Puzzles à gratter de Sophie ROHRBACH | 13 juin 2019

Dans ta pochette, tu trouveras 5 cartes-puzzles à gratter, sur le thème de la jungle mystérieuse ! Il te suffit de gratter l’encre des pièces pour faire apparaître les couleurs et constituer tes puzzles. Magique !

Chronique : Une pochette sous le signe de la jungle mystérieuse avec pas moins de 5 cartes qui donneront vie à autant de tableaux fantastiques.
A l’aide d’un stylet fourni, l’enfant doit gratter le modèle en suivant le dessin. Il faut donc enlever l’encre noire pour faire ainsi apparaître le dessin qui se cache dessous. On peut ainsi s’amuser à deviner les couleurs.
Mais l’enfant peut aussi choisir de faire preuve d’imagination et de créativité en s’appropriant les larges zones noires pour tenter d’inventer ses propres motifs et constituer ses puzzles.

Note : 9/10

 

  • Relié: 8 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Grund (13 juin 2019)
  • Collection : Mes créations
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2324024233

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Papy raconte n’importe quoi de Sylvaine Jaoui et Marianne Barcilon | 6 mars 2019

« « Papy ! Papy ! Il y a un monstre qui veut me manger ! » Tout seul dans son lit, Eliot appelle Papy à la rescousse. Grand méchant loup ? Vilaine sorcière ? Ogre sanguinaire ? Mais QUI est donc ce monstre terrifiant ? Papy a sa petite idée… »

Chronique : Les contes de fées sont, et ont toujours été, des histoires de peur effrayante de la vie et sont encombrés de personnages maléfiques qui font des choses horribles. Un album qui traite des terreurs nocturnes car il permet à l’enfant de se dépasser et de ne plus avoir peur du noir . Le trait de Marianne Barcilon