Ceci n’est pas une chanson d’amour d’Alessandro Robecchi / 20 août 2020

Allez-y monter, n’ayez pas peur, M. Robecchi est un nouveau chauffeur, certes, mais il a l’habitude des rues de Milan et le trajet mouvementé qu’il nous a concocté promet son lot de surprises. N’oubliez pas d’attacher votre ceinture.

Embarquez donc dans ce polar polyphonique où chaque duo de protagonistes pourrait s’apparenter à un véhicule. Notre duo de Gitans vengeurs fait penser à un fourgon utilitaire. Fonctionnel mais efficace pour un travail sanglant qui ne laisse pas de place au hasard, un conseil si vous croisez sa route, changez de voie. Le second duo, constitué de deux assassins aux punchlines aussi percutantes qu’une rafale de mitraillette, pourrait évoquer une voiture italienne alliant prestige, élégance et puissance, une Ferrari Grancabrio par exemple. Enfin le véhicule emprunté par le personnage principal Carlo Monterossi aidé de la journaliste Nadia Federici, aux caractères bien trempé, pourraient être une ancienne voiture italienne, une fiat topolino par exemple. Rien d’éblouissant au premier abord dans la carrosserie mais la pratique a souvent démontré que ces vieilles carrioles en ont encore sous le capot, le démarrage peut-être un peu difficile parfois mais la mécanique est solide.

Voilà donc le voyage proposé par l’auteur dans les rues d’une ville de Milan où la misère côtoie le luxe. Un voyage mené à un rythme intense sans arrêts inutiles mais sans non plus de réelles surprises. La plume de l’auteur, non le moteur plutôt, rugit d’une férocité impitoyable qui ne laisse pas l’occasion de reprendre son souffle tandis que la narration, la carrosserie qui entoure toute cette mécanique, luit d’un humour mordant rappelant les meilleures scènes des tontons flingueurs. Les passagers attentifs remarqueront, ça et là, quelques petits chocs sur cette carrosserie qui sont autant de marques d’une certaine mélancolie qui s’invite parfois dans l’ouvrage, notamment par le biais du personnage de Carlo, moins flamboyant et épicurien que son image de producteur de télévision ne pourrait le laisser penser au départ.

Ce personnage est d’ailleurs le seul vraiment développé, les autres duos faisant plus office de ressort narratif. Ce pauvre bougre, qui se retrouve embarqué malgré lui dans cette folle course-poursuite, est un concentré de cynisme qui cache une profonde solitude et une amertume assumée envers le monde du spectacle audiovisuel.

Ce polar italien, mené sur les chapeaux de roues, s’avère une lecture très agréable, le compagnon idéal d’un été brûlant qui s’achève.

« Vous continuez à penser que Milan est une ville grise. Libre à vous. Mais il y a parfois des aubes, et pas si rarement, où un bleu pâle à couper le souffle se dispute l’horizon avec un rose qui ne veut pas partir, et c’est une danse qui vaut la peine d’être vue. »

Note : 9/10

Résumé: Carlo Monterossi, homme de télévision d’une tentative d’assassinat. N’ayant qu’une confiance limitée- au mieux- dans les compétences des équipes de police chargées de l’enquête, il fait appel aux services d’un ami journaliste et d’une spécialiste du numérique pour comqui peut bien lui en vouloir autant. En parallèle, des Gitans justiciers et des tueurs à gages professionnels semblent suivre des pistes similaires. Tout cela se passe à Milan et nous offre un panorama terriblement noir des arcanes de cette ville, de la haute bourgeoisie aux milieux d’ultra-droite. Savoureux…et inquiétant.

  • Broché : 320 pages
  • Editeur : DE L AUBE (20 août 2020)
  • Collection : L’Aube noire
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2815938219

Lewis, caméléon métis de Justine JOTHAM et Sophie HIRSCH | 13 août 2020

Adopté par la joyeuse famille des Dupont-Durand, Lewis pourrait avoir la vie douce si les autres animaux du quartier ne se moquaient pas sans cesse de sa drôle de démarche ou de sa couleur de peau (jamais la même et, pourtant, jamais la bonne, selon eux).

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Chronique : Poulpe Fictions nous offre un nouveau bijou d’humour sorti en plein mois d’aout écrit avec brio par Justine JOTHAM avec les illustration de Sophie HIRSCH .

