Qui a tué Sara ? sur Netflix : c’est quoi cette haletante série mexicaine ?

Disponible sur Netflix, Qui a tué Sara ? est le nouveau thriller à suivre sur la plateforme. Cette création originale mexicaine réunit tous les ingrédients d’un drame à rebondissements qui devrait plaire à un public amateur de suspense.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Après 18 ans de prison, Álex se venge de la famille Lazcano qui l’a accusé à tort du meurtre de sa sœur Sara pour sauver sa réputation.

Avec une citation d’Agatha Christie affichée en prélude du premier épisode, Qui a tué Sara ? annonce la couleur. Cette nouvelle série mexicaine, disponible sur Netflix, devrait plaire aux amateurs de thrillers hispanophones, des oeuvres qui cartonnent sur la plateforme.

Composée de 10 épisodes, Qui a tué Sara ? raconte la vengeance d’Alejandro « Alex » Guzman (Manolo Cardona), un homme qui passé dix huit ans derrière les barreaux pour un meurtre qu’il n’a pas commis. Lorsqu’il était encore jeune, sa soeur Sara (Ximena Lamadrid) est morte dans ce qui semble être un accident lors d’une sortie en bateau entre amis.

Alors que tout porte à croire que son petit copain, Rodolfo (Alejandro Nones), pourrait être en partie responsable de son décès, c’est finalement Alex, qui est reconnu coupable par la justice. Le jeune homme a été poussé par les Lazcano, la famille de Rodolfo, à porter le chapeau afin de protéger les membres de cette mafia puissante, dont le patriarche César (Ginés García Millán) en charge d’un casino réputé.

Lésé, trahi et fou de rage, Alex va préparer sa vengeance depuis sa cellule afin de mettre son plan à exécution dès sa sortie. Loin d’agir dans l’ombre, Alex va mettre la pression sur la famille Rodolfo pour savoir qui a réellement tué Sara avec l’aide d’un inconnu tout en révélant les sombres secrets de chacun de ses membres. Mais sa relation naissante avec Elisa (Carolina Miranda), la fille cadette de César, pourraît tout gâcher.

Si Qui a tué Sara ? réussit à happer le spectateur grâce à son intrigue bien ficelée et un suspense parfaitement huilé, la série mexicaine repose aussi sur des personnages stéréotypés mais facilement identifiables, tous plus exécrables les uns que les autres, et sur des rebondissements efficaces, des flashbacks surstylisés et des dialogues qui vont droit au but grâce à l’expertise de son créateur chilien José Ignacio Valenzuela, une ponte des soap operas.

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Netflix : Keanu Reeves va produire et jouer dans l’adaptation en film et série de son comic-book

Keanu Reeves sera l’acteur principal pour Netflix d’un film et d’une série animée adaptés de « BRZRKR », le comic-book d’action qu’il créé et co-écrit.

Un nouveau projet pour Keanu Reeves ! Prochainement à l’affiche des nouveaux volets des sagas Matrix et John Wick, l’acteur de 56 ans va tenir le rôle principal d’un long métrage adapté de son propre comic book : BRZRKR (prononcer « Berzeker »).

Publié depuis le 3 mars dernier aux Etats-Unis, BRZRKR a été coécrit avec Matt Kindt (Sweet Tooth, Men of War…). Il suit les aventures de ‘B’, un demi-dieu maudit exécutant pour le gouvernement américain des missions suicides ; parallèlement, il cherche à lever le voile sur ses origines mystérieuses.

Le long métrage en prises de vues réelles porté par Keanu Reeves sera l’adaptation littérale du comics, tandis qu’une série animée – qui verra Keanu Reeves doubler ‘B’ – explorera l’univers du personnage à travers une histoire totalement inédite.

Suicide Squad : pas de version longue pour le film DC de David Ayer

Alors que le nouveau montage de « Justice League » vient de sortir dans le monde, la présidente de WarnerMedia Studios confirme qu’il n’en sera pas de même pour le « Suicide Squad » de David Ayer.

Warner Bros. Pictures

« Nous ne développerons pas le montage de David Ayer » : contrairement à Justice League, que Zack Snyder a enfin pu terminer, quatre ans après avoir quitté le projet, Suicide Squad ne devrait pas avoir de seconde chance. Et c’est la présidente de WarnerMedia Studios, Ann Sarnoff, qui le (re)confirme de façon brève mais claire dans une interview donnée à Variety.

Michel Hazanavicius : un film de zombies en préparation pour le réalisateur d’OSS 117

Bientôt un film de zombies par Michel Hazanavicius ! Comme nous l’a confié Romain Duris, à l’occasion de la promotion du film « Eiffel », le réalisateur s’apprête à commencer le tournage de « Z (comme Z) ».

Après la comédie d’espionnage, la comédie de zombies pour Michel Hazanavicius ! Le cinéaste qui a passé le relais d’OSS 117 à Nicolas Bedos (et dont la sortie du troisième volet est imminente, dès que les salles de cinémas pourront rouvrir) s’apprête à tourner Z (comme Z). 

Romain Duris, qui sera au casting de ce film, nous en a fait la confidence à l’occasion de la journée presse d’Eiffel qui se tenait hier à Paris. « Ça sera un film de zombies, très drôle. Ça se passe sur un tournage de film de zombies« , a-t-il indiqué au micro d’AlloCiné. Le tournage est imminent.

Une corde de plus à l’arc de Michel Hazanavicius qui s’est déjà essayé à de nombreux genres différents, de l’Oscarisé The Artist au film pour un public très familial Le Prince oublié, sans oublier le film de guerre (The Search). Rappelons que le cinéaste travaille par ailleurs en ce moment sur son premier long métrage d’animation, La plus précieuse des marchandises. Prévu pour 2022, ce film est adapté du célèbre conte éponyme de Jean-Claude Grumberg. 

Framing Britney Spears : le documentaire choc disponible le 5 avril sur Prime Video

Framing Britney Spears, le documentaire choc sur le parcours de la célèbre chanteuse pop et la bataille judiciaire qui l’oppose à son père, sera disponible en France sur Amazon Prime Video le 5 avril prochain.

Deux mois après la sortie fracassante de Framing Britney Spears sur Hulu aux Etats-Unis, le documentaire choc sera enfin disponible en France le 5 avril sur la plateforme Amazon Prime Video. Produit par le New York Times, Framing Britney Spears retrace la carrière de la chanteuse pop à travers les scandales, les moments de vie privée médiatisés, le harcèlement des paparazzi.

Framing Britney Spears

Le documentaire se penche également sur un aspect juridique important qui fait couler beaucoup d’encre chez les fans de Britney Spears : sa mise sous tutelle par son père Jamie Spears. Une condition qui a fait émerger le mouvement #FreeBritney, d’autant plus depuis la mise en ligne du documentaire enrichi de témoignages d’anciens collaborateurs et d’images d’archives.

