Covid 19, ce que révèlent les chiffres officiels: Mortalité, tests, vaccins, hôpitaux, la vérité émerge de Pierre Chaillot

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Depuis le début de la crise du Covid, il a collecté scrupuleusement toutes les semaines l’intégralité des données officielles disponibles sur les sites d’EUROSTAT, de l’INSEE, de la DREES et des différents ministères. Mortalité, occupation des lits, positivité des tests, âges, etc…

Chronique : La liste des livres publiés par des chercheurs au CNRS, des universitaires ou des médecins hospitaliers, sur la crise sanitaire, économique et politique du Covid est maintenant suffisamment consistante pour que ceux qui veulent savoir et s’informer en se tenant à égal distance du matraquage des grands médias et des thèses complotistes farfelues puissent le faire.

Il manquait un livre écrit par un statisticien qui s’occuperait de mettre en forme la masse des chiffres publiés par l’INSEE, la DRESS, Santé Publique France, l’ATIH, etc. Pierre Chaillot, statisticien à l’INSEE, actuellement détaché au Conseil régional des pays de la Loire où il est directeur du projet Data Intelligence, l’a fait (pour nous…). Un travail compliqué, car il faut d’abord être capable d’aller chercher les bases de données officielles et ensuite de traiter ces données brutes et de les analyser. Un travail de spécialiste.

Ce livre est remarquable, mais il faut surmonter trois écueils. le premier est que Pierre Chaillot n’écrit pas très bien. Certaines de ses phrases sont grammaticalement incertaines, mal construites, jusqu’à parfois s’interroger sur le sens qu’il veut leur donner (c’est rare, mais ça arrive). Certaines parties écrites avec des co-auteurs sont meilleures à ce sujet. le second écueil est plus gênant. Il concerne les graphiques, courbes, histogrammes, etc. qui sont très petits, au point que parfois (rarement) je ne suis pas parvenu à lire ce qui était en abscisse et en ordonnée. Comme c’est le sel de l’argumentaire, avec plus de 150 figures, c’est embêtant. Enfin, troisième écueil, ces mêmes figures sont en noir et blanc, en niveaux de gris plus précisément (c’est-à-dire de la couleur tirée en noir et blanc). Or, Pierre Chaillot nous les décrit comme si elles étaient toujours en couleur. La courbe bleue, la courbe rouge, jaune, etc. Et, en niveaux de gris, c’est dur, très dur parfois de distinguer du bleu du jaune etc. C’est de loin le défaut le plus gênant. Problème d’économie effectué par l’éditeur, que l’on comprend. Bien sûr, tous ces diagrammes, figures et autres, se trouvent sur la chaine you-tube de l’auteur, mais quand on lit un livre, on ne pianote pas en même temps l’ordinateur à la recherche de la bonne émission et des bons schémas.

On ne résume pas un livre aussi dense (460 pages) de manière exhaustive. Il faut faire des choix. J’en fais. D’abord, la question de la surmortalité en 2020 liée au Covid dont on nous a bassiné ad nauseam avec des chiffres apocalyptiques. En France, si on regarde la mortalité depuis l’année 1945, on constate que l’on a une stabilité assez remarquable du nombre de morts jusqu’au début des années 2010 (autour de 550 000 morts par an). Cette observation est surprenante. Malgré l’augmentation considérable de notre population, le nombre de morts est resté globalement stable. Bien sûr, il y a des pics (épisodes de fortes maladies hivernales) suivis de creux de mortalité pendant quatre à cinq ans dus à l’effet « moisson » (les plus fragiles sont morts au moment du pic et on ne meurt qu’une fois…), puis de nouveau un pic, etc. Cette stabilité est liée à plusieurs facteurs, amélioration des conditions de vie après la guerre, mais surtout aux progrès de la médecine qui a permis d’allonger la durée de vie des vieux avec des opérations extraordinaires et/ou en les bourrant de médicaments. On vit plus longtemps, beaucoup plus longtemps, mais, il faut bien l’avouer, en mauvaise santé, un peu sous perfusion.

