Quand son ami l’oiseau de lune se pique avec une épine toxique, Tournepouce, le jeune fabricant de chapeaux du monde magique, n’hésite pas une minute : il doit le sauver. Un seul antidote existe : il faut trouver au plus vite une fleur d’espérance. Grâce au chapeau magique le plus approprié qu’il a en son baluchon, et guidé par les forces de la nature, Tournepouce part à la recherche de la fleur d’espérance.
Chronique : Voici un album de Barcella et Anne-Cécile BOUTARD qui d’un coup de crayon coloré et humoristique nous fait rappeler à tous que protéger la nature et ici les quartes éléments, c’est aussi nous protéger nous. et permet à l’enfant de découvrir le livre par lui même puis avec un adulte pour une représentation ouverte du concept pour une lecture multiple.
Barcella et Anne-Cécile BOUTARD signent une œuvre audacieuse qui invite le jeune lecteur à se questionner sur des problèmes actuels. Une très belle œuvre.
Après Le Journal d’Anne Frank, adapté en roman graphique avec David Polonsky en 2017, Ari Folman poursuit son travail de mémoire avec une visite poétique et familiale à Anne Frank, qui résonne fortement avec l’actualité. Ari Folman et la dessinatrice Lena Guberman nous entraînent plus de soixante-dix ans après la publication du Journal d’Anne Frank, à Amsterdam, pour faire revivre Kitty, son amie imaginaire.
Chronique : Où est Anne Frank ‘Ari Folman est un hommage émouvant et opportun aux victimes de l’injustice mondiale. Lui-même fils de survivants des camps de concentration, Folman imprègne ce livre d’une urgence et d’une actualité puissantes. Mais ses faux pas tonal l’empêchent d’être aussi concentré qu’il aurait pu l’être.
Où est Anne Frank imagine le parcours de l’amie imaginaire de l’adolescente, Kitty à qui Anne a dédié et adressé son journal. Kitty, une gentille rousse, prend vie à Amsterdam mais ne sait pas ce qui est arrivé à sa meilleure amie. La découverte de Kitty sur le destin d’Anne – et les révélations sur le traitement contemporain des réfugiés aujourd’hui – sont les deux histoires de ce livre. Sans parler d’un câlin impliquant un journal volé, une chasse policière et une histoire d’amour. Où est Anne Frank s’efforce de garder les enfants intéressés malgré ses thèmes sombres, et a du mal à jongler avec deux publics très disparates.
Cela dit, les jeunes s’intéresseront certainement plus à cette histoire qu’au livre qui est au programme dans de nombreux pays du monde. En effet, il pousse les journaux plus loin avec des comparaisons modernes avec le sort des réfugiés et des migrants méditerranéens acheminés de pays riche en pays riche. Cette équivalence peut sembler farfelue, mais l’histoire familiale de Folman en tant que victime de la Shoah justifie la portée.
Cela donne également à ce livre la chance d’être pour quelque chose. Les livre sur l’Holocauste à eux seuls sont généralement intentionnellement sombres. Ils dépeignent les horreurs, ce qui pour la plupart est suffisamment traumatisant. Mais la décision de Folman de juxtaposer l’histoire d’Anne avec un bambin réfugié, dont la famille est au bord du gouffre, permet à son livre graphique de se terminer positivement et de radicaliser les jeunes vers une action concertée.
Il y a aussi une intrigue secondaire impliquant l’utilisation abusive du journal par les Pays-Bas comme un héritage national en quelque sorte. Le policier maladroit pourchassant Kitty en fuite dit que le livre à succès est « Notre plus grand trésor spirituel depuis Rembrandt », une position insensible mais largement répandue parmi ceux qui ont oublié sa signification politique. Où est Anne Frank fait de son mieux lorsqu’il est aux prises avec l’héritage d’Anne Frank parmi les adultes puissants.
Mais ces thèmes seront probablement perdus parmi le jeune public auquel il s’adresse, de la même manière que son histoire d’amour et son humour enjoué ne feront pas grand-chose pour les adultes du public. Folman a fait un livre avec des objectifs moraux enviables, bien que son désordre tonal puisse l’empêcher d’atteindre un public aussi large qu’il le devrait.
Les illustrations riche et ludique de Lena Guberman sont toujours à la hauteur pour donner vie à une telle action. Elle flirte avec le mythe et la caricature d’une manière qui aplatit l’histoire dans l’imagination, et les scènes de flashback se déroulent sur fond de miniatures physiques, un coup de maître subtil qui aide à saisir l’ensemble de ce livre dans un sens inébranlable de la réalité.