Par ailleurs, Framing Britney Spears revient également sur le traitement médiatique de sa carrière et de ses relations personnelles ainsi que la sexualisation et la misogynie qu’elle a dû subir. Les Français pourront découvrir ce documentaire réalisé par Samantha Stark et produit par le New York Times et Left/Right, exclusivement sur Amazon Prime Video.

Disney : Black Widow, Shang-Chi et The King’s Man encore repoussés

Attendu au début du mois de mai, « Black Widow » a été décalé à juillet et sortira le même jour dans les salles amércaines et sur Disney+ aux États-Unis. « Shang-Chi », « The King’s Man » et « Mort sur le Nil » sont également repoussés.

Nouvel effet domino dans les calendriers de sorties ! Et c’est à Disney que l’on doit ces nouveaux changements dans son line-up, avec pas moins de huit films impactés. Dont Luca, prochain opus issu des studios Pixar qui connaîtra le même sort que Soul, puisqu’il sortira le 18 juin uniquement sur Disney+.

Luca

Attendu début mai (le 5 en France et le 7 aux États-Unis), Black Widow est quant à lui repoussé de deux mois, et il faudra désormais patienter jusqu’aux premiers jours de juillet pour découvir le long métrage Marvel porté par Scarlett Johansson. Qui sortira le même jour dans les salles américaines et sur Disney+. Mais contrairement à Luca, qui sera compris dans l’abonnement, un supplément de l’ordre de 30 dollars sera demandé pour bénéficier du long métrage.

Black Widow

Comme pour Mulan et Raya et le dernier dragon. Ou encore Cruella. Le prequel consacré à la méchante des 101 dalmatiens, ici incarnée par Emma Stone, est toujours prévu pour la fin du mois de mai. Et sa sortie américaine se fera simultanément dans les salles et sur Disney+.

Cruella

Et forcément ces mouvement en entraînent d’autres : d’abord prévu pour le mois de juillet, Shang-Chi de Marvel Studios est repoussé au 3 septembre outre-Atlantique, alors que The King’s Man est reporté à décembre et Mort sur le Nil à février 2022.

Alors que les salles rouvrent petit-à-petit aux États-Unis, mais avec des jauges limitées (25% de la capacité d’accueil et pas plus de 50 personnes), ces reports peuvent être liés à une volonté de Disney d’avoir un maximum de spectateurs devant leurs films, même si nous ne sommes pas à l’abri de nouveaux changements dans les semaines à venir.

Les dates françaises devraient être communiquées sous peu, et les films, à l’exception de Luca, sont pour l’instant toujours prévus pour les salles obscures. 2021-2022 : LES NOUVELLES DATES AMÉRICAINES DES FILMS DISNEY

  • 26 mai : sortie de Cruella dans les salles et sur Disney+ (avec un supplément) outre-Atlantique
  • 18 juin : sortie de Luca sur Disney+ (compris dans l’abonnement)
  • 9 juillet : sortie de Black Widow, dans les salles et sur Disney+ (avec un supplément) outre-Atlantique
  • 13 août : sortie de Free Guy
  • 3 septembre : sortie de Shang-Chi and the Legend of the Ten Rings
  • 22 décembre : sortie de The King’s Man – Première mission
  • 14 janvier 2022 : sortie d’Eaux profondes
  • 11 février 2022 : sortie de Mort sur le Nil

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Justice League : la folle histoire du Snyder’s Cut + Comparaison des scènes

Vous avez vu Justice League en 2017, vous avez été déçus. Aujourd’hui, la version de 4 heures pilotée par Zack Snyder va peut-être vous faire changer d’avis : voici sa folle histoire

Dans sa tentative de combiner les visions de Zack Snyder et Joss Whedon avec les velléités des producteurs, le Justice League sorti en 2017 était un vrai cas d’école. Il l’est encore plus aujourd’hui lorsqu’on le compare au nouveau montage, beaucoup plus en phase avec ce que son réalisateur initial voulait dire et faire.

Car c’est peu dire qu’il y a des différences. À la fois beaucoup et pas autant qu’annoncé, surtout que l’histoire reste fondamentalement la même. Cela nous permet toutefois de voir ce que l’on doit à qui, et de constater à quel point les mêmes images montées différemment peuvent tout changer, en matière de rythme, de ton ou d’ampleur. Voici donc les points majeurs sur lesquels les deux longs métrages divergent, l’idée n’étant pas d’être exhaustifs mais de pointer du doigt ce qui est significatif.

C’est presqu’une évidence, autant que la durée (4h02 contre 2h) mais autant la rappeler. Les deux versions de Justice League n’ont en commun que les scènes tournées par Zack Snyder et conservées dans le montage supervisé par Joss Whedon. Sur le plan visuel, le film disponible en VOD est plus fidèle à la vision, sombre, de son réalisateur initial. Et c’est ainsi que certaines images vues au cinéma sont toujours présentes. Mais avec un autre étalonnage, comme lorsque Wonder Woman (Gal Gadot) se tient debout sur une statue avant d’aller sauver des otages dans une banque de Londres.

Wonder Woman en 2021 et 2017

En 2017, la lumière était plus vive et le fond vert beaucoup plus visible. Aujourd’hui c’est mieux, et il en va de même pour plusieurs images du film. Notons aussi le changement de ratio, car ce Justice League n’est pas en 16/9 mais en 1.33:1, format carré proche de celui des écrans IMAX dans lequel Zack Snyder a tourné son film. Autre preuve de sa reprise en main du projet.

Pour le coup, c’est une surprise. Car le générique de la version de 2017, avec des images illustrant différents aspects de l’absence de Superman (Henry Cavill) accompagnées par la reprise du « Everybody Knows » de Leonard Cohen par Sigrid semblait être l’un des vestiges de la vision de Zack Snyder, car elle rappelait le début de Watchmen sur fond de Bob Dylan. Il n’en est rien car son film part dans une toute autre direction.

Une image du générique de « Justice League » version 2021

Il est bien question de la mort de l’Homme d’Acier, survenue à la fin de L’Aube de la Justice. Mais le film revient un peu en arrière. Sur le moment où le super-héros passe de vie à trépas à la fin de son combat contre Doomsday, et son dernier souffle se propage comme une onde de choc sur le reste du monde, réveillant au passage les Mother Boxes que Steppenwolf (Ciaran Hinds) va ensuite vouloir collectionner pour le compte de Darkseid. La raison de son arrivée sur Terre est ainsi plus explicite et logique.

Pas de confrontation avec un voleur puis un Paradémon de Steppenwolf pour Batman ! Ajoutée par Joss Whedon pour expliquer le fait que les créatures venues de la planète Apokolips sentent la peur, afin de préfigurer le sort final du grand méchant de l’histoire et le rendre moins violent que prévu, cette scène qui passait du coq à l’âne a disparu. Elle est remplacée par la visite de Bruce Wayne en Islande, sur les traces du mystérieux Aquaman.

