Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremen ont conquis l’univers. Il est devenu l’empereur Muad’ Dib. Presque un dieu, puisqu’il voit l’avenir. Ses ennemis, il les connaît. Il sait quand et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l’épice qui donne la prescience et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans, mais voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre et est hanté par la vision de sa propre mort. Peut-être n’y a-t-il pas d’autre liberté pour le prescient que celle du sacrifice…
Chronique : Ce second tome, pour être plus riche en mysticisme et en psychologie que son aîné, n’est pas moins dense en action. Un action certes plus latente et au rythme feutré mais qui permet à l’auteur d’instaurer cette incroyable tension psychique sans égale et qui caractérise si bien cette immense fresque de science-fiction. Excusez ce quasi-blasphème mais c’est un peu comme lorsqu’on lit un livre saint, l’esprit laisse passer un certain nombre d’éléments qui pourtant frappent notre esprit et forment au final un tout cohérent et grandiose. Une lecture moins aisée que pour le premier tome mais où la fascination qu’exerce Herbert joue pleinement son rôle. Avec « Le Messie de Dune », la saga gagne en profondeur et en complexité et renforce la dimension politico-religieuse avec, à la clé, stratégie, considérations économiques et politiques, pensée sociétale très forte, remise en cause du manichéisme et psychologie approfondie de l’ensemble des personnages principaux. L’axe de réflexion (car oui, il s’agit bien de réflexion en parallèle de l’action) demeure le culte de la personnalité du gouvernant, de l’Empereur Muad’Dib. Culte qui atteint la divinité, plongeant Paul Atréides dans une solitude insondable qui le rend impuissant alors même qu’il est au faîte de sa puissante. Solitude bien compréhensible mais inextricable du dieu qui ne peut croire en lui-même ou en un autre dieu quand tous les autres êtres croient en lui.
Note : 9,5/10
Éditeur : Pocket (26 août 2021) Langue : Français Poche : 384 pages ISBN-10 : 2266320491 ISBN-13 : 978-2266320498
Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout, des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers convoite. Quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et changera le cours de l’Histoire.
Chronique : »Je ne connaitrai pas la peur, car la peu tue l’esprit » ; il me faut bien faire appel à ces mots du jeune Atréide pour oser braver le mystère de Dune, et tenter de proposer une critique à une telle épopée, roman classé « space-opera » mais ô combien méritant plus qu’un classement d’entomologiste.
Le lecteur de ce 1er volume des 6 que compte le cycle de Dune va se trouver immédiatement immergé dans un monde futuriste, mais aux réminiscences féodales, où des maisons s’affrontent au sein d’un monde politique et économique multipolaire, s’appuyant sur des ordres aux pouvoirs mutants intriguant pour le pouvoir. Dans cet Empire à l’équilibre subtil, un seul centre stable semble exister, et il est économique : il s’agit d’Arrakis, la planète de l’épice, sur laquelle repose toute civilisation.
Même si le lecteur s’y perd un peu au début, cet univers complexe est probablement l’une des grandes forces du Cycle de Dune. Même si Franck Herbert développe dans sa trilogie Dune 1, Dune 2 et le Messie de Dune son intrigue, pleine de suspense, avec un réel don de conteur, les aventures de Paul Atréides, elle n’aurait pas le même sel sans le contexte de la planète de sables et de l’Empire.
Ces 2 1ers volumes en particulier sont un récit initiatique s’il en est : quittant sa planète d’origine, Paul découvre avec le lecteur un monde extérieur menaçant, mais qui n’a rien à envier aux arcanes complexes d’un cerveau humain initié au bene gesserit, d’autant plus quand on puise ses origines au sein des maisons Harkonnen et Atréides.
Franck Herbert plante à merveille les décors aussi bien que les personnages, et les pics de dénouement sont d’un puissance telle qu’à part David Lynch -et encore avec un succès mitigé-, bien peu de metteurs en scène se sont frottés à la difficile adaptation de ces romans. Dans un style très différent, seuls à mon sens Tolkien et Martin ont développé un tel foisonnement créatif.