Note : 9,5/10
Éditeur : Calmann-Lévy; Illustrated édition (27 octobre 2021) Langue : Français Broché : 160 pages ISBN-10 : 2702180795
Londres, années 70, en plein mouvement punk rock. Escroc pleine de talent, Estella est résolue à se faire un nom dans le milieu de la mode. Elle se lie d’amitié avec deux jeunes vauriens qui apprécient ses compétences d’arnaqueuse et mène avec eux une existence criminelle dans les rues de Londres. Un jour, ses créations se font remarquer par la baronne von Hellman, une grande figure de la mode, terriblement chic et horriblement snob. Mais leur relation va déclencher une série de révélations qui amèneront Estella à se laisser envahir par sa part sombre, au point de donner naissance à l’impitoyable Cruella, une brillante jeune femme assoiffée de mode et de vengeance…
Chronique : Pour ce nouveau film Live de Disney une des meilleures choses à (re)voir Cruella est de regarder les deux Emma s’affronter dans le monde de la haute couture londonienne . La paire d’Emma Stone et Emma Thompson offre des performances excellentes et engageantes. Dans le même temps, les partenaires criminels de Cruella, Horace et Jasper, constituent une pause bienvenue dans le combat de la mode, avec Paul Walter Hauser et Joel Fry se disputant brillamment.
Il y a ceux qui se demandent pourquoi Disney ferait un film d’un futur meurtrier de chien. Pourtant, l’une des choses les plus intéressantes à propos de Cruella est qu’elle a l’impression de déconstruire Cruella et de la transformer en un tout nouveau personnage. Ainsi, cela enlève notre familiarité avec elle de ce que nous savons d’elle dans Cent et un Dalmatiens. Sans oublier que vous pardonnez plus l’intrigue élaborée parce que Cruella utilise tout ce temps pour développer un protagoniste sympathique. Après tout, tuer des chiens est trop cruel, même pour les méchants. Le film justifie également la méchanceté de Cruella et la rend sympathique en mettant en œuvre les mêmes tropes que les autres films de méchants ( Joker). Cela inclut donc de lui donner une histoire tragique et de rendre le véritable méchant du film encore plus cruel et désagréable.
Dans l’ensemble, Cruella tient toujours le coup après de nombreuses autres visionnages. Le film semble encore long, mais vous acceptez davantage ces problèmes lorsque vous regardez les acteurs se mettre au travail. Sans oublier que le film est inventif et dynamique, des rues rocailleuses de Londres au style de mode exagéré de Cruella et de la baronne. Espérons que les futures adaptations en direct de Disney puissent faire ce que Cruella a fait et faire quelque chose de relativement frais à partir de leur ensemble classique de personnages.
Note : 9,5/10
Vidéo : Ce n’est pas surprenant d’écrire ça Cruella semble merveilleux sur Blu-ray, parfaitement adapté à la modélisation en tant que présentation Blu-ray de référence. L’image d’origine numérique est nette et très claire. Il est exempt de toute trace de bruit numérique, à l’exception des plus faibles, et les téléspectateurs auront du mal à trouver d’autres artefacts de source ou des problèmes liés à la compression. La présentation 1080p de Disney est exceptionnellement nette et réaliste. L’image révèle les détails les plus fins des visages, des cheveux, des vêtements et des vastes zones environnementales vues tout au long du film, des lieux plutôt modestes aux plus fastueux et glamour des lieux de travail et des salles de bal de la baronne. Les téléspectateurs seront ravis d’explorer chaque lieu et chaque personnage avec la plus grande clarté que ce format peut offrir. L’image saute simplement de l’écran pour sa clarté resplendissante et sa prise ferme sur les plaisirs de la texture.L’image est renforcée par une sortie couleur fine. Des tons audacieux – une robe rouge que Cruella porte pour se différencier de la balle incolore à mi-chemin du film – saute de l’écran avec une profondeur et une précision des couleurs raffinées. Les contrastes de costumes en noir et blanc dans la même scène montrent des blancs nets et des noirs profonds qui se rapprochent du meilleur scénario pour le format Blu-ray. Des couleurs primaires audacieuses supplémentaires jaillissent de l’écran avec un contraste et une vivacité parfaitement définis. Même certains des tons terreux ternes vus tout au long du film présentent une plénitude inégalée. Les tons de peau sont également excellents et reflètent apparemment pleinement une définition réaliste. C’est un Blu-ray parfait de Disney.Des tons audacieux – une robe rouge que Cruella porte pour se différencier de la balle incolore à mi-chemin du film – saute de l’écran avec une profondeur et une précision des couleurs raffinées. Les contrastes de costumes en noir et blanc dans la même scène montrent des blancs nets et des noirs profonds qui se rapprochent du meilleur scénario pour le format Blu-ray. Des couleurs primaires audacieuses supplémentaires jaillissent de l’écran avec un contraste et une vivacité parfaitement définis. Même certains des tons terreux ternes vus tout au long du film présentent une plénitude inégalée. Les tons de peau sont également excellents et reflètent apparemment pleinement une définition réaliste. C’est un Blu-ray parfait de Disney.Des tons audacieux – une robe rouge que Cruella porte pour se différencier de la balle incolore à mi-chemin du film – saute de l’écran avec une profondeur et une précision des couleurs raffinées. Les contrastes de costumes en noir et blanc dans la même scène montrent des blancs nets et des noirs profonds qui se rapprochent du meilleur scénario pour le format Blu-ray. Des couleurs primaires audacieuses supplémentaires jaillissent de l’écran avec un contraste et une vivacité parfaitement définis. Même certains des tons terreux ternes vus tout au long du film présentent une plénitude inégalée. Les tons de peau sont également excellents et reflètent apparemment pleinement une définition réaliste. C’est un Blu-ray parfait de Disney.Des couleurs primaires audacieuses supplémentaires jaillissent de l’écran avec un contraste et une vivacité parfaitement définis. Même certains des tons terreux ternes vus tout au long du film présentent une plénitude inégalée. Les tons de peau sont également excellents et reflètent apparemment pleinement une définition réaliste. C’est un Blu-ray parfait de Disney.Des couleurs primaires audacieuses supplémentaires jaillissent de l’écran avec un contraste et une vivacité parfaitement définis. Même certains des tons terreux ternes vus tout au long du film présentent une plénitude inégalée. Les tons de peau sont également excellents et reflètent apparemment pleinement une définition réaliste. C’est un Blu-ray parfait de Disney.
Audio : Contrairement à beaucoup de ses contemporains de la bande originale de Disney, cette piste ne sonne pas en sourdine au volume de référence et, plus important encore, elle n’est pas aussi plate et indéfinie au fond que tant d’autres. Cela ne veut pas dire que cette piste est une centrale électrique LFE. Ce n’est pas parce que cela n’est pas dans les paramètres d’ingénierie audio d’origine, mais la piste ne lésine pas sur l’extension des basses fréquences nécessaire pour apporter la profondeur essentielle de la musique ou des effets sonores. Le morceau est riche et la fidélité musicale est excellente. L’espacement est superbe, la musique tirant pleinement parti de la puissance et de la largeur de la face avant principale tout en se repliant dans une intégration surround équilibrée. Ces mêmes canaux de retour véhiculent une richesse de contenus, tous équilibrés et naturellement intégrés,que ce soit des indices audio plus importants ou un simple support atmosphérique. La piste est toujours en équilibre de travail. Le dialogue est clair et efficacement ancré au centre. Il est bien priorisé pour la durée.
Bonus :
Le disque Blu-ray de Cruella présente les Bonus suivantes sur le disque Blu-ray :
Les deux Emma
L’angle de l’acolyte
Cruella Couture
Le monde de Cruella
Nouveaux chiens… Vieux trucs
Cruelle 101
Bêtises
Scènes supprimées
Couloir de l’hôtel Heist
La baronne rejette les croquis de conception
Avec Les Deux Emmas , la featurette se penche sur Emma Stone et Emma Thompson et leurs personnages dans le film. La featurette s’extasie sur eux, mais elle se penche également sur l’état d’esprit et les conflits de leur personnage. De même, The Sidekick Angle se penche sur Paul Walter Hauser et Joel Fry et leurs personnages dans Cruella . Encore une fois, la featurette présente beaucoup d’amour pour les deux acteurs, mais Hauser et Fry parlent toujours de leurs personnages et de la relation familiale entre Cruella, Jasper et Horace.
Bien sûr, les costumes sont un personnage à part entière dans le film. Ainsi, Cruella Couture est facilement l’une des featurettes les plus intéressantes du Blu-ray car elle couvre les costumes stellaires du film. La costumière Jenny Beavan décompose les idées derrière les costumes des jeunes années d’Estella jusqu’à sa transformation en Cruella De Vil.