Une séquence que l’on retrouvait dans le montage de 2017, avec des ajouts aussi visibles que les fonds verts derrière Jason Momoa ou les rougeurs sur le visage de Ben Affleck, mais qui intervient un peu plus tôt dans le récit (avant le sauvetage de la banque anglaise par Wonder Woman). Pour, immédiatement, faire suite à la promesse de Bruce Wayne à Diana Prince, à la fin de Batman v Superman, de tenter de rassembler d’autres héros pour protéger le monde.

Comme Batman, Flash a droit à une autre introduction. En 2017, nous le découvrions alors qu’il rendait visite à son père, emprisonné pour le meurtre de sa mère, et nous révélait ses pouvoirs en dessinant une moustache au feutre sur le visage d’un autre visiteur un peu trop agressif sans que celui-ci ne s’en rende compte. La seconde moitié de la séquence (le dialogue au parloir) est toujours présente dans le montage de 2021, mais elle intervient plus tard. Et c’est grâce à des images inédites que nous faisons connaissance avec Barry Allen.

Iris West (Kiersey Clemons) de retour dans « Justice League »

Le personnage joué par Ezra Miller se rend dans une animalerie pour y déposer un CV afin de garder des chiens. Mais son entretien d’embauche, bien mal embarqué, est interrompu par un accident de voiture impliquant un camion et la jeune femme (Iris West, incarnée par Kiersey Clemons) qu’il sauve grâce à sa vitesse qui lui permet de traverser une vitre et manger un hot-dog au passage.

Vue dans les premières bandes-annonces, la scène avait fuité en ligne en 2017. Elle devient enfin officielle, et pourrait avoir une incidence sur le film The Flash, attendu en 2022, puisque la jeune comédienne est de retour au casting.

C’est sans conteste le grand gagnant de ce nouveau montage : Cyborg (Ray Fisher) occupe une place plus importante dans l’histoire de Justice League et véhicule diverses émotions à travers les notions de culpabilité, de deuil et son rapport à ses parents. Moins connu que ses futures compères, le personnage est aujourd’hui celui dont Zack Snyder se sent le plus proche, ayant lui aussi vécu un drame familial avec le suicide de sa fille en 2017.

Et c’est peut-être aussi pour cette raison qu’il décrit ce montage comme « une expérience cathartique », alors que le personnage est confronté à la mort tout au long du récit.

Entrevu dans L’Aube de la Justice, Cyborg apparaît très vite dans l’intrigue : dès le générique, puisque la Mother Box cachée chez lui et grâce à laquelle il a été créé (ou sauvé) s’anime au moment où Superman meurt. Nous le revoyons ensuite, enfermé dans son appartement car il se considère comme un monstre. Il en sortira un peu plus tard pour rencontrer Diana avec qui il ressent une connexion lorsqu’elle évoque la perte qu’elle a vécue, celle de Steve Trevor à la fin du premier Wonder Woman.

Victor Stone (Ray Fisher) avant sa transformation

Mais avant cela, le Justice League nouveau s’offre tout un flashback pour revenir sur le passé de Victor Stone. Sont évoquées ses qualités d’athlète qui auraient dû faire de lui une star du football américain, sa rancœur envers les absences répétées de son père, mais également cet accident de voiture qui coûte la vie à sa mère et le laisse dans un état grave.

Surtout, cette longue séquence nous permet de mieux saisir ses pouvoirs et la raison pour laquelle il est potentiellement l’un des personnages les plus puissants (et dangereux) de la bande, capable de lancer tous les missibles atomiques en un claquement de doigts.

Il n’est pas directement lié à Cyborg, mais sa relation avec Silas Stone (Joe Morton), qui travaille avec lui, fait qu’il est connecté à son arc narratif. Interprété par Ryan Zheng, Ryan Choi aurait pourtant dû être plus qu’un simple chercheur puisqu’il s’agit, dans les comic books, de l’alter ego du super-héros Atom, capable de grandir et rapetisser. Sa transformation est même teasée lorsqu’il parle de son travail sur les nanotechnologies.

Ryan Choi, futur Atom

Incarné par Osric Chau sur petit écran, dans le cross-over Crisis on Infinite Earths de 2019, le personnage aurait dû faire sa première apparition en chair et en os deux ans plus tôt, grâce à Justice League. Mais il avait été coupé au montage et sa présence n’était réduite qu’à un nom dans le dossier lié à l’accident de Victor, que Diana consulte chez Bruce Wayne. Grâce au Snyder Cut, il apparaît enfin, même si cela risque de ne pas se reproduire par la suite.

Cela peut paraître paradoxal au premier abord, mais le film de 4h est bien mieux rythmé que celui qui n’en dure que 2, et confondait vitesse et précipitation. Et ce alors que les ajouts concernent moins l’action que les personnages à qui il offre davantage d’épaisseur, tout en les réunissant à travers leurs questionnements sur la notion d’héroïsme ou leur place dans ce monde. Devant la caméra de Zack Snyder, qui ne manque pas une occasion de les iconiser, les membres de la Justice League deviennent des divinités perdues entre deux mondes.

Batman se demande par exemple s’il saura être le leader qu’il a promis d’être alors que la menace vient d’un autre monde et qu’il n’a pas le moindre super pouvoir. Wonder Woman n’a pas encore retrouvé sa foi en l’être humain et ne semble plus être la bienvenue sur l’île de Themyscira qu’elle a fui. Aquaman refuse le trône d’Atlantis dont il est l’héritier et navigue entre son royaume et la Terre, où il sauve les pêcheurs en détresse.

Et Flash n’est pas seulement l’inadapté social entrevu dans la version sortie en salles, mais un jeune homme mal dans sa peau, qui utilise ses pouvoirs (bien mieux exploités et mis en scène ici, comme lorsqu’il rattrape des humains qui tombe sur une musique que l’on croirait tirée d’un jeu d’arcade) pour fuir.

Barry Allen (Ezra Miller) en action

Le cas de Superman est quelque peu différent, puisque le natif de Krypton brille d’abord par son absence. Puis il ressuscite et s’oppose d’abord à ses futurs partenaires avant de comprendre, grâce à Lois (Amy Adams), quel est son rôle dans l’histoire et accepter son statut de sauveur. Trop souvent réduits à de simples fonctions dans le film de 2017 (la vitesse, la force surhumaine, la machine, les gagdets…), les héros deviennent plus humains ici. Et cela rend leurs actions plus héroïques.

Le générique nous l’a bien fait comprendre : le monde est littéralement secoué par la mort de Superman. Et cela se ressent dans les scènes suivantes et l’ambiance qui s’en dégage. Qu’il s’agisse du moment où Martha Kent (Diane Lane) est sur la tombe de Clark ou lorsque Lois Lane se rend devant le mausolée consacré à ce dernier, devant les débris de la statue à son effigie.

