Le Pou: Les sciences naturelles de Tatsu Nagata

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Le pou est le plus vieux compagnon de l’homme, la femelle peut pondre jusqu’à 300 œufs, il fait trois repas par jour et se nourrit de sang…

Avec cet album documentaire, le facétieux professeur Tatsu Nagata nous entraîne à la découverte d’un minuscule compagnon de l’homme : le pou. Hé oui, cet indésirable squatteur capillaire nous suit depuis la nuit des temps !

D’emblée, l’auteur pique la curiosité des plus jeunes en dévoilant des infos étonnantes : la femelle peut pondre jusqu’à 300 œufs, et les poux se nourrissent… de sang, trois fois par jour ! Malgré ce côté un peu « beurk », le ton se veut léger et amusant, pour dédramatiser ce petit parasite souvent redouté par les parents.

À travers des illustrations pleines d’humour, on en apprend juste assez pour satisfaire la curiosité des enfants, tout en évitant de les effrayer. Le style graphique, mêlant simplicité et clins d’œil décalés, participe pleinement à l’esprit espiègle de la série « Les sciences naturelles de Tatsu Nagata ».

Pourquoi on l’aime ?

  • Pour la pédagogie accessible : chaque information est présentée de manière concise et ludique, idéale pour les jeunes lecteurs de maternelle.
  • Pour l’humour : Tatsu Nagata aborde un sujet plutôt tabou (les poux !) avec un ton malicieux qui fait sourire.
  • Pour la fantaisie graphique : des images décalées et rigolotes, parfaitement adaptées à l’univers des tout-petits.

En refermant ce petit documentaire, impossible de voir les poux de la même façon : on ressort un peu plus savant… et sûrement un brin amusé !

Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE; Illustrated édition Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 32 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2021039544 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2021039542

Pourquoi les lapins ne portent pas de culotte de Antonin Louchard

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Qui ne s’est jamais demandé pourquoi les lapins ne portent pas de culotte ? Dans ce grand album, désormais disponible en Seuil’issime, Antonin Louchard répond enfin à cette question avec un humour décapant !

Avec son titre malicieux, Pourquoi les lapins ne portent pas de culotte d’Antonin Louchard éveille illico la curiosité des petits (et des grands !). L’histoire met en scène un adorable lapin au prénom imprononçable, Glpmftpgrzou (heureusement rebaptisé Zou), qui vit heureux au milieu de la nature : il gambade librement, grignote des baies quand la faim se fait sentir et s’abreuve dans la rivière au gré de ses envies. Une vie parfaite, en somme !

Mais voilà qu’un grand événement vient bouleverser ce quotidien tranquille : Zou tombe amoureux de la douce Betty. Pour la séduire, il se met en tête de porter… une culotte rouge ! Bien décidé à faire forte impression, notre petit lapin déclenche alors une joyeuse pagaille parmi ses congénères, peu habitués à voir l’un des leurs revêtu d’un tel accoutrement.

De pages en pages, Antonin Louchard nous régale de situations cocasses et de dialogues savoureux. Les illustrations, simples et expressives, soulignent l’humour absurde propre à l’univers de l’auteur. Les enfants apprécieront le comique de répétition et les gags visuels, tandis que les adultes s’amuseront de la dérision et de la malice qui transparaissent dans chaque détail.

Au-delà du divertissement, cette petite fable invite à réfléchir sur la différence, la liberté d’être soi-même… et l’importance de ne pas se prendre trop au sérieux. En refermant cet album, on ne s’étonnera plus du tout de voir les lapins gambader sans culotte. Une lecture pétillante et ludique, à partager en famille !

ASIN ‏ : ‎ B0DH29454N Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE; Illustrated édition (3 janvier 2025) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 64 pages

Version 1.0.0

Le Nirvana est ici de Mikael Ross

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En ce début d’été berlinois où la lumière éblouissante se double d’une chaleur torride, Dennis et Tâm font une découverte inquiétante.

Avec Le Nirvana est ici, Mikael Ross nous plonge dans un Berlin estival écrasé de soleil, où la chaleur étouffante vient accentuer une atmosphère déjà pesante. Dennis et Tâm, frère et sœur curieux et un brin intrépides, font une macabre découverte : un doigt sectionné, caché dans un buisson du quartier de Lichtenberg. Très vite, l’enquête qu’ils mènent pour percer ce mystère les amène à recroiser la route de la fugitive Hoa Binh, silhouette énigmatique croisée jadis sur un marché en Pologne.