Le Monde de Cruella couvre les lieux de tournage et la conception de la production du film. C’est fascinant de voir la quantité insensée de travail accompli pour habiller les décors. Oui, les costumes éclipsent les décors, mais en regardant la featurette, vous pouvez voir à quel point ils sont détaillés.
Nouveaux chiens… Vieux trucs est une featurette sur… Eh bien, les chiens. En tant qu’amoureux des chiens, c’est de loin la meilleure featurette. Cruella 101 explore les similitudes et les différences entre les films d’animation et les films d’action réelle. Les bétisiers et les scènes supprimées sont des visionnements courts et agréables, vous pouvez donc facilement les regarder et en profiter.
La dernière page de Meurtres rituels à Imbaba s’achevait sur les images du World trade center en train de s’effondrer. Ce qui promettait une ambiance paranoïaque et explosive pour ce troisième volume des enquêtes de Makana. Las l’auteur a refroidi les attentes avec une intrigue qui s’éparpille beaucoup trop.
Les problématiques qui secouent l’Égypte et qui pourraient donner un bon polar ce n’est pas sa qui manque. Entre le sexisme d’état et religieux, la corruption rampante et la lutte contre le terrorisme, le Moyen-Orient est une mine d’or pour les conteurs d’histoires sombres. Le problème c’est que l’auteur a jugé bon de tous les incorporer à son récit. Créant ainsi un enchevêtrement d’intrigues qui se rejettent entre elles, rendant le récit inutilement complexe.
De plus l’auteur ne parvient pas à instaurer une véritable atmosphère dans ce village perdu de Siwa où l’on suit Makana qui pose des questions auxquelles les habitants répondent de manière évasive. On s’ennuie le temps que l’enquêteur rassemble les pièces du puzzle, le tout pour une intrigue qui se révèle prévisible sur bien des aspects.
Enfin c’est la première fois depuis que j’ai commencé à lire ses enquêtes que le caractère placide de Makana m’a paru incompréhensible, il est bien trop souvent spectateur de drames qu’il aurait pu éviter. Signalons aussi qu’il a tendance à se sortir indemne de situation épineuse de manière un peu trop aisée.
Une saga qui vaut toujours le détour de par le dépaysement qu’elle offre mais ce troisième opus se perd dans les dunes sableuses et fait miroiter une intrigue palpitante qui ne s’amorce que bien trop tard.
Résumé : Début 2002, peu après le 11-Septembre. Alors que les Israéliens assiègent Ramallah, une forte tension agite les rues du Caire, où Makana file tant bien que mal la Bentley de Me Ragab, que sa femme pressent d’adultère. En réalité, l’avocat va voir sa protégée, Karima, une jeune fille gravement brûlée dans l’incendie de son domicile. La police croit à un accident, il soupçonne un crime d’honneur commis par le père de la victime, un djihadiste en cavale. Makana se rend à Siwa, oasis à la lisière du désert libyen, pour se renseigner sur la famille de Karima, mais il s’y heurte à l’hostilité des autorités, qui appliquent la loi à leur manière et se méfient des étrangers. Pire, il est accusé de deux meurtres barbares qui l’éclairent sur une donnée majeure de l’équilibre local : la présence de gisements de gaz…
Éditeur Le Seuil (2 février 2017) Langue Français Broché 432 pages ISBN-10 2021238083 ISBN-13 978-2021238082
Doté d’un style vif et délicieusement rétro, et d’une retranscription convaincante d’une époque trouble cet ouvrage est une fort bonne lecture mais pas pour les raisons auxquelles je m’attendais.
L’auteur dynamite son récit à l’aide d’une plume canaille, parsemé de termes argotiques désuet mais extrêmement revigorant, dotée de fulgurances humoristique bienvenue. Ce style est une vitrine idéale pour partir à la découverte d’une époque complexe que l’auteur fait apparaître ici dans toute sa fougue hargneuse et sa passion sanguinaire.
Dommage que cela ne soit pas au service d’une intrigue plus ambitieuse. Peut-être est-ce le fait que l’ouvrage s’inscrit dans une saga qui prouvera toute sa dimension une fois achevée mais en l’état j’ai trouvé le récit un peu plat, l’intrigue met du temps à démarrer et ne décolle jamais vraiment. J’ai cru assister à une chronique de la guerre civile espagnole alors qu’il ne s’agit en réalité que de l’une de ses pages sanglantes et misérables.