A partir de 2012 (inclus), le nombre de morts annuels en France ne cesse d’augmenter. C’est l’effet du vieillissement de la population. Les baby-boomers d’après-guerre sont devenus des papy-boomers et ce sont de gros bataillons qui meurent chaque année. En d’autres termes, c’est inexorable, tant que nous n’aurons pas liquidé tous ces papy-boomers (j’en fais partie…), le nombre de morts annuels augmentera chaque année (ou presque si on tient compte de l’effet « moisson »). Comment calculer la surmortalité ? C’est un problème de démographie. La mortalité absolue est intéressante, mais elle ne permet pas de prendre en compte l’évolution de la démographie au cours du temps. En d’autres termes, on ne peut pas comparer la mortalité d’un pays jeune avec la mortalité d’un pays vieux, ça n’a pas de sens. Il faut standardiser les données. Qu’est-ce ?

Grâce aux données de l’INSEE, on connait pour les années antérieures à 2020 la mortalité par classe d’âge. On va faire « mourir » ces années antérieures avec leurs taux de mortalité par âge mais avec la pyramide des âges de l’année 2020. C’est ce qu’on appelle une mortalité « ajustée ». En d’autres termes, cela permet de voir comment serait morte la population des années antérieures, plus jeune, si elle avait eu la structure démographique de l’année 2020. Par ailleurs, ceci étant fait, on doit aussi tenir compte des effets « moissons » et donc regrouper le nombre de morts stantardisés par période de quelques années successives.

On constate plusieurs choses. D’abord que le taux de mortalité n’a cessé de baisser en France depuis les années 60. La courbe n’est pas régulière, elle comporte des petits pics correspondant aux épidémies de maladies hivernales suivies d’une chute plus accentuée pendant les années postérieures (effet « moisson »). A ce titre, l’année 2015 a été une année de très forte grippe qui montre un pic notable. Par ce fait, les années suivantes, 2019 inclus, voit leur taux de mortalité baisser, même si, en valeur absolue, il y a plus de morts qu’en 2015 (par effet du vieillissement de la population). le regroupement par années (pour lisser les pics épidémiques et l’effet moisson) est affaire de choix. Pierre Chaillot choisit de regrouper par trois années : 2010/2012, 2013/2015, 2016/2018 et 2019/2021 (figure 13, page 71). 2019/2021 correspond alors à la période triennale la moins mortelle de l’histoire de France. Enfin, en taux de mortalité, l’année 2020 est équivalente à l’année 2015 (année d’une très forte épidémie de grippe qui a fait mourir beaucoup de vieux). Les mêmes calculs ont été faits également par Vincent Pavan, mathématicien à l’université Aix-Marseille, qui trouve exactement les mêmes résultats (heureusement…). Enfin, si on ne considère que les années sans les regrouper (ce qui est scientifiquement beaucoup moins justifiable), l’année 2020 montre une sous mortalité de 12 000 personnes par rapport à 2015 et une surmortalité de 37 000 personnes par rapport à 2019. Bref, il y a eu une épidémie qui a emporté beaucoup de nos anciens, mais aucune réelle hécatombe. En passant, je signale que la méthode de calcul exposée par Vincent Pavan dans son livre avec Anne Bilheran est présentée d’une manière plus pédagogique que dans le livre de Pierre Chaillot.

Personnellement, bien conscient du vieillissement de la population et de son effet sur la mortalité absolue, j’attendais une sorte de confirmation de cette analyse avec le nombre de morts de l’année 2022. A priori, si 2020 avait été la plus grande hécatombe mortelle en France depuis des lustres et 2021 une année effet « moisson », 2022 aurait dû se situer aussi en dessous de la catastrophe de 2020. Je suis allé sur le site de l’INSEE et les données sont toutes fraiches pour l’année 2022. J’en ai profité pour comparer avec 2020 (la grande hécatombe), 2021 effet « moisson » et l’année 2022 qui vient de s’écouler. Les décès enregistrés en France (outre-mer inclus) sont de 669 195 en 2020, 661 818 en 2021 et 673 637 en 2022. Bref, en 2022, on a eu environ 4 500 morts de plus qu’en 2020. Covid ou pas Covid, l’effet vieillissement de la population emporte tout sur son passage et nous poursuivons inexorablement notre ascension en nombre de morts.

