Je grandis – Je me lave tout seul de Patricia GEIS | 13 février 2020

Pourquoi et comment se laver tous les jours ? L’apprentissage passe par l’exemple, le jeu et le plaisir… Alors amusons-nous avec cette collection pour apprendre l’hygiène aux tout-petits.

Chronique : Un livre adapté aux petites mains, cette collection permet aux enfants de comprendre leur environnement avec le personnage du tigre et avec plein de belles couleurs et ici le sujet est ce laver et pourquoi il faut le faire, le livre explique bien les étapes d’une manière ludique. C’est  un livre facile à lire, pas très long du coup parfait pour un enfant . Cela aide l’imaginaire de l’enfant à travailler sur le sujet du livre et de poser des questions sur le sujet.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 16 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 ans
  • Editeur : Langue au Chat (13 février 2020)
  • Collection : Je grandis
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2806310377

 

Je grandis – Je me brosse les dents de Patricia GEIS | 13 février 2020

Pourquoi et comment se laver les dents ? L’apprentissage passe par l’exemple, le jeu et le plaisir… Alors amusons-nous avec cette collection pour apprendre l’hygiène aux tout-petits !

Chronique:  Un livre adapté aux petites mains, cette collection permet aux enfants de comprendre leur environnement avec le personnage de ce petit tigre avec plein de belles couleurs et ici le sujet est le brossage de dent et à quoi cela sert et comment le pratiquer. C’est  un livre facile à lire, pas très long du coup parfait pour un enfant . Cela aide l’imaginaire de l’enfant à travailler sur le sujet du livre et de poser des questions sur le sujet et bonus le livre à des astuces rigolotes et des accessoires en carton permettent de jouer et de s’exercer aux bons gestes avant de les reproduire sur soi-même devant le petit miroir.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 16 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 ans
  • Editeur : Langue au Chat (13 février 2020)
  • Collection : Je grandis
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2806310369

 

Une offrande à la tempête de Dolores Redondo

Résumé : Dans la vallée de Baztán, une petite fille décède étouffée dans son berceau. Alors que la police soupçonne le père d’être impliqué, la grand-mère attribue ce meurtre au génie maléfique Inguma, issu de la mythologie basque. Rapidement, cet étrange décès lève le voile sur une série de morts subites de nourrissons suspectes. L’inspectrice Amaia Salazar décide de se consacrer entièrement à cette nouvelle enquête, entre légendes mystiques et meurtres barbares, au risque de mettre de côté son rôle d’épouse et de mère.

Chronique : Avec cet ouvrage Dolores Redondo conclut sa trilogie consacrée à Amaia Salazar et la vallée du Baztan. Et si ce volume s’annonce au départ comme le meilleur des trois certains choix de l’auteure viennent ternir le plaisir de lecture.

Le rythme est plus soutenu que dans les deux précédents volumes et cela se justifie par la nécessité d’apporter une conclusion satisfaisante aux nombreuses intrigues développées par l’auteure depuis le gardien invisible, le premier volume de la trilogie. On n’échappe pas aux déambulations d’Amaia dans la forêt qui plombent le récit sans apporter grand-chose à celui-ci.

Les relations entre Amia et son entourage se dénouent et les masques tombent. Que ce soit sa sœur Flora, qui doit faire face aux conséquences de ses actes, ou bien l’inspecteur Montes, de plus en plus attachant, l’auteure dresse une galerie de personnages qui resteront dans les mémoires.

C’est aussi l’occasion de répondre aux questions laissées en suspens lors des enquêtes précédentes. Le risque est d’embrouiller les lecteurs qui auraient oublié certains détails durant l’écart de lecture entre les différents volumes mais cela a le mérite de rappeler qu’il faut parfois des années avant que les secrets ne soient tous révélés.

L’intrigue prend une ampleur inédite dans cette conclusion et prend des allures de complot maléfique et tentaculaire. Pourtant, aussi passionnante que soit cette orientation l’auteure ne l’assume pas complètement puisque l’on retombe dans un banal face-à-face lors du final.

C’est le principal défaut du récit, toute l’intrigue repose sur un retournement que l’on voit venir de très loin, à un point tel l’on a envie de secouer Amaia pour qu’elle ouvre enfin les yeux. Impossible de trop en dire sans révéler des détails importants de l’intrigue mais c’est extrêmement frustrant de voir une intrigue avec un tel potentiel être gâché de cette manière.

