vos enfants vous fera partager de très doux moments !
Installez-vous confortablement à côté d’Ira, de sa mère Géraldine, de son oncle Archie pour parcourir avec eux l’album photo de leur vie, qui se trouve être aussi celui d’une page de l’Amérique qui s’enterre dans l’indifférence générale. Celui d’un quartier, le Brewster Douglass Project, qui a cristallisé toutes les attentes et le désespoir de la ville de Detroit.
Un album photo mis en scène par l’autrice de manière judicieuse, à l’aide d’une double temporalité qui permet de se rendre compte de ce qui a été perdu au fil des décennies où la déshérence sociale a remplacé le new deal de Roosevelt. On parcourt les années de ce quartier, symbole d’espoir pour la population noire américaine, de sa création à son imminente destruction. Entre les deux époques ? Une longue agonie sociale.
« Elle allume la radio . Sur WDET, même rengaine que le matin. bankruptcy. Detroit est en faillite. Quel scoop! Ricane Sarah pour elle-même. Allez demander aux corps que personne n’enterre, à Doug diplômé d’histoire qui n’a pas trouvé d’autre boulot que de travailler à la morgue, aux bâtiments condamnés,au paysage, ou même à ce mome assassiné au pied des tours vides, allez leur demander quand la faillite est arrivée ! C’est quoi cette façon de déclencher le plan épidémie quand tout le monde est mort ? »
Un album découpé en quatre saisons où les personnages vous invitent à partager leur souvenir où se mêle la tendre nostalgie du temps passé, la colère face à la morgue capitaliste actuelle, l’amertume due à la déliquescence du quartier, les regrets devant leur impuissance à empêcher l’inévitable, et la triste résignation qui s’installe.
Mais cet album est aussi l’occasion de partager la joie de vivre de ses habitants malgré la misère et les rudes conditions de travail. De voir émerger toute une culture, avec notamment l’évocation du célèbre label de la Motown et du girls band The Supremes. C’est tout un monde qui prend vie sous nos yeux avec son lot d’amour, de joie, de tristesse et de rage.
Avec douceur et mélancolie, Judith Perrignon invoque le passé flamboyant d’un quartier à son Zénith alors que le crépuscule menace aussi bien les tours de béton que les cœurs. Ténèbres et lumière se mêlent pour former un récit émouvant qui laisse un goût amer dans la bouche.
Résumé :
Detroit, 2013. Ira, flic d’élite, contemple les ruines du Brewster Douglass Project où s’est déroulée son enfance. Tant d’espoirs et de talents avaient germé entre ces murs qu’on démolit. Tout n’est plus que silence sous un ciel où planent les rapaces. Il y a quelques jours, on y a découvert un corps – un de plus.
Pour trouver les coupables, on peut traverser la rue ou remonter le cours de l’Histoire. Quand a débuté le démantèlement de la ville, l’abandon de ses habitants ?
Éditeur Editions Payot & Rivages (12 janvier 2022) Langue Français Poche 368 pages ISBN-10 2743655151 ISBN-13 978-2743655150
Le film met en vedette Alice Pagani dans le rôle de Mirta, notre protagoniste, et Rocco Fasano dans le rôle de Robin qui lui fait face. Les autres acteurs sont Silvia Calderoni, Fabrizio Ferracane, Sergio Albelli, Giacomo Ferrara et Anita Caprioli. Si vous avez des questions concernant la fin de Ne Me Tue Pas, on vous dit tout !
Explication de la fin de Ne Me Tue Pas
Les Benandanti sont une secte quasi-religieuse du XVIIe siècle qui tente d’éradiquer les Overdeads de la surface de la planète. Ils sont comme des chasseurs de sorcières, bien qu’ils opèrent comme une bande de policiers d’État secrets.
Dans son esprit, Ago pense que si Mirta boit son sang après sa mort, il deviendra lui aussi un « zombie ». Il tente d’essayer sa théorie dans une frénésie délirante, mais il ne devient pas un mort-vivant. Nous en concluons qu’Ago est mort.
Mirta est « Overdead ». Les Overdeads sont des créatures puissantes qui errent sur la planète et qui ont reçu un bail de vie diabolique après leur première mort. Vers la fin de Ne Me Tue Pas, Mirta passe à tabac une pièce remplie d’hommes de main de Benandanti.
