Manhattan sunset de Roy Braverman, Walk on the wild side

Manhattan forever

Ce livre me fait penser à un bolide lancé à pleine vitesse dans les rues de New-York avec à son bord une sacré bande d’énergumènes qui possèdent tous leurs caractères bien trempés. Le conducteur prendrait des virages serrés qui obligerait le lecteur à se maintenir fermement à sa ceinture mais étonnamment la folle course-poursuite entamé dès la montée dans le véhicule se verrait assagie par de pure moment de contemplation. C’est la promesse de ce polar au rythme effréné.

Ce nouveau polar de Roy Braverman parvient à aligner une galerie de personnages drôles, attachants et qui débitent les punchlines encore plus vite que les rappeurs de la côte Ouest. Les dialogues en forme de match de ping-pong sont l’une des forces du récit. Entrecoupé d’apartés gentiment ironique de l’auteur et parfois chargés de sous-entendus grivois ou social. Les échanges de se bureau de ce pauvre capitaine que personne ne respecte, et surtout pas ses hommes, donnent l’impression d’assister à une représentation de théâtre de boulevard. Les personnages ont une caractéristique commune, ils sont fort en gueule, ne se laisse pas marcher sur les pieds mais l’écriture de l’auteur les maintient souvent dans une forme de caricature qui n’a rien de bien méchante mais qui manque un peu d’originalité. Donnelli et son équipier fantôme occupent le premier plan évidemment. Leur tandem fonctionne bien même si j’aurais bien aimé que l’auteur insiste un peu plus sur la dégradation psychologique de son personnage. En l’occurrence leur duo fait office de ressort humoristique mais éclipse le mal-être de Donnelli. Mankato, la nouvelle coéquipière de Donnelli, qui ne s’en laisse pas compter par son équipier bourru tire son épingle du jeu parmi la foule de personnages introduit par l’auteur.

L’intrigue quant à elle souffre d’un aspect brouillon et fouillis. L’auteur est parvenu à maintenir une certaine unité de narration, notamment grâce au dynamisme de sa narration, mais il aurait gagné à recentrer son intrigue à un niveau plus local. New-York est une ville cosmopolite certes mais là entre la mafia lituanienne, le FBI, le MI6 et les barbouzes Russes on gagne en complexité ce que l’on perd en charme new-yorkais et c’est dommage. L’intrigue secondaire se révèle de nature efficace mais beaucoup trop classique pour être mémorable.

Enfin je ne peux terminer cette chronique sans évoquer l’instant de grâce du récit. Au milieu de ce déchaînement de violence, de ces enquêtes glauques dans des décharges automobiles, de ces règlements de comptes entre mafieux, de ces exécutions aveuglées par la haine, l’auteur offre un pur moment de poésie urbaine. Un moment de respiration et de sérénité au milieu d’une narration qui ne s’arrête jamais vraiment. Une pause bienfaitrice qui nous immerge dans une New-York féerique et onirique et qui donne à voir ce dont la plume de l’auteur est capable lorsqu’elle prend le temps de conter, et rien que pour ça, malgré les défauts de l’ouvrage, je ne regrette pas ma lecture.

Résumé: Un New York sombre et violent, avec des rues comme des canyons dans lesquels la vie se perd et la mort s’engouffre. Avec fracas parfois, comme lorsqu’elle vient saisir une petite fille, retrouvée assassinée, le corps mutilé, au milieu d’un amas d’épaves de voitures.
En équilibre précaire, accroupi tout en haut d’une pile de carrosseries déglinguées, Pfiffelmann interroge son partenaire, l’inspecteur Donnelli :  » Alors, tu en dis quoi ?  » Un début d’enquête somme toute normal.
Sauf que  » Pfiff  » est un fantôme, qui exige lui aussi la vérité sur les circonstances de sa mort. Comme si Donnelli n’avait pas déjà tout son soûl de crimes, d’obsessions et de vengeances. Comme si la ville ne lui avait pas déjà arraché un lourd tribut.
Pourtant, une fois par an, New York lui offre aussi un instant magique, lorsque le soleil couchant symétrique et flamboyant du Manhattanhenge prend la 42e rue en parfaite enfilade. Une illumination divine, comme la révélation d’un indice éclaire un crime d’une lumière nouvelle. Avant que tout, la ville comme la vie de Donnelli, ne sombre à nouveau dans la nuit.