C’est d’autant plus frustrant que cet élément va rapidement prendre une place trop importante dans le dernier tiers du récit ce qui va entraîner l’exclusion abrupte d’éléments secondaires qui auraient mérités un meilleur traitement, notamment la mère de notre héroïne. Les autres aspects de l’enquête son expédiés en quelques lignes et l’intrigue complexe mais passionnante développée sur plus de cinq cents pages retombe comme un soufflet.

Au final il restera de cette trilogie Basque une atmosphère fantastique et mystérieuse plaisante et une galerie de personnages féminins haut en couleurs. Mais il est regrettable que l’ultime tome de cette trilogie ne parvienne pas à apporter une conclusion à la hauteur de la qualité de la saga.

Note : 7/10

  • Date de publication : 17 mars 2016
  • Éditeur : Editions du Mercure de France
  • Langue : Français
  • ASIN : B01CUM1CMK

Au lit, petite sirène ! de Rhiannon FIELDING et Chris CHATTERTON | 13 février 2020

Plus que dix, neuf, huit minutes avant d’aller au lit ! Pourtant, au royaume de Neptune, une petite sirène manque à l’appel… C’est que Perle est bien trop occupée à explorer les fonds marins.

Chronique : Magnifique livre avec de magnifiques illustrations comptant jusqu’à l’heure du coucher de la sirène. Ce livre raconte l’histoire d’une sirène qui tente de faire autant d’exploration avant de se coucher et qui n’a que dix minutes. Chaque page est une activité différente qu’elle fait et les images vont intéressé les enfants L’histoire est en rimes, ce qui la rend plus facile à lire, et certains mots sont en plus gros caractères, ce qui a aide les enfants à lire le livre. Un vrai merveille et la carte s’agrandit du pays s’agrandit au fils des livres.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 ans
  • Editeur : Grund (13 février 2020)
  • Collection : Au lit
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2324025280

 

La balance: Grandeur et décadence d’un gangster de Jimmy Breslin | 12 février 2020

Père, homme d’affaires, escroc, voleur : Burton Kaplan est tout sauf un mouchard. En neuf ans d’emprisonnement, il n’a jamais craqué. Mais lorsque le procès des deux flics corrompus lors duquel il est appelé à comparaître débute, coup de théâtre : Kaplan sort du silence et déballe tout sur ses activités au sein de la mafia newyorkaise, façon Les Affranchis.
Dans ce récit passionnant, le grand journaliste Jimmy Breslin, l’un des pères du Nouveau journalisme, retrace la vie, les affaires et le témoignage de Burton Kaplan, dont l’histoire est aussi celle de l’escalade puis du déclin de la mafia aux États-Unis au cours du xx e siècle.

Chronique : L’image iconique du gangster tel que l’on se l’imagine, costume sur-mesure et verre de whisky à la main, est ancré dans la culture populaire. Des acteurs tels que Robert De Niro ont gravé dans la rétine des spectateurs cette image d’un gangster puissant et élégant. Cet ouvrage posthume du journaliste Jimmy Breslin remet quelque peu les pendules à l’heure.

L’auteur a consacré sa vie à enquêter sur les divers clans mafieux, ce qui n’a pas été sans heurts. Sa vie a été menacé à de nombreuses reprises et il a même été agressé sauvagement dans un bar. Son récit prend la forme d’un long interrogatoire d’un collaborateur historique de la mafia New-yorkaise lors du procès de deux flics ripoux doublé d’un témoignage du journaliste sur les décennies de règne des plus grandes familles mafieuses.

Le récit est âpre. Cela est dû au fait qu’il n’y a ni narration ni caractérisation des personnages. Cela donne un ouvrage difficile d’accès. L’immersion n’est pas aisée mais la lecture vaut pourtant le détour.

C’est une tout autre représentation de la mafia et de ses membres qui nous est donné à lire. Le gangster flamboyant et tout puissant dont le cliché est véhiculé par la culture populaire a fait long feu. Le récit nous démontre que ces hommes, bien qu’adeptes de la violence et des exécutions sommaires, étaient avant tout des hommes avec les mêmes problèmes que le commun des mortels. C’est-à-dire concurrence déloyale, en l’occurrence le gouvernement, la maladie et la vieillesse.

Le livre aurait pu avoir comme sous-titre « chant du cygne de la cosa nostra » vu à quel point l’accent est mis sur la déchéance de ces familles qui ont régné comme des rois pendant des décennies sur la ville de New-York. Un royaume grignoté petit à petit par les nouvelles lois anti-crime organisé et la multiplication des indicateurs.