Mais alors, me direz-vous, les 164 187 morts du Covid (au 14/02/23) depuis le début de la crise, qu’en faites-vous ? Très bonne question. Pour comprendre, il faut se tourner vers la manière dont l’OMS a décidé de coder le Covid. Ce codage est transmis aux différents pays qui le répercutent dans les hôpitaux. Il faut savoir que lorsque vous entrez à l’hôpital, on vous attribue un code. Par exemple si vous arrivez avec une jambe cassée (un code), un infarctus (un autre code), une grippe (une autre code), etc.

En France, c’est l’ATIH (Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation), une agence gouvernementale, qui transmet aux hôpitaux la manière dont il faut coder les maladies, les interventions chirurgicales, etc. Pour le Covid, il est facile de se le procurer sur le site de l’ATIH (ici par exemple :
https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/3785/atih_consignes-covid19_17122021.pdf). Que lit-on sur le site de l’ATIH ? D’abord, il existe un code pour « Forme respiratoire, virus identifié ». Bien. Mais il existe aussi un code pour « forme respiratoire, virus non identifié ». Ah bon ? On peut donc coder Covid quand on n’est pas sûr. Mais il y a aussi un code pour « autres formes cliniques, virus non identifié ». Stupéfiant, non ? Il y a aussi « asymptomatique, virus identifié ». Bref, des gens qui ne sont pas malades. On peut cocher Covid aussi pour « un épisode antérieur de Covid-19, confirmé ou probable (oui, oui, probable, vous avez bien lu) qui influence l’état de la personne qui ne présente plus la maladie ». Donc, je résume ce code, même des gens dont on soupçonne qu’ils ont eu le Covid mais qui ne sont pas malades. Dingue, non ? Et tout est l’avenant. Sont ajoutés des exemples (pour aider le médecin à coder comme il faut). On lit « patient hospitalisé dans un service de réanimation pour syndrome de détresse respiratoire aigüe évocatrice de diagnostic de Covid-19. Un prélèvement biologique a été effectué mais il s’avère négatif. le médecin responsable considère ce résultat comme un faux négatif. Codage : Covid-19, forme respiratoire virus non identifié ». Donc, ça « évoque » le Covid, mais le test est négatif. Ne mollissons pas pour autant, cochons Covid !

Le résultat de tout cela est que l’on a codé Covid à l’hôpital tout et n’importe quoi. D’autant plus que, par exemple, coder Covid rapporte plus à l’hôpital que coder grippe (du simple au double). L’hôpital reçoit de l’argent en fonction de la tarification à l’acte (depuis Sarkozy). L’effet de ce codage malhonnête se voit dans les statistiques de l’hôpital (Figure 49, page 152). On a en France 3,6 millions de personnes atteintes de maladies chroniques respiratoires. Ces personnes occupent une grande place à l’hôpital et décèdent en grand nombre chaque année. Quand on regarde les statistiques de l’hôpital permettant de comparer 2020 à 2018 et 2019, on voit une chute spectaculaire (vraiment impressionnante) des maladies respiratoires à l’hôpital en 2020. A croire que ces gens ont été guéris cette année-là. En réalité, ils ont été codés Covid et ils sont morts, comme d’habitude hélas, de leurs maladies respiratoires.

Ce bouquin étant très long, je pourrais écrire dix pages pour en faire une recension complète. Je ne le ferai pas, mais vous engage à le lire. Franchement, ça vaut le coup. On y apprend que l’hôpital a été sous-utilisé en 2020 (mais fortement désorganisé dans une panique générale). Par ailleurs, le rapport de l’ATIH en octobre 2021 indique que les hospitalisations Covid-19 n’ont représenté que 2% du nombre d’hospitalisations à l’hôpital. Martin Blachier avait dévoilé ce chiffre sur la chaîne LCP. Ensuite, plus personne n’en a entendu parler, mais le document de l’ATIH est facilement consultable sur Internet. Pierre Chaillot s’attaque aussi aux effets indésirables des vaccins et se penche sur les données de pharmacovigilance. A titre d’exemple, là aussi, les bases de données américaine montrent que 11 000 décès ont été remontés à la pharmacovigilance américaine en 30 ans de vaccinations hors-covid alors qu’en seulement 2,5 années de vaccination Covid 16 000 décès suite à la vaccination sont remontés. En seulement 2,5 années, on a battu le chiffre de 30 années en ce qui concerne le nombre de morts signalés par les médecins.