Les enfants et si vous aimez les romans drôles et avec des animaux  ce livre sont faits pour vous. On y découvre un héros espiègle dans ce mignon caméléon  et rusé qui n’a pas peur de chercher ses origines. De l’humour à fond et très bien maitriser avec d’autres thèmes qui sont présents comme la différence au autres  et le poids de la transmission familiale, les difficultés d’intégration et une critique sociale sur notre vie .
L’importance d’être aimé, et de donner de l’affection sont très présentes, et Lewis malgré ses airs est bien gentil, et ses péripéties et expériences en tous genres font rire.
Les petites illustrations sont tantôt cyniques, tantôt tendres ou même émouvantes.
Avec des traits relativement simples pour ses personnages, Justine JOTHAM réussit à faire passer tout un panel d’émotion à ses personnages. Une lecture à la fois facile, drôle, et étonnante. Un très bon voyage.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 168 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 ans
  • Editeur : Poulpe Fictions (13 août 2020)
  • Collection : Nos amies les sales bêtes
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2377421326

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Traque-la-Mort de Serge Brussolo | 25 mai 2020

On la surnommait Lona-la-Rouge, elle figurait sur tous les avis de recherche. Elle fuyait, semant malgré elle destruction et carnage. Elle n’était plus vraiment elle-même depuis que son corps avait été modifié. Lui faire mal, c’était courir le risque de déclencher d’épouvantables catastrophes.

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Chronique : H&0 et Serge Brussolo c’est le nouveau duo 2020 et il en fait des étincelles et nous offre ou nous permet de découvrir plus d’œuvre du maitre. Ici une édition revue et corrigée par l’auteur. Traque-la-mort relève d’une esthétique punk. L’intrigue est certe conventionnelle mais histoire d’amour entre chasseur et gibier et belle et pas romancé et arrive à nous passionné d’un bout à l’autre. Et ça marche et c’est beau.  Un livre de course-poursuite qui fonctionne et ce lit d’une traite avec pour paysage post-apocalyptique avec son atmosphère si particulière. L’écriture s’adapte bien au récit et il se passe des aventures dans chaque chapitre ce qui nous fait face au destin des deux héros auquel on s’attache rapidement et de nous représente une réalité pas si éloigné de la notre .  Le livre ce fini par une fin que l’on ne s’y attend pas, l’auteur nous surprend de plus belle. A lire où relire.

Note : 9,5/10

 

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 1788 KB
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 147 pages
  • Editeur : H&O (25 mai 2020)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN : B08969C2HQ

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La Maudite, Djinn – de Jean-Louis FETJAINE | 16 juillet 2020

Fille du roi Baudouin de Jérusalem, la princesse Alix s’apprête à accoucher d’un fils illégitime, fruit de ses amours avec le connétable Renaud Mazoir. Alors que le sort du nouveau-né paraît scellé, son père arrive à temps pour le sauver.

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Chronique :  Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en lisant le résumé de cette histoire: on y parle à la fois de chevaliers, de croisades, de Moyen-Orient, de djinns et de sectes des assassins. Ça fait beaucoup d’univers à priori différents et souvent séparés dans les livres. Du coup, j’avais un peu peur de me perdre dans ma lecture.

Ça n’a pas été le cas. Malgré une intrigue assez complexe mêlant religion, folklore oriental et politique, j’ai quand même réussi à suivre le destin de la plupart des personnages de cette histoire. Ce qui n’est pas facile, parce qu’il y en a beaucoup et qu’ils sont tous très différents. D’ailleurs, là dessus, je suis frustrée: il aurait fallu développer plus la psychologie de tout un tas de personnages qui pouvaient être plus qu’intéressants. Là, on ne fait qu’effleurer leur histoire! J’aurais aimé voir grandir Fahd et Martin, comprendre leurs apprentissages, écouter un peu plus Saïf parler de sa vision du monde qui est très intéressante et qui ne prend que quelques pages de discussion. Les personnages de Zengi et Bernard de Valence ne sont pas assez montrés en action pour moi (oui parce que bon, j’aimerais bien comprendre pourquoi plusieurs personnages ne les apprécient pas!).

Et Alix, parlons d’Alix! C’est un personnage féminin destructeur, avec des motifs qui lui sont propres, qui suit son chemin dans un monde d’hommes où elle refuse d’être un pion. Ca, on le comprend bien. Le livre étant petit, c’est le côté relation magique avec le djinn qui est privilégié. Du coup, on est moins au clair sur ses motivations: est-ce qu’elles diffèrent de celles du djinn? Se remet-elle parfois en question ou reste-t-elle dans la rage?

Le monde de la magie oriental est bien décrit dans un chapitre, puis moins après, puisqu’on se concentre à nouveau sur la politique et les conquêtes, puis la religion,etc. Je suis bien d’accord que l’histoire de la Terre Sainte est des plus complexes, mais justement, ça mériterait d’être plus détaillé, plus approfondi, encore plus ancré dans une histoire et des coutumes.