À la fin de Ne Me Tue Pas, Mirta se range du côté de Sara, et en tant que deux femmes de substitution contre le monde, elles deviennent une équipe. Cependant, les Benandanti continuent de sévir, et une suite pourrait être imminente.
Ainsi, tant qu’il reste des corps à dévorer, Mirta est en vie, bien que les Benandanti puissent la rattraper plus tard. Bien que l’issue de Robin reste incertaine, les Benandanti le torturent probablement à mort. Cependant, comme il est aussi un mort-vivant, le tuer ne serait pas aussi facile que cela semble sur le papier.
Anne a souvent la banane, sauf quand son frigo est vide. Si le chocolat n’est pas là, que le menu du restaurant ne propose que des salades, ou qu’il n’y a pas l’ombre d’une glace à emporter sur la plage, la journée peut très vite tourner au cauchemar… N’oubliez pas de la nourrir avant minuit !
Chronique : Il y a de nombreuses autres raisons de ne pas ignorer cette œuvre humoristique de La BanAnne où l’on voit que l’auteur c’est incroyablement documenté et que le images fourmille de références picturales ou littéraires avouées ou plus ou moins cachées, d’anecdotes étonnantes. Lorraine La BanAnne arrive à chacune de ses pages à rendre son personnage presque caricaturés par un dessin expressif, et les situations tellement rocambolesques et drôles que on ce sent proche. On sens le vrai amour. Tout s’agence admirablement pour se matérialiser finalement dans ce roman d’ humour à part entier original et captivant.
Note : 9,5/10
First (17 février 2022) Langue : Français Broché : 120 pages ISBN-10 : 2412077223 ISBN-13 : 978-2412077221
Après une tempête, Cecilia découvre un noyé sur la plage d’Ålodden face à La Perle, l’hôtel de son père. Elle ne croit pas à la thèse de l’accident. Des traces de pas fraîches contournaient le cadavre…
Chronique : C’est la première fois que je lis Jørn Lier Horst. Et je vais garder un oeil sur lui.
➡️ Un peu sur lui : Il est né le 27 février 1970 à Bamble, en Norvège. Il est considéré comme l’un des meilleurs auteurs scandinaves de romans policiers. Avant de se consacrer entièrement à l’écriture, il a travaillé pendant de nombreuses années comme inspecteur principal de la police. Cette expérience apporte un « plus » à ses romans car ils ont un style unique, mêlant suspense et réalité d’une manière très véridique. Ses romans ont été traduits en 25 langues et ont reçu des prix prestigieux dans plus de 7 pays.
➡️ C’est un livre court et j’ai un peu peur qu’en faisant la « critique » je finisse par trop l’étriper et que je tombe dans l’erreur de dévoiler ses secrets et mystères. Bien qu’il soit considéré comme un livre pour les plus jeunes, je l’ai beaucoup apprécié et je me suis amusée pendant quelques heures. Sans aucun doute, c’est un écrivain que je recommande.
Je tiens également à souligner l’édition du livre. J’aime que les débuts de chapitre et le style de police que j’ai vraiment aimé et la qualité du papier est vraiment bonne.
Éditeur : Rageot Editeur (16 février 2022) Langue : Français Broché : 192 pages ISBN-10 : 2700276884 ISBN-13 : 978-2700276886
Vingt ans qu’Hugo n’a pas remis les pieds dans son village natal, coincé entre un bois sombre et une large rivière. Le décès soudain de ses parents l’y oblige pourtant, et le jeune homme constate que rien ou presque n’a changé.
Chronique : Que dire de cet ouvrage? Pour moi c’est un vrai bijou, une petite pépite que j’ai savouré. J’ai ralenti ma lecture pour ne pas quitter ce monde trop vite. On est très facilement plongé dans cet univers qui ne manque pas de vie.
La plume de l’auteur est un vrai régale. Elle est fluide, rythmée. A aucun moment on ne s’ennuie. J’ai apprécié de lire ce livre qui nous fait réfléchir sur des faits étranges qui se multiplient et l’aspect fantastique du récit se révèle alors.C Je trouve qu’aborder cela comme l’auteur l’a fait est une belle idée. Apprendre à se connaître soi même n’est pas toujours simple, tout comme à s’accepter et à repousser nos limites également. Nous allons découvrir tout cela avec deux temporalités , tout comme l’acceptation des autres et de leurs différences.