Franck Herbert dépasse par ailleurs largement cette étiquette de conteur émérite. Ecologiste convaincu, il développe dans le Cycle de Dune de véritables thèses philosophiques, amenant ses lecteurs à réfléchir sur le fonctionnement systémique des écosystèmes vivants, mais aussi sociaux, sur les rapports entre pouvoir et religion, sur l’intelligence artificielle et le pouvoir et les faiblesses de l’inconscient. Construisant son cycle sur des générations, le rythme de l’intrigue est soutenu : quel chemin parcouru par Paul Atréides, en 3 volumes, quelle mutation, surtout intérieure ! Et qu’il est difficile d’en parler un peu ici sans spoiler le futur lecteur !
Mélange épicé donc que ce 1er roman du Cycle de Dune, roman d’ouverture aussi, qui devrait immédiatement mettre l’eau à la bouche des nouveaux explorateurs de cette saga. Mélange dépaysant, futuriste, mais aussi puisant aux racines de civilisations terrestres reconnaissables : judéo-chrétienne, musulmane, germanique, grecque antique, et surtout notre monde capitaliste contemporain au bord de l’implosion… quelle force visionnaire dans ce roman de 1965. Les barbares fremen seraient-ils à nos portes ?
Quoiqu’il en soit, une lecture forcément marquante, notamment pour un jeune cerveau adolescent ou jeune adulte, en quête de sens. Comme pour nombre de lecteurs, je ne suis sans doute pas totalement conscient de l’influence que ce roman a pu avoir sur ma vision de la vie, et mes lectures ultérieures. Des moments de lecture uniques, pas toujours faciles, mais qui restent ancrés dans les mémoires.
Note : 9,5/10
Éditeur : Pocket (26 août 2021) Langue : Français Poche : 928 pages ISBN-10 : 2266320483 ISBN-13 : 978-2266320481
La Terre n’est plus qu’un champ de ruines dépeuplé et toxique. Ses habitants l’ont quittée depuis longtemps pour s’établir dans le système solaire. Leur survie repose sur les ressources que les Chronmen, des voyageurs du temps, vont régulièrement chercher dans le passé.
Chronique : Time Salvager nous emmène dans un futur où la Terre est devenue un terrain vague toxique. Ceux qui pouvaient se permettre de quitter la planète sont partis depuis longtemps vers le système solaire externe, mais cette dispersion a également créé un besoin accru de ressources pour soutenir la population – des ressources que la Terre n’est plus en mesure de fournir.
C’est là qu’intervient ChronoCom et son corps d’élite d’agents voyageant dans le temps, judicieusement appelés « Chronmen ». Si le présent ne peut fournir les ressources dont l’humanité a besoin, alors ils doivent piller le passé. Cependant, il est toujours risqué de manipuler le flux chronologique. Les Chronmen s’efforcent donc de limiter autant que possible leurs interventions dans le passé afin que la ligne temporelle puisse se rétablir avant que les effets ne se fassent sentir dans le présent. Cela signifie que de nombreuses règles sont mises en place, et que les punitions les plus sévères sont infligées à ceux qui les enfreignent.
Malheureusement pour le chronographe James Griffin-Mars, lors de sa dernière mission au XXIe siècle pour assurer sa retraite, il connaît un moment de folie et enfreint la règle la plus importante et la plus impardonnable de toutes. Instable et déjà sur le point de craquer, James décide spontanément de sauver une jeune femme nommée Elise de sa mort fatale et de la ramener à son époque. Considérée comme une anomalie temporelle qu’il faut maintenant éliminer, Elise est obligée de s’enfuir avec James alors que toute la puissance de ChronoCom s’abat sur les deux fugitifs.
Tout d’abord, les histoires de voyage dans le temps sont toujours délicates à réaliser et, il faut bien l’avouer, je n’en connais pas beaucoup où une certaine volonté de fermer les yeux sur les paradoxes et les contradictions temporelles est au moins requise. Time Salvager n’est pas différent, même si, à la décharge de Chu, le système de voyage dans le temps qu’il propose est convaincant et bien développé. Même s’il ne résiste pas à un examen approfondi, le processus qui sous-tend la technologie se prête parfaitement à l’histoire, ce qui ravira les lecteurs qui recherchent l’action et le divertissement. En d’autres termes, oui, vous devrez probablement faire face à des situations difficiles, mais en même temps, j’ai du mal à penser à un autre cas où cela a été plus amusant.
