Libertalia – 20 août 2020 de Jean-luc Marcastel

Je m’appelle Henri, j’ai 12 ans et je vis à Nantes. Avec Luigi et Maugette, ma fratrie d’adoption, nous sommes devenus des professionnels des chamailleries et du chapardage de morues. Un jour, au détour d’une venelle, nous faisons la rencontre d’une jeune fille… noire. Elle s’appelle Nyah, et elle fuit les négriers qui la considèrent comme une vulgaire marchandise à échanger contre des produits exotiques. Entre ses paumes serrées, un mystérieux pendentif en forme de panthère… Aurait-il un lien avec l’étrange félin qui rôde dans les environs depuis peu ? Peu m’importe : dans les yeux de Nyah, je découvre une myriade d’émotions qui me touche profondément… C’est décidé, je dois l’aider !

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Chronique : C’est à la fois un roman très dur mais également très émouvant. Très dur puisqu’il traite de la terrible condition de l’esclavage mais émouvant .
Superbe roman de Jean-luc Marcastel où se trouvent les thèmes de la déshumanisation , de la cruauté émanant de certains hommes de pouvoir (pouvoir qui s’assimile principalement à l’argent et dans ce cas précis, à la couleur de la peau) mais aussi ceux de l’amitié et de la bonté humaine.L ’auteur a le talent d’exposer ses pensés nettement sans pour autant se livrer à des jugements hâtifs ou malvenus de l’écrivain. D’une part, il fait émerger tout ce qui est critiquable, de la posture de son héro Henri: aux éléments textuels eux-mêmes, en faisant toujours preuve de précision ; d’autre part, c’est avec une grande équanimité qu’il soupèse les questions centrales (le rapport au paradis perdu de l’enfance Bref, sans baver d’admiration sur la moindre ligne écrite par l’auteur, il n’exalte ce que ses dires qui recèlent de meilleur.

Note : 9,5 /10

Broché : 233 pages ISBN-10 : 2354887949 ISBN-13 : 978-2354887940

Hypnose – 12 août 2020 de Peter James

Lorsque Charley voit la maison de ses rêves pour la première fois, c’est comme si elle l’avait toujours connue, qu’elle y avait déjà habité. Et lorsqu’elle y emménage avec son mari Tom, son impression se transforme en véritable certitude.

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Chronique : Ce livre a été une expérience un peu étrange, car James a définitivement évolué en tant qu’écrivain depuis qu’il a écrit celui-ci. En même temps, il n’était pas mauvais, bien que quelques références remontent au début des années 90, quand il est sorti. Mais cela n’a pas vraiment d’importance, car c’est l’histoire elle-même qui fait qu’elle vaut la peine d’être lue.

Bien sûr, elle a sa part de clichés, mais c’est aussi une histoire de maison hantée. L’écriture n’a jamais été maladroite, mais il y a eu quelques moments où elle était peut-être trop simple. Cela dit, il a fait exactement ce qu’il fallait pour raconter l’histoire, et je ne peux pas vraiment m’en plaindre.

Je ne sais pas si je dirais que c’est un bon point de départ pour Peter James, mais si vous avez lu quelques-uns de ses autres livres et que vous avez peut-être envie de faire une pause avec Roy Grace, ce livre pourrait bien être celui qu’il vous faut. C’est particulièrement vrai si vous êtes plus fan de l’horreur et du surnaturel que des romans de procédure policière, bien que je sois fan des deux et que je pense personnellement qu’il est meilleur dans le second cas.

J’ai aussi aimé la façon dont tout s’est mis en place ici, même si c’était peut-être un peu prévisible. Mais cela m’a permis de suivre beaucoup plus facilement ce qui se passait et qui était qui, et je ne me suis donc jamais senti perdu.

Note : 8/10

  • Poche : 384 pages
  • ISBN-13 : 979-1028105549

 

Les Dieux silencieux, T1 : Le Maître des Chagrins – 12 août 2020 de Justin Travis Call

Vous connaissez déjà cette histoire – celle d’un orphelin élevé par un vieil homme sage, d’un garçon qui découvre qu’il possède des pouvoirs et apprend à s’en servir pour protéger le monde d’un grand mal. Mais qu’arriverait-il si ce héros et ce mal ne formaient qu’un ? Sauverait-il le monde, ou le détruirait-il ?

