Le 6 avril dernier, Sylvester Stallone annonçait qu’il ne reprendrait pas son rôle de Rocky dans le 3ème opus de la saga Creed. L’acteur et réalisateur Michael B. Jordan a expliqué ce choix.
La semaine dernière, Sylvester Stallone douchait les espoirs des fans de Rocky Balboa. Non, il n’interprètera pas le célèbre boxeur dans Creed 3, qui sera mis en scène par Michael B. Jordan.
Le comédien de 34 ans, qui passera pour la première fois derrière la caméra pour ce 3ème volet de la franchise, a tenu à préciser les raisons de l’absence de Stallone.
« Je sais que Sly a révélé qu’il ne reviendrait pas pour Creed 3 mais vous savez, il y aura toujours l’esprit et l’essence même de Rocky dans cette saga. Il y aura toujours un peu de Rocky dans Adonis Creed », indique Michael B. Jordan au micro d’IGN.
« Toutefois, c’est une franchise Creed », poursuit-il, « Nous voulions vraiment constuire cette histoire et cet univers autour d’Adonis pour lui permettre d’aller de l’avant, de s’émanciper. »
Alors que l’équipe de « Emancipation », thriller destiné à la plateforme AppleTV+, devait poser ses valises dans l’État de Géorgie, le réalisateur Antoine Fuqua et Will Smith changent leur plan en raison d’une loi électorale controversée.
Situé à l’Est des États-Unis, l’État de Géorgie héberge de nombreux tournages hollywoodiens. Décor idéal pour les productions en tout genre, il devait également accueillir l’équipe du nouveau film d’Antoine Fuqua, Emancipation, avec Will Smith dans le premier rôle. Pourtant, une loi électorale promulguée par le gouverneur républicain Brian Kemp suscite l’indignation de nombreuses personnalités et contraint l’équipe du film à réagir.
Chronique : Pétronille Rostagnat aborde ici un sujet traité avec justesse, les violences intra familiales, celles faites aux hommes. L’écriture de Pétronille Rostagnat a quelque chose dans son style qui ne manque jamais d’interpeller et puis elle trouve aussi ces personnages profondément complexes qui attirent votre cœur d’une manière émotionnelle, ce qui est étrange pour un thriller psychologique. En plus de tout cela, elle ne manque jamais de nous surprendre avec une multitude de rebondissements.
Le livre utilise une situation exagérée pour nous rappeler les risques que nous pourrions rencontrer dans notre vie quotidienne. La paranoïa et l’anxiété augmentent au fur et à mesure que Pauline Carrel passe pour un être incertain si elle a quelque chose à craindre de se sentir suivit. C’est un rappel troublant de rester vigilant, de faire confiance à votre intuition et d’être conscient de votre environnement. L’écriture est soignée et les dialogues apportent du rythme. Ce livre est un thriller psychologique palpitant où le lecteur se fait délicieusement mener en bateau. Il présente en outre d’autres qualités comme les connaissances de l’auteur en matière d’enquêtes. Un vrai bonheur de lecture où les pages se tournent presque seules et dont on sort à la fois satisfait et très ému. A découvrir sans hésiter.
Note : 9,5/10
Éditeur : Marabooks (17 mars 2021) Langue : Français Broché : 336 pages ISBN-10 : 250115763X ISBN-13 : 978-2501157636
Il y a 18 ans, le père d’Izzy English a été emprisonné pour le meurtre de sa femme Alexandra. Sa peine purgée, il écrit à sa fille avec l’espoir de démonter l’accusation et de lui prouver son innocence.
Chronique : Si je n’avais droit qu’à un seul mot pour décrire » Le crime de mon père « , ce serait » indécrottable » !