C’est aussi à travers le cheminement de la journaliste du Daily Planet que le long métrage aborde la notion de deuil et la manière de le surmonter, ce que le film de 2017 faisait de façon plus expéditive, dans son générique de début.

Ces arcs narratifs étaient présents dès le début, puisqu’aucune de ces scènes ne fait partie des reshoots faits par Zack Snyder. Mais nul doute que tout ceci a concourru à rendre ce nouveau montage cathartique pour lui. Car Justice League est aussi un film dans lequel il est question de braver la mort de différentes manières (physique et psychologique).

Et, pour le metteur en scène, de tenter de se remettre de celle de sa fille à qui est dédié ce projet auquel elle est associée. Au final, cela fait naître quelques touches d’espoir, terme qui revient régulièrement, qui rendent cet opus moins sombre que Batman v Superman.

L’espoir que l’on ressent dans Justice League passe également par cette opposition entre la division initiale entre les héros, et l’alliance qui leur permettra de triompher. L’ironie veut d’ailleurs que la combinaison des trois Mother Boxes que traque Steppenwolf conduise à ce qu’il appelle « l’Unité », et permettra à Darkseid de dominer la planète.

C’est en réalité celle dont Batman, Superman, Wonder Woman, Flash, Cyborg et Aquaman vont faire preuve qui permettra d’éviter cela. Et certains sont bien conscients de cette situation, comme le prouve ce dialogue entre l’Amazone et l’Atlante au début de la cinquième partie, et où il est question d’une rivalité qui dure depuis des millénaires entre leurs peuples respectifs.

Ironie toujours, il est plus question d’alliance et d’unité dans cette version, qui suit une même vision, que dans celle de 2017, qui tentait de combiner deux styles qui n’avaient rien à voir l’un avec l’autre et où certains choix avaient été faits en dépit du bon sens. GAME OF THRONE

Aquaman étant sorti en 2018, ce que Justice League introduit ici n’est pas très surprenant. À savoir le refus du héros d’assumer son statut d’héritier du trône d’Atlantis. Celui qui doit unir les sept royaumes sous-marins. Non content de faire revenir le personnage de Vulko (Willem Dafoe, qui devait faire ses débuts chez Snyder avant d’apparaître dans le film de James Wan), ce nouveau montage insiste davantage sur ses tourments et rend son changement d’état d’esprit, consécutif à la victoire des héros, un peu plus logique.

Vulko (Willem Dafoe)

Et il nous explique où et comment il a récupéré l’armure et le trident avec lesquels il se bat. Ce qui est peut-être un détail, mais toujours bon à prendre.

Aux États-Unis, ce Justice League est classé R. Ce qui signifie, dans le cadre d’une sortie en streaming, qu’il est déconseillé aux moins de 17 ans et soumis à l’accord d’un adulte. Pour quelques jurons (dont celui qui commence par un « F » qu’un long métrage ne peut pas prononcer plus d’une fois pour rester tous publics) et un peu de sang. Pas autant que dans un film d’horreur, bien sûr. Mais un peu plus que dans la grande majorité des blockbusters.

C’est le cas lors du braquage de banque qui sert à introduire Wonder Woman (et ne change pas beaucoup de la version de 2017 dans l’ensemble), quand les gardes à l’entrée du bâtiment sont tués. Ou lors des affrontements avec les Paradémons. Il y a quatre ans, leurs blessures laissaient apparaître un sang vert fluo digne de celui du métamorphe de la saga Alien (en moins acide), et on peut se demander s’il ne s’agissait pas là d’une astuce pour éviter la censure (comme quand Quentin Tarantino passe au noir et blanc lors de la grande tuerie de Kill Bill – Volume 1). Car le rouge est de nouveau de mise ici.

Le sang a bien sûr été créé en images de synthèse, tout comme les créatures (sauf dans cette scène où ils sortent de l’eau avec un Atlante qu’ils jetteront sur un rocher, et donnent l’impression d’être joués par des comédiens en costume). Mais la différence est là.

Comme au moment de la mort de Steppenwolf : causée par ses sbires, qui sentaient sa peur liée au retour de Superman il y a quatre ans, il est ici décapité par Wonder Woman alors que les héros le renvoient sur Apokolips à travers le le portail ouvert par Darkseid pendant le combat final.

C’était l’un des grands absents de marque du film achevé par Joss Whedon. C’est aujourd’hui l’un des invités de marque du montage de Zack Snyder : le tyran Darkseid, qui règne sur la planète Apokolips et tente de soumettre les autres à sa volonté. L’équivalent du Thanos de Marvel, si l’on veut schématiser. Dès que cette nouvelle version a été officialisée, son retour l’a aussi été. Et c’est lui que l’on retrouvait dans le premier teaser, à travers la découverte par Diana Prince d’une fresque racontant son précédent passage sur Terre.

Il prend ainsi la place de Steppenwolf dans le flashback qui revient sur cette bataille dantesque, mais reste finalement en périphérie de l’histoire. Son homme de main est toujours l’antagoniste principal et c’est pour se racheter auprès de Darkseid, après avoir fauté, qu’il tente de collecter les Mother Boxes. Ce qui parvient à le rendre un peu moins unidimensionnel que cet être assoiffé de pouvoir et de domination que l’on nous présentait en 2017. Alors que son apparence a quelque peu changé, et que son armure est devenue un peu plus menaçante.

Steppenwolf en 2021 et 2017

Doublé par Ray Porter, Darkseid n’apparaît que dans quelques scènes. Dont la fin de la bataille finale au cours de laquelle il ouvre un portail vers la Terre et aperçoit les membres de la Justice League qu’il devait combattre dans les suites qui n’ont jamais vu le jour. Longtemps évoqué, lorsqu’il était question de cette fin alternative que nous pensions alors ne jamais voir, ce premier face-à-face nous est enfin dévoilé, même si nous ne devrions pas aller plus loin.

On s’en doutait dès 2017 : le flashback sur le combat homérique entre Steppenwolf et l’armée formée par différents peuples (Humains, Atlantes, Amazones, Dieux…) avait été initié par Zack Snyder. Raccourci chez Joss Whedon, il est ici un peu plus long, le metteur en scène n’était pas aussi contraint par des impératifs de durée.

Toujours accompagnée par la voix-off de Wonder Woman, la séquence ne change pas fondamentalement (si ce n’est que Darkseid en est désormais l’antagnoiste principal) mais elle gagne un nouveau souffle épique dans cette version, en insistant notamment sur les différentes forces en présence.

Un Green Lantern dans la bataille

Entraperçu sur grand écran, avec son look qui rappelle celui du Leonidas de 300, Zeus (Sergi Constance) a un peu plus de place pour faire parler la foudre, de la même façon qu’Arès (David Thewlis) se montre davantage. Déjà présent en 2017, le membre des Green Lantern a aussi droit à un peu plus de temps de présence à l’écran (et un plan sur son visage), même si le sort qui lui est réservé reste le même.