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Chronique : Le récit commence par la présentation de l’acolyte Annev, 17 ans. Il vise à progresser vers le statut souhaité d’Avatar du Jugement dans cet environnement éducatif. L’atmosphère dans laquelle il vit, les cours qu’il fréquente et les séminaires auxquels il assiste l’aideront à y parvenir, tout en étant aidé par l’influence de son tuteur Sodar et d’un groupe varié de professeurs. Le problème est que pour obtenir le statut d’Avatar du Jugement, un stagiaire doit passer un test appelé simplement jugement (ou journée de test). Annev n’a pas encore réussi, bien que ses compétences, ses connaissances et son intellect dépassent ceux de ses pairs. Demain, c’est sa dernière chance. Annev et ses deux meilleurs amis, Titus et Therin, travaillent normalement ensemble, mais cela n’a aidé aucun de notre trio jusqu’à présent. C’est la dernière chance de devenir un Avatar. Il reste une position et de nombreuses personnes qui possèdent déjà ce statut ne souhaitent pas qu’Annev ou ses copains obtiennent ce genre de reconnaissance. Mais… il reste encore une dernière position. En cas d’échec, ces personnages deviendront les intendants (à peine plus que des serviteurs) des maîtres et des avatars, et leurs droits en tant que membres de l’académie seront réduits de sept fois. Le fait qu’Annev ne sera pas autorisée à épouser sa bien-aimée n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Comme dans Le Nom du Vent, La Guilde des Magiciens et La Guerre du Coquelicot, nous avons une sorte de héros du destin, un établissement d’enseignement, des brutes, des tuteurs colorés et des expériences environnementales difficiles qui définissent le caractère. Contrairement aux écoles de magie susmentionnées, il s’agit d’un collège anti-magique. Les étudiants sont formés en tant que guerriers et on leur enseigne l’art du sabre, la furtivité, le crochetage de serrures et d’autres arts d’infiltration. Les individus, comme un avatar ou un maître de Chaenbalu, eh bien, leur but principal est de trouver des artefacts magiques. Les prendre à des individus malfaisants qui les utiliseraient à des fins malfaisantes ou les récupérer auprès d’autres personnes qui sont désorientées et ignorent les effets de ces baguettes ou ornements magiques.

L’histoire des dieux, dans une série connue sous le nom de « Dieux silencieux », est intéressante. Elle est principalement présentée sous la forme d’un prologue de type biblique au début de chaque « partie ». Je suis normalement ennuyé et honnêtement agacé par l’absurdité de ces sections dans la fantaisie, mais elles fonctionnent ici de manière exquise. Nous sommes présentés à trois Dieux qui formaient une famille. L’un d’entre eux était un héros dans la mesure où il prenait soin de sa famille, mais il est criminalisé dans le monde entier dans un sens qui n’est sans doute pas de sa faute. Qui est le vrai méchant.

Quoi qu’il en soit, l’un des meilleurs aspects de ce roman est l’étonnante qualité des personnages ; cependant, mes déclarations à propos de tout cela ne sont pas brillantes, comme vous le verrez. Annev est un protagoniste brillant. Sodar est un mentor étonnant et mystérieusement déroutant dont un héros de plusieurs générations a vraiment besoin. Je peux heureusement dire qu’il y a environ 15 à 20 créations brillamment construites ici. Mais il y a deux problèmes. Je ne me suis pas soucié de l’amour d’Annev et je crois que ce n’est qu’un outil pour voir ce qui se passe dans le prochain livre… et Fyn, bien qu’étant un personnage époustouflant, que j’ai beaucoup aimé, et que j’ai hâte de suivre ensuite, sa progression ne semblait pas organique. Elle semblait un peu trop ordonnée pour aider à la progression du récit.

SPOILER JUSQU’À CE QUE JE DISE LE CONTRAIRE…

Annev m’a rappelé l’un de mes personnages préférés dans le monde du fantastique ces 3 dernières années, Girton Club-Foot (Age of Assassins). Les deux sont handicapés. Tous deux sont probablement de loin les meilleurs dans ce qu’ils font mais sont méprisés. Dans ce roman en particulier, toute personne handicapée est connue comme un fils, un Keos – qui, dans mon esprit, est un Dieu qui a fait tout ce qu’il fallait, mais qui a criminalisé. Je suppose que nous en apprendrons plus à ce sujet dans les deux prochains romans.

FIN…

Ce roman met en scène des morts tragiques et tristes, des trahisons totales, des tournants, des armes phénoménales et des personnes handicapées bien représentées. Le monde est gigantesque, mais dans cette entrée, nous nous concentrons principalement sur Chaenelau et la forêt voisine. Il y a beaucoup de livres auxquels cela ressemble, mais dans mon esprit, c’est tellement mieux que Le Nom du vent. C’est phénoménal. Exquis. Il montre à d’autres romans comment les tropiques doivent être travaillés pour apparaître nouveaux et meilleurs que ce qui a précédé.