Un décor urbain oppressant
Le Berlin de Mikael Ross, baigné d’un soleil aveuglant, se révèle sous un jour particulier : la lumière, pourtant estivale, devient presque agressive, comme si elle trahissait la tension sous-jacente. Les grands ensembles de l’ancien Berlin-Est, les rues encore marquées par leur histoire, tout concourt à instaurer un climat à la fois vivant et oppressant.

Une intrigue menée tambour battant
Dès les premières pages, le lecteur est plongé au cœur d’une énigme sordide, celle du doigt sectionné. Dans leur quête de vérité, Dennis et Tâm naviguent entre rencontres improbables et confrontation à une réalité qu’ils ne maîtrisent pas. La « fille du parking », Hoa Binh, devient vite le catalyseur de cette course-poursuite où l’enjeu semble dépasser de simples histoires de voisinage. Entre non-dits et rebondissements, le récit avance à vive allure, accrochant le lecteur de page en page.

Des personnages complexes et attachants
Mikael Ross met en scène un duo fraternel qui sonne juste. Dennis et Tâm, bien que différents, se complètent par leur solidarité et leur humour parfois maladroit. La détermination de Tâm, prête à tout pour aider Hoa Binh, lui confère une épaisseur émotionnelle forte, tandis que Dennis se laisse porter par un mélange d’excitation et d’inquiétude. Ces deux regards qui se croisent sur un même mystère donnent du relief à l’histoire, et l’on se prend rapidement d’affection pour eux.

Un style graphique singulier
Le trait de Ross, dynamique et précis, soutient l’énergie de l’intrigue. Les décors berlinois se parent de couleurs vives et chaudes, presque écrasantes, contribuant à l’impression de suffocation. Les scènes à la nuit tombée ou dans les recoins ombragés de la ville instaurent un contraste visuel percutant, soulignant la dramaturgie du récit. On sent dans chaque case la tension qui monte, et la mise en scène, habilement rythmée, rend la lecture captivante.

Éditeur ‏ : ‎ SEUIL (10 janvier 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2021545091 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2021545098

Moody Rouge de Ariane Astier

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Ben, un adolescent en proie à de nombreux tourments, entretient des relations tendues avec ses parents adoptifs et idéalise sa famille biologique, dont il garde peu de souvenirs.

Avec Moody Rouge, Ariane Astier nous plonge dans le quotidien tourmenté de Ben, un adolescent balloté entre tensions familiales et quête d’identité. Adopté, il ne supporte plus sa mère et se réfugie tant bien que mal auprès de son tuteur, Roland, avec qui les rapports sont, eux aussi, électriques. Dans l’espoir de calmer les esprits, Ben se rend en Allemagne pour les fêtes de fin d’année. Mais le voyage tourne vite à la confrontation silencieuse : entre échanges aigres-doux et silences pesants, l’ambiance n’a rien de festif.

C’est alors qu’une lueur d’intérêt surgit : un reportage attire Ben sur la piste d’un mystérieux peintre travaillant dans la cathédrale locale. L’adolescent, gagné par la curiosité, s’y rend et découvre un univers bien plus complexe que ce qu’il imaginait. Car, derrière ces fresques dont la beauté gothique fascine, se tapit un secret familial terrifiant, renvoyant Ben à ses origines et à son histoire encore trouble.

Un récit initiatique et psychologique
Ariane Astier signe un récit profondément intime, où la quête d’identité est mise en scène avec finesse. La colère et la mélancolie de Ben s’expriment à travers des dialogues tendus, des silences lourds et un recours subtil à la mise en page. L’autrice ne cherche pas tant à nous servir une énième histoire d’adolescent rebelle, mais plutôt à sonder l’âme d’un jeune en quête de repères, partagé entre le besoin de comprendre son passé et le désir de fuir une réalité qu’il juge étouffante.

Une atmosphère sombre et envoûtante
Graphiquement, Moody Rouge déploie un jeu de contrastes saisissant, entre la grisaille des paysages hivernaux allemands et les nuances plus chaudes de la cathédrale. Les cases s’allongent parfois comme pour souligner la solitude du héros, tandis que certains gros plans sur son visage reflètent son trouble intérieur. Les teintes, souvent ternes, soulignent la tristesse pesante, mais la lueur de quelques couleurs plus vives trahit l’espoir qui renaît chez Ben lorsqu’il s’approche du secret familial.