Et surtout, cette séquence préfigure l’alliance de la Justice League à travers les notions d’unité et la musique, version plus lente du thème « The Crew at Warpower » qui accompagnera leur victoire finale et reviendra régulièrement auparavant. LA MUSIQUE

Puisque l’on parle de la musique justement, celle-ci n’est plus signée Danny Elfman mais Junkie XL, qui avait déjà œuvré sur Batman v Superman avec Hans Zimmer et devait initialement rempiler sur Justice League. Comme Zack Snyder, il avait été remplacé mais fait son retour avec ce qui est d’ores et déjà considéré comme l’un des scores les plus longs jamais composés pour un film. Surtout que son auteur a choisi de reprendre son travail depuis le début, peu emballé par les quelques titres qu’il avait faits naître avant son départ.

Selon ses propres termes, ces pistes lui rappelaient également les premiers mois de 2017, avec cette post-production houleuse et le drame personnel vécu par Zack Snyder. Il a donc revu sa copie, non sans prendre en compte ce qu’Hans Zimmer et lui-même avaient fait auparavant au sein du DC Universe, et notamment les thèmes de Man of Steel et Wonder Woman, qui se glissent dans la partition et lui donnent un côté opératique, en associant les mélodies de chacun des héros. En plus d’accentuer sa cohérence par rapport au reste de l’univers.

Rajoutés par Danny Elfman, les échos au Superman de 1978 et au Batman de 1989 (dont il était l’auteur) ont en revanche disparu.

Sur Twitter, un critique américain a souligné que, malgré les changements, Justice League restait l’histoire de super-héros à la recherche de boîtes magiques. Ce qui, bien que schématique et réducteur, n’est pas tout à fait faux. La place dans l’intrigue et la fonction des fameuses Mother Boxes capables de transformer notre monde en enfer sont d’ailleurs sensiblement les mêmes.

Il y a bien sûr quelques plans en plus, en 2021, lorsque Steppenwolf parvient à s’en emparer (voire un morceau de séquence inédit dans le cas de Themyscira, alors qu’une autre, marquée par le sacrifice émouvant de Silas Stone, remplace la quasi-ellipse de 2017 sur la troisième, qui suit l’affrontement des héros avec Superman), et leur lien avec Cyborg ne change pas.

Un flashback particulièrement fluide permet cependant de répondre à une question : mais comment cet objet, enfoui par les hommes après leur victoire ancestrale, a pu finir entre les mains de Silas Stone ? La nouvelle séquence nous explique que les alliés l’ont récupéré auprès des nazis, qui l’avaient trouvé dans un monastère italien pendant la Seconde Guerre mondiale, et l’ont laissé pendant sept décennies dans les archives militaires.

Et ce n’est que lorsqu’un vaisseau kryptonien s’est posé sur Terre que le père de Victor et futur créateur de Cyborg a fait le lien entre sa technologie extra-terrestre et celle de la Mother Box. Notons que les boîtes, avec lesquelles Steppenwolf veut se racheter auprès de Darkseid, servent également au méchant à communiquer avec DeSaad (Peter Guinness), l’autre homme de main du tyran, que nous découvrons ici.

Les fans n’auront sans doute pas manqué de bondir au moment de son évocation : grâce à l’une des Mother Boxes, DeSaad apprend que l’Équation Anti-Vie se cache sur Terre. « L’arme suprême », explique Steppenwolf. « La clé de contrôle de toute vie, toute volonté, dans le multivers. » Et la raison pour laquelle Darkseid voudra ensuite se rendre sur Terre, où il pourra contrôler n’importe quel esprit s’il parvient à s’en emparer. Comme dans la séquence cauchemardesque du « Knightmare » de L’Aube de la Justice, qui nous montrait une planète sous sa coupe, et où Superman était visiblement devenu l’un de ses hommes de main.

Quand Superman passe du côté obscur dans « L’Aube de la Justice »

La mention de l’Équation dans Justice League donne une idée un peu plus précise du plan que Zack Snyder avait sur le long terme et de l’arc narratif qui aurait dû être celui de Superman si l’univers qu’il développait depuis Man of Steel avait pu se poursuivre. Avec le recul, sa disparition dans le montage de 2017 paraît logique, dans la mesure où Darkseid en était lui-même exclu, ce qui avait conduit à des réécritures plus ou moins heureuses afin d’expliquer les actions de Steppenwolf.

Notons enfin la présence de ce mot : « Multivers ». Depuis le DC FanDome du mois d’août, ce terme est désormais officiel lorsqu’il s’agit de qualifier le DC Universe sur petit et grand écran. Plutôt que de suivre la méthode de Marvel, Warner a donc opté pour le fait d’avoir plusieurs dimensions parallèles qui coexistent mais n’interfèrent pas forcément les unes avec les autres. Ce qui permet de développer différentes approches en parallèle, et d’avoir plusieurs Batman.

Plus encore que Cyborg ou Flash, Superman était particulièrement attendu au tournant dans cette nouvelle version de Justice League. Grâce à cette tentative ratée d’effacer numériquement la moustache qu’il arborait sur le tournage de Mission Impossible – Fallout lorsqu’il a été rappelé pour les reshoots du film DC, il était facile de déterminer quelles scènes avec Henry Cavill étaient dues à Joss Whedon. Et c’est peu dire qu’il y en avait beaucoup, dès l’ouverture filmée au portable, à tel point que l’on se demandait quel était son rôle initial.

Là encore, le schéma reste le même : la Terre étant à la merci d’attaques venues d’ailleurs depuis sa mort, les héros décident de ressusciter Superman (sans se disputer bêtement à ce sujet mais en étant conscients des risques encourus cette fois-ci) grâce à la Mother Box que possède Cyborg. C’est ensuite que le nouveau film nous offre quelques variations. A commencer par le célèbre costume noir de sa renaissance dans les comic books, déjà teasé et qu’il enfile à l’issue d’une séquence au cours de laquelle les voix de ses deux pères (Russell Crowe et Kevin Costner) résonnent.

Et puis il y a ces retrouvailles avec Lois, qui commençait à aller de l’avant, et ce dialogue près de sa maison d’enfance. Comme en 2017, mais en moins simpliste et avec une réplique qui accentue le côté métatextuel du film de 2021 : « J’ai une seconde chance. Je ne vais pas la gâcher. »

Ces deux phrases étaient présentes à l’origine, mais elles ont un tout autre sens aujourd’hui, vu les péripéties par lesquelles le projet est passé. Dans l’intrigue, elles renvoient aussi bien au statut de sauveur de Superman qu’à sa relation avec sa compagne.

Même si la présence d’Amy Adams est réduite en matière de temps, son importance est capitale. Car son deuil s’accorde avec celui auquel le monde fait face depuis la mort de Superman, comme le lui explique Martha dans l’une des nouvelles scènes. Il y a bien eu un face-à-face entre elles en 2017, mais il se passait dans les bureaux de la journaliste, ce qui atténuait grandement l’émotion recherchée.