Ceux qui ont lu la série Tao de l’auteur pourront également remarquer que l’histoire de Time Salvager est plus sombre et plus désespérée. Cela est dû en grande partie au protagoniste, James, dont les longues années passées à travailler pour ChronoCom et à sauver des lignes temporelles sans avenir l’ont exposé à trop de mort et de destruction. Les effets physiologiques dangereux d’un trop grand nombre de sauts temporels s’ajoutent à son état d’esprit blasé. Le personnage de James Griffin-Mars n’est pas du tout un chant du soleil et des arcs-en-ciel. La seule raison pour laquelle j’aime un peu plus les livres Tao de Wesley Chu est peut-être le cocktail émotionnel de désespoir et de rage refoulée qui constitue la personnalité de James. Cela correspond à ce qu’il est et permet un développement intéressant plus tard dans le roman, mais cela donne au Time Salvager une certaine gravité et en fait une lecture plus lourde.
Chu m’a cependant impressionné par sa caractérisation de Levin Javier-Oberon, l’auditeur de ChronoCom chargé de capturer James et Elise. Avec sa vision complexe du monde et de la façon dont il pense que les choses devraient être, Levin est devenu mon personnage préféré dès qu’il a été introduit en tant que personnage de point de vue. Je ne peux même pas me résoudre à le désigner comme l’antagoniste ; cela ne me semble pas juste, simplement parce que Levin est rigidement lié à un ensemble de normes morales qui se trouvent être l’antithèse de celles de James. J’espère que nous verrons plus de Levin dans le prochain livre, car je ne suis pas prêt à ce que son histoire se termine, surtout vu la façon dont le livre s’est terminé.
Il va sans dire que j’attends avec impatience la suite. Time Salvager est le prochain grand pas dans la carrière d’écrivain de Wesley Chu, qui continue de progresser de manière prometteuse. Ce livre fait un travail fantastique en préparant une série de thrillers de science-fiction au rythme effréné qui déborde de potentiel, et on ne peut vraiment pas en demander plus.
Le pilote de rallye Tarvainen parcourt les friches enneigées du nord de la Finlande avec trop d’alcool dans le sang et des pensées suicidaires dans la tête, lorsque soudain le ciel explose et quelque chose s’écrase sur le siège passager.
Chronique : Imaginez… vous conduisez en vous occupant de vos affaires… le long d’une route enneigée, à environ 240 km/h (149 mph). Vous buvez des gorgées de vodka Koskenkorva chaude et contemplez la vie. Comment en êtes-vous arrivé à ce point de votre vie où vous n’êtes plus un pilote de rallye, même si c’est votre identité ? Puis une météorite tombe du ciel, traverse le toit de votre voiture et atterrit sur le siège à côté de vous. Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que je viens de lire ?
Alors que la nouvelle se répand dans le monde entier qu’une météorite spectaculaire a atterri sur le siège passager d’une voiture en Finlande, il devient évident qu’elle doit être transférée dans un lieu sûr. On estime que la météorite vaut des millions de dollars. Alors, qu’en faisons-nous en attendant ? Nous la laissons dans un petit musée du village avec un pasteur nommé Joel pour la protéger. Joel seul va empêcher les mafieux russes et tous les autres de voler ce précieux morceau de roche.
Cela semble complètement fou, non ? ! Pourtant, Antti Tuomainen a la capacité de vous entraîner et de vous faire croire que tout cela est parfaitement logique et que tout cela se produit. Je me suis surpris à crier « Oui, Joel, tu les as eus ! ».
Joel lui-même est peut-être encore plus intriguant que les mafieux et les autres personnes qui veulent leur part du gâteau avec la météorite. J’ai été complètement attiré par la personnalité de Joel et j’étais curieux de savoir comment un pasteur pouvait être impliqué dans cette affaire. Il semblait un peu « intelligent », si l’on peut dire. J’ai commencé à m’interroger sur son passé et ses motivations. Il attend son premier enfant avec sa femme Krista et pourtant, on lui a dit qu’il ne pouvait pas avoir d’enfants….. alors à qui appartient cet enfant ? Je me suis dit que si une météorite tombait du ciel, cela pourrait-il être une immaculée conception ? Je ne pouvais pas imaginer que sa femme aimante le trompait. Surtout dans un si petit village où il est la seule personne à qui les gens se confessent !