Une intrigue bien menée
Le fil narratif ne perd jamais de sa tension. Les non-dits, les indices semés au fil des pages, l’atmosphère parfois inquiétante de cette petite ville allemande en hiver : tout concourt à entretenir le suspense. Quand survient la révélation sur les véritables origines de Ben, on comprend peu à peu l’ampleur du mensonge et la violence du choc pour un adolescent déjà fragile.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN; Illustrated édition (15 janvier 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 200 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203248548

Le Roman de Jim De Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu | Par Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu Avec Karim Leklou, Laetitia Dosch, Sara Giraudeau

Aymeric retrouve Florence, une ancienne collègue de travail, au hasard d’une soirée à Saint-Claude dans le Haut-Jura. Elle est enceinte de six mois et célibataire. Quand Jim nait, Aymeric est là. Ils passent de belles années ensemble, jusqu’au jour où Christophe, le père naturel de Jim, débarque… Ça pourrait être le début d’un mélo, c’est aussi le début d’une odyssée de la paternité.

Les frères Arnaud et Jean-Marie Larrieu signent avec Le Roman de Jim un récit à la fois tendre et déroutant, où la paternité se dessine sous des traits inattendus. Porté par un casting de choix, avec Karim Leklou dans le rôle d’Aymeric, Laetitia Dosch dans celui de Florence, et Sara Giraudeau en figure pivot, le film propose une immersion dans le Haut-Jura, territoire à la fois rude et envoûtant.

Lors d’une soirée à Saint-Claude, Aymeric, un trentenaire sans histoires, recroise Florence, une ancienne collègue enceinte de six mois et désormais célibataire. Dès l’arrivée de Jim, Aymeric s’engage corps et âme dans ce qui ressemble à une famille improvisée. Le lien fort qui se crée avec le nouveau-né fait naître un profond sentiment de responsabilité et d’amour paternel, comme si Aymeric avait enfin trouvé sa place dans le monde.

Le bonheur semble complet… jusqu’à l’apparition de Christophe, le père biologique de Jim. Cette situation vient rebattre les cartes, faisant voler en éclats la quiétude apparente. Plutôt qu’un simple triangle amoureux, Le Roman de Jim prend la forme d’un voyage introspectif, où chacun doit réinventer sa relation à l’enfant, et plus largement, au concept même de parentalité.

Dans une mise en scène épurée, qui laisse la part belle aux paysages du Jura, les Larrieu déploient un univers d’émotions brutes et de silences éloquents. Les personnages se débattent avec leurs doutes et leurs élans de tendresse, naviguant entre délicatesse et maladresse pour tenter de composer la famille la plus juste possible. Soutenue par la sincérité de Karim Leklou, la cinématographie, tout en retenue, reflète la complexité des sentiments qui s’entremêlent à l’écran.

Le Roman de Jim est une ode aux liens qui se tissent et se délient, aux choix parfois douloureux qui jalonnent la quête de soi, et à cet amour inconditionnel qui éclot même dans les configurations les plus inattendues. Un film sobre et émouvant, où l’odyssée de la paternité se révèle dans toute sa fragilité et sa profondeur.

Anzu, chat-fantôme De Yoko Kuno, Nobuhiro Yamashita Avec Mirai Moriyama, Noa Gotô, Munetaka Aoki

Anzu, chat-fantôme raconte l’histoire de Karin, 11 ans, abandonnée par son père chez son grand-père, le moine d’une petite ville côtière de la province japonaise. Celui-ci demande à Anzu, son chat-fantôme jovial et serviable bien qu’assez capricieux, de veiller sur elle. La rencontre de leurs caractères bien trempés provoque des étincelles, du moins au début…

Dans Anzu, chat-fantôme, réalisé par Yoko Kuno et Nobuhiro Yamashita, les spectateurs font la rencontre de Karin (interprétée par Noa Gotô), une fillette de 11 ans fraîchement débarquée chez son grand-père moine dans une petite ville côtière de la province japonaise. Abandonnée par son père, Karin vit mal cette soudaine relégation et, entre la discipline du temple et le comportement parfois taciturne de son aïeul, la cohabitation s’annonce délicate.