Un témoignage troublant sur lequel tous ceux qui s’intéressent à la mafia devraient jeter un œil.

Note : 7 /10

Éditeur HarperCollins
Date de publication 12 février 2020
Langue Français
Longueur du livre 288
ISBN-13 979-1033904748

La fin et autres commencements de Veronica Roth| 6 février 2020

Six univers. Dans chacun de ces mondes futuristes parfois proches du nôtre et parfois si différents, la technologie transforme les êtres et façonne de nouvelles possibilités. Pourtant, chacun reste confronté à des problématiques profondément humaines. Plongez dans ces futurs, et explorez des histoires de mort et de renouveau, de haine et d’amour, de vengeance et de pardon… dont la fin n’est qu’un nouveau commencement.

Chronique : La fin et autres commencements  est un recueil de six histoires, chacune d’entre elles contenant un élément de science-fiction.

Ce recueil aborde tellement de sujets différents : le deuil, l’amour, la maladie mentale, la dépendance, la croissance personnelle et la réflexion, la dynamique familiale, la douleur… il y a beaucoup de thèmes abordés et j’ai trouvé qu’ils étaient tous très bien traités. Roth est un écrivain talentueux.

J’ai adoré cette collection et les concepts qu’elle a mis sur la table. Ma seule vraie plainte est que j’aurais aimé qu’il y ait plus d’expansion et plus de détails dans chaque histoire, mais je me rends compte que cela va à l’encontre de l’objectif du format. Je me demande également si c’était le meilleur choix d’inclure deux histoires de Maquer les Ombres, mais nous en parlerons dans une seconde. Passons d’abord en revue chaque histoire.

1.  Ce fut, de toute évidence, un très bon départ. Je pense que c’est mon préféré de la collection. J’ai adoré les caractérisations, l’intrigue et les concepts de science-fiction qu’on nous donne. L’histoire est si touchante et je me suis vraiment sentie en lien avec le narrateur.

2. C’est l’histoire que j’ai le moins aimée. Elle me semblait peu solide et un peu inutile. Tout ce qui la concernait avait besoin d’être développé, des relations entre les personnages à l’histoire de fond en passant par l’intrigue elle-même. Je n’étais pas sûr de ce que nous devions retenir de cette histoire, bien que le principal élément à retenir était clair dans les cinq autres.

3. J’ai trouvé le concept principal tellement cool ! Par contre, j’ai trouvé la fin un peu prévisible et décevante. J’espérais que l’histoire irait ailleurs, et quand elle a pris le chemin le plus ennuyeux, j’ai été un peu déçu. Mais j’ai quand même apprécié l’histoire et son message général.

4. Si une histoire de cette collection avait besoin de plus de détails, c’était bien celle-ci, mais j’ai vraiment apprécié cette histoire et je voulais plus de détails parce que je voulais plus en général. C’est l’une des histoires les plus saines, et j’ai vraiment apprécié son message général. J’ai trouvé le personnage principal très intéressant, tout comme la dynamique des personnages.

5. Maintenant… je ne sais pas trop pourquoi elle a été incluse dans la collection. Il s’agit techniquement de deux récits réunis en une seule « histoire » – racontée par des points de vue complètement différents et sans aucun lien entre eux. Il semble que Roth ait eu ces idées tenaces qu’elle ne pouvait pas logiquement intégrer dans l’intrigue et/ou le récit de la duologie de Marquer les ombres et qu’elle les a donc incluses dans cette collection. Bien qu’elles soient toutes les deux intéressantes, j’ai trouvé que cela donnait l’impression que la collection était un peu disjointe de leur présence.

6. Aaaaaa et tout ce que je viens de dire sur l’inclusion des histoires de Marquer les ombres vient de passer à la trappe. Bien que cette histoire se déroule également dans cet univers, elle semblait plus cohérente avec le reste de la collection. Elle avait l’impression d’être dans le monde réel, comme toutes les autres histoires, ce qui manquait aux Blindés. Le concept est clair et le message final est clair. J’ai adoré cette histoire. C’est comme quelque chose qui pouvait se suffire à lui-même, comme les autres histoires, et c’était génial. C’était une façon parfaite de terminer la collection.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 320 pages
  • Editeur : Nathan (6 février 2020)
  • Collection : GRAND FORMAT DIVERS
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092593447

 

Vivre ses vies de Véronique Petit | 12 février 2020

Gabriel vient d’avoir 13 ans et de passer le test sanguin qui permet de déterminer le nombre de vies dont il dispose. Comme tous ses camarades, il a rêvé d’être un multi-vies, mais jamais il n’aurait imaginé avoir… six vies !
Dans une société obsédée par les risques et le danger, il organise à l’insu de ses parents son premier vol en parachute, bien décidé à vivre sa vie à fond.