Là où je m’attendais à vibrer pour deux personnages ballotter dans les affres de la guerre civile espagnole je me suis retrouvé à prendre plus de plaisir à suivre les chapitres consacrés à Hortense, la fiancée de l’un des personnages principaux, plutôt que le personnage en question, qui m’a paru fade, atrabilaire et dépourvu de l’énergie galvanisatrice qui parcourt le récit. Espérons que l’on retrouvera Hortense et sa famille dans la suite de la saga et dans un rôle plus conséquent.
Un récit qui ravira par sa gouaille réjouissante, ses dialogues truculents et sa peinture d’une époque impitoyable plus que pour ces deux personnages principaux un peu en décalage avec le reste du récit.
Résumé :
Le Havre constitue la principale escale des navires qui ravitaillent en armes la République espagnole. Parmi les dockers locaux, Marcel Bailleul, qui ne dort plus depuis l’assassinat de son père Victor. Après avoir finalement découvert que le meurtrier a passé la frontière et rejoint les rangs de l’armée franquiste, Marcel cherche à s’enrôler dans les brigades internationales. Pour retrouver cet homme et venger son père. Par ailleurs, le journaliste Louis-Albert Fournier, envoyé spécial du Populaire en Espagne, se voit le destin d’un Hemingway. Mais pour l’un comme pour l’autre, quand les bombes pleuvent et que le sang coule, assouvir une vengeance ou des rêves de gloire semble bien dérisoire…
Éditeur EDITIONS PAYOT & RIVAGES (2 juin 2021) Langue Français Broché 352 pages ISBN-10 2743653043 ISBN-13 978-2743653040
L’information est encore à prendre avec des pincettes, mais il semblerait que deux méchants mythiques soient de retour dans « Spider-Man : No Way Home ». Les présences d’Andrew Garfield et Tobey Maguire sont à nouveau évoquées.
Spider-Man : No Way Home – le film de tous les fantasmes
Attendu pour le 15 décembre prochain, le film Spider-Man : No Way Home ne cesse d’alimenter tous les fantasmes des fans. Toujours réalisé par Jon Watts, le film va vraisemblablement conclure la trilogie Spider-Man emmenée par Tom Holland. Ce troisième opus fera suite à Spider-Man : Far From Home où J. Jonah Jameson, toujours incarné par J.K. Simmons, a fait un retour triomphant pour révéler au monde l’identité secrète de Spider-Man. Maintenant, tous les ennemis de Peter Parker savent qu’il est le tisseur.
En tout cas, Spider-Man : No Way Home fait office de petite révolution au sein du Marvel Cinematic Universe (MCU). En effet, le long-métrage va aborder le concept de multivers. D’après la première bande-annonce, le Dr Strange, toujours campé par Benedict Cumberbatch, va user d’un sort très puissant qui pourrait être à l’origine de la rupture de la réalité. Plusieurs mondes vont entrer en collision, ce qui fera de No Way Home une sorte de Spider-Man : New Generation en version live.
Le vrai du faux
Forcément, le film alimente tous les mystères. Et entre ce qui est confirmé, ce qui est encore de l’ordre de l’hypothèse pure, et les indices laissés ça et là par Marvel Studios, c’est difficile de s’y retrouver. Ce qui est sûr, c’est que Jamie Foxx va revenir dans la peau de Electro, un célèbre antagoniste qu’il a incarné dans The Amazing Spider-Man : Le Destin d’un héros, et que Alfred Molina va reprendre le rôle de Dr Octopus, 17 ans après Spider-Man 2.
Ensuite, le casting habituel de la trilogie est de retour. Zendaya revient en MJ, Jon Favreau dans les habits de Happy, Jacob Batalon est toujours Ned le meilleur ami de Peter, et Marisa Tomei campe toujours une tante May pas comme les autres.
Les hypothèses principales
Il y a également quelques hypothèses plus ou moins convaincantes concernant des retours attendus dans No Way Home. Le plus probable, c’est l’apparition de Venom. En effet, d’après la scène post-générique de Venom : Let There Be Carnage, Tom Hardy et son symbiote vont se joindre à la fête de Jon Watts. Ensuite, la première bande-annonce laisse fortement entendre que Le Bouffon Vert va également revenir. Reste à savoir si ce sera celui de Willem Dafoe, de James Franco ou celui de Dane DeHaan. D’autres spéculations affirment les retours de Kirsten Dunst en Mary Jane et de Charlie Cox en Daredevil.