Il y a encore plein d’autres données de toute sorte. Un livre majeur pour mieux appréhender ce qui s’est réellement passé.

Éditeur ‏ : ‎ L’artilleur (18 janvier 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 480 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810011524 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810011520

La Méthode Glucose Goddess – Le programme scientifique de 4 semaines pour réduire vos fringales, retrouver votre énergie et vous sentir en pleine forme de Jessie Inchauspé

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Dans cet ouvrage tant attendu, vous trouverez plus de cent recettes, un carnet de notes, ainsi que les témoignages et conseils de deux mille sept cents personnes qui ont testé le programme en avant-première.

Chronique : Avec son premier livre, Jessie Inchauspé, biochimiste devenue influenceuse, a construit une énorme plateforme de médias sociaux et s’est imposée comme la référence du monde du bien-être pour tout ce qui concerne la glycémie. Elle est la préférée de nutritionnistes fonctionnels comme Will Cole et d’écrivains spécialisés dans le bien-être comme Liz Moody et Kelly Leveque ; de plus, des célébrités comme Jameela Jamil ont englouti ses astuces plus rapidement qu’une pile de crêpes du dimanche matin. Son dernier livre est basé sur l’idée que les lecteurs voulaient un moyen facile, accessible et rationalisé d’incorporer ses astuces dans leur vie, La Méthode Glucose Goddess – Le programme scientifique de 4 semaines pour réduire vos fringales, retrouver votre énergie et vous sentir en pleine forme offre ces conseils en petites bouchées. Parfois, sa science ressemble plus à une validation de ses hypothèses par la foule, et la juxtaposition de ses photos ludiques et minces avec des affirmations scientifiques semble plus digne d’un Insta qu’elle n’est fondée sur des preuves. Elle exagère et simplifie à l’extrême l’impact de la glycémie sur l’organisme (les pics de sucre sanguin nous tuent lentement, provoquent des cancers et entraînent toutes sortes de conséquences, des problèmes auto-immuns à l’infertilité), mais aucune de ses astuces n’est nocive. Tout conseil de manger plus de légumes, d’incorporer des mouvements joyeux et d’ajouter un peu de vinaigre à la nourriture ne peut pas faire de mal, et même s’il ne peut pas guérir ou inverser des problèmes de santé majeurs, les conseils et les astuces offrent de douces indications qu’elle enseigne avec amour à ses lecteurs à intégrer dans leurs habitudes, sans jugement ni règles alimentaires rigides – une approche bienvenue malgré tous les défauts du livre.

Éditeur ‏ : ‎ Robert Laffont (4 mai 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 288 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2221269241 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221269244 Poids de l’article ‏ : ‎ 109 g

Trois vies par semaine de Michel Bussi

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Habiter trois villes différentes ? Posséder trois identités reconnues ? Aimer trois femmes intensément ?
Avoir trois vies par semaine.
Pour tirer les fils de ce nouveau suspense qui mêle les thèmes de l’exil, la vengeance, la multiplicité d’une vie… l’unique Michel Bussi.

Chronique : Encore une fois, j’ai dévoré ce roman en quelques heures !
Intrigue complètement folle, fausses pistes, rebondissements, évidences qui n’existent pas, Michelle Busey remonte à la source et signe ce qu’il sait faire de mieux !
Dans le cadre d’un spectacle de marionnettes, l’auteur rassemble un mystère apparemment impossible, et après une tournure troublante, la vérité sera révélée !
Il me manquait juste un peu d’émotion et d’attachement aux personnages pour avoir une pleine réussite.

On parcourt la France, on voyage, on se laisse emporter par l’histoire et l’histoire. Le roman est bien ficelé, même si l’intrigue est parfois un peu tirée par les cheveux. Il y a beaucoup d’humour dans les répliques, ainsi que de la rime (sauf la référence à Arthur Rimbaud). La partie historique est intéressante mais pas approfondie (j’avoue, si je n’avais pas lu Museum of Broken Faith (d’Elizabeth Buchan), j’aurais peut-être été un peu perdu.)

Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (2 mars 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 456 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2258204739 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258204737

Action ou Vérité de M. J. Arlidge

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Une vague de criminalité frappe Southampton : un incendie parti de rien, un vol de voiture qui tourne mal, un meurtre dans un parc.

Chronique : MJ Arlidge revient avec le dernier volet de la série policière de Southampton mettant en scène l’inspecteur Helen Grace, une femme motarde et pleine de défauts, dans un contexte sombre et tendu, à l’époque de la pandémie de Covid 19. La police est confrontée à une vague croissante de violence et de crimes brutaux dans la ville, notamment des incendies criminels, des détournements de voitures et des meurtres, qui ne semblent pas avoir de rime ni de raison d’être et qui sont apparemment le fruit du hasard. S’efforçant de trouver un mobile, Helen et son équipe doivent être au top de leur forme pour comprendre ce qui se passe, mais l’équipe de police, très hétérogène, bouillonne de mécontentements, de fuites et de conflits. Au cœur de ce réseau d’intrigues et de malveillance se trouve l’inspecteur Joseph Hudson, mécontent et vindicatif, qui a l’intention de détruire Helen, sa rancune étant motivée par son histoire personnelle avec elle, mais il est tellement déréglé qu’il est aidé par le cauchemar qu’est la journaliste Emilia Garanita.

Sa meilleure amie et collègue, l’inspecteur Charlie Brooks, étant en congé de maternité, Helen, qui a du mal à nouer des relations étroites, se retrouve dangereusement isolée et exposée, alors que la pression pour résoudre les crimes vient d’en haut et que son patron ne peut pas la soutenir autant qu’il le voudrait en raison d’autres problèmes. Il y a beaucoup de drame dans cette lecture policière rapide et tordue, et il va falloir qu’Helen porte un regard neuf sur la vague de crimes avant que les pièces du puzzle ne commencent à s’assembler. Arlidge développe le personnage d’Helen avec la pression de l’ensemble des circonstances compliquées dans lesquelles elle est placée professionnellement avec l’affaire jusqu’à ce qu’elle finisse par s’en emparer tout en ayant à supporter les machinations de Hudson.

Arlidge utilise certains de ses personnages secondaires clés pour donner vie à l’histoire une fois de plus. Certains travaillent principalement à faire avancer l’affaire, tandis que d’autres semblent plus enclins à ébrécher la fragile façade du protagoniste. En définitive, il s’agit d’une histoire qui repousse les limites d’un roman policier déroutant et où certains personnages montrent des couleurs nouvelles ou plus profondes. Tout cela à travers les actions des personnages secondaires, qui servent bien cette œuvre.

Même si j’ai parfois eu du mal avec le roman, je suis heureux d’avoir persévéré et d’avoir trouvé mes marques. C’est peut-être parce qu’il y avait beaucoup de crimes aléatoires, plutôt qu’un crime central sur lequel l’histoire se concentrait. J’ai toujours apprécié cette série et j’aime les rebondissements qu’Arlidge utilise pour faire avancer l’histoire. Même si j’avais besoin d’un peu de stabilité par moments, je l’ai trouvée et j’ai pu apprécier la dynamique utilisée pour maintenir le récit sur les rails. Arlidge utilise des chapitres courts pour faire avancer les choses et ne s’en écarte que lorsqu’une partie riche de l’histoire vient s’ajouter à l’intrigue, amenant le lecteur à ressentir plus profondément l’intensité de l’œuvre. Le développement des personnages est excellent et le fait de revenir sur certaines des luttes auxquelles certains sont confrontés tout au long de la série est une merveilleuse récapitulation qui maintient le fan de la série en haleine.

Éditeur ‏ : ‎ Les escales éditions (2 février 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 480 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2365697232 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-236569723

Guérir nos âmes blessées: La révolution des thérapies de David Gourion

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Dépression, addiction, stress post-traumatique (deuil,  événements de vie douloureux), anxiété, phobies, etc. : nous sommes – ou serons – tous concernés, un jour ou l’autre, de près ou de loin, par une problématique de santé  mentale. Il est toutefois possible, aujourd’hui, grâce aux avancées de la médecine de précision, de guérir nos blessures intérieures, comme l’on guérit d’une maladie physique !