  • Éditeur : Hugo Roman (4 février 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 363 pages
  • ISBN-10 : 275568609X
  • ISBN-13 : 978-2755686098
  • Poids de l’article : 435 g
  • Dimensions : 14 x 3.2 x 20.9 cm

Une falaise au bout du monde de Carl Nixon, le roman qui vous mène là où vous ne vous y attendez pas

Drame du bout du monde

Ce roman, le troisième de Carl Nixon mais le premier que je lis de cet auteur, a su me ravir dans son univers à la lisière du roman noir et du nature writing. Une intrigue qui n’est pas ce qu’elle semble être et une plume bien ajustée font de ce roman une bien bonne surprise.

Évacuons d’emblée un élément qui me semble important pour bien apprécier l’ouvrage, non ce roman n’est pas un polar dont l’action se situerait en Nouvelle-Zélande. Contrairement à ce que laisse penser la quatrième de couverture on est plus dans un récit de nature writing, sous-genre de la littérature très prisé en Amérique, traversé par deux trois composants de l’intrigue plus sombre. Une fois que l’on a assimilé le fait que l’on ne va pas lire un polar classique, le voyage peut commencer. En ce qui concerne le lieu de l’action, on est bien en Nouvelle-Zélande, plus précisément sur l’île du sud, ce qui nous donne à voir une Nouvelle-Zélande plus proche de l’Amérique de la Rust belt, plus rustique et champêtre. Au niveau dépaysement l’auteur tiens ses promesses.

Rapidement une double temporalité se met en place dans le récit et une évidence s’impose très vite au lecteur, l’auteur a décidé de raconter une histoire tout à fait différente que celle à laquelle on s’attendait. Le récit se déroulant en 2010 prend une place de plus en plus secondaire au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture tout comme le personnage de cette brave Suzanne, dont la caractérisation souffre d’être délaissé au profit de Katherine. L’auteur se focalise en effet sur les années qui suivent le drame initial. Si cela a pour effet d’épaissir des personnages que l’on ne s’attendait pas à voir autant développer cela se fait au détriment de Suzanne, un personnage résilient, volontaire et élégant, drapé dans sa douleur, qui se retrouve reléguée au second plan.

Mais une fois ce choix surprenant de l’auteur accepté on se retrouve en train de lire un récit d’une tristesse insondable. L’ensemble du récit baigne dans une espèce de mélancolie résignée, avec quelques touches d’onirisme, surtout lorsque l’on connaît le dénouement tragique de ce drame qui n’offre aucune réponse, aucune fin heureuse. Le personnage de Katherine porte le récit sur ses épaules, enfant courage qui fera preuve d’une capacité d’adaptation incroyable et d’une résilience désarmante. Plusieurs moments clés du récit sont un déchirement lors de la lecture, je pense notamment au sort du petit Tommy ou celui de Bess, mais l’auteur a l’intelligence de nous narrer ses passages avec une pudeur incroyable, sans forcer sur le pathos, il parvient à emplir notre cœur de lecteur d’une tristesse infinie. Pour finir je reviens sur le traitement du personnage de Tommy en apportant un bémol, je trouve assez invraisemblable le sort que lui réserve l’auteur au tout début du récit. Une petite anicroche qui m’a poursuivi tout au long de ma lecture, rien de grave mais je ne pouvais terminer ma chronique sans soulever ce détail.