Ce livre était beaucoup plus sombre que ce à quoi je m’attendais et je l’ai adoré. Quand je m’y attendais le moins, l’auteur lançait une ligne humoristique et me prenait au dépourvu. Une histoire mystérieuse remplie de crimes, de mafieux, de drames familiaux et d’une touche d’humour, ce livre m’a fait tourner les pages jusque tard dans la nuit !
Note : 9,5/10
Éditeur : Fleuve éditions (9 septembre 2021) Langue : Français Broché : 320 pages ISBN-10 : 2265154679 ISBN-13 : 978-2265154674 Poids de l’article : 390 g
De passage dans une petite ville du Wisconsin, Jack Reacher découvre une bague de West Point dans la vitrine d’un prêteur sur gage. Plus intrigant encore, cette bague a appartenu à une femme. Pourquoi cette ancienne de West Point s’est-elle séparée d’un bijou si précieux, preuve de quatre années de durs combats en Irak et en Afghanistan ? Ancien de West Point lui-même, Reacher soupçonne un vol, voire pire, et décide de retrouver cette femme et de lui rendre sa bague.
Chronique : Lee Child est de retour avec le vingt-deuxième roman à fort impact de Jack Reacher qui aborde divers aspects de l’actualité, tout en traitant de grandes déchirures dans le tissu militaire des États-Unis. En se promenant dans une ville du Wisconsin, Reacher tombe sur une petite bague de West Point de la promotion 2005. Avec peu de choses à faire et rien à perdre, Reacher commence à poser des questions, dans l’espoir de rendre la bague à son propriétaire légitime. Reacher découvre qu’une opération de recel est en cours et qu’elle remonte jusqu’au Dakota du Sud. Un voyage en bus de moyenne durée conduit Reacher au cœur de l’affaire. Dans le Dakota du Sud, Reacher fait bonne impression auprès des forces de l’ordre locales, mais il apprend qu’il y a d’autres chats à fouetter dans les vastes étendues de l’Ouest. Comme le député de l’armée dévoué qu’il était, Reacher suit la piste jusqu’au Wyoming, où il commence à chercher Serena Rose Sanderson, la propriétaire légitime de la bague. C’est là que Reacher découvre que le recel n’était qu’une couverture pour un commerce beaucoup plus lucratif, dans lequel les gens se débarrassent de tout ce qu’ils peuvent pour se procurer quelque chose d’encore plus précieux, en particulier pour un vétéran blessé avec peu d’espoir d’un avenir constructif. Un ancien agent du FBI se heurte temporairement à Reacher, envoyé par la sœur jumelle de Sanderson pour la retrouver, et l’affaire prend une tournure définitive. Une fois la poussière retombée, les nouvelles supplémentaires donnent à Reacher l’occasion de faire quelques suppositions fondamentales, qui font la lumière sur le problème plus vaste qui se pose. Trouver Sanderson n’est que la première étape d’une opération plus vaste qui a été dévoilée lorsque Reacher a commencé à nourrir sa curiosité. Maintenant qu’il est à fond, il devra aller jusqu’au bout, avant de se rendre à son prochain port d’escale personnel ! Child est de retour, ajoutant un autre roman à la série, dans le respect de la chronologie, et gardant les fans de Reacher satisfaits du résultat. Parfait pour les fans inconditionnels de la série et pour ceux qui aiment les thrillers légèrement décalés.