Izzy English a dû vivre avec le fait que son père a été condamné pour le meurtre de sa mère il y a 18 ans. Izzy avait 17 ans à l’époque, et ce n’est toujours pas quelque chose qu’elle a réussi à accepter toutes ces années plus tard, préférant repousser les pensées de ce terrible événement dans les recoins sombres de son esprit. C’était un événement si traumatisant qu’il a provoqué une fracture non seulement au sein de sa famille, mais aussi, et surtout, en elle-même. Il a été particulièrement difficile pour Izzy de vivre sur l’île de Wight – ce n’est pas une très grande île et partout où elle va, les gens savent qui elle est – savent ce que son père a fait. Aujourd’hui, son père a été libéré sur parole et le passé est sur le point de la hanter à chaque instant lorsqu’il se présente au restaurant que possédait sa mère Alexandra et qu’Izzy dirige maintenant. Il clame son innocence, mais n’est-ce pas ce que disent tous les anciens détenus ? Izzy réalise finalement qu’elle doit prendre l’initiative et commencer sa propre enquête sur ce qui s’est réellement passé cette nuit d’Halloween, il y a 18 ans !
McAllister se concentre sur les personnes, plutôt que sur le crime lui-même, sur les vies brisées en mille morceaux, les traumatismes, le mariage, la famille, la confiance, les relations et les secrets. Elle explore les sentiments très humains que sont le doute, la douleur, les émotions désemparées, les conflits, la méfiance et la façon dont les souvenirs des mêmes événements peuvent différer de façon si importante. Sans surprise, Gabe n’est plus le même homme qu’avant la prison, il est amer et rancunier, la perte de sa femme et de sa fille a contribué à le briser. Izzy elle-même a eu du mal à faire face aux défis de la vie dans les années qui ont suivi. C’est une lecture passionnante, avec un récit discret qui se glisse avec aisance dans la vie des personnages, où des vies, des carrières et des avenirs ont déraillé. Il y a des rebondissements et beaucoup de suspense alors que la vérité est lentement révélée.
Je ne vais délibérément pas entrer dans les détails ici, car j’aimerais que vous, lecteurs, fassiez l’expérience par vous-même de cette lecture intelligente et captivante. Le rythme n’est pas très rapide, mais les secrets du passé sont lentement révélés et la tension est parfois palpable ! J’ai également trouvé que l’élément humain de ce livre était vraiment très émouvant. Je sais que les thrillers psychologiques sont très à la mode aujourd’hui, et il n’y a pas de plus grand fan que moi, et bien que la plupart d’entre eux soient assez bons, une chose est sûre – si Gillian McAllister l’a écrit, alors vous allez avoir une lecture craquante !
Note : 9,5/10
Éditeur : Marabooks (31 mars 2021) Langue : Français Broché : 288 pages ISBN-10 : 2501138503 ISBN-13 : 978-2501138505
Chronique : Ce livre m’a tellement plu. Les plaisanteries et la tension sexuelle entre Jude et Cardan m’ont tenue en haleine, les yeux écarquillés comme une écolière en mal d’amour. Les machinations politiques, les mensonges et les coups de poignard dans le dos sont tous si passionnants. Je n’ai littéralement rien vu venir, mais je ne sais pas si c’est le génie de l’auteur ou si c’est simplement parce que j’étais trop immergée dans l’histoire pour jouer les détectives.
Je vais rester vague pour ceux qui n’ont pas encore lu Le Prince Cruel. Ce livre reprend là où le précédent s’est arrêté : Jude a négocié sa place dans une position de pouvoir et elle a bien l’intention de l’exploiter. La dynamique entre elle et Cardan doit être la plus sexy que j’aie lue depuis très longtemps. J’aime qu’ils soient tous les deux des personnes puissantes, tous les deux un peu douteux moralement, car cela rend toute l’angoisse amour/haine tellement amusante. Je n’aime pas quand l’un des personnages d’une relation détient tout le pouvoir et l’utilise contre l’autre, mais ces deux-là sont égaux (pour le meilleur et pour le pire).
Mais j’aime aussi tous les personnages. J’aime Madoc et l’étrange relation entre lui, Taryn et Jude – il est leur figure paternelle, et pourtant il a aussi assassiné leurs parents. J’aime Vivi parce qu’elle sait que « la vengeance est douce, mais la crème glacée l’est encore plus. » J’aime la Bombe, et tous les méchants.
Vous savez, c’est exactement comme ça que j’aime la romance – cachée derrière l’action, les enlèvements et les trahisons. Il y a en fait une intrigue très intéressante, pleine de rebondissements, de surprises et de menaces de guerre, et cela ne fait que rendre les plaisanteries sexy encore plus excitantes lorsque nous y sommes enfin confrontés. Holly Black est une telle allumeuse.