Un livre qui vous prend par la main pour vous emmener vers des chemins balisés mais qui bifurque rapidement pour nous entraîner vers un récit poignant, sans concessions. Un roman que je qualifierais de noir faute d’un meilleur terme mais qui reste à la croisée des genres.

Résumé: 1978. Une pluie incessante, quelque part sur la côte Ouest de la Nouvelle-Zélande. Des enfants endormis à l’arrière d’une voiture. Le drame semble inévitable. A peine arrivée sur le continent, la famille Chamberlain, fraîchement débarquée d’Angleterre, disparaît dans la nuit.

2010. Suzanne reçoit un appel du bout du monde. Les ossements de l’un de ses neveux ont été retrouvés. Etrange : il aurait vécu plusieurs années après sa disparition. Mais où? Comment ? Et qu’en est-il de ses proches ? Un roman sombre et puissant.

  • Éditeur : Nouvelles éditions de l’Aube (4 février 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 328 pages
  • ISBN-10 : 2815939363
  • ISBN-13 : 978-2815939362
  • Poids de l’article : 390 g

Vita Nostra de Marina et Serge Diatchenko, c’est à n’y rien comprendre

Lost in education

Vita nostra est un ouvrage qui m’est parvenue auréolé d’une réputation de lecture déstabilisante et largement relayé sur les blogs et les réseaux sociaux, ce livre promettait une lecture loin des carcans habituels de la littérature jeunesse. L’ouvrage tient-il toutes ses promesses ? Pas complètement et nous allons voir pourquoi.

L’ouvrage promet d’emmener le lecteur aventureux loin des chemins balisés de la littérature fantastique qui cible les adolescents. Une sorte de Harry Potter à rebrousse poil. La quatrième de couverture ne ment pas, les questions sans réponses ne cesseront d’agiter l’esprit du lecteur et les horizons de lectures n’en sont que plus troublés. Sauf que très vite une inquiétude s’empara de moi une fois dépassé la centième page et l’intrigue plus ou moins posée. Une inquiétude qui ne fit que se confirmer au fil des pages, le récit avait beau être fort original dans sa manière de raconter son intrigue, il n’en restait pas moins que le tout manquait de profondeur.

Le récit n’a en fait d’original que la manière absconse de contextualiser son univers. L’institut des technologies spéciales et l’enseignement que l’on y prodigue sont mystérieux et incompréhensible uniquement parce que le duo d’auteurs laissent planer un voile de doute dessus. Un voile qui finit vite par paraître artificiel tant le mystère insoluble de cet institut est censé être la clé de voûte du récit. J’ai surtout eu l’impression que les auteurs chercher à tout prix à broder autour d’un mystère très mystérieux mais vite redondant. Du mystère, des questions sans réponses, oui mais à condition qu’il y ait des enjeux qui se mettent en place aussi derrière. Hors là toute l’intrigue tourne autour de cet enseignement incompréhensible et des tourments qu’il provoque sur les élèves. Niveau enjeux dramatiques on a déjà vu plus haletants.

En ce qui concerne les personnages, la brave Sacha occupe quasiment tout l’espace. Quelques camarades de chambré et un ou deux prétendants tentent bien d’exister au travers des mésaventures de cette pauvre Sacha sans jamais acquérir l’épaisseur nécessaire pour faire d’eux des personnages mémorables. À tel point que les auteurs nous feront assister trois fois à l’appel des élèves en début de cours pour bien que l’on se souvienne qu’ils sont toujours là. C’est pas du tout rébarbatif. S’identifier à Sacha est en revanche assez aisée car, tout comme le lecteur, elle est complètement paumée. Elle n’est pas antipathique comme personnage c’est juste qu’elle passe la moitié du récit à être une boule de nerfs au bord des larmes et le dernier tiers à faire montre de ses capacités qu’elle contrôle à peine.