Dans le Snyder Cut, le dialogue a en effet lieu chez elle puisqu’elle n’est pas retournée travailler depuis cette perte. Et cela accentue l’émotion des retrouvailles.

Les références religieuses dans les blockbusters DC de Zack Snyder ne sont pas faciles à rater. Car elles ne sont pas très discrètes. Depuis Man of Steel, le réalisateur multiplie les parallèles entre Superman et Jésus, et les trois films dans lesquels il l’a mis en scène racontent sa venue sur Terre, sa mort puis sa résurrection. Laquelle pousse l’allégorie un peu plus loin encore, avec ce plan où le héros monte littéralement au ciel, les bras en croix, face au soleil.

La foi s’immisce également dans les dialogues, plus qu’en 2017, mais Jésus n’est pas la seule divinité à laquelle le film fait référence. Et Justice League continue de faire écho à cette idée selon laquelle les super-héros seraient l’équivalent des dieux de l’Antiquité dans notre société.

Ce qui est d’autant plus facile à faire chez DC que Wonder Woman est liée à Zeus et que Flash s’inspire notamment d’Hermès, le messager des dieux, rôle qu’il tient littéralement lorsqu’il remonte le temps dans Batman v Superman pour délivrer un message à Bruce Wayne.

Sans oublier Aquaman, ici accompagné par les chants de villageois quand il regagne les flots en Islande, et qui s’inscrit dans la lignée de Poséidon. Trident inclus. Comme nous le disions plus haut, les membres de la Justice League redeviennent ici des divinités perdues sur Terre et qui vont devoir accepter d’allier leurs forces respectives pour la protéger.

C’est peut-être l’un des plus gros morceaux. Qui permet de voir quelles images viennent de quel réalisateur, et surtout comparer leurs approches respectives en matière de mise en scène. Il n’a d’ailleurs pas fallu attendre de les voir travailler sur le même projet pour constater que Zack Snyder savait davantage y faire que Joss Whedon pour rendre une séquence épique et moins plate.

L’idée n’est pas, ici, de faire de comparaison plan par plan. Cela prendrait beaucoup de temps. Car il y a quelque chose de plus général à en retirer, dans le découpage notamment.

Pour qui n’a pas (re)vu la version de 2017, les différences ne sauteront pas immédiatement aux yeux car on y retrouve globalement les mêmes images. Mais elles sont plus lisibles dans le Snyder Cut, avec des scènes moins morcelées qui permettent à l’action de vivre, respirer et prendre plus d’ampleur.

Ce qui est presque paradoxal, dans la mesure où ce film est au format carré quand l’autre est en 1.78:1, avec une image qui prend tout l’écran et est censée être plus large.

On le voit notamment lors du sauvetage de l’usine, avec Zack Snyder qui passe un peu plus de temps avec chaque héros séparément là où Joss Whedon préfère passer plus vite de l’un à l’autre, quitte à découper certaines actions (le combat de Batman contre un Paradémon, avec son pistolet à grappin qui glisse jusqu’au premier plan par exemple).

La différence peut notamment s’expliquer par les contraintes de durée imposées par la production lorsque le long métrage est sorti en salles il y a un peu moins de quatre ans, mais pas seulement.

Cela nous emmène au combat de la Justice League contre un Superman fraîchement ressuscité et déboussolé. En matière de découpage et de lisibilité, Snyder remporte de nouveau la bataille contre Whedon, et sa version sent un peu moins le tournage en studio. Et si le déroulé est globalement le même, la conclusion change un peu car le réalisateur d’Avengers ajoute une punchline qui fait référence à leur combat dans L’Aube de la Justice lorsque l’Homme d’Acier s’en prend à Batman.

Puis Lois débarquait de n’importe où alors que la version de 2021 prépare un peu mieux sa présence sur les lieux : étant allée se recueillir une dernière fois devant le mausolée consacré au natif de Krypton, elle est encore dans le coin lorsqu’elle l’aperçoit dans le ciel avant la confrontation.

Les changements sont un peu plus flagrants dans le climax. Premièrement parce que le ciel rouge apparu entre deux bandes-annonces a disparu (même si Steppenwolf a construit un dôme de protection de la même couleur autour de son QG, qui sera ensuite détruit). Tout comme cette famille russe qui servait à rajouter un enjeu humain et de l’humour entre Superman et Flash.

Même si les blagues de ce dernier ne font pas toujours mouche, son rôle dans le final est bien plus sérieux et impressionnant, puisque ses pouvoirs doivent donner à Cyborg l’impulsion nécessaire pour l’aider à séparer les Mother Boxes.

Ce qui donne à Victor Stone l’occasion de se confronter une dernière fois à son passé et accepter ce qu’il est. Et conduit ensuite à la mort violente de Steppenwolf évoquée plus tôt, sous les yeux de Darkseid. Alors que le méchant avait déjà bien été affaibli par les coups d’Aquaman, Wonder Woman et Superman, bien plus brutaux ici.

C’est peut-être sur les scènes d’action que le comparatif entre les deux versions se révèle être le plus fascinant à analyser, tant il permet de distinguer ce que l’on doit à qui, tout en illustrant quelques-unes des raisons de l’échec artistique du film sorti en salles. EPILOGUE

Ayant pris le temps de creuser chaque personnage, Zack Snyder ne va évidemment pas les laisser tomber après le combat final. Il nous offre ainsi un épilogue qui laisse entendre ce vers quoi chacun va se diriger (et contient une blague que l’on attribuait à l’époque à Joss Whedon), mais avec un gros changement : la voix-off n’est plus assurée par Lois Lane mais par un enregistrement du père de Cyborg. Ce qui a plus de sens au vu de la place du héros dans l’histoire, dont il représente le cœur.

On l’aperçoit dans le générique de début, face à Steppenwolf, dans un court passage qui semble être tiré de la version longue de Batman v Superman. Et malgré la présence du nom de Jesse Eisenberg dans les crédits, tout porte à croire qu’on ne reverra plus Lex Luthor par la suite. Finalement si. Car ce qui constituait la scène post-générique du film de 2017 appartenait finalement à la version de Zack Snyder. A une différence près.

La némésis de Superman est bien parvenue à s’échapper de l’asile d’Arkham et reçoit Slade ‘Deathstroke’ Wilson (Joe Manganiello) sur son yacht, cela ne change pas. Mais au lieu de lui proposer de faire partie de sa propre équipe (la Ligue d’Injustice), il lui dévoile que Batman est l’alter ego de Bruce Wayne. On comprend alors mieux pourquoi l’interprète du mercenaire avait teasé une version incroyable dans le film original, ce qui n’était pas d’emblée évident. Mais il devrait rester sans suite car il devait ouvrir sur le Batman réalisé et porté par Ben Affleck, dont il devait être le grand méchant, avant que le projet ne soit abandonné.

