Don Quichotte – Le roman du ballet – Dès 9 ans de Me Pascale Maret | 10 octobre 2019

À Barcelone, Kitri et Basile sont amoureux mais Lorenzo, le père de Kitri, rêve d’un meilleur parti pour sa fille. Il accorde alors sa main à Gamache, un seigneur ridicule. Arrive le vieux Don Quichotte, qui se croit revenu au temps des chevaliers et prend Kitri pour la Dulcinée de ses rêves. Kitri et Basile s’enfuient mais sont bientôt poursuivis par Gamache, Don Quichotte et Lorenzo. L’amour des deux jeunes gens triomphera-t-il des obstacles ?

Chronique  : Cette collection a pour but de présenter, de manière romancée, un ballet célèbre. Les textes, simples d’accès, écrits en assez gros caractères, sont étayés par des photos prises lors de la représentation de ces ballets à L’Opéra national de Paris.
Un résultat très réussi. On entre vraiment dans le récit, on imagine les personnages, leurs costumes, leurs émotions.
À la fin de chaque opus, des informations passionnantes sur la création du ballet, sur l’univers de la danse.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Relié : 80 pages
  • Tranche d’âges: 9.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (10 octobre 2019)
  • Collection : Opéra de Paris
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092587315

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Pop-up volcans de Fleur Daugey, Bernard Duisit| 7 novembre 2019

Attention, contenu explosif ! Au fil de superbes tableaux en relief, découvrez comment les volcans se forment, quels sont les différents types d’éruptions, ce qui s’est passé à Pompéi le 24 octobre 79, en quoi consiste le métier de volcanologue, quels animaux vivent aux côtés de ces montagnes de feu, qui est la déesse Pélé… et beaucoup d’autres choses

Chronique : D’abord il y en a très peu, du texte. Et celui-ci soutient comment se forme les volcans et permettra au curieux de découvrir la formation et le pourquoi. Même si on peut y reprocher ce manque de texte il ne faut pas oublier qu’il est destiné aux enfants. Ce pop-up est superbe et plutôt robuste! De jolies couleurs, des reliefs, des animations attrayantes et plein de détails à observer dans les illustrations, tout pour plaire aux enfants et adulte et le charme se découvre au fil des pages lorsque les illustrations se déploient en relief. À offrir sans hésiter. Un coup de cœur.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album : 22 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (7 novembre 2019)
  • Collection : Livres animés
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2732484962

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Mortelle Adèle au pays des contes défaits – tome collector de Mr TAN et DIANE LE FEYER | 16 octobre 2019

Mortelle Adèle se retrouve propulsée dans le pays des Contes Défaits, un monde merveilleux où tout le monde peut réaliser ses rêves ! Mais celle que tout le monde surnomme Princesse Barbecue traîne une réputation explosive qui détonne avec le calme apparent des habitants du Royaume d’Enchantement… Un caractère qui pourrait lui être utile pour survivre à la mignonnerie de ce monde étrange, où les princes se la coulent douce tandis que les petites princesses rivalisent de vacheries pour cumuler des points sourire et devenir les héroïnes de leur propre conte ! Pour Adèle, l’objectif est simple : dégommer la concurrence et écrire un conte d’un nouveau genre pour les filles ET les garçons !

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Chronique : Je ne vous présente plus Mortelle Adèle, cette héroïne de bande dessinée que les enfants adorent et qu’en général, les parents apprécient un peu moins en raison de son ton impertinent et son comportement subversif..

Mortelle Adèle affiche en effet un caractère bien trempé, des manières irrespectueuses et cultive à merveille l’humour acide.

La princesse Mortadelle — oups Mortelle Adèle pardon — se rend au pays des contes défaits. Dans ce monde, les princesse doivent s’entretuer — heu pardon, concourir afin d’obtenir le titre de Princesse Étoile qui leur permettra d’avoir leur propre conte ! Pour cela, il leur faudra obtenir des Points Sourires, obtenus en réalisant de bonnes actions.

Ici, la bande dessinée se moque des concours de beauté et autres téléréalités stupides basés uniquement sur le physique et la superficialité. L’égalité hommes/femmes est également très mis en avant puisque les Princes Charmants sont des benêts stupides qui eux, n’ont pas à combattre pour obtenir leur contes. Et bien entendu, c’est toute l’image que les contes donnent des femmes qui est ici remis en question.