Chronique : Riche, vivant, inspirant. Je trouve qu’il existe de multiples thérapies que chacun de nous peut utiliser pour sortir de l’anxiété, de la dépression… nous voyons l’auteur à la fois comme un praticien et comme un chercheur. Il était très instruit et possédait une sagesse rare.

Partez pour un merveilleux voyage intérieur avec le Dr Gourion et découvrez des psychothérapies éprouvées (psychanalyse, thérapie comportementale) et des techniques innovantes, efficaces et rapides (thérapie psychédélique assistée, thérapie métacognitive, intégration du cycle de vie, etc.). A travers son expérience clinique et personnelle, ainsi que de nombreux cas patients, l’auteur souligne l’importance d’une approche « sur mesure » intégrant de nouveaux outils thérapeutiques. D’où la brillante perspective d’espoir et de guérison.

C’est un travail très clair, précis qui permet de faire une vraie réflexion sur nos habitudes pour ancrer des changements qui doivent se construire sur le long terme. L’auteur nous donne les clés pour changer les habitudes sans jugement de valeur, juste les comprendre et apprendre à s’en débarrasser.

En plus des explications, des conseils… le livre parle d’une aide professionnelle accessible à tous, le Dr David Gourion fournit également des informations sur les différentes options de traitement et des détails sur la façon de trouver un thérapeute qualifié. J’ai trouvé que ce livre aide les gens à mieux comprendre leurs problèmes en leur donnant un aperçu de la façon dont notre cerveau traite la peur. Il comprend des explications détaillées sur la réaction de combat ou de fuite et d’autres changements physiologiques qui se produisent dans le corps lorsque nous sommes confrontés à la peur ou au stress. De plus, il offre des conseils pratiques sur la façon de mieux gérer nos blessures intérieures.

Éditeur ‏ : ‎ Marabout; Illustrated édition (8 février 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 256 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2501173740 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2501173742

La fille de la forêt de Judith Drews


L’histoire d’une belle amitié au coeur de la nature.

Chronique : Mielikki conduit Anna à travers la forêt et attire l’attention d’Anna sur la respiration des arbres et le rythme de l’eau. C’est ainsi qu’Anna apprend non seulement à écouter la forêt, mais aussi sa propre respiration, son propre corps, elle apprend à se sentir chez elle dans la nature. Les deux rencontrent des ours amicaux, caressent la fourrure douce des cerfs, apprennent à être aussi vigilants que les hiboux, à traquer en silence comme des loups – jusqu’à ce qu’Anna se réveille dans son lit. Tout cela n’était-il vraiment qu’un rêve ?

Judith Drews veut que tout le monde entende les messages de la forêt. Leurs illustrations rétro aux couleurs terreuses et les courts textes invitent à réfléchir avec Mielikki et Anna sur les merveilles de la nature qui nous entoure

Mielikki emmène non seulement Anna dans un voyage à travers la forêt, mais aussi nous, les spectateurs du livre d’images imaginatif et magique. Mielikki attire habilement l’attention sur le rythme de l’eau ou la respiration des arbres. Mais soudain, Anna se réveille et se demande si tout cela n’était qu’un rêve. Les illustrations terreuses s’harmonisent avec les textes courts et vous invitent à percevoir la forêt différemment et à réfléchir sur la beauté de la nature.

Un livre onirique dans le vrai sens du terme, qui, avec des éléments archaïques et des dessins naturalistes aux contours clairs dans des couleurs riches et souvent sombres, raconte la vision de s’occuper des forêts et des animaux et en même temps d’être protégé par eux.

ASIN ‏ : ‎ B0BNKKJ1B1 Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J; Illustrated édition (3 mars 2023) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 48 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040113362

Sentinelles du Royaume Sauvage de Alexandra Ott

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Bryn, douze ans, rêve de devenir Sentinelle, comme son père. Ainsi, elle pourra enfin explorer le Royaume Sauvage et protéger ses créatures fantastiques.

Chronique : Ce livre est plein de divertissement et de surprises à chaque page. Il s’agit d’une jeune fille qui vit dans un petit village et qui est très aventureuse. En dehors de son village vivent des dragons et des créateurs magiques qu’ils appellent le royaume. Il y a des gens que les villageois appellent  »chercheurs » qui vont dans le royaume et obtiennent des fournitures pour leur village et découvrent de nouveaux créateurs.