Chronique : Dans le monde dans lequel vit Gabriel, les enfants ont une prise de sang à 13 ans qui leur révèle s’ils sont de simples ‘mono-vies’ ou des ‘multi-vies’. Gabriel apprend qu’il est un ‘six-vies’, une exception ! Grisé par cette découverte, il va donc ‘profiter’ puisqu’il peut se le permettre. Quitte à confondre la réalité avec les jeux vidéos.

C’est une lecture sauvagement drôle et divertissante avec une narration émotionnelle et fascinante avec un tel cœur. La prose est magnifiquement expressive, vitale et vivante. Le personnage de Gabriel est brillamment développé pour s’accorder avec l’histoire qui lorgne sur de la science fiction. Il y a peut-être des coïncidences discutables, mais elles n’empêchent pas le plaisir de l’histoire. J’ai particulièrement aimé la façon dont Gabriel prend conscience de ses « vies » et de la chance qu’il à, le récit fait un parallèle juxtaposés entre les riches et les pauvres. Un livre exceptionnellement brillant que j’ai aimé et que je ne peux pas recommander assez fortement.

 

  • Broché : 256 pages
  • Editeur : Rageot Editeur (12 février 2020)
  • Collection : Grand Format
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2700275365

 

 

 

 

 

Cendres vives de Serge Brussolo | 7 février 2020

Jérémie, 13 ans, vit au Chili, à la lisière de la forêt amazonienne. Son frère aîné, Jonah, est en proie à de curieuses idées fixes et exerce sur lui un harcèlement que sa famille refuse de prendre au sérieux. Lors dune excursion insensée dans la jungle, Jonah disparaît et est bientôt présumé mort. Ravagés par le chagrin, ses parents accusent Jérémie d’avoir assassiné son propre frère par jalousie. Ne supportant plus sa présence, ils expédient l’adolescent aux USA dans un mystérieux pensionnat militaire où lui seront inculquées les techniques d’infiltration et d’assassinat qui constituent le bagage de tout vrai patriote au service de son pays. Jérémie va alors passer de l’autre côté du miroir et pénétrer dans le cercle très fermé de ceux qui tirent les ficelles du monde et ne reculent devant rien pour parvenir à leurs fins. Avec «  »Cendres vives » », Serge Brussolo signe un nouveau thriller dune redoutable efficacité.

Chronique : Avec ce nouveau livre que j’ai pu lire en auto édition dans un premier temps et ici dans une version retouché et qui gagne en profondeur et en force dans ce récit qui est un de ses meilleurs livre dans le genre du thriller. Si vous n’avez jamais lu un de ses romans ce livre est également une bonne entrée dans le style de l’auteur.   Serge Brussolo immerge son récit dans une histoire à la Indiana Jones qui frôle la démesure. Les idées qu’il emploie sont proches de la folie, souvent totalement absurdes, mais on se plonge dans le monde qu’il nous décrit car ce livre enchaîne les lieux comme  des plus étranges et des décors qui sont de plus en plus étranges : la jungle et ses autours qui regorge de piège, un pensionnat des plus secrets et enfin l’hôpital interdit . Les descriptions sont nombreuses et précises . Il faut réussir à suivre l’auteur dans cet univers où l’absurde qu’il nous est dépeint : mais c’est aussi au lecteur de rester terre à terre et de ne pas croire chacune des théories de ses personnages . À chaque page, le lecteur peut rencontrer une nouvelle trouvaille qui repousse encore plus loin des limites qu’on pensait atteintes depuis longtemps. Les idées partent vraiment dans tous les sens historiquement ou non. L’auteur joue avec la religion et la place de Dieu dans ce monde où les cultures ne savent ce que sait . Serge Brussolo aime aussi réutiliser les noms de certains personnages ou de lieux . Tantôt incertain, tantôt sûr de son héros renommé à un moment du récit David Sarrella on se demande s’il est vraiment le personnage central de l’histoire ou s’il suit simplement le mouvement. Ce roman est agréable et la lecture recommandée.