En gros, ce livre va trop vite. Il y a énormément de choses intéressantes dedans, mais tous les sujets ne sont pour moi qu’effleurés. Je suis sûre qu’il y a un gros potentiel dans l’histoire que l’auteur a trouvée… Mais il faudrait plus qu’un livre pour lui permettre de développer le sujet..

Note : 7,5/10

 

  • Poche : 304 pages
  • Editeur : Pocket (16 juillet 2020)
  • Collection : Fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2266286544

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Intégrale – L’Ange du chaos, tomes 1, 2 et 3 de Michel ROBERT | 18 juin 2020

La Lumière, les Ténèbres et le Chaos se livrent une guerre sans merci. Au cœur de ces luttes, Cellendhyll de Cortavar, promis à un bel avenir au sein de l’empire de Lumière, est trahi par les siens et laissé pour mort.

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Chronique :  La description de chaque personnages, de chaque endroits, nous plonge dans ce monde de fantaisie incroyable avec une vengeance mûrement réfléchis, Cellendhyll est un parfait personnage qui sait nous captivé dans ces combats, certains passages mon fait vibrer, j’en ai encore le sourire aux lèvres et se mélange de magie, combat, drogue, complot, et ses personnage tous aussi différents mais attirant à leur façon, est juste remarquable Après un début surprenant, l’histoire reprend un cours plus attendu. Mais on s’y laisse prendre facilement car les intrigues sont intéressantes et la personnalité des personnages d’enrichie pour les rendre plus complexes qu’on ne pourrait le penser au premier abord. Tout au long des tomes, Cellendhyll évolue dans ses relations avec les autres, dans sa propre introspection également. On reste dans un univers violent, pas du tout manichéen mais plutôt pris dans les rouages d’une politique de conquête ou chaque personnage a son propre agenda. Les bons et les méchants peuvent se mélanger, avoir des raisons qui pourraient presque être comprises pour certains. Une belle lecture.

Note : 8,5/10

 

  • Poche : 1232 pages
  • Editeur : Pocket (18 juin 2020)
  • Collection : Fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2266307266

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Je m’habillerai de nuit de Terry PRATCHETT| 16 juillet 2020

Rude existence que celle d’une sorcière de seize ans dans le Causse. Outre le quotidien d’une infirmière doublée d’une assistante sociale, il faut aussi gérer les crises qui fermentent et la mort prochaine du vieux baron. Prix Andre-Norton – 2010

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Chronique : Dans ce roman du Disque monde , nous rencontrons une fois de plus Tiphaine . Elle est la sorcière de la craie maintenant et soutenue par le Nac Mac Feegle. Cependant, ces derniers temps, les gens ont commencé à la critiquer, osant remettre en question ce qu’elle fait. Quelque chose d’inédit. Lorsque le baron meurt, Tiphaine part à la recherche du fils du baron (qu’elle a sauvé de quelques livres) pour qu’il prenne la place de son père décédé (il est parti acheter des trucs pour sa future femme).
C’est ainsi qu’elle se retrouve à Ankh-Morpork – et découvre que la situation y est encore pire.

Beaucoup de gens disent que les aventures de Tiphaine sont des volumes faibles dans la série, que l’incursion de l’auteur dans ce que beaucoup appellent le genre Young Adult était une erreur même. Je suis ici pour vous dire que ce ne sont que des balivernes.
L’écriture était rapide et pointue dans ses observations sur la nature humaine, les jeux de mots intelligents et fantastiques. Les dialogues étaient rieurs, bruyants et amusants. Les acolytes animaux (toujours un bijou dans les livres de sorcières) étaient merveilleux. Le sujet actuel, le mystère ou la menace pour ainsi dire, était plein d’un assortiment de bribes de mythologie et d’histoire culturelle, délicieusement rassemblées par la belle brochette de personnages.

Alors oui, j’ai été enchanté une fois de plus. J’étais en colère au nom de toutes les sorcières qui travaillaient dur et de la façon dont elles avaient été traitées. J’étais carrément meurtrier pour l’infirmière, une certaine future belle-mère et les parents d’Amber (pour n’en citer que quelques-uns). J’ai été ravi par les méfaits de nos garçons à la peau bleue préférés.
En bref : le livre, comme d’habitude pour Terry Pratchett, a du sarcasme, du sens et – surtout – du cœur

NOTE : 9/10

 

  • Poche : 456 pages
  • Editeur : Pocket (16 juillet 2020)
  • Collection : Fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2266296353

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Agenda Harry Potter 2020-2021