Et c’est en cela que le livre m’a vraiment déçu, entre autres car la plume à quatre mains m’a aussi posé problème mais on y reviendra, l’originalité tant vantée par l’ouvrage ne se vérifie pas dans sa construction du personnage principal. Son cheminement en tant que jeune élève livré à un monde inconnu est le même que celui des centaines d’autres personnages du même acabit. D’abord désemparée face à ce que l’on exige d’elle, elle parvient finalement à se surpasser et à répondre aux attentes de son entourage. C’est un développement de personnage de littérature jeunesse vu et revu, sauf que là on n’a en plein brouillard quant à la finalité de tout ce grand mystère. Sacha aurait pu être un personnage vraiment original mais en l’état elle n’est qu’un ersatz de plus d’Harry Potter et consort.

Ce genre de récit nécessite une plume ravissante et poétique afin d’offrir un enchantement au lecteur qui agira tel un contrepoids d’une narration volontairement obscure. Or si la plume n’a rien de honteuse, elle n’est pas pour autant parvenue à m’emporter. La faute à un style parfois sec, purement factuel, puis soudainement onirique mais brouillon et qui manque de direction. Le défaut d’écrire en duo sans doute. Je ne peux pas définitivement enterrer l’ouvrage sans évoquer un aspect positif de ma lecture, alors je dirais que malgré son récit inutilement abscons et qui tire en longueur il se lit vite grâce à ses chapitres courts.

Vita nostra me fait penser à ce beau brun ténébreux qui ne cesse de vous intriguer mais qui, une fois aborder et amadouer, se révèle creux et quelque peu vain. Une lecture loin d’être fastidieuse, le livre ne me tombait pas des mains, mais qui se révèle lassante tant elle n’a pas grand chose à dire.

Résumé: Vita nostra brevis est, brevi finietur…

« Notre vie est brève, elle finira bientôt… »

C’est dans le bourg paumé de Torpa que Sacha entonnera l’hymne des étudiants, à l’« Institut des technologies spéciales ». Pour y apprendre quoi ? Allez savoir. Dans quel but et en vue de quelle carrière ? Mystère encore. Il faut dire que son inscription ne relève pas exactement d’un choix : on la lui a imposée… Comment s’étonner dès lors de l’apparente absurdité de l’enseignement, de l’arbitraire despotisme des professeurs et de l’inquiétante bizarrerie des étudiants ?

A-t-on affaire, avec Vita nostra, à un roman d’initiation à la magie ? Oui et non.
On évoque irrésistiblement la saga d’Harry Potter et plus encore Les Magiciens de Lev Grossman.
Mêmes jeunes esprits en formation, même apprentissage semé d’obstacles. Mais c’est sur une autre terre et dans une autre culture, slaves celles-là, que reposent les fondations d’un livre qui nous rappellera que le Verbe se veut à l’origine du monde.

  • ASIN : B07Q8Q7BHY
  • Éditeur : L’ Atalante Editions (24 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • Broché : 525 pages
  • ISBN-13 : 979-1036000195
  • Poids de l’article : 640 g
  • Dimensions : 15 x 4 x 20 cm

Chiens et chats – Dessine avec les doigts – 28 janvier 2021 de Fiona Watt & Candice Whatmore

La palette intégrée à ce livre contient sept couleurs d’encre pour compléter du bout des doigts les scènes imagées représentant de nombreux chiens et chats.

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Chronique : À chaque page de ce livre très solide qui présente de jolis chiens et chats avec des textures différentes à toucher.
Les enfants aimeront tourner les pages facilement, ce qui n’est pas le cas de tous les livres cartonnés. Il est à leur taille, les petites illustrations sont simples mais mignonnes . Les fonds sont épurer ce qui permet aux enfants de bien se concentrer sur l’essentiel sans être perdue dans un décor foisonnant. Idéal pour développer la vue et le toucher, en même temps les enfants peuvent ce plonger dans la découverte des chiens et chats..… Un super livre.