Ce qui m’attire vraiment dans cette série, c’est l’intrigue politique. Je suis terriblement obsédée par la capacité de Holly Black à créer des tensions politiques uniques et à guider une société au bord de la guerre. Il y a tellement de scènes disséminées dans le roman que mes yeux sont restés collés à la page ne me lasse pas des intrigues, des vengeances et des trahisons qui surgissent de tous les coins de l’histoire.
Et elle est aussi diabolique. Il n’est pas juste d’appeler la fin un cliffhanger, et pourtant elle est si délicieusement diabolique. Je meurs d’envie de connaître la suite.
Note : 9,5/10
Éditeur : Rageot Editeur (14 avril 2021) Langue : Français Broché : 480 pages ISBN-10 : 2700276450 ISBN-13 : 978-2700276459
Cécile, 10 ans, déménage dans le sud de la France avec sa mère, Louise. L’intégration avec les autres enfants du village n’est pas facile. Lorsqu’un cirque de passage s’installe à côté, Cécile découvre que Poly le poney vedette est maltraité. Elle décide de le protéger et d’organiser son évasion ! Poursuivis par Brancalou, l’inquiétant directeur du cirque, et le mystérieux Victor, Cécile et Poly s’embarquent dans une cavale pleine de rebondissements, un véritable voyage initiatique et une incroyable histoire d’amitié…
Chronique : Avec « Le dernier trappeur » et « L’école buissonnière », « Poly » est l’un des films ou le cinéaste Nicolas Vanier a l’air très inspiré !! Adapté d’une série télévisée dont j’ignorais l’existence, ce long métrage parle d’une fille d’une infirmière qui emménage dans le Sud de la France des années 60. Elle assiste à un spectacle de cirque auquel elle voit un Poney mal traité par les organisateurs, elle sympathise avec l’animal et décide de le sauver avec ses nouveaux camarades en faisant une fugue. La gendarmerie et le village sont mobilisés, les méchants propriétaires aussi, on part dans un film d’aventures pour petits et grands ou le public de ce type de long métrage populaire sera content.. Les images sont magnifiques, les personnages variés et attachants, caricaturaux mais cela fait partie du charme… Charme aussi des années 50-60… Tout cela pour suivre un histoire sympathique, que l’on suit surtout du point de vue de l’enfant, mais pas seulement, et qui sait aborder en douceur de nombreux thèmes (la séparation des parents ; l’intégration dans un nouveau lieu ; la maltraitance animale dans le spectacle ; celle des enfants ; les préjugés dans les petits villages ; l’amitié ; l’autonomie…etc.) Bref, on se laisse embarquer avec plaisir !
Note : 9,5/10
Classé : Tous publics Référence constructeur : 303937 Format : Couleur, PAL Durée : 1 heure et 42 minutes Date de sortie : 14 avril 2021 Acteurs : François Cluzet, Julie Gayet, Elisa de Lambert Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio : M6 Vidéo ASIN : B08LG793DY
L’acteur burkinabé Moussa Théophile Sowié, connu du grand public comme « le postier des Visiteurs » est décédé le 7 avril dernier. Il était l’un de ces visages du cinéma, devenu culte en seulement deux courtes scènes à l’écran.
Moussa Théophile Sowié est décédé le 7 avril dernier, selon le média Centre Presse Aveyron. L’acteur était connu du grand public pour son rôle pourtant court dans Les Visiteurs et Les Visiteurs 2. Il y incarnait un facteur croisé par Godefroy de Montmirail (Jean Reno) et Jacquouille la fripouille (Christian Clavier), que les deux moyenâgeux prenaient pour un « Sarrasin » !
Le rappeur américain DMX, apparu sur grand écran aux côtés de Jet Li et Steven Seagal, et dont le titre « X Gon’ Give It to Ya » avait accompagné le film « Deadpool », est décédé ce vendredi à l’âge de 50 ans.
Le monde du rap est en deuil. L’Américain DMX est mort ce vendredi à l’âge de 50 ans, des suites d’une crise cardiaque contractée après une overdose. Véritable légende du rap avec près de 30 millions d’albums vendus dans le monde, l’artiste new-yorkais était également apparu à plusieurs reprises sur grand écran, aux côtés notamment de Jet Li et Steven Seagal.