Un superbe agenda scolaire 2020-2021 avec des images des films Harry Potter, des quiz sur la saga, des stickers et des pages à annoter :

  • Une page par journée de classe
  • De belles ouvertures pour chaque mois, illustrées avec des images du film
  • Un quiz par double page pour tester ses connaissances sur la saga
  • Des pages «carnet d’adresses»
  • Des pages vierges à annoter
  • 4 pages de stickers

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Chronique : Agenda idéal pour les fans d’Harry Potter…
Il est vraiment complet à l’intérieur avec des photos tout les mois et des stickers pour décorer les cahiers….
De jolie illustrations en début de chaque mois sur une double pages avec des photos retraçant la saga.
Une double pages d’autocollants à la fin de l’agenda, des devinettes sur l’univers d’Harry Potter.
Coté agenda une page par jour ce qui est pratique pour les devoirs, un semainier pour noter l’emploi du temps et un calendrier annuel ainsi qu’une carte de France.
Très beau je recommande à tout les fans.

 

  • Carnet, journal : 320 pages
  • Tranche d’âges: 8 – 18 ans
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (18 juin 2020)
  • Collection : HORS SERIE HARR
  • Langue : Français

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1793 de Niklas Natt Och Dag, quand l’attente de lecture se confronte à la réalité

L’attente de lecture, c’est-à-dire ce que s’attend à lire le lecteur en lisant la quatrième de couverture ou les différentes critiques, est tel un bateau. Si l’ouvrage répond à nos attentes les voiles se gonflent et l’on est emporté par le récit, au contraire si la lecture nous déroute on risque de rester à quai.

C’est exactement ce qui m’est arrivé avec ce roman suédois, le premier de l’auteur, dans un tel cas de figure les torts sont toujours partagés. Je me suis sans doute un peu trop emballé à la lecture du résumé. Je me suis tout de suite imaginé une grande fresque historique sur fond d’enquête criminelle. Le siècle choisi pour l’intrigue ainsi que le pays avaient tout me happer, moi qui aie toujours envie de me divertir tout en apprenant des faits historiques et sociaux. La Suède est un pays qui est, au mieux à peine évoqué dans nos livres d’histoire, au pire complètement ignoré. Tandis que l’année peut sans doute être considéré comme charnière pour l’Histoire européenne, une période sombre, pleine de bruit et d’une fureur contenue durant des siècles. Un programme alléchant mais qui ne tient que partiellement ses promesses.

La fresque historique se résume finalement à des anecdotes sur les guerres d’influences au sein de la justice suédoise et ne prenne qu’une place secondaire dans le récit. En ce qui concerne la retranscription de la société suédoise de l’époque, on est très vite plongé dans la glaciale ville de Stockholm. L’immersion est convaincante mais l’auteur a tendance à se reposer un peu trop sur l’aspect misérable d’une société qui n’a pas encore effectué sa mue. Les conditions de vie sont déplorables, la vie humaine n’a aucune valeur si la bourse est vide et la religion contrôle d’une main de fer la vie des citoyens. Nos différents protagonistes pataugent dans la boue, la neige fondue, l’alcool et le sang. On a parfois l’impression d’être dans un roman de Victor Hugo ou de Dickens. Certes cela reste crédible, l’indice de bonheur était très bas à l’époque mais la misère est un peu trop appuyée et finit par desservir le récit.

Mais la véritable déception tient à l’intrigue. Autant pour l’aspect historique je veux bien admettre que j’en attendais peut-être un peu trop, autant pour l’intrigue plate et sans saveur l’auteur en est le seul responsable. Tout commençait plutôt bien avec une enquête criminelle menée par un vétéran de guerre alcoolique et un enquêteur tuberculeux. Ajouter à l’ ambiance crépusculaire de Stockholm cela promettait une intrigue poisseuse et glauque avec la corruption ambiante en embuscade. Puis tout s’écroule lors de la deuxième partie du récit qui nous introduit un nouveau narrateur, de nouveaux personnages et une nouvelle intrigue. La rupture est trop brutale, d’autant plus que cette partie du récit s’avère dispensable, anéantie tout suspens et aurait pu être résumée en un ou deux chapitres.

Lorsque l’on retrouve nos deux protagonistes principaux, après plus de deux cents pages de digressions, l’intrigue a perdu toute saveur, sabordé par des flashbacks inutiles, et ce n’est pas les ultimes soubresauts que l’auteur cherche à faire passer pour d’incroyables révélations qui vont rehausser l’ensemble.

Le navire avait quitté le port et le voyage s’annonçait fabuleux, mouvementé mais captivant mais au final le voilier s’est échoué sur les récifs d’une narration maladroite et d’une intrigue loin d’être révolutionnaire.