Note : 10/10

Éditeur : Usborne (28 janvier 2021) Langue : Français Couverture à spirales : 62 pages ISBN-10 : 1474987559 ISBN-13 : 978-1474987554

Prends ton temps – 4 février 2021

Ce livre illustré est rempli d’idées et d’activités qui favorisent le calme et la détente.

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Chronique : Prends ton temps m’a attiré avec sa promesse d’aborder des sujets sérieux d’une manière pas si sérieuse, et je n’ai pas été surpris de voir qu’il atteignait son objectif. Si je devais énumérer ce que ce livre a apporté exactement, je dirais…

L’écriture

Le livre est écrit de manière simple et amicale. Il ne se lit pas tant comme un manuel scolaire que comme un guide utile, et j’ai adoré la façon dont les choses ont été maintenues professionnelles et pourtant très…chaleureuses. J’ai survolé le livre même si j’étais (et suis toujours) dans la pire période de crise de lecture (et de manière générale), et je me suis même retrouvé avec un sourire sur le visage par moments. Vous connaissez le chibird ? Oui, c’était comme un long gif chibird et laissez-moi vous dire que je suis un fan !

Les sujets abordés

Des relations aux pertes, de la dépression aux troubles alimentaires, de l’intimidation à la pression des pairs, du consentement à la sexualité – le livre couvre tous les sujets possibles de la manière la plus rafraîchissante possible. Quand je dis tous les sujets possibles, je veux vraiment dire tous. Possible. Sujets. Les auteurs abordent les choses avec aisance, en commençant par un aperçu général de ce qu’est la santé mentale, puis en passant par les voies du cerveau, les émotions, et enfin par d’autres sujets divers, et tout cela a été très bien planifié.

Les illustrations

Ce que je préfère dans ce livre, ce sont les illustrations (de Nancy Leschnikoff et Freya Harrison). Elles ont contribué à donner une impression agréable tout au long du livre et ont évité que les choses ne deviennent trop ennuyeuses. Les différentes polices de caractères et les dessins animés utilisés tout au long du livre ont contribué à rendre la lecture très agréable !

Les conseils utiles

Ce livre est un très bon guide pour tout ce qui concerne la santé mentale, non seulement parce qu’il donne toutes les informations pertinentes, mais aussi parce qu’il fournit ce qui est le plus important : des solutions, ou plutôt des conseils utiles et des mécanismes d’adaptation, tout en précisant que cela ne remplace en aucun cas la thérapie et l’aide professionnelle.

L’humeur générale

Le livre a une ambiance générale agréable que j’ai absolument adorée. Bien qu’il aborde certains sujets très sombres, les auteurs parviennent à garder les choses légères, sans pour autant faire de compromis sur la gravité évidente des questions abordées et, comme je l’ai déjà mentionné, les illustrations et les polices de caractères ont toutes contribué à faire de ce livre une lecture vraiment satisfaisante et utile.

Dans l’ensemble, Prends ton temps est un livre important que je n’hésiterais pas à recommander aux jeunes lecteurs – il connaît ses limites, et c’est précisément pour cela qu’il fonctionne. Il ne change peut-être pas la vie, mais il a tout le potentiel pour donner un coup de pouce dans la bonne direction, et n’est-ce pas justement ce dont nous avons tous besoin parfois ?

Note: 9,5/10

Éditeur : Usborne (4 février 2021) Langue : Français Relié : 78 pages ISBN-10 : 1474987230 ISBN-13 : 978-1474987233

Extraordinaire – 3 février 2021 de Florian Pigé

Quand sa maman invite le petit héros de cette histoire à souffler ses dix bougies, elle l’engage à faire un vœu vraiment extraordinaire : 10 ans est un âge très spécial !