Son grand-père confie alors à Anzu, un chat-fantôme serviable (et un brin capricieux), la mission de veiller sur Karin. Avec sa personnalité espiègle et ses pouvoirs surnaturels, Anzu (doublé par Mirai Moriyama) apporte une touche fantaisiste à l’intrigue. Pourtant, sa relation avec la jeune héroïne n’est pas de tout repos : entre répliques piquantes et situations cocasses, ils peinent d’abord à s’apprivoiser. C’est justement dans ces moments d’incompréhension, où chacun découvre peu à peu l’univers de l’autre, que réside la force du film.

Soutenu par la présence de Munetaka Aoki dans un rôle secondaire tout en subtilité, Anzu, chat-fantôme réussit à mêler fantaisie et émotions en abordant des thèmes universels : le deuil, la famille et la découverte de l’inconnu. Par sa réalisation soignée et son ambiance à la fois douce et mystérieuse, le long-métrage offre un voyage sensoriel au cœur d’une tradition japonaise où la frontière entre le monde des hommes et celui des esprits se fait aussi fine qu’un battement de cils. Un film drôle et attendrissant qui rappelle à quel point l’amitié peut jaillir quand on sait se montrer patient et ouvert à la différence.

Le Magicien dans mon cabanon de Simon Farnaby

Le retour fracassant du plus grand ensorceleur de tous les temps !

L’auteur et comédien Simon Farnaby (connu notamment pour son humour débridé) revient en force avec Le Magicien dans mon cabanon, un roman aussi pétillant qu’aventureux. Au programme : un voyage entre époques, un ensorceleur flamboyant… et un cochon d’Inde qui n’a pas fini de nous surprendre !

Myrddin, proclamé « plus grand ensorceleur de l’Âge sombre », atterrit de manière inattendue dans le XXIe siècle. Rose, son étonnante descendante, se retrouve ainsi liée à un ancêtre un brin excentrique, mais ô combien puissant. Tout serait presque sous contrôle si Vanheldon, le redouté roi des Vandales, ne décidait pas de kidnapper Rose pour attirer Myrddin dans un piège vengeur. Las, c’est Kris, le frère de Rose, qui se fait enlever par erreur, faisant basculer la situation du simple cafouillage vers un chaos temporel jubilatoire !

Aux côtés de Bulles, l’irrésistible cobaye dont les besoins pressants risquent de compromettre plus d’une mission, Rose et Myrddin replongent dans l’Âge sombre, bien déterminés à sauver Kris. Tour à tour comique et palpitante, cette épopée navigue habilement entre la modernité du XXIe siècle et l’univers médiéval, où magie, ruses et retournements de situation se bousculent.

En jouant sur un humour à la fois tendre et décalé, Simon Farnaby nous embarque dans une chasse à l’ennemi où les anachronismes créent des scènes aussi cocasses que mémorables. Le Magicien dans mon cabanon est un pur concentré de bonne humeur, idéal pour les lecteurs en quête d’aventures déjantées, à partager en famille ou en solo. Une plongée délirante dans une histoire « moyenâgeusement » moderne !

L’emblème de nos voeux de Roshani Chokshi

Gauri est la princesse guerrière du royaume de Bharata. Lorsque son camp perd le conflit qui l’oppose au pays voisin d’Ujijain, elle est faite prisonnière par l’ennemi et sa vie bascule.

Dans L’emblème de nos vœux, Roshani Chokshi nous entraîne dans un univers à la fois somptueux et périlleux, où mythologie et magie se mêlent pour défier l’héroïsme et les sentiments. Au cœur de ce récit féérique, Gauri, princesse et guerrière du royaume de Bharata, voit son monde s’effondrer lorsque son armée est vaincue par la puissance voisine d’Ujijain. Faite prisonnière, elle semble avoir tout perdu, jusqu’à ce qu’elle croise le chemin du prince Vikram.

Animés par un même désir de liberté, Vikram et Gauri s’allient pour participer au mystérieux Tournoi des Vœux. La récompense ultime, un souhait capable de tout changer, promet à chacun le pouvoir de façonner son destin. Mais pour y parvenir, ils devront traverser des épreuves aussi envoûtantes que dangereuses, affronter des créatures de légende et découvrir que parfois, les désirs les plus chers peuvent renfermer le germe d’une destruction redoutable.