J’ai appris à aimer l’annonce de la sortie d’un nouveau roman de Jack Reacher. Si Lee Child a dû se battre avec des romans peu glorieux, il se rachète ici. Reacher est ce vagabond toujours apprécié qui trouve quelque chose pour piquer son intérêt dans les endroits les plus étranges. L’évolution constante du personnage de Reacher par Child est ce qui rend le lecteur plus attiré par le protagoniste, tirant parti d’un passé éclectique et ajoutant une quantité significative de son style unique. Reacher ne veut rien d’autre que se laisser guider par le monde, mais lorsqu’il trouve quelque chose d’intéressant, rien ne peut le dissuader de vouloir aller au fond des choses. Les personnages secondaires sont toujours complémentaires de Reacher et des rebondissements de l’histoire. Le groupe en constante évolution permet aux romans de rester uniques et imprévisibles. Pour ce qui est de l’histoire elle-même, ce qui semblait être un simple retour d’anneau s’est révélé être un véritable problème sous la surface. Child est capable de tirer des morceaux de l’actualité et de les intégrer dans ses romans, en abordant des préoccupations ou des perspectives qui pourraient forcer le lecteur à réfléchir un peu plus. Reacher est généralement ouvert d’esprit, ce qui fait qu’il s’agit moins d’une boîte à savon que d’une synthèse de sentiments. Bien sûr, lorsque l’armée américaine joue un rôle, Reacher a une opinion bien arrêtée et ne se retient pas. C’est un aspect intéressant du personnage et de la présentation de l’histoire par Child. Les vétérans de l’armée constituent un thème important dans de nombreux romans de Reacher, en particulier la façon dont ils sont traités. Bien que je ne sois pas très au fait de ce domaine, je peux respecter une grande partie de ce que Child, par l’intermédiaire de Reacher, a à dire à leur sujet et la façon dont l’intrigue centrale de ce livre attire l’attention sur le problème qui a été exacerbé par l’abandon des soldats après la guerre, à certains égards. Le fait d’obliger le lecteur à réfléchir et à s’interroger fait de ce livre un merveilleux roman et suscite de nombreuses discussions, ce que j’apprécie toujours.
Note : 9,5/10
Éditeur : Calmann-Lévy (8 septembre 2021) Langue : Français Broché : 432 pages ISBN-10 : 2702180000 ISBN-13 : 978-2702180006
Découvrez l’explication de la fin de Capone sur Amazon Prime Video !
Capone est disponible sur Amazon Prime Video ! Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin du film, lisez la suite ! Le crime ne paie pas. Nous avons entendu ces mots toute notre vie. Maman et papa l’ont dit. Vos professeurs l’ont dit. La plupart des cinéastes le disent.
Nous sommes fascinés par ceux qui ont osé briser les règles de la société et s’emparer de ce qui est si facile à obtenir pour ceux qui ont la chance d’être riches. Nous ne tuerions peut-être pas pour avoir un peu d’or sous nos lits, mais nous fantasmons certainement sur une audace aussi violente.
Avec son dernier film, Josh Trank ne veut laisser aucune place à la glorification. Capone prend le gangster de la vie réelle qui a inspiré de nombreux avatars cinématographiques et le dépouille de toute splendeur. Tom Hardy ne cherche pas à surpasser Robert De Niro ou Al Pacino. Son interprétation plonge dans l’enfer qu’Al Capone a connu durant les dernières années de sa vie.
Il n’y a aucune joie ici, seulement la plus sinistre des misères, apparemment conçue pour écarter les spectateurs. Si vous avez des questions concernant la fin de Capone sur Amazon Prime Video, lisez la suite !
Quels passages sont réels ?
Capone passe la quasi-totalité du film dans un état d’abattement mental grave, Tom Hardy vendant chaque moment de son déclin abrupt. Non seulement son état le laisse complètement à la merci de ses intestins, mais de grandes parties du film ne se passent clairement que dans sa propre tête. Bien que les différents dîners de Thanksgiving qui ponctuent le film soient réels, des moments tels que la vision d’un enfant couvert de sang au-dessus de son lit tard dans la nuit et d’une silhouette immobile cachée dans sa douche sont manifestement le résultat de sa démence.
Une grande partie du deuxième acte du film se déroule également entièrement dans la tête de Capone, qui fait un voyage dans le passé pour voir des flashbacks de sa vie sur la scène du crime de Chicago. Le Johnny de Matt Dillon, qui s’arrache les yeux de manière menaçante devant Capone alors qu’il est allongé dans son lit, partiellement paralysé, est un autre endroit où Capone sort complètement de la réalit.
Tandis que son déchaînement avec un pistolet Tommy vers la fin, suivi de l’emportement de Capone par un raz-de-marée surgi de nulle part, finit par être partiellement réel en raison de la victime réelle de l’agression de Capone que l’on voit être emmenée dans un fauteuil roulant à la fin. La moitié ou plus de la durée du film est constituée d’événements perçus uniquement par Capone ou déformés par sa détérioration cognitive.