Note : 9,5/10

  • Broché : 552 pages
  • ISBN-13 : 979-1028116859

 

L’Anomalie – 12 août 2020 de Michael Rutger

Archéologue au style anticonformiste, Nolan Moore publie sur sa chaîne YouTube une série de documentaires trépidants critiqués par les « vrais experts »… mais au public conquis. Prochaine mission : Nolan et son équipe décident de se lancer sur les traces d’un explorateur qui, en 1909, aurait découvert une mystérieuse grotte dans la paroi du Grand Canyon.

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Chronique : Michael voilà le truc. Vous êtes sur le point de devenir absurdement célèbre. Les gens vont vous harceler pour vous faire participer à leurs talk-shows. Saturday Night Live va faire une parodie de vous. David Letterman sortira de sa retraite juste pour faire une liste des dix meilleurs avec vous dessus. Il y aura de la fan-fiction. Tant de fan-fictions.

Tout le monde va savoir qui vous êtes. Vous allez avoir un certain poids. Vous aurez le pouvoir de faire bouger les choses. Ou pour empêcher les choses de se produire, selon le cas. Donc, en gardant cela à l’esprit…

S’il vous plaît, pour l’amour de Dieu, ne laissez pas Nicholas Cage jouer dans l’adaptation cinématographique de ce livre.

Le livre est écrit à la première personne, du point de vue de Nolan. Nolan est un « archéologue véreux » qui explore des mythes et une histoire que la plupart des gens rejettent comme des absurdités. Il passe du statut de créateur de série web à celui de série télévisée potentielle. Avec sa petite équipe, il part à la découverte d’une caverne présumée dans le Grand Canyon, que seuls quelques autres personnes ont prétendu avoir trouvée. Je dois être honnête, je n’aimais pas vraiment Nolan au début. En fait, je n’aimais pas vraiment la plupart des personnages au début, mais à la fin, je me suis intéressé à eux. J’ai un peu d’expérience professionnelle dans l’industrie de la télévision, mais du côté de la post-production, et je pense que l’auteur a su capter l’esprit et la camaraderie qui viennent avec le fait de travailler étroitement avec une équipe.

En fait, je suis assez impressionné par L’Anomalie. Ce qui est amusant dans la lecture de ce livre, c’est que je pensais être capable de prédire ce qui se passait, et quand je pensais avoir compris quelque chose, je ne l’ai pas fait. Eh bien, il y a une chose que j’avais prédit correctement, mais je ne dirai pas ce que c’était, et c’était à peu près tout. En tant que roman d’horreur, avec une bonne dose de science-fiction incorporée, il réussit. J’avais peur pour les personnages et pour ce qui pourrait leur arriver. Il y a beaucoup de scènes qui m’angoissaient, mais qui me donnaient aussi envie de tourner la page. Le simple fait de lire que les personnages devaient se faufiler dans les fissures des rochers, par exemple, m’a fait flipper. De plus, l’auteur a un vrai talent pour terminer les chapitres à un moment OMG !

Je ne veux vraiment pas dévoiler les parties du livre que je préfère, parce que d’une part, cela gâcherait le plaisir, et d’autre part, l’expliquer hors contexte serait tout simplement insensé. Il y a des choses vraiment folles qui se passent dans ce livre !

J’ai trouvé que c’était une intrigue unique et effrayante. Je n’étais pas totalement convaincu de la conclusion mais, encore une fois, je ne veux rien gâcher. Une belle découverte.

Note :9/10

  • ISBN-13 : 979-1028110062
  • Éditeur : Bragelonne (12 août 2020

 

Les Kradocs – Tome 1 & 2 de Cécile ALIX et Gérald GUERLAIS – 27 août 2020

Sous nos pieds, dans les égouts, vivent les Kradocs, de mini-monstres dégoûtants, qui n’aiment rien tant que le bazar et la saleté. Alors quand leur chef, Groberk, reçoit sur la tête un seau d’eau savonneuse qui le laisse propre et parfumé, c’en est fini : la guerre est déclarée ! Il envoie son gang des Piékipus à l’attaque du quartier des Mûriers. La jeune Vic et ses gadgets sauront-ils leur tenir tête ?