Note : 9,5/10

  • Poche : 320 pages
  • Editeur : H&o (7 février 2020)
  • Collection : H&O POCHE
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2845473516

 

Dans ma Bulle de Hubert Ben kemoun | 23 janvier 2020

Dès la première fois où elle l’a vu, Lison n’a pas eu le moindre doute : le beau Damien sera l’amour de sa vie. Un véritable coup de foudre ! Quand Barbara – sa meilleure amie – lui annonce que, récemment tombée malade, elle ne pourra pas danser dans le clip de Damien, Lison est aux anges et n’hésite pas une seconde.

Chronique : D’une écriture vive l’auteur nous emporte dans cette histoire les ados peuvent s’identifier à Lison. Hubert Ben Kemoun sait penser ado et analyser les travers de notre société où l’on a vite fait de juger et de moquer…Il n’est pas nouveau que les auteurs d’aujourd’hui écrivent sur l’ornière de la vie quotidienne. Hubert Ben kemoun cependant, décrit le monde de son personnage à sa manière. Il garde le lecteur avec lui en donnant plus d’informations sur son passé  Cette information ne vient pas seulement des souvenirs mais Hubert Ben kemoun est un auteur créatif qui étonnera le lecteur jusqu’à la fin de son roman. De plus, le style ludique de Hubert Ben kemou  est un atout majeur du roman et la raison pour laquelle le roman reste fascinant jusqu’à la fin.

Note : 9,5/10

  • Broché : 168 pages
  • Editeur : Gulf stream éditeur (23 janvier 2020)
  • Collection : Echos
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2354887736

 

Les roses de la nuit de Arnaldur Indridason

Résumé : A la sortie d’un bal, un couple pressé se réfugie dans le vieux cimetière, mais au cours de leurs ébats la jeune femme voit un cadavre sur une tombe et aperçoit une silhouette qui s’éloigne. Elle appelle la police tandis que son compagnon, lui, file en vitesse. Le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli arrivent sur les lieux pour découvrir la très jeune morte abandonnée sur la tombe fleurie d’un grand homme politique originaire des fjords de l’Ouest.

Arnaldur Indridason fait partie de mes auteurs préférés. Il a su se créer un style unique dans le milieu compétitif du polar, à mi-chemin de l’enquête à la hercule poirot et le récit social. Le ton est empreint de mélancolie, magnifiquement incarné par l’inspecteur Elendur, personnage solitaire et marqué par un traumatisme d’enfance. À travers les multiples enquêtes de ce personnage meurtri mais attachant l’auteur porte un regard désabusé sur la société islandaise et les changements auxquels celle-ci doit faire face. Entre traditions et course aux progrès frénétique l’Islande est au cœur des interrogations de l’auteur. Il est toujours amusant de constater les écarts entre ce pays, qui possède encore un style de vie quelque peu campagnard et l’arrivée massive de pratique étrangère déconcertante, comme le tatouage, dans ce volume.

L’auteur se fait porte-parole des laissés pour compte, ceux que le train du progrès a oubliés sur le quai. Ses récits mettent toujours en avant une forte empathie envers les victimes. Il peut s’agir d’un enfant, d’une femme au foyer, d’une jeune prostituée toxico ou bien d’un SDF, l’auteur nous fera toujours comprendre que la perte d’une vie humaine est une tragédie.

Ce volume ne fait pas exception. L’auteur dénonce les quotas de pêche imposés par le gouvernement et qui appauvrissent les villages qui vivent des produits de la mer tandis que de riches hommes d’affaires s’enrichissent sur leurs dos. Le récit révèle petit à petit toute la perversité d’un système qui broie des vies entières. Les héros du passé et les vers d’un poète que tout le monde sauf Elendur a oublié servent à mettre en lumière l’errance d’une société qui avance sans savoir où elle va tout en ignorant ses citoyens qui ne parviennent pas à suivre le rythme.

Le ton est moins mélancolique que d’habitude, Elendur, toujours en désynchronisation volontaire avec ses partenaires, s’emporte à quelques occasions. Le rêveur désabusé des volumes précédents ne parvient plus à trouver d’excuses à un monde qu’il comprend de moins en moins. Même face à ses enfants, envers lesquels il a longtemps nourri un sentiment de culpabilité, il ne n’hésite plus à faire éclater sa colère longtemps refoulée.

L’intrigue de ce volume aurait mérité d’être un peu plus étoffé et certain éléments aurait pu être amené de manière plus intéressante mais il n’en reste pas moins un polar saisissant qui tend un miroir inquiétant sur les dérivés de nos sociétés occidentales.

Note : 7/10

Éditeur Anne-Marie Métailié
Date de publication 3 octobre 2019
Langue français
Longueur du livre 256
ISBN-13 979-1022608862