Explication de la fin de Capone
Le générique de fin de Capone indique que de nombreux membres de la famille Capone ont déménagé et changé de nom pour se distancer de ses activités criminelles, bien que sa femme Mae n’en fasse pas partie, tandis que son fils Sonny a rencontré ses propres problèmes avec le FBI. En outre, Capone déclare que le MacGuffin qui était l’argent caché de Capone n’a jamais été retrouvé. Bien sûr, cela n’a pas empêché sa prétendue fortune cachée d’attirer l’attention dans les années qui ont suivi.
En 1986, une émission spéciale The Mystery of Al Capone’s Vault a été diffusée, couvrant l’ouverture d’un coffre-fort à l’hôtel Lexington, avec Geraldo Rivera qui présentait l’émission en direct. Malheureusement, il s’est avéré être beaucoup de bruit pour rien, avec seulement quelques bouteilles vides à l’intérieur.
Cependant, une autre propriété ayant appartenu à Capone reste une destination notable aujourd’hui. En effet, une propriété appartenant à Capone et confisquée par le gouvernement américain à la suite de sa condamnation pour fraude fiscale a été convertie en terrain de golf Eagle, qui est toujours utilisé aujourd’hui près de la base aérienne Eglin à Niceville, en Floride.
Alors que la fin est proche pour Capone, il voit sa vie défiler devant ses yeux, mais à plusieurs reprises et sous forme de segments, et se retrouve confronté à la véritable horreur de ce à quoi ressemble le résumé de sa vie.
Cependant, loin de se repentir de la vie qu’il a choisi de vivre, Capone redouble d’efforts à la fin lorsqu’il sort son Tommy gun doré pour massacrer tout le monde dans le rayon de sa vie immédiate, bien qu’essentiellement dans son propre esprit. En prenant le pistolet Tommy et en abattant tous les habitants de sa propriété.
Capone reprend le contrôle qu’il ne peut plus avoir avec le mécanisme qui symbolise le mieux sa vie d’ancien roi de Chicago. Malheureusement, le raz-de-marée vient lui rappeler avec force qu’il ne peut plus revenir à la vie épicurienne qu’il a connue.
Cette première enquête de l’inénarrable duo d’Hap et Léonard réunit déjà tous les ingrédients qui feront des récits de Lansdale de véritables petites pépites acidulées et piquantes.
Sa plume imagée, que d’aucuns qualifieront à tort de grossière, est la plus adaptée pour rendre compte du tableau misérable et poussiéreux qu’offre sa représentation d’un Amérique rurale sclérosé par le racisme et la pauvreté. Ses dialogues percutants sont autant de parties de punching-ball qui retranscrivent à merveille le caractère bourru de ses habitants.
Les deux trublions principaux forment déjà un duo implacable, bien rodé. Les rôles sont déjà distribués entre les deux compères qui s’échangent des répliques comme l’on respire. Les voir agir comme deux boules de démolition que rien n’arrête est toujours aussi jouissif. Ces deux-là se fichent de la bienséance et gare à ceux qui se dresseront sur leur chemin.
Comme souvent avec l’auteur l’enquête manque d’une véritable envergure et se révèle prévisible. Peu importe car toute la saveur du récit se trouve dans la garniture qui le compose et non dans la pâte.
Une lecture idéale pour se rappeler du visage d’une Amérique fracassée par les coups de poing assénés par les crises sociales et raciale qui gangrène la première démocratie mondiale.
Résumé : Hériter de cent mille dollars et d’une petite bicoque dans un quartier délabré n’est pas si mal et l’oncle Chester a fait un beau cadeau à son neveu Leonard… Même s’il faut tout nettoyer, que le plancher est pourri et que les voisins sont ce que l’on pourrait craindre de pire. Même si retaper une maison pour la vendre et abattre des murs, c’est prendre le risque de découvrir des squelettes cachés…
ÉditeurFolio (25 novembre 2004) LangueFrançaisBroché 368 pages ISBN-102070300595ISBN-13978-2070300594 Poids de l’article200 g Dimensions11 x 1.5 x 18 cm
Prudence à toi lecteur qui s’apprête à pénétrer les territoires mystérieux de Murakami. Dépose ton esprit cartésien, tes attentes de lectures formatées et tes repères de lecteur occidental. Tu t’apprêtes à embarquer dans une épopée hors-normes où règne l’absurde et l’introspection.