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Chronique : D’une écriture vive les auteurs nous emportent dans cette histoire fantastique pleins d’humour . Cécile ALIX sait penser pour les enfant de 7 ans environ et analyse les travers de notre société où l’on a vite fait de juger et de moquer…Il n’est pas nouveau que les auteurs d’aujourd’hui écrivent sur l’ornière de la vie quotidienne mais qui fait le bonheur de ses livres et que Alix décrit le monde de son personnage Vic à sa manière. Elle garde le lecteur avec elle en donnant plus d’informations sur les kradocs pour l’humour qui passe aussi par les superbes illustrations de Gérald GUERLAIS. Cécile Alix est une auteur créatif qui étonnera le lecteur jusqu’à la fin . De plus, son style ludique est un atout majeur du roman et la raison pour laquelle cette saga reste fascinante jusqu’à la fin .

Note : 9,5/10

Les lois du ciel de Grégoire Courtois, cauchemar en forêt

On m’a dit pire que pendre sur ce court roman, son histoire trash cacherait une vacuité du propos et sa lecture serait une véritable perte de temps. Si l’ouvrage n’est pas exempt de défauts, il faut reconnaître que la plume viscérale de l’auteur lui accorde une puissance évocatrice qui donnera des cauchemars aux âmes sensibles.

Inutile de chercher à vous attacher aux personnages, ceux-ci ne sont que des noms, des silhouettes à peine esquissées, destinés à empiler des scènes gores explicites dans lesquelles plane sournoisement une espèce de poésie nihiliste.

L’auteur s’amuse vraiment à nous conter cette excursion sylvestre qui tourne mal. Son style visuel et organique nous foudroie alors que la violence s’invite avec fracas au sein de cette funeste classe verte par le biais d’un personnage invraisemblable mais la situation en elle-même est improbable. Cependant malgré son aspect invraisemblable, la situation se révèle extrêmement glaçante.

Si le personnage par qui l’horreur arrive est un peu trop improbable, il faut reconnaître que l’auteur connaît les dynamiques de groupes qui font des cours de récréation une jungle où le moindre faux pas est synonyme d’exclusion. Les réactions de ces pauvres enfants livrés à eux-mêmes sont crédibles et la manière dont les différents groupes s’organisent refléte la manière dont l’instinct de survie prend le pas sur la raison et la réflexion. Et l’instinct de survie d’enfants de six ans ne pèsent pas lourd face à la fatalité et la forêt inextricable.

Au-delà d’un récit sanglant et impitoyable, l’auteur développe une narration atypique, brisant le quatrième mur, interpellant le lecteur sur le sens de sa propre vie. Le lecteur est pris à témoin alors que l’auteur instaure au fil de son récit une réflexion nihiliste qui se révélera encore plus perturbante que l’interminable scène finale qui clôt le récit avant un épilogue dans lequel il est vain d’espérer la moindre éclaircie.

Un récit glaçant, au style organique qui ne laisse pas indifférent, mais qui n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Résumé: Les enfants de la classe de CP de l’école primaire de Claincy, dans l’Yonne, partent pour deux jours d’excursion en forêt. Aucun n’en reviendra. Parents d’élèves et instituteurs sont à leurs côtés. Mais même les adultes ne peuvent rien face aux lois de la nature. Pour les enfants, le froid, la faim, l’obscurité, un simple grincement deviennent le terreau de l’imagination. Bientôt la terreur s’insinue au coeur de l’équipée. Les barrières entre le monde des contes et la réalité s’effritent, jusqu’à ce que l’impensable se produise. Et ce n’est que le début de la fin.

  • Broché : 208 pages
  • ISBN-10 : 2072742374
  • ISBN-13 : 978-2072742378
  • Poids de l’article : 120 g
  • Dimensions du produit : 11 x 1.3 x 17.8 cm
  • Éditeur : Folio (15 février 2018)
  • Langue : : Français

Le dîner d’Igor de Geoffroy de Pennart – 3 juin 2020

Je suis Igor, le grand loup gris, et j’ai un solide appétit ! Que vais-je manger pour le dîner ? Je n’en ai pas la moindre idée… Petit Agneau, Chapeau Rond Rouge, Mère-Grand, Monsieur Lapin et les trois petits cochons, prenez garde !

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Chronique : C’est une superbe livre qui permet aux enfants de comprendre qu’il ne faut pas se fier aux apparences : un cochon peut devenir l’ami d’un loup et où chaque loup ou cochon peut avoir une version de fait différent, tout en leur faisant avantage .Tout l’album est d’une justesse et sensible pour chacun, que les enfants où parents le lise le sujet parle et même si les raison ne sont pas les même chacun y trouvera son compte dans ce superbe album où les illustration aide à nous faire rire. Une petite pépite à lire et à découvrir.

Pour faire une souris verte de France Quatromme et Soufie Régani – 17 juin 2020

Une souris verte qui courait dans l’herbe… Prenez une comptine célèbre, une apprentie magicienne et un éléphant récalcitrant et vous obtiendrez un spectacle de magie… abracadabrantesque !