Ce livre est un vrai recueil de sentiments et d’émotion. C’est un ouvrage très prenant, très touchant qui laissera obligatoirement une trace de son passage sur vous. C’est le genre de livre qui vous donnera envie de le relire plusieurs.
Éditeur : Pocket (13 janvier 2022) Langue : Français Poche : 360 pages ISBN-10 : 2266322125 ISBN-13 : 978-2266322126
Le même jour, vingt personnalités de premier plan – politiciens, hommes et femmes d’affaires, stars du rap ou de la télé – disparaissent subitement et de manière inexpliquée. Qui se cache derrière ces enlèvements ? Quelles sont les revendications de cette secrète » armée d’Edward » ? Et que va-t-il advenir des disparus ?
Chronique : Une intrigue qui ressemble à une bombe à retardement, se déplaçant au rythme de l’inquiétude, s’insinuant dans l’esprit, saisissant jusqu’à la dernière page. Christophe Agnus distribue la peur à petites doses, entre les lignes de chaque page, créant ainsi cette sensation de vertige et de suspense, typique de son style, à laquelle il est impossible de résister. Les premières pages font froid dans le dos ouvrant sur une tension émotionnelle qui conduira à la trappe de l’abîme, faite d’existences conditionnées par le passé et de secrets qui flottent sans jamais sombrer, comme dans une matrice. Un thriller à l’atmosphère noire sur l’imprévisibilité de l’être humain qui nous rappelle que le mal se cache souvent derrière ceux qui devraient protéger. Christophe Agnus est un nom a retenir dans ce genre et il arrive a nous surprendre. Un vrai découverte.
Éditeur : Robert Laffont (10 février 2022) Langue : Français Broché : 522 pages ISBN-10 : 2221259084 ISBN-13 : 978-2221259085
Beaucoup connaissent les romans de Margaret Atwood, parmi lesquels les best-sellers La Servante écarlate et Les Testaments, mais peu savent qu’elle est aussi l’une des plus brillantes poétesses contemporaines.
Chronique : La plupart des bons poèmes, à mon avis, sont un peu ouverts à l’interprétation, mais une chose est tout à fait claire avec celui-ci : Atwood, âgée de 80 ans, avait la mort en tête lorsqu’elle a composé ce recueil.
Si cela semble morbide et déprimant, c’est le cas. Bien que j’aie beaucoup apprécié ce recueil de poèmes, je me suis sentie troublé en les lisant. Je n’ai pas pleuré, mais j’ai eu presque constamment l’impression que je pourrais le faire. La plupart des poèmes, sinon tous, ont un air de tristesse et de perte. Atwood passe de la mort et du chagrin traditionnels de l’homme aux zombies, en passant par le déterrement de femmes scythes mortes, par une planète mourante, par des mots qui ne sont plus utilisés.
Des sujets apparemment sans rapport les uns avec les autres s’orientent vers la mort, la perte et la tristesse qui accompagne le passage du temps. Par exemple, un poème sur une noix de coco devient une méditation sur la nature du paradis, ce qui est loin d’être aussi stupide que cela peut paraître. Après tout, Atwood n’est rien d’autre qu’un maître des mots.
Atwood elle-même est comparée à une « lune grise et froide », tandis que les souvenirs sont décrits comme des « mirages ».
La chaleur est rare ici. Même l’amour, lorsqu’il est mentionné, est décrit comme une « tente de cirque rose-rouge démente dont la pénombre pardonne tous les visuels ». Je suppose que l’année a été longue pour Margaret Atwood aussi. Quatre longues années, peut-être.
Je ne sais pas exactement quand tous ces poèmes ont été écrits, même si je sais que certains ont déjà été publiés dans divers périodiques et anthologies. Ce recueil particulier, cependant, est un rassemblement des mots d’Atwood sur la perte et la mort, sur ce que nous laissons derrière nous.
Éditeur : Robert Laffont (10 février 2022) Langue : Français Broché : 192 pages ISBN-10 : 2221250370 ISBN-13 : 978-2221250372