Le personnage principal, Bryn, veut être l’une de ces personnes, c’est pourquoi elle est très fascinée à son âge par les Jeux olympiques qui se déroulent dans la partie principale du village. Elle passe par de nombreux défis parce que ses parents ne veulent pas qu’elle soit blessée et les gens la traitent différemment parce qu’elle est une femme qui essaie d’être un chercheur et que la plupart des femmes ne sont pas des chercheurs, elles aident le village et font d’autres choses.

Elle a aussi un ami qui fait les Olympiades. Il est allé la voir pour lui confier un secret. À cette époque, ils n’étaient pas de bons amis et Bryn ne comprenait pas pourquoi elle lui confiait ce secret. Il lui a dit qu’il avait un dragon et qu’il avait besoin de son aide pour le cacher. Ils ne sont pas censés avoir des dragons non entraînés en dehors du royaume et aucun chercheur n’a le droit d’être dans le royaume. Il savait qu’elle avait une fascination folle et ne pouvait pas dire non. Chaque nuit, ils se rendaient dans leur cachette secrète avec leur dragon, l’entraînaient et prenaient soin d’elle.

Bryn s’est fait prendre parce qu’elle devait se faufiler hors de la maison tous les soirs et ses parents ont vu qu’elle était très fatiguée parce qu’elle ne pouvait pas s’entraîner pour les Jeux olympiques pour devenir un chercheur. Elle a finalement dû dire à ses parents qu’elle avait un dragon et ils se sont mis en colère contre elle. Puis elle a fait les Jeux olympiques et elle a pu devenir un chercheur après un certain temps. Dans l’ensemble, ce livre est très mouvementé et je le recommande.

Ce livre a tout pour plaire ! Les personnages sont incroyables ! Le décor est incroyable. L’intrigue avance si bien que je ne pouvais pas attendre d’arriver à la page suivante. Je suis si heureuse que Bryn et Ari aient trouvé une place chez moi. J’ai envie d’emmener le courage de Bryn avec moi dans la vie.

ASIN ‏ : ‎ B0BNKL2RHT Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE (3 mars 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 416 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-102351888

La cité diaphane d’Anouck Faure

Un conte d’amour et de mort

J’attendais depuis si longtemps de trouver un récit qui saurait capter l’essence des jeux From software que j’avais fini par désespérer puis j’ai commencé à entendre parler de la cité diaphane, un roman de fantasy qui serait le digne héritiers de la dark fantasy façon Miyazaki.

Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’Anouck Faure est parfaitement parvenu à retranscrire l’imaginaire sombre et mélancolique du studio. Visuellement d’abord, avec cette cité de Roche- Étoile à l’architecture vertigineuse, aux ruelles labyrinthiques où seules règnent la désolation et la folie. Les gravures incluses dans l’ouvrage aident à se faire une idée de l’univers dantesque dans lequel l’autrice nous entraîne.

Mais le récit ne se contente pas d’emprunter la folie graphique de From Software. La narration, portée par une plume délicate et poétique, se joue du lecteur, se veut cryptique, en dit parfois trop sans jamais en dire assez. Au lecteur de faire la part des choses avec cette narration qui se joue de lui tout comme la destinée se joue des personnages. Il faudra échafauder ses propres hypothèses sur les mystères de cet univers enchanteur qui demeurent nombreux une fois la dernière page refermée.

L’autrice brode sur les mêmes thèmes que ceux développées tout au long de la saga From software. Le destin dans tout ce qu’il peut avoir de fatal, la malédiction de l’héritage, la corruption du pouvoir, l’obsession pour ce même pouvoir, la folie, les transformations physiques monstrueuses, la question du genre, sans oublier un petit morceau d’horreur lovecraftienne parce que cela fait toujours du bien. Tant de thèmes que l’autrice est parvenu à condenser sans que cela ne fasse de son récit une œuvre scolaire.

La cité diaphane apparaît comme un récit maîtrisé, référencé mais aussi personnel, astucieux dans sa narration et empreint d’une plume poétique. La première pierre d’un édifice littéraire que l’on espère majestueux.