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Chronique : Une revisite réussie de la célèbre comptine mais d’une manière détourner C’est un superbe livre qui permet aux enfants de prendre à rebours la comptine et mettre non seulement la souris où ici l’élephant (presque) face au paroles
Nul besoin d’aller chercher au-delà, dans de la psychologie de pacotille l’histoire se suffit en elle-même, est séduisante et très agréable. De quoi passer un bon petit moment avec son ou ses enfants.

Note : 9/10

Arlo, le Lion Qui N’Arrivait Pas à Dormir de Catherine Rayner – 24 juin 2020

Arlo est un lion très fatigué. Il a tout essayé mais, rien à faire : il n’arrive PAS à dormir. Qui pourra l’aider à trouver le sommeil ?

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Chronique : C’est l’histoire parfaite pour s’endormir. Elle est d’une beauté à couper le souffle, les mots sont patients et calmes, et le refrain est une merveilleuse méditation consciente que toute personne ayant du mal à dormir peut utiliser. C’est l’histoire d’un lion qui a du mal à dormir. Il rencontre une chouette qui, étant experte en sommeil quand tout le monde est bruyant et que le soleil brille, lui apprend son secret. Catherine Rayner est depuis longtemps l’une de mes auteures/illustratrices de livres pour enfants préférées. Ses livres sont toujours étonnants, gracieux et pleins de cœur. Ils laissent le lecteur satisfait, qu’il soit plongé dans son doux humour ou, avec des livres comme celui-ci, dans son calme au moment du coucher. ARLO est un délice et un merveilleux ajout à son catalogue de livres

Note: 9,5/10

Broché : 40 pages ISBN-13 : 978-2378880163 ISBN-10 : 2378880162

Le destin de Fausto : Une fable en images de Oliver Jeffers – 4 mars 2020

Il était une fois un homme qui croyait que tout lui appartenait. Il décida d’aller faire l’inventaire de ce qui était à lui.

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Chronique : Il me semble que c’est l’un des livres pour enfants les plus audacieux, qui m’a semblé bien plus puissant que j’ai lu. En adoptant un ton totalement différent, plus sombre et menaçant, j’ai senti un changement dans la réflexion de Jeffers sur le monde, la puissance de son récit et peut-être un sentiment qu’il espérait susciter une réponse différente chez ses lecteurs.
Le Destin de Fausto est une sorte de fable, qui raconte l’histoire d’un homme fou de cupidité et dépassé par une perception exagérée de son propre pouvoir. Croyant que le monde lui appartient, Fausto se met en route pour regarder ses biens et leur rappeler qu’ils lui appartiennent. Malheureusement pour Fausto, la nature n’est pas toujours soumise.
La façon dont Jeffers a utilisé la taille dans ses illustrations pour amplifier le sentiment d’importance et de supériorité de Fausto par rapport à la nature était si intelligente. Il m’a semblé que le lecteur avait la possibilité d’observer comment Fausto se percevait, tout en regardant Fausto du point de vue de la nature qui l’entourait. Il y a tant de contrastes réfléchis à chaque page tournée ; un bel exemple, notamment la mer qui est représentée comme un petit gribouillis lorsque Fausto affirme son pouvoir, et qui se transforme progressivement en une page entière de saignée lorsqu’elle refuse de céder. Vraiment puissant pour démontrer l’insignifiance de l’homme, qui devient un point minuscule contre la puissance de la nature. Le choix de Jeffers d’utiliser la lithographie, une technique traditionnelle longue et impitoyable, difficile à contrôler, m’a beaucoup intéressé. Quel choix approprié compte tenu des thèmes de ce texte, et qui a produit des images extrêmement frappantes et provocantes.
Le narration de Jeffers m’a vraiment intrigué, surtout lorsqu’il s’agit de savoir qui raconte ce récit. Ces mots sont-ils prononcés par la nature, envoyés pour nous avertir, ou s’agit-il d’un récit de mise en garde répété à travers les générations ? Jeffers s’éloigne de la typographie manuscrite qu’il utilise habituellement dans ses histoires, remplacée par une police de caractères assez dure. Pour moi, cela a renforcé le sentiment que ce récit était un conte séculaire, et a également créé une atmosphère impersonnelle nécessaire, en accord avec la nature de l’histoire de Jeffers.
C’est un livre fantastique qui laisse une grande place à la réflexion et à l’interprétation. J’espère que Jeffers continuera dans cette direction.

Note : 10/10

Relié : 96 pages ISBN-10 : 2378880073 ISBN-13 : 978-2378880071