Mais la plus grosse question concerne évidemment les retours d’Andrew Garfield et Tobey Maguire dans les rôles des deux anciens Peter Parker. Pour le moment, personne n’est visiblement capable de confirmer ou d’infirmer leur présence dans le film. Mais une nouvelle évocation de ces retours vient de bouleverser les fans !
Andrew Garfield et Tobey Maguire dans Spider-Man : No Way Home ?
Le dernier numéro du magazine Empire vient visiblement de lâcher une bombe. Le média américain vient en effet de citer, dans son dossier consacré au blockbuster Marvel, les noms de Tobey Maguire et Andrew Garfield. Dans une photographie partagée sur les réseaux sociaux, le magazine revient sur les rumeurs de ces derniers mois et notamment celles sur les présences de Tobey Maguire et Andrew Garfield dans le film. Il n’en fallait pas plus pour que les fans du monde entier s’enthousiasment avant la moindre confirmation.
Une information qui est encore loin d’être confirmée, mais un autre élément va dans ce sens. Toujours via Empire, le Lézard de The Amazing Spider-Man et l’Homme de Sable de Spider-Man 3 seraient eux aussi dans cette monstrueuse réunion. Une autre image rapporte cette fois clairement qu’effectivement les comédiens Rhys Ifans et Thomas Haden Church seraient au casting de Spider-Man : No Way Home. Des informations, encore à prendre avec des pincettes, mais qui se traduisent par la formation des Sinister Six à l’écran. Une première !
Quoi qu’il en soit, tout ceci reste encore à être officialisé, soit par les premiers intéressés, soit par Marvel Studios, soit lors de la diffusion de la deuxième bande-annonce, qui ne saurait tarder. Affaire à suivre donc, comme toujours avec ce film…
Découvrez l’explication de la fin de The French Dispatch ! Quel message se cache derrière les histoires ?
The French Dispatch est disponible au cinéma ! Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin, lisez la suite ! The French Dispatch est une comédie dramatique d’anthologie décrite par son réalisateur et producteur Wes Anderson comme « une lettre d’amour aux journalistes ».
Il est centré sur quatre histoires distinctes se déroulant dans une ville française fictive du XXe siècle. L’une d’entre elles porte sur une période spécifique de troubles civils en France, tandis qu’une autre est centrée sur un marchand d’art.
Le film regorge de performances étonnantes de Benicio del Toro, Adrien Brody, Bill Murray, Tilda Swinton, Léa Seydoux, Frances McDormand et Timothée Chalamet. Vous êtes curieux d’en savoir plus sur le film ou de savoir où il peut être visionné en streaming ? Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin de The French Dispatch, lisez la suite !
Que comprendre de la scène de fin avec la salle de presse ?
La nécrologie de la salle de presse à la fin de The French Dispatch n’est pas seulement un adieu à la publication fictive du film, mais un remerciement nostalgique à une époque passionnante du journalisme imprimé. The French Dispatch est un hommage et une histoire fantôme de magazines et de publications comme The New Yorker, une forme d’art qui n’existe plus de la même manière aujourd’hui.
Le New Yorker d’aujourd’hui peut être considéré comme un fantôme de son époque passée, sous la direction d’Harold Ross, dont Anderson est si nostalgique, et il aurait été d’autant plus bouleversant qu’Anderson inclue une vignette des salles de rédaction d’aujourd’hui. En concluant The French Dispatch par le décès fictif de Howizter, Anderson suggère essentiellement que l’ère classique du New Yorker est morte pour lui avec Harold Ross.
Explication de la section avec Timothée Chalamet
L’une des sections les plus attendues de The French Dispatch était celle impliquant la jeune star hollywoodienne Timothée Chalamet, qui incarne un adolescent révolutionnaire nommé Zeffirelli dans la France de 1968. Cette section met en lumière un aspect important du journalisme qui continue de nuire à l’industrie, car Krementz s’implique trop dans l’article en séduisant Zeffirelli, en relisant son manifeste et en contredisant son intégrité et son éthique journalistiques.
La section peut sembler étrange lorsque Zeffirelli choisit entre une liaison avec Krementz et une romance avec son camarade révolutionnaire, mais elle est en fait basée sur une journaliste, une figure révolutionnaire et un mouvement réels d’une ville française en 1968.