Vous l’aurez compris, cette bande dessinée suit la vague féministe du moment. C’est très sympathique.

Malheureusement, j’ai trouvé ce hors série bien moins drôle que les bandes dessinées d’origine. Mais bon, pour une fois qu’on aborde un sujet sérieux avec un peu d’humour, on ne va pas se plaindre ^^.

Note : 9/10

 

  • Album : 112 pages
  • Editeur : Tourbillon (16 octobre 2019)
  • Collection : Globulle Mortelle Adèle
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1027607747

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Inkarmations de Pierre Bordage

Résumé :Opposés dans un affrontement qui semble sans fin, karmacharis et rachkas s’affrontent depuis la nuit des temps. Dans l’ombre, le souverain des abîmes et ses sbires, les rakchas, s’acharnent à précipiter l’humanité dans le néant tandis que les seigneurs du Karma veillent à sa survie et envoient leurs karmacharis pour intervenir dans les affaires humaines lorsque la trame karmique est déséquilibrée, qu’elle menace d’entraîner l’humanité et la Création tout entière à sa perte. Un conflit qui nous entraîne à travers le temps : passé, présent ou futur, moyen-âge, préhistoire, antiquité, colonisation spatiale, guerres futures, XXe siècle…

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Chronique : Croyez-le ou non mais je n’avais encore jamais lu un livre de Pierre Bordage. Cet auteur est reconnu comme un monument de la littérature fantastique française mais je n’avais jamais eu l’occasion de me plonger dans l’un de ses ouvrages. C’est chose faite aujourd’hui avec inkarmations, son dernier ouvrage parus chez la toute jeune maison d’édition leha.

L’auteur nous propose une relecture du sempiternel combat entre le bien et le mal. Il met en place une société, celles des karmarachis, aux règles complexes. Jugez un peu, si un karmarachis meurt lors d’une mission il doit patienter dans une cellule le temps que son ipa, ou enveloppe corporelle, se rétablisse. S’il échoue dans sa mission ou s’il trahit les principes des seigneurs du karma il est condamné à vivre une série de réincarnation pouvant durer plusieurs centaines d’années et le transfert vers notre monde les laissent affaiblis durant plusieurs heures, on a vu plus exaltant comme plan de carrière. Cependant malgré la complexité de cette société, qui trouve un début d’explication à mesure que l’on avance dans l’histoire, l’auteur expose son univers de manière abordable pour les lecteurs.

Il est dommage que l’auteur n’est pas approfondi ses personnages autant que son univers. Le nommé Djegou est une véritable girouette, passant de salaud égocentrique à allié dévoué en quelques pages. La pauvre Alyane n’est pas mieux lotie. Courageuse et brave elle n’en est pas moins trop lisse et un brin naïve.

Bordage applique ici un style de conteur. C’est à dire que le style est simple, sans relief et destiner à servir le récit. C’est efficace, à partir du moment où on se laisse emporter par l’histoire, mais empêche l’œuvre d’acquérir une véritable identité.

Au-delà de la thématique du bien et du mal, l’auteur développe une réflexion sur la corruption et la rébellion. Il est vrai que l’on peut se demander ce qui pousse les seigneurs du karma à placer l’humanité au centre de la création tant celle-ci est présentée sous un jour peu envieux.

Cette aventure de science-fiction reste divertissante mais il lui manque un réel développement des personnages pour atteindre le niveau des meilleurs récits de science-fiction.

Note : 7/10

Éditeur LEHA
Date de publication 20 septembre 2019
Langue Français
Longueur du livre 450
ISBN-13 979-1097270377

La guerre froide – Racontée à tous de Philippe Godard | 24 octobre 2019

L’Europe se relève à peine de la terrible Guerre de 39-45 quand commence la Guerre froide, conflit idéologique et politique sans précédent dans l’histoire du monde : les deux camps (d’un côté le bloc de l’Ouest autour des États-Unis, de l’autre le bloc de l’Est, autour de l’U.R.S.S) s’affronteront de 1947 jusqu’à la dislocation de l’Union Soviétique en 1991.

Chronique : Ce livre réalise une synthèse très complète du sujet pour les enfants et prend en compte les avancées récentes de la recherche notamment l’ouverture des archives de Staline.