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Chronique : Un livre pour les enfants de plus de 4 ans qui loin des thèmes habituels que l’on retrouve pour ces enfants de cet âge, nous emmène dans un univers plus actuel et concret à travers des faits sociétaux et où règne l’imaginaire :

Le fil conducteur sera l’imaginaire. Rien n’est impossible dans les yeux d’un enfant, dans l’imaginaire de celui-ci. Ce que l’homme a imaginé il l’a accompli. C’est un livre aussi qui traite de la résilience. l’auteur qu’est Florian Pigé arrive à nous ouvrir un monde qui se lit facilement, on pressent un vrai travail d’écriture avec un choix des mots très précis et bien pensé ainsi que chaque dessin. C’est une écriture hypnotique qui fait la part belle à notre imagination. Je défis à quiconque d’essayer !

C’est un récit qui est prétexte à explorer la conscience de soi, l’empathie, se mettre à la place des autres, pour avoir une meilleure confiance en soi, et voir que ceux que l’on considère comme des êtres plutôt difficiles sont souvent victimes de situations qui les rendent comme cela.
Cela entraîne une suite d’événements inhabituels, plus d’assurance de la part de notre petit héros, rêve révélateur. Un vrai coup de cœur.

Note : 10/10

Éditeur : Sarbacane Editions (3 février 2021) Langue : Français Relié : 36 pages ISBN-10 : 2377314538 ISBN-13 : 978-2377314539

Et pendant ce temps-là au Japon… – 3 février 2021 de Arnaud Boutin & Taï-Marc Le Thanh

Humour et solidarité : une tribu improbable et foutraque qui bouscule le politiquement correct ! Un soir, Papa rentre du travail suivi d’un petit Japonais abandonné par sa mère.

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Chronique : Décrit comme un livre au coucher cette album et beaucoup plus que cela. On y voit une célébration de la poésie et du pouvoir du langage pour embrasser le monde naturel de ce qui est tout autour de nous et qui est encore rarement considéré. Une tribu improbable et foutraque qui bouscule le politiquement correct. Non seulement le livre célèbre la beauté que l’amour de la fraternité et de l’adoption mais encourage également le lecteur à y réfléchir aussi. Les belles illustrations de Arnaud Boutin marquent entre les textes de la double page en un seul lien selon l’humeur et le paysage. Un grand soin a également été pris en ce qui concerne le positionnement du texte et son  » Il est clair qu’il y a eu un véritable sentiment de collaboration entre illustrateur et poète.

Note : 9,5/10

Éditeur : Sarbacane Editions (3 février 2021) Langue : Français Relié : 36 pages ISBN-10 : 2377314481 ISBN-13 : 978-2377314485

Noé et les animaux très dérangés – 3 février 2021 de Ced

Noé, 11 ans, est un jeune garçon de ferme qui habite dans le comté de Bourbe. Chaque jour, il aide ses grands-parents à s’occuper des animaux de l’étable : les nourrir, les brosser, les laver…

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Chronique : La collection Pepix nous offre un nouveau bijou d’humour écrit et illustré avec brio par Ced. Les enfants et si vous aimez les romans drôles ce tinté d’animaux entout genre ce livre sont faits pour vous. On y découvre un héros rusé qui n’a pas peur de parlé au animaux. De l’humour à fond et très bien maitriser avec d’autres thèmes qui sont présents comme la difficulté et le poids de la transmission familiale, les difficultés d’intégration et une critique sociale sur le monde du travail.
L’importance d’être aimé, et de donner de l’affection sont très présentes, et Noé est vraiment attachant et ses péripéties et expériences en tous genres font rire.
Les petites illustrations sont tantôt cyniques, tantôt tendres ou même émouvantes.
Avec des traits relativement simples pour ses personnages, Ced réussit à faire passer tout un panel d’émotion à ses personnages. Une lecture à la fois facile, drôle, et étonnante. Un très bon voyage de la part de l’auteur

Note : 9/10

Éditeur : Sarbacane Editions (3 février 2021) Langue : Français Broché : 272 pages ISBN-10 : 2377315488

Soleil jusqu’à la fin – 3 février 2021 de Mélanie Georgelin

Amaya a douze ans quand elle voit sa mère mourir de chagrin, après le départ brutal de son père avec une Arlésienne.