La section « Révisions d’un manifeste » et les jeunes personnages de The French Dispatch sont une version absurde des révoltes de mai 1968 en France, menées par des jeunes aspirant à une plus grande liberté sous un président très conservateur. La jeunesse française commence à en avoir assez des ordres et des restrictions écrasants de la société, et les étudiants du campus de l’université de Paris à Nanterre commencent à protester en occupant les bâtiments administratifs.
En mai 1968, d’autres campus français ont manifesté en soutien à Nanterre, et de nombreux étudiants ont été arrêtés pour leurs occupations. La police française avait brutalement battu et emprisonné les étudiants protestataires, même si leur révolution était davantage fondée sur la culture et la société que sur la politique.
Non seulement la révolution des jeunes est issue d’un événement historique réel, mais le journaliste et l’article du magazine sont également basés sur les écrits réels de Mavis Gallant.
Explication de la section avec l’exposition du chef
L’histoire de The French Dispatch révèle également à quel point la simple poursuite d’un journaliste peut devenir pénible. Le personnage de Wright avait simplement l’intention de manger un repas préparé par le chef cuisinier au domicile du commissaire de police, pour que cela se transforme en un caprice d’enlèvement passionnant dans lequel le journaliste documente la tentative de la police de récupérer Gigi, le jeune fils du commissaire.
Bien que le chef n’ait que quelques instants de temps à l’écran dans The French Dispatch, il est toujours considéré comme le héros de l’histoire, car il prépare le plat qui empoisonne les kidnappeurs et sauve le jeune Gigi. Le symbolisme du chef cuisinier ressentant un tel bonheur dans une nouvelle saveur issue d’un poison tente également de transmettre la nature bouleversante du travail d’un artiste, dans lequel le voyage pour trouver son chef-d’œuvre peut également signifier des répercussions fatales.
Explication de la fin de The French Dispatch
Dans l’ensemble, Wes Anderson rend hommage à une époque révolue du journalisme et à l’art de créer une publication aussi attachante. Anderson accorde autant d’importance aux auteurs des articles qu’aux artistes dont ils font le portrait. Tous les personnages sur lesquels les journalistes écrivent sont considérés comme des artistes, et Anderson les dépeint comme les héros de leurs propres histoires.
La salle de presse et les magazines de l’époque d’Harold Ross sont aujourd’hui un art perdu, et Wes Anderson écrit avec nostalgie la fin de The French Dispatch comme sa lettre d’amour au métier de journaliste et aux figures artistiques qu’ils éditorialisent.
Se méfiant de son médecin, mais incapable de révéler ses motifs ou ses méthodes, elle tente désespérément de repousser un sentiment de malheur imminent, alors même qu’elle commence à réaliser qu’elle ne contrôle pas son esprit.
Jenn finit-elle par se rétablir ? Ou bien finira-t-elle par être une mort de plus non élucidée ? Et que se passe-t-il avec le Dr Meade ? Le film et son dénouement haletant vous ont peut-être laissé avec quelques questions, alors voici la fin de Hypnotique !
Explication de la fin de Hypnotique !
Le détective Rollins et Jenn savent que le Dr Meade est responsable de la mort de Gina et d’Andrea. Mais ils n’ont aucun moyen de le prouver. Le Dr Meade s’introduit chez Jenn, l’hypnotise et la force à attaquer l’inspecteur Rollins. Rollins atterrit à l’hôpital, et Jenn décide d’essayer la contre-hypnose avec un thérapeute non diabolique pour tenter de se souvenir de toute information qui pourrait les aider à coincer le Dr Meade.
Pendant sa contre-hypnose, Jenn se souvient du nom « Xavier Sullivan », d’une adresse et d’un bracelet que le Dr Meade lui a donné et sur lequel est gravée la date du « 6 mars ». Hé, c’est aujourd’hui ! Jenn décide d’aller à l’adresse toute seule, car les gens dans les films d’horreur sont stupides comme ça. Mais d’abord, le gentil thérapeute place un « contre-déclencheur » pour tenter de lui offrir une certaine protection contre le Dr Meade.
Jenn se rend à l’adresse dans sa tête, s’attendant à rencontrer Xavier Sullivan. D’après un dialogue d’exposition, Xavier Sullivan est un hypnotiseur qui a travaillé sur un projet de la CIA dans les années 60 pour implanter de faux souvenirs dans le cerveau des gens.
Surprise, quand Jenn arrive à l’adresse, elle découvre que c’est un piège. C’est la maison du Dr Meade, et Xavier était son père. Le Dr Meaded a ciblé Jenn parce qu’elle a une ressemblance frappante avec sa femme décédée. Pendant les séances d’hypnose, Meade donnait à Jenn les souvenirs de sa défunte femme, dans l’espoir de la remplacer. Le 6 mars est le jour de l’anniversaire de mariage de Meade. C’est sûr !