Son étude de la Guerre Froide traite donc de la relation entre l’URSS et le monde occidental à la fin de des 2° Guerre Mondiale afin d’expliquer que c’est dans la Guerre que l’on trouve les racines de la GF. Ainsi, les conférences de Potsdam et de Yalta sont éclairées d’un jour nouveau. L’auteur insiste sur le rôle de l’URSS dans le déclenchement de la G.F. et s’oppose ainsi aux thèses  » révisionnistes » des années 70/80 qui proclamaient que les États-Unis avaient poussé l’URSS dans la GF. De même, l’auteur insiste beaucoup sur la dialectique soviétique (agressive / défensive) qui est, selon lui, au coeur de toutes les décisions prises pendant la GF de la part de l’URSS.
Du point de vue de la forme, le livre s’adapte très bien aux enfants même si certains petits détails peuvent être un peu complexes : Chaque chapitre peut se lire indépendamment. Un super livre qui nous fait voyager dans le passé.

Note : 9,5/10

Extrait :

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Journal d’un dégonflé – tome 14 Ca déménage ! de Jeff Kinney| 7 novembre 2019

Grâce à un héritage inattendu, les Heffley vont pouvoir faire de grands travaux dans leur maison. Mais dès le premier coup de marteau, les problèmes commencent. Bois pourri, moisissures, bestioles envahissantes et pire encore…
Manifestement, la demeure de Greg est en très mauvais état !

Achat du livre : https://amzn.to/2qcff08

Chronique : Pour les non-initiés, la série de Jeff Kinney raconte l’histoire du jeune Greg Heffley, un collégien maladroit, et de ses nombreuses mésaventures avec sa famille et ses amis. Les livres sont présentés du point de vue de Greg sous forme de journal intime. Ses différentes entrées racontent chaque histoire et sont accompagnées de dessins rudimentaires qui ajoutent à l’humour et à l’absurdité de l’histoire. Ce tome se concentre sur l’amélioration de l’habitat: après un héritage inattendu, les parents de Greg décident qu’ils souhaitent rénover leur maison, mais les choses ne se passent vraiment pas comme prévu et des incidents se produisent. Le béton est renversé, les rongeurs et les abeilles envahissent, le coulis devient grossier, la vaisselle et les murs sont détruits, et un bain à remous défonce… eh bien, je vous laisse lire vous-même.

À première vue, je n’étais pas certain de trouver que ce livre était bien plus qu’un livre loufoque pour enfants, une lecture rapide sans beaucoup de substance. Mais au fil de ma lecture, les personnages et l’histoire me charmaient. Greg lui-même, est maladroit et égocentrique, mais doux et perspicace – autant de traits avec lesquels j’ai (et probablement beaucoup de gens) identifié un collégien. Son imagination et son penchant pour avoir des ennuis me rappelaient un peu un autre garçon de dessin animé espiègle qui était populaire quand j’étais enfant pour ses aventures avec son tigre empaillé. Et maintenant que je suis adulte, je me suis retrouvé à éprouver de la sympathie pour plusieurs des situations thématiques que Greg et sa famille ont rencontrées dans cette histoire, telles que l’idée de laisser tomber des choses qui vous étaient chères jadis, s’agissant de la mort d’une famille. membre, ou même le stress d’un grand projet comme une rénovation domiciliaire.  et ce livre à beaucoup à offrir aux enfants. Jeff Kinney est un auteur qui connaît clairement son public et se lit très bien comme le flot de conscience d’un élève de cinquième année, passant d’une corvée de nettoyage de placards à une vente de garage avec des objectifs de vente irréalistes, puis aux fantasmes de la façon dont un enfant dépenserait l’argent de la succession, et finalement toutes les mésaventures survenues lors de la rénovation de la maison. Tout est très peu séquentiel, mais l’esprit d’un collégien l’est aussi. Les pensées de Greg présentées dans ce journal sont facilement reconnaissables par les lecteurs d’âge moyen, qui sont capables d’imaginer leur grand héroïsme (par exemple, imaginer sauver un ami d’un groupe aléatoire de chiens ou gagner le respect d’un groupe de travailleurs de la construction). mais ils sont également capables de percevoir des peurs irrationnelles (comme un grand monstre fait de coulis!). De plus ce livre est drôle! Les situations dans lesquelles Greg se trouve sont assez humoristiques par elles-mêmes, mais les illustrations renforcent l’hilarité de façon exponentielle, dans la mesure où les enfants (et les adultes) risquent de se mettre à rire aux éclats de dessins animés

Note : 9/10

Extrait : 