D’une plume fluide l’auteur tisse l’odyssée miroir de deux êtres dissemblables dans leur approche de la vie. Au jeune fugueur Kafka, accablé par une prophétie paternelle qu’il réfute de tout son être, la mélancolie, la solitude, la rationalité et l’introspection. À l’excentrique Nakata, l’insouciance, l’innocence, l’humour et l’absurde.
Il serait dommage de s’arrêter aux scènes purement loufoque de l’ouvrage tant il recèle d’hommage à toutes les formes d’art, à commencer par le mythe d’Œdipe qui renvoie à la mythologie grecque. Mais l’art pictural occupe une place importante, l’auteur cite également le réalisateur François Truffaut. L’art qui occupe une place primordiale dans le récit, il façonne le destin de Kafka et agit comme autant de repères culturels et cimente un parcours fait d’interrogations sans réponses et de théories alambiquées.
Un récit si dense dans son propos et truffés de références qu’il en est presque insultant d’essayer d’en parler dans un espace aussi réduit. Un livre qui pousse à la réflexion en pleine lecture et qui hante encore une fois achevé. Un livre rare. Un livre que j’aurais aimé étudié au lycée.
Résumé : Un adolescent, Kafka Tamura, quitte la maison familiale de Tokyo pour échapper à une malédiction œdipienne proférée par son père. De l’autre côté de l’archipel, Nakata, un vieil homme amnésique, décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s’entremêlent pour devenir le miroir l’une de l’autre, tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d’un murmure envoûtant.
Éditeur10 X 18 (25 août 2011) LangueFrançais Poche648 pagesISBN-102264056169ISBN-13978-2264056160 Poids de l’article399 g Dimensions11 x 4 x 17.8 cm
Bong Joon-Ho, président du jury de Venise 2021, a rendu son verdict ! Le film français L’Evénement, mis en scène par Audrey Diwan, a remporte le prix suprême : le Lion d’Or. La réalisatrice succède à Chloé Zhao, récompensée pour Nomadland en 2020.
Après la Palme d’Or cannoise attribuée à Titane de Julia Ducournau, le cinéma français continue de séduire sur la scène des festivals internationaux. Bong Joon-Ho, président du jury de la Mostra de Venise 2021, a remis le Lion d’Or à L’Evénement, long-métrage réalisé par Audrey Diwan.
Il s’agit du second long-métrage mis en scène par la cinéaste après Mais vous êtes fous en 2019. Elle succède à la réalisatrice américaine Chloé Zhao, recompensée en 2020 pour Nomadland. À noter qu’Audrey Diwan est également co-scénariste de Bac Nord, sensation ciné de l’été.
L’Evénement, qui sortira en France le 2 février 2022, est un drame adapté du roman éponyme d’Annie Ernaux. L’intrigue suit le parcours d’Anne (Anamaria Vartolomei), une jeune femme qui décide d’avorter afin de finir ses études et ainsi échapper au destin social de sa famille prolétaire. L’histoire de la France en 1963, d’une société qui condamne le désir des femmes, et le sexe en général. Une histoire simple et dure retraçant le chemin de qui décide d’agir contre la loi. Anne a peu de temps devant elle, les examens approchent, son ventre s’arrondit…
Malignant est disponible au cinéma ! Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin en détails, lisez la suite ! Si vous avez regardez Malignant au cinéma ce week-end, il y a de fortes chances que vous ne puissiez pas rester tranquille avant d’arriver à la fin de Malignant. Car le nouveau film d’horreur surnaturel du réalisateur James Wan écrit par Akela Cooper, d’après une histoire de Wan, Cooper et Ingrid Bisu déraille complètement dans le troisième acte.
Et personne ne peut dire que Malignant n’y va pas à fond. Annabelle Wallis incarne une femme nommée Madison, que nous rencontrons en tant qu’épouse enceinte dans une relation abusive. Avant la sortie du film, le synopsis officiel disait : “Madison est paralysée par des visions choquantes de meurtres macabres, et son tourment s’aggrave lorsqu’elle découvre que ces rêves éveillés sont en fait des réalités terrifiantes.” Mais c’est tellement, tellement plus que ça.
Qui est Gabriel ?