Résumé :

Merveille architecturale élancée vers le ciel, Roche-Étoile a connu la splendeur et la chute. La cité sainte de la déesse sans visage est maudite, réduite à l’état de nécropole brumeuse depuis que les eaux de son lac et de ses puits se sont changées en poison mortel.

Sept ans après le drame, l’archiviste d’un royaume voisin se rend dans la cité défunte avec pour mission de reconstituer le récit de ses derniers jours. Mais il s’avère bientôt que Roche-Étoile abrite encore quelques âmes, en proie à la souffrance ou à la folie, et celles-ci ne semblent guère disposées à livrer leur témoignage.

Un jeu de dupe commence alors entre l’archiviste et ces esprits égarés, dans les dédales d’une cité où la vérité ne se dessine qu’en clair-obscur, où dénouer la toile du passé peut vite devenir un piège cruel.

Éditeur ‎Argyll éditions; Illustrated édition (3 février 2023)
Langue ‎Français
Broché ‎272 pages
ISBN-10 ‎2492403696
ISBN-13 ‎978-2492403699

Petit pays de Gaël Faye

Enfance massacrée

Il était temps que je lise ce roman qui a fait sensation lors de sa parution en 2016. Petit pays nous conte l’enfance de Gabriel au Burundi, un pays qui va être sévèrement frappé par les jeux sanglants des grandes personnes.

La narration nous invite à vivre l’intrigue par les yeux de Gabriel, son enfance dans un quartier aisé, sa famille qui se déchire lentement. C’est à sa hauteur d’enfant innocent que l’on va prendre conscience de la tension politique et ethnique qui secoue le pays. Aidé d’une plume dynamique, qui interpelle et accroche, les souvenirs de Gabriel prennent vie dans l’esprit de lecteur.

Hélas ce choix de narration entraîne aussi des ellipses dans la narration, certains aspects de l’intrigue demeurent inconnus ou flous comme la séparation des parents de Gabriel, d’autres manquent de développement, certains personnages ne sont jamais nommés, comme les jumeaux amis de Gabriel. Il en résulte un récit touchant par les souvenirs qu’il invoque mais qui manquent de consistance et de développement.

Malgré cet aspect le récit n’en demeure pas moins un puissant exercice de mémoire, certains passages restent en mémoire de par l’effroi qu’il provoque.

Petit pays est un récit touchant sur la mort de l’enfance en temps de guerre mais qui, par ses choix de narration, n’approfondit pas suffisamment son sujet.

Résumé : En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Éditeur ‎Grasset; 1er édition (24 août 2016)
Langue ‎Français
Broché ‎224 pages
ISBN-10 ‎2246857333
ISBN-13 ‎978-2246857334

Lettres de l’étrange – La Trompette du Diable de Allison Stanley (Auteur), Howard Stanley (Auteur)

Olivia et Alex, des jumeaux de 12 ans, vivent chacun à un bout des États-Unis : elle à Los Angeles, lui à New-York et ils s’écrivent presque chaque jour pour se raconter leurs aventures (qui ne sont pas de tout repos !).

Chronique : Un livre qui à le rythme de l’histoire, provoquée par alliance entre les jumeaux Olivia et Alex. Cela aide à maintenir le suspense et nous maintient en haleine.
L’originalité de la série réside en grande partie dans son format, puisque Lettres à l’étranger est, comme le titre l’indique, une série de romans épistolaires. L’éloignement d’Alex et Olivia est l’excuse parfaite pour nous offrir des années 1930 immersives plus vraies que nature à travers leur correspondance, et une aventure au même rythme que la leur, sans temps mort et avec un dossier très détaillé. Pour les jeunes enfants l’histoire est parfois un peu effrayante, mais ca dépend des enfants si c’est bon pour eux.

Au début du roman, les notes de l’éditeur et la préface de l’auteur présentent rapidement le contexte historique dans lequel se déroule cette histoire, rappelant notamment le statut du racisme durant cette période. Un glossaire est également fourni en fin de lecture, s’attardant sur les personnages cités par Alex ou Olivia.

SIN ‏ : ‎ B0BHY7H1DG Éditeur ‏ : ‎ 404 Editions; Illustrated édition (23 février 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 184 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1032407059