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  • Broché : 224 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (7 novembre 2019)
  • Collection : Journal d’un dégonflé
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1023512328

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Anatomik de Serge Brussolo | 13 novembre 2019

Kurt Angström est mort, cela ne l’empêche pas d’être employé comme espion par la redoutable firme ANATOMIK Biotech qui a découvert le moyen de transformer les fantômes en agents secrets invisibles capables de hacker les programmes informatiques les plus complexes ou de s’introduire dans les pensées des vivants pour leur dicter des idées de meurtre et de suicide

Achat du livre : https://amzn.to/358UuAZ

Itw de l’auteurhttps://culturevsnews.com/2019/11/12/linterview-de-serge-brussolo-pour-la-sortie-de-anatomik-le-13-11-2019/

Chronique : Voici le nouveau Serge Brussolo et ce livre se lisent d’une traite, malgré le fait que c’est de la Science Fiction, on se dirait dans un futur proche. C’est un livre intéressant car assez précis mais du coup très noir et pessimiste .
Le paradoxe de nos héros est l’absence de contact avec les entités dites fantôme alors que nous devrions avoir ces contacts depuis longtemps. Est-ce que l’explication est à chercher dans l’effondrement inévitable et très rapide de toute civilisation technologiquement avancée (maîtrise de l’atome)?

Le livre contient de la violence. Cependant, il n’est pas sentimentalisé par les normes d’aujourd’hui et les meurtres qui ont lieu sont plus d’un style menaçant avec un sinistre sous-entendu que le meurtre viscéral.

Le livre passe d’un style narratif à l’autre et bien qu’il puisse prêter à confusion, il ne l’est pas et fonctionne très bien.
Brussolo n’utilise pas une surabondance de mots dénués de sens. Il réussit à évoquer l’émotion et à la capacité de raconter une belle histoire en utilisant le minimum de mots, ce qui permet un style de narration rapide. Brussolo incorpore également un style d’humour noir de potence dans le livre, ce qui convient à la tonalité sombre de l’ensemble.

L’écriture est réellement créative et jamais ennuyeuse ; la construction tant du récit que de l’univers est sans faillesDe la science-fiction certes mais politique. Un livre à lire de toute urgence par les fans de science-fiction, et par ceux qui dénigre ce genre littéraire d’une originalité et d’une force rare.

Note : 9,5/10 

  • Broché : 448 pages
  • Editeur : Bragelonne (13 novembre 2019)
  • Collection : Science-Fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028103873

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Les Adultes de Caroline HULSE | 7 novembre 2019

Parfois Noël peut se révéler plus qu’une simple fête de famille.

Claire et Matt sont séparés, mais décident, pour le bien-être de leur fille Scarlett, de passer Noël ensemble. Après tout, c’est une fête de famille, et leurs nouveaux partenaires sont bien évidemment invités : Patrick, un homme en apparence tout à fait sensible et raisonnable, mais pour qui la vie est une compétition permanente, et Alex, drôle, intelligente et d’une patience totalement exaspérante.

Achat du livrehttps://amzn.to/2qc4ISE

Chronique : Il y a beaucoup de réflexion et de remise en question ici. Les choses dont nous nous interrogeons tous s’expriment dans les pages.

Bien sûr, ça ne prend pas longtemps pour que les choses commencent à se compliquer. Les membres de familles mixtes se rendront compte à quel point cela peut mal tourner. Les Adultes  mélange ses formats, des entrevues policières, des extraits de brochures entremêlées de récits réguliers. J’ai aimé le mélange, il fait avancer les choses à un rythme soutenu.

Vous devrez lire le livre pour savoir qui a été abattu et s’il/elle survit. L’écriture de ce livre est aiguisée comme un rasoir, surtout autour de l’amie  imaginaire de l’enfant qui ne la quitte jamais .

J’ai aimé l’éventail des styles d’écriture de l’auteur. Entre les récits des cinq (ou six si vous comptez le lapin), vous lirez aussi les interviews de la police ainsi que la majeure partie de la brochure du village. Il s’agit d’un livre de vacances qui ce lit avec grand plaisir.

Note : 9/10

 

  • Broché : 408 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (7 novembre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2265118311

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L’ange gardien de Jérôme Leroy

Résumé : On veut tuer Berthet. C’est une assez mauvaise idée. » Agent de l’Unité, une police parallèle devenue au fil du temps un véritable état dans l’État, Berthet est désormais une cible. Il sait trop de choses, depuis trop longtemps. Berthet ne veut pas mourir, il doit raconter son histoire à Martin Joubert, poète et auteur de polars. Il doit aussi continuer à veiller sur Kardiatou Diop, jeune, belle, noire et ministre.