Après s’être fait remarquer dans le drame urbain Belly, DMX, de son vrai nom Earl Simmons, apparaît en 2000 dans le film d’action Roméo doit mourir aux côtés de Jet Li et Aaliyah. L’année suivante, il donne la réplique à Steven Seagal dans le thriller Hors limites, film dont certains de ses morceaux illustrent la bande-originale. En 2003, DMX retrouve Jet Li à l’occasion d’En sursis, qui le voit incarner un caïd tentant de mettre la main sur des diamants noirs.
DMX, qui tient en 2004 la vedette du long métrage Never Die Alone, où il joue un homme qui, après avoir mené une existence de criminel, est en quête de rédemption, s’illustre également brièvement sur petit écran dans un épisode de New York 911.
Quand on y réflechit on pourrait se mettre à redouter le jour où l’humanité cessera de prôner la haine et la peur de l’autre car certains auteurs seront alors bien en peine de nous fournir des histoires poignantes. Heureusement ce jour n’est pas près d’arriver, la haine sous toutes ses formes à encore de beaux jours devant elles, ce qui permet à certains récits de conserver toute leur fraîcheur.
Ce récit des X-men est né de la volonté de la part de la maison des idées de publier des récits plus mâture. Ces graphic novels comme on va finir par les appeler auront la double mission de séduire de nouveaux lecteurs avec des récits en marge de la continuité habituelle et qui se suffisent à eux-mêmes mais aussi d’ancrer les héros marvels dans des thématiques plus adultes, en les abordant de manière plus frontale que dans la production mensuelle. L’équipe de héros mutants qui s’est juré de protéger un monde qui les craint se prête particulièrement à ce type de récit.
Chris Claremont peut enfin se pencher sur les délicats sujets de la haine raciale, la discrimination et sur la notion d’être humain. Lui qui laisse surtout son talent se déployer lors de sagas spatiales épiques et de récits d’aventures intenses a tout à prouver dans ce récit qui s’attaque au thème universel de la haine raciale. Évidemment c’est un comics, court qui plus est, moins de cent pages, il faut donc admettre qu’un révérend a pu créer une milice paramilitaire, dispose d’un laboratoire et d’une équipe dévouée à ses ordres, mais une fois ses suspensions d’incrédulitée assimilés le récit se lit d’une traite. La narration est restée très fluide, la traque que subit la jeune Kitty Pride permet de rester focaliser sur des émotions intenses qui mobilisent l’attention du lecteur. L’ensemble du récit est irradié d’une espèce de tension qui culmine jusqu’au final au Madison Square Garden où, une fois n’est pas coutume, les héros ne sont pas les X-men.
Les dessins sont signés Brent Anderson. L’auteur débutait sa carrière dans les comics. Si son trait peut paraître quelque peu statique, sa mise en scène a le mérite d’être aussi lisible et fluide des années après la première édition en 1982.
Presque quarante ans après sa parution le propos du récit est toujours aussi actuel. L’humanité n’a jamais passé autant de temps à cracher sa haine sur quiconque a le malheur de penser différemment ou d’avoir un teint de peau différent. La foule haineuse lors du climax rappelle celle qui a investi les locaux du capitole en janvier dernier tandis que les policiers représentent les ultimes garde-fous moraux. Enfin je pense qu’il est inutile de préciser à quelle figure politique le révérend Stryker fait penser, cet orateur engoncé dans son fanatisme arrogant est la figure même de l’hypocrisie triomphante.
Il est à la fois rassurant et effrayant de constater la modernité de ce récit qui date d’une époque où internet n’était encore qu’un doux rêve. Rassurant car tout lecteur aime à voir ses classiques vieillir et s’affiner comme le bon vin. Effrayant lorsque l’on constate que le propos est toujours autant d’actualité, à tel point que l’on en vient à désespérer de voir un jour un progrès.
Résumé:Cette histoire est un parfait exemple de la métaphore mutante, symbole de l’oppression des minorités. Un récit parmi les plus incontournables de Chris Claremont, des X-Men et plus généralement de Marvel. Le révérend William Stryker lance une croisade anti-mutants et capture le Professeur X pour le manipuler afin d’attaquer l’esprit des mutants. Pour le combattre, les X-Men doivent alors s’allier à leur ennemi Magnéto.