L’inspecteur Rollins va sauver Jenn, mais envoie les renforts au mauvais endroit. Les trois ont une épreuve de force dans la maison. Jenn, étourdie et toujours sous hypnose, pointe une arme en direction de Meade et Rollins et appuie sur la gâchette. Quand elle se réveille, elle est dans les bras de Rollins, qui lui dit qu’elle a tiré sur Meade et que tout est fini. « Je te le promets, mon amour », dit-il.
L’expression « mon amour » a été le mot déclencheur de la contre-hypnose de Jenn par l’autre gentil thérapeute. Jenn se réveille et réalise qu’elle est en fait dans les bras de Meade, et qu’elle a tiré sur Rollins par erreur. Jenn parvient à prendre le dessus sur Meade, à l’abattre et à emmener Rollins à l’hôpital. Finalement, le Dr Meade est abattu de plusieurs balles par Jenna et tombe dans son fauteuil.
Il est presque certain qu’il est mort, et dans l’éventualité où il survivrait, il y a maintenant assez de preuves pour garder le docteur en prison pendant de nombreuses années. Malheureusement, l’inspecteur Rollins est également blessé par balle et on le voit s’évanouir sur le sol de la maison du Dr Meade. La scène finale du film, qui se déroule un mois plus tard, révèle que le détective est vivant et qu’il a été promu, apparemment pour son travail d’appréhension de l’hypnothérapeute insidieux.
Le reste du film montre Jenn retournant à sa vie normale. A la fin de Hypnotique, Rollins offre à Jenn un cadeau d’adieu : un CD d’autohypnose. Quel plaisantin ! C’est ainsi que le film se termine
À nouveau une rencontre littéraire, si ma rencontre avec le style sombre de Le Corre fut comme un boulet de désespoir me traversant de part en part, celle avec Laurent Mauvignier fut comme une série de claques retentissantes. Des allers-retours bourrés de style et d’émotions brutes.
Je ne vais pas m’étendre sur les personnages, leurs développements ou celui de l’intrigue car le cœur du récit réside ailleurs. Il se niche dans ces témoignages que l’on devine silencieux sur ces âmes rurales, attachées à leur terre, qui, derrière leur apparente impassibilité, sont de véritables tourbillons d’émotions.
Tout le livre repose sur ce postulat. Faire résonner le silence assourdissant de cette famille qui s’aime, qui tiennent les uns aux autres, mais qui ignorent comment l’exprimer. Il en résulte un style brut, sans concessions, un torrent de mot qui assaillent le lecteur, l’agrippe et le projette en tout sens avant de le laisser sur la rive, pantelant et hagard.
L’auteur évoque l’incapacité à communiquer, l’absence d’émotions verbale, la maladresse des mains qui empoignent les outils mais ne savent pas étreindre. La colère, la tristesse, la rancoeur, l’amertume et tant d’autres encore sont autant d’émotions qui seront invoqué au cours du récit dans une déferlante que rien ne semble pouvoir arrêter.
Une lecture courte mais dont on ne ressort pas indemne. Le torrent littéraire que lâche l’auteur vous laisse le cœur trempé par ces émotions brutes et l’esprit essoré par ce torrent. Une plume magistrale, un auteur dont il faut partir à la découverte.
Éditeur Editions de Minuit (1 mai 1999) Langue Français Broché 121 pages ISBN-10 2707316717 ISBN-13 978-2707316714
Ma mémé, quand elle était petite, c’était pas encore ma mémé. Mais c’était déjà une sacrée marrante. Aujourd’hui, Mémé est en ville. Alors qu’elle se promène, elle tombe sur un landau avec un bébé dedans et personne autour ! Alors Mémé demande tout le monde, croise un policier, poursuit son enquête et retrouve la maman du bébé. Le policier la félicite : ma mémé, elle est super fortiche.
Chronique : Vincent Cuvellier et Marion Piffaretti nous offre une super histoire qui capture très bien cette histoire de bébé et que faire quand on ce retrouve devant l’impossible, pris dans une situation sociale trop démonstrative, et offre une solution possible. Les petites illustrations sont tantôt cyniques, tantôt tendres ou même émouvantes.Avec des traits relativement simples pour ses personnages .Une lecture à la fois facile, drôle, et étonnante.