Roshani Chokshi dépeint avec brio la complicité naissante entre deux personnages que tout oppose. Au fil de péripéties de plus en plus intenses, la finesse de leurs échanges et la richesse de leurs émotions donnent une profonde humanité au récit. Le cadre exotique, riche en couleurs et en mythes, renforce cette impression d’épopée à la fois grandiose et intimiste.

L’emblème de nos vœux est un roman captivant, où la frontière entre enchantement et danger se brouille à chaque page. À travers la quête éperdue de Gauri et Vikram, l’autrice nous livre une histoire d’amour, de courage et de fierté, un récit où chaque choix a le pouvoir de forger ou de détruire le destin de tout un royaume. Une immersion épique pour les amateurs d’aventures fantasy pleines de féerie et de mystères.

Cruel coeur chasseur de Chloe Gong

Dame Fortune fera l’impossible pour sauver son pays et l’homme qu’elle aime.

Chronique : Avec Cruel cœur chasseur, Chloe Gong poursuit son exploration d’une Shanghai où les destins se mêlent et s’entrechoquent au rythme d’intrigues politiques et familiales. Au centre de ce tourbillon, Rosaline, alias Dame Fortune, se remet à peine de sa dernière épreuve : démasquée en tant qu’espionne, elle se retrouve sous haute surveillance. Pourtant, son cœur demeure lié à Orion, son mari « de façade », que sa mère, Dame Hong, a enlevé, effaçant au passage sa mémoire.

Bien décidée à le libérer, Rosaline devra manœuvrer avec habileté : prouver son innocence, déjouer les plans de sa mère, et surtout venir à bout d’une arme redoutable prête à plonger la ville dans le chaos. Le compte à rebours est lancé : sauver Orion revient aussi à sauver Shanghai tout entière. Mais le plus grand défi pour Dame Fortune est sans doute celui du cœur, où l’amour se confronte au devoir, sans aucun répit.

Dans ce nouveau volet, Chloe Gong déploie un récit palpitant, où l’urgence de l’action côtoie la complexité des sentiments. Les personnages déjà bien connus des lecteurs gagnent ici en profondeur, portés par un univers séditieux, où se côtoient espionnage, trahisons et devoir filial. Au fil des pages, la tension monte, révélant une héroïne plus déterminée que jamais à protéger ceux qu’elle aime, au risque de tout perdre.

Cruel cœur chasseur promet ainsi une lecture riche en émotions, mêlant aventure, romance et complot, pour le plus grand plaisir des adeptes de sagas intenses et passionnées. Un plongeon en plein cœur d’une Shanghai électrique, où chaque choix peut faire basculer l’ordre établi – et le destin de tout un pays.

Lady Macbeth de Ava Reid

Elle sait qu’elle va être mariée à une brute venue d’Écosse qui ne rend jamais les armes. Elle sait que la cour hostile qu’il lui fera sera emprunte de soupçons. Elle sait qu’elle devra utiliser toute sa ruse et sa magie pour survivre. Elle sait que ce Macbeth cache lui aussi des secrets.

Chronique : Dans Lady Macbeth, Ava Reid s’empare du mythe shakespearien pour tisser un récit d’une noirceur fascinante. Loin des représentations classiques, l’autrice nous offre un portrait intime d’une jeune femme prête à tout pour survivre dans un univers hostile et empreint de superstition.

Mariée de force à un Écossais rude, elle se retrouve rapidement confrontée à une cour où règnent soupçons et intrigues. Alors qu’elle déploie sa ruse et sa magie pour déjouer les pièges tendus sur sa route, elle découvre que son époux est lui aussi en proie à une lourde prophétie. Les ombres et les secrets dansent autour de ce couple improbable, annonçant un destin sanglant qui n’épargnera personne.

Dans cet Écosse médiévale tissée de sortilèges, Ava Reid dépeint une héroïne farouche, dont le regard puissant ébranle les cœurs et menace l’ordre établi. Plus qu’une simple réinterprétation, Lady Macbeth est un tour de force littéraire : un conte palpitant qui mêle ambition et sorcellerie, soulignant la puissance insoupçonnée de la féminité dans un monde dominé par la violence. Un roman captivant pour quiconque veut redécouvrir le destin de Lady Macbeth sous un angle nouveau.