Notons par ailleurs que l’autre scène post-générique du film de 2017, la course entre Flash et Superman, a purement et simplement disparu.

Les bandes-annonces ne s’en cachaient pas : le Snyder Cut allait prolonger la fameuse séquence appelée « Knightmare » de Batman v Superman, cauchemar post-apocalyptique de Bruce Wayne dans un monde dévasté et sous la coupe de Darkseid. Cette fois-ci, l’Homme Chauve-Souris n’est pas seul, car il est accompagné par Cyborg, Flash (dans l’armure avec laquelle il remontera le temps plus tard), Deathstroke mais aussi Mera (Amber Heard), épouse d’Aquaman qui évoque la mort de son mari.

Que nous avons aperçue lorsque, sur le point de lancer le processus de résurrection de Superman, Cyborg a eu une vision très sombre du futur, où Aquaman était tué par Darkseid tandis que les funérailles de Wonder Woman nous étaient également montrées.

Des événements qui devaient intervenir dans le troisième volet de la trilogie Justice League imaginée par Zack Snyder, et que Flash devait notamment permettre d’éviter en remontant le temps. Mais cela n’arrivera (probablement) pas, malgré ce nouvel aperçu rajouté au dernier moment.

Car il s’agit là de l’une des deux nouvelles scènes que Zack Snyder a pu tourner pour les besoins de son montage. Ce qui peut soulever quelques questions dans la mesure où la Warner a plus d’une fois répété qu’il n’était pas question de donner de suite à ce Justice League.

À moins que cette demande ait été acceptée pour tâter le terrain auprès des fans. Quoiqu’il en soit, le metteur en scène a pu continuer de teaser ses plans, avec un invité de marque : le Joker. Joué par Jared Leto.

On le pensait mis à l’écart, car absent de Birds of Prey et la suite de Suicide Squad, alors qu’un projet solo a vu le jour avec Joaquin Phoenix. Mais il appartient toujours à ce pan de l’univers DC et s’offre un nouveau look (grâce aux policiers qu’il a tués et dont il a pris les badges visiblement) et un dialogue avec Batman qui permet de revenir légèrement sur la mort de Robin, à laquelle L’Aube de la Justice faisait référence. Reste à savoir si ce sont ses adieux au Joker, ou s’il reviendra.

Dans la version originale signée Zack Snyder, Bruce Wayne devait recevoir la visite de membres du Green Lantern Corps dans la dernière scène. Mais les choses ont changé, car le studio a d’autres plans avec eux (une série pour HBO Max est en développement), et l’alter ego de Batman rencontre cette fois-ci J’onn J’onnz, alias Martian Manhunter. Qui se cachait sous les traits du Général Swanwick (Harry Lennix), vu dans Man of Steel puis L’Aube de la Justice, comme le réalisateur l’avait expliqué grâce à un extrait du storyboard de Justice League.

Une scène qui est d’ailleurs absente de ce film alors que le personnage apparaît à deux reprises : lorsque l’on nous révèle qu’il avait pris l’apparence de Martha Kent pour aller aider Lois Lane à aller de l’avant, peu avant la résurrection de Superman.

Et dans cette toute dernière séquence, où il se positionne comme une future recrue de la Ligue des Justiciers, alors que l’une de ses répliques (« Je n’aurais jamais cru voir les défenseurs de la Terre se coaliser ») est très métatextuelle puisque l’on peut y voir la pensée de Zack Snyder. Tourné pendant les trois jours dédiés aux reshoots l’an dernier (ce qui se voit à la corpulence de Ben Affleck, beaucoup plus mince), cet échange tease cependant un futur qui n’aura pas lieu.

Martian Manhunter (Harry Lennix)

Mais comme Zack Snyder nous l’a dit, lorsque nous avons parlé de cette version très différente de la précédente avec lui : « C’est déjà un miracle que ce film ait pu être terminé, donc qui sait ? »

L’aventure littéraire se poursuit sur Instagram

Chroniquer les lectures qui vous marquent en bien, ou en mal ď’ailleurs, c’est une chose, leur offrir un écrin pour leur permettant de briller sur les réseaux sociaux en estnune autre.

J’ai mis du temps mais je me suis enfin lancé dans l’aventure Instagram depuis un mois. Écrire une chronique et extraire d’un récit ses forces et faiblesses pour les mettre en avant dans un article détaillé demande des capacités rédactionnels qui mobilisent du temps et de l’énergie. Prendre des photos afin de mettre en valeur les livres est une activité plus ludique moins formelle.

C’est pourquoi, en parallèle du blog, je posterai également une chronique sur Instagram plus courte avec une photo qui retranscrira, du mieux possible, mon ressenti sur ma lecture grâce à une mise en scène et un jolie filtre.

Je vous invite donc tous à me rejoindre sur le compte sur_la_route_des_livres où vous pourrez retrouver aussi mes dernières acquisitions et services presse.

À bientôt pour de nouvelles aventures littéraires…

Lord cochrane vs l’ordre des catacombes de Gilberto Villaroel, que résonne le cor de l’aventure

Qui sait ce qui se dissimule dans les catacombes ?

Le premier volume des aventures du fameux Lord Cochrane m’avait permis de faire de belles rencontres. La rencontre d’un auteur d’abord, Gilberto Villaroel, d’origine chilienne, résident à Paris, passionné d’histoire européenne et de littérature fantastique. La rencontre avec une maison d’éditions ensuite, aux forges de vulcain, dont les couvertures minimalistes et hautes en couleurs m’ont immédiatement séduites. Enfin j’ai pu faire connaissance avec une figure historique des plus fascinantes, le fameux Lord Cochrane, navigateur anglais, inventeur excentrique, héros du chili et tant d’autres choses encore. Inutile de vous dire qu’avec tous ces éléments réunis le livre n’est pas resté longtemps sur le présentoir de mon libraire.

L’aspect historique prend une place plus importante dans ce volume, là où le premier volume faisait plus office de parenthèse fantastique sans réel lien avec la marche incessante du monde. Le récit se situe durant la période ô combien confuse de la restauration monarchique. Napoléon et son empire sont partis en fumé mais pourtant son ombre imprègne tout le récit. L’auteur parvient à dérouler l’aspect historique de son récit tout en évitant de donner un simple cours d’histoire et c’est en grande partie grâce à son personnage principal, lord Cochrane.

La plume de l’auteur ne s’anime jamais autant que lorsqu’il s’agit de mettre en scène cet aventurier intrépide, ce soldat rebelle qui a dû dire adieu à sa patrie, cet inventeur touche-à-tout qui regrette la lenteur du monde qui l’entoure. À la fin de l’ouvrage, l’auteur explique que Lord Cochrane a probablement servi de source d’inspiration pour nombre de figures d’aventurier navigateur qui ont émergé dans la culture populaire contemporaine et ce n’est guère surprenant. Ce personnage charismatique dynamite les pages du récit, son aura de capitaine chevronné accorde au moindre dialogue une atmosphère chargée en testostérone, rendant la narration encore plus riche et savoureuse. La caractérisation sur ce personnage est très juste, l’auteur en fait un personnage complexe, non manichéen, plus âgé mais donc aussi plus sage mais toujours déterminée à faire mordre la poussière à ses adversaires.