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Chronique : Voici un superbe roman magistral, on est happé dans l’univers d’Amayal comme dans un tourbillon, l’écriture originale, sensible et maîtrisée contribue à l’enchantement.  L’auteur y évoque l’amour et l’abandon à travers Amaya .Cette jeune fille se sent délaissé par la vie. Ses tribulations lui permettront cependant de retrouver l’amour d’une famille après des années d’errance. Un récit très prenant, superbement bien écrit. Nous sommes sans cesse sur le qui-vive et on est imprégné de l’histoire, ressentant des émotions plus intenses les unes que les autres. La plume de l’auteur est efficace, il n’y a pas de temps mort, jusqu’à la fin. Et quelle fin d’ailleurs. On ne  s’attend pas à cela. Jusqu’au bout, l’auteur surprend, intrigue, nous pousse à dévorer cette histoire. Et puis tout se met en place, et là, on comprend, tout était sous notre nez. Dans l’ensemble, c’est un livre épanouissant et stimulant. Peut-être plus adapté aux filles que les garçons, le livre explore ce qu’il faut pour grandir et espérer rien de plus qu’une famille et profiter de la vie. Et mention spéciale pour la couverture du livre et les images à l’intérieur qui sont juste magnifiques.

Note : 9,5/10

Éditeur : Sarbacane Editions (3 février 2021) Langue : Français Broché : 277 pages ISBN-10 : 237731547X ISBN-13 : 978-2377315475

Les petites histoires des 4 soeurs – L’astronaute, c’est moi ! – 10 mars 2021 de Sophie Rigal-Goulard & Diglee

Puisque ses trois grandes sœurs la traitent de bébé, Luna décide de quitter la Terre ! Après avoir glané chez Lisa, Laure et Lou quelques objets, elle se réfugie dans la salle de bains avec sa licorne peluche.

Achat : https://amzn.to/3de1eEZ

Chronique : L’astronaute, c’est moi ! est le tout dernier roman de la série mettant en scène les sœurs Juin. Les quatre L sont toujours aussi amusantes, sympathiques, fofolles.. Avec elles, impossible de s’ennuyer 🙂

Il m’est toujours agréable de retrouver la plume de Sophie Rigal-Goulard, une autrice qui écrit certes pour les enfants mais ce n’est pas gnan gnan, il y a une histoire toujours bien ficelée, de la profondeur et je suis fan..

Cette fois ci, Luna décide de quitter la Terre ! Après avoir glané chez Lisa, Laure et Lou quelques objets, elle se réfugie dans la salle de bains avec sa licorne peluche. Son pyjama étoilé, un casque de ski, des gants, des lunettes de piscine et une trousse… voici de quoi confectionner une combinaison d’astronaute. La cabine de douche se transforme en fusée, le rideau en pas de tir, et Luna s’envole dans l’espace ! Avec sa trousse à outils, saura-t-elle réparer la station spatiale ? Le métier qui la fait tant rêver ne serait pas plutôt mécanicienne ou… détective ?

Il va arriver plein de choses il y a énormément de rythme et on ne s’ennuie jamais.

L’amour est en fond de ce petit roman.

J’ai aimé l’histoire, retrouver les quatre filles, leur parents.

Et surtout certains scènes sont amusantes, il y a énormément d’humour dans ce roman.

Que vous connaissiez où non nos quatre héroïnes je vous conseille sans aucune hésitation la lecture de ce livre car c’est un bon moment jeunesse.

Note : 9/10

Éditeur : Rageot Editeur (10 mars 2021) Langue : Français Poche : 32 pages ISBN-10 : 2700276221 ISBN-13 : 978-2700276220