Résumé: 1793. Le vent de la Révolution française souffle sur les monarchies du nord. Un an après la mort du roi Gustav III de Suède, la tension est palpable. Rumeurs de conspirations, paranoïa, le pays est en effervescence. C’est dans cette atmosphère irrespirable que Jean Michael Cardell, un vétéran de la guerre russo-suédoise, découvre dans un lac de Stockholm le corps mutilé d’un inconnu. L’enquête est confiée à Cecil Winge, un homme de loi tuberculeux. Celui-ci va bientôt devoir affronter le mal et la corruption qui règnent à tous les échelons de la société suédoise, pour mettre au jour une sombre et terrible réalité.

  • Broché : 448 pages
  • Editeur : Sonatine (4 avril 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2355846960

Bläckbold de Emilie Ansciaux / (31/05/2020)

Matthias est un connard.  En 2020, il veut changer. Il aura toute l’éternité pour essayer. Mais quand l’éternité se transforme en cauchemar, faut-il vraiment se donner la peine ? « Des chips trop molles, pâteuses en bouche.
Je croque son petit doigt et le colle contre mon palais du bout de la langue pour en extraire jusqu’à la dernière goutte de nectar.

Chronique : Avec ce livre nous sommes immergés dans une atmosphère où la mélancolie qui nous touche immédiatement. On baigne dans quelque chose de presque lyrique, comme suspendu dans le temps et dans l’espace,  Un univers gothique dans sa plus noble définition, à la fois sombre, mais d’une richesse incomparable. La magie en fait partie intégrante, nous faisant voir de la féerie dans tout ce qui nous entoure. Les paysages sont notamment d’un réalisme époustouflant, nous faisant littéralement rêver. Mais le côté obscur est tout aussi fascinant, nous faisant part d’un portrait vampirique tout à fait unique. Des vampires exceptionnels à mes yeux, différents de tous ceux que l’on a pu connaître. Deux styles de vampires se détachent, chacun d’eux ressentant une certaine nostalgie de leur condition humaine perdue, mais pendant que l’un voudrait mettre fin à cette vie, l’autre en profite cruellement.
Ce roman a tous les ingrédients pour plaire. Tout d’abord, le lieu choisi pour l’intrigue et les créatures fantastiques, parfait pour ajouter un peu plus de mystères avec des descriptions sont toutes bien détaillées et travaillées.

Note : 9,5/10

EAN : 9782379100345
128 pages
Éditeur : Livr’s Editions (31/05/2020)

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L’emprise des sens de Sacha Erbel | 14 Février 2020

Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend.

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Chronique : Dès son départ en vacances, Talia est en proie à des phénomènes étranges… Elle met ça sur le compte de la fatigue… Arrivée en Louisiane, elle va se retrouver face à un tueur en série, mystérieux qui pratique des rituels vaudous
L’auteur construit son intrigue avec simplicité sur un rythme soutenu. Talia se découvre un don peu commun, grâce à une prêtresse. Elle a en effet le pouvoir de se connecter au tueur en étant dans sa tête. Elle se retrouve, malgré elle, à enquêter sur ce tueur, hanté par sa mère qui l’a dévalorisé et rabaissé. Une mère qui en a fait un monstre…
L’intrigue est très intéressante et très bien exploitée par l’auteur, qui nous embarque dans des chapitres courts et dense. Malgré tout, j’aurais souhaité que l’auteur, prenne le temps d’installer le suspense crescendo, pour permettre au lecteur de s’imprégner du côté surnaturel. Au lieu de cela, le lecteur plonge dans un abime irréel trop vite et dès la moitié du livre on sait grâce aux visions de Talia, qui était le tueur.

Quant à ses histoires de vaudous, ce n’est pas seulement le coeur de l’intrigue mais surtout la série de crimes qui les accompagnent.
Alors qu’elle pensait passer quelques jours de rêve en Louisiane, Talia va devoir échapper aux assauts d’un mystérieux tueur en série avide de rituels en tout genre.
Une course effrénée pour un polar aux chapitres courts qui ne l’est pas moins.
L’emprise des sens, un premier roman trépidant et passionnant malgré quelques maladresses, mais cela n’enlève en rien au plaisir de lecture.
Bien au contraire, nouveau challenge pour Sacha Erbel !!!
Un thriller fantastique très bien construit malgré ces défauts et une plume qui est déjà de qualité et qui entraîne le lecteur.

 

  • Broché : 319 pages
  • Editeur : Eaux Troubles Editions (14 février 2020)
  • Collection : Thriller
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2940606447

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