Gabriel est le nom d’un patient invisible de l’hôpital médical de Simion, que l’on rencontre pour la première fois au début du film et qui détruit les médecins, les salles d’opération et les systèmes électriques. Gabriel est également le nom de l’ami imaginaire que Madison avait lorsqu’elle était enfant et qu’elle vivait avec ses parents adoptifs et sa sœur, Sydney.
Et bien sûr, Gabriel est le tueur qui assassine le mari de Madison, puis commence à massacrer les membres de l’équipe médicale qui lui ont fait quelque chose d’affreux dans cet horrible hôpital. Mais qui ou quoi est Gabriel, et quel lien a-t-il avec Madison ?
Il s’avère que Gabriel est le jumeau parasite de Madison, né en même temps qu’elle d’une adolescente nommée Serena May, qui abandonne ses enfants aux chercheurs de Simion. Ceux-ci ont d’abord pensé que Gabriel était un tératome massif attaché à Madison, alors nommée Emily.
Mais le tératome était en fait un enfant déformé et distinct, nommé Gabriel par sa mère biologique et relié à Emily par la tête et la moelle épinière, et qui pouvait tirer de l’énergie physique d’Emily mais aussi manipuler son esprit puisqu’ils partagent un cerveau.
L’horreur est un genre métaphorique, aussi l’idée brillante est que Gabriel pourrait être le symbole de quelque chose d’autre, dans ce cas, la maladie mentale. S’il est arrivé que des jumeaux se forment dans l’utérus mais qu’un seul arrive à terme, Gabriel pourrait aussi être une manifestation de troubles bipolaires ou de troubles dissociatifs de la personnalité… poussés à l’extrême.
Pourquoi Gabriel veut il tuer Sydney ?
Partiellement né mais piégé dans le corps de sa sœur, Gabriel est follement jaloux lorsque sa conscience est réprimée. Lorsque Madison est adoptée par une famille normale et aimante, il est encore plus enragé et utilise sa faible force pour essayer de retourner Madison contre sa famille de manière mortelle. Et il semble qu’au fil des ans, il ait gardé la plupart de son animosité pour Sydney.
Lors de la confrontation finale dans la chambre d’hôpital, il l’affirme en disant à Sydney qu’il l’a gardée pour la fin parce que Madison “t’a choisie plutôt que moi”. C’est la rivalité fraternelle poussée à l’extrême, d’autant plus que le frère ou la sœur en colère n’est même pas un véritable enfant au sens propre du terme. Mais la haine de Gabriel à l’égard de Sydney pourrait aussi être une manifestation des sentiments ambivalents de Madison à l’égard de sa sœur adoptive, dont elle peut se sentir inférieure parce que Sydney est l’enfant biologique de leurs parents.
Explication de la fin de Malignant
Madison est en prison pour l’enlèvement présumé de sa mère biologique, et Gabriel s’empare de son corps. Gabriel tue tous les prisonniers et les gardes, et s’évade.
Sydney comprend que Gabriel veut tuer Serena, la mère qui les a abandonnés, Madison et lui. Sydney se précipite donc à l’hôpital, où Serena est actuellement dans le coma. Elle confronte Gabriel et supplie Madison de se réveiller et de reprendre son corps. Elle dit à Madison que Gabriel a causé les fausses couches précédentes de Madison, se nourrissant des fœtus pour se construire.
On pourrait penser que cette prise de conscience donnerait à Madison la force de reprendre son corps, mais Gabriel tue Sydney et Serena, et semble avoir gagné. Mais attendez… non ! La scène se dissout, et nous réalisons que Gabriel pensait seulement avoir tué Sydney et Serena. Madison a utilisé le même tour de passe-passe que Gabriel pour lui faire voir ce qu’il voulait voir. Sydney et Serena sont toutes deux encore en vie.
Madison et Gabriel s’affrontent dans un vide qui visualise leur esprit commun. Madison enferme Gabriel dans une “prison mentale”, indiquant qu’elle a désormais le contrôle sur lui. Gabriel l’avertit qu’il finira par sortir, et Madison lui répond qu’elle sera prête pour lui quand il sortira.
A la fin de Malignant, Madison et Sydney s’embrassent, tandis qu’une lampe au premier plan vacille légèrement. Cela signifie-t-il que Gabriel est toujours là, contrôlant l’électricité ? On en saura plus dans la potentielle suite !