En ce qui concerne l’intrigue l’auteur a décidé de s’aventurer vers des chemins plus balisés. Ce tome est l’occasion d’invoquer l’esprit des pulps d’antan, le Paris des mystères et ses ruelles insalubres. Cela donne un récit d’aventure honnête mais on y perd l’originalité du premier volume. L’auteur coche les cases des récits d’aventures du 19ème siècle. Le cimetière lugubre, les catacombes morbides, sans oublier les ecclésiastiques fanatiques qui font office d’ennemis au final bien peu menaçant mais très clichés. Le rythme est haletant, les personnages ont à peine le temps de s’extirper d’une situation mortelle qu’une nouvelle péripétie survient. Mais ce que l’on y gagne en rythme on le perd en atmosphère. L’apport de cet ordre des catacombes est minime, jamais le récit ne va développer de réelles intrigues politiques ce qui empêche d’accorder du crédit et de l’épaisseur narrative à cet ordre de fanatiques.

Le fantastique est quelque peu en retrait dans ce tome. L’univers Lovecraftien sert plus de toile de fond que de moteur à l’intrigue. Les horreurs surgies de l’esprit de Lovecraft n’ont qu’un rôle extrêmement secondaire. Les chapitres se déroulant dans l’Antiquité et incarnant deux autres personnages historiques majeurs, à savoir César et Vercingétorix, sont plaisants à suivre au début avant que l’on comprenne qu’il s’agit pour l’auteur de mettre à nouveau en scène un combat contre la divinité des profondeurs. Une confrontation intéressante mais qui a perdu la fraîcheur des débuts.

Un petit bémol également concernant la plume de l’auteur. Celle-ci est très riche et dense. L’auteur livre des éléments historiques, il dresse un portrait détaillé de la situation politique française et revient sur les dernières heures du règne de Napoléon, il effectue une biographie qui couvre plusieurs années de la vie de ce cher Lord Cochrane. Mais il nous donne aussi des détails techniques sur l’artillerie, la marine, la conquête de la Gaule par les Romains, et une étrange machine à vapeur qui servira vaillamment nos protagonistes. Tout ça fait que le récit souffre d’une certaine rigidité factuelle que la plume de l’auteur n’allège pas tend celui-ci tient à tout expliquer, tout détailler au risque de relâcher l’attention du lecteur. L’effort de produire le récit le plus complet possible que ce soit au niveau historique, technique ou des portraits de personnages est louables mais cela se fait au détriment de l’intrigue qui aurait pu être moins orientée action et offrir un peu plus d’effroi fantastique.

Avec ce second volume des aventures de Lord Cochrane l’auteur a pris le parti d’une aventure plus terre à terre en rappelant à notre bon souvenir l’esprit des récits d’aventures mâtiné d’une légère touche de fantastique. On y perd donc l’originalité du premier volume pour suivre un récit d’aventures mouvementées mais manquant d’originalité, qui vaut surtout pour la présence de son héros principal qui illumine chaque page où il est présent.

Résumé: 1826, Paris. Jean-Baptiste Dallier, un bonapartiste ami des frères Champollion, est assassiné dans les catacombes. Le célèbre héros écossais Lord Cochrane arrive alors à Paris. Il y retrouve Champollion le Jeune qui possède les preuves de l’existence de Cthulhu, un monstre antédiluvien. Champollion a récupéré un manuscrit de la main de César, qui décrit comment il s’est rendu sur R’lyeh, la ville du monstre, au large du fort romain construit sur la longe de Fort Boyard. Cochrane, Champollion le Jeune et le capitaine Éonet partent aussitôt récupérer le manuscrit caché au cimetière du Montparnasse. Mais un mystérieux « Ordre des Catacombes » rode, décidé à empêcher leur enquête !

  • Éditeur : FORGES VULCAIN (19 février 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 445 pages
  • ISBN-10 : 2373050994
  • ISBN-13 : 978-2373050998
  • Poids de l’article : 570 g
  • Dimensions : 15.5 x 3 x 23.5 cm

Parents d’élèves De Noémie Saglio Avec Vincent Dedienne, Camélia Jordana, Alix Poisson

Vincent, trentenaire sans enfant, infiltre une tribu aux codes et au langage mystérieux : les parents d’élèves. Se retrouver aux réunions parents-prof, aux sorties d’école et à la kermesse de fin d’année relève d’un sacré exploit ! Mais voilà, Vincent a une très bonne raison d’être là et finit même par se sentir bien dans cette communauté un peu spéciale…

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Chronique : J’ai trouvé que c’était une très bonne comédie familiale. Le thème n’est pas original mais il est pris de manière sympathique. J’ai passé vraiment un bon moment devant. J’ai particulièrement apprécié le personnage joué par Vincent Dedienne. Je l’avais déjà apprécié dans TERRIBLE JUNGLE (2020), mais là il est encore meilleur. Il a un naturel dans son jeu. J’ai trouvé que ça apportait de la fraicheur. Avec ses petites réflexions, et son décalage par rapport aux autres parents d’élèves, il m’a fait beaucoup rire. Son association avec Camélia Jordana est convaincante. Il y a une certaine alchimie entre eux. J’ai été agréablement surpris par la chanteuse, qui après deux prestations décevantes dans LES CHOSES QU’ON DIT, LES CHOSES QU’ON FAIT (2020) et LA NUIT VENUE (2020), retrouve le sourire. Cette comédie porte une joie de vivre, et cela se ressent avec les autres acteurs. Le casting secondaire apporte pas mal de fun avec par exemple Alix Poisson ou Samir Guesmi. Chacun aura sa petite manie dont on aura le plaisir de se moquer gentiment. Pour compléter le tableau, on va nous rajouter une touche de romance, que ce soit coté adulte, mais aussi enfants. Le résultat est tout mignon. Le point noir reste surement le passage plus « réfléchi » quand la comédie bascule. C’est lent, et on a juste envie de revoir cette énergie de vivre.

Parents d'élèves: Camélia Jordana, Oscar Pauleau

Rapport de forme : 2.39:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19.2 x 13.6 x 1.4 cm; 91 grammes Audio description : : Français Réalisateur : Noémie Saglio Format : Couleur, PAL Durée : 1 heure et 25 minutes Date de sortie : 10 février 2021 Acteurs : Vincent Dedienne, Camélia Jordana, Oscar Pauleau, Alix Poisson, Samir Guesmi Sous-titres : : Français Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio  : TF1 Studio