Chronique : L’ange gardien, derrière ce titre quelque peu banal se cache un palpitant thriller politique dans lequel on retrouve encore une fois le terrifiant bloc patriotique qui sert d’arrière-plan politique à l’auteur.

Dans le but de se démarquer du tout-venant de la production policière assez conséquente l’auteur à opté pour une narration morcelée entre trois narrateurs différents apportant ainsi une trilogie de couleurs au récit comme les trois couleurs du drapeau national français.

La première partie du récit nous invite à suivre Berthet, incarnation occulte du monde de l’espionnage français, alors qu’il parcourt les rues de Lisbonne. Entre souvenirs de missions et réflexions sur la politique française et les services de renseignements, Berthet nous plonge dans un monde où la vie d’un homme ou d’une femme ne vaut rien au nom de la raison d’État. Une entrée en matière glacante. Mais Berthet est aussi un homme éperdu d’amour pour une étoile montante de la politique française, Kardiatou Diop, véritable fil rouge du roman, qui va l’entraîner dans son baroud d’honneur.

La deuxième partie met en scène un certain Martin Joubert, ancien prof, écrivain méconnu, vrai alcoolique dépressif. Le ton du livre change radicalement, de mémoire sanglante d’ancien barbouze on bascule dans la comédie dramatique où on ne peut s’ aimer sans se faire souffrir et où l’on meurt avec des morceaux de baguette chinoise dans le nez. L’auteur parvient à maintenir son récit en dehors des limites de l’absurde surtout que la réalité sordide dans laquelle évoluent les protagonistes les rattrape très vite.

Ces deux premières parties malgré leurs ton radicalement différents partagent un toc d’ écriture. Il s’agit de la répétition de deux phrases en ce qui concerne la première partie et de la répétition du nom de Martin Joubert à quasiment chaque phrase pour la deuxième. Cela donne un rythme acéré à l’œuvre rappelant le stataco d’une mitraillette, même si cela fonctionne surtout dans la première partie.

Enfin la troisième et dernière partie se veut plus poétique, plus romantique, avec là aussi la répétition d’une certaine phrase qui rythme le récit. On assiste à un nouveau changement de point de vue. Le nouveau narrateur nous servira de témoin impuissant de la tragédie finale dans laquelle chacun des protagonistes n’aura au final joué qu’un rôle parcellaire. Les véritables instigateurs restant caché dans l’ombre.

Trois récits. Trois voix distinctes. Trois styles uniques qui jouent chacun un morceau d’une partition qui se révèle tantôt sombre, tantôt mélancolique et tantôt féroce tout en restant harmonieuse. Un grand polar à savourer.

Note : 8/10

Editeur
Editions gallimard
Date de parution
février 2016
Collection
Folio policier

Clairefontaine, L’école des Bleus – Toujours plus haut – Fédération Française de Football de Fabrice Colin et Christine Chatal | 7 novembre 2019

En dehors de l’INF, Jordan est très souvent sur le banc des remplaçants quand il joue avec son club. Son entourage commence à douter qu’il devienne un jour footballeur professionnel. Le jeune gardien de but, blessé par ce manque de confiance, va tout donner pour leur prouver le contraire. Heureusement, il a un allié de taille à Clairefontaine : l’entraîneur des gardiens de l’Équipe de France !

Chronique : Avec ce tome Fabrice Colin arrive où peut d’auteur arrive, à parler de Football et d’une belle façon. Ce n’est pas une série exceptionnel mais elle peu donner envie à des enfants de s’approcher de la lecture et y placer des base. Les enfants vont vibrez au rythme des entrainements, des buts, des rebondissements, d’une histoire d’amitié et d’amour pour ce sport… la plume de Colin qui surprendra les jeunes lecteurs qui pensaient lire une histoire de foot, bien que c’est le sujet il creuse ici une belle histoire qu’il développe sur ses deux tomes.
Des romans surprenant qui explique en douceur et  permets une réflexion plutôt saine pour éviter parler d’un sport très médiatisé.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 180 pages
  • Tranche d’âges: 8.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (7 novembre 2019)
  • Collection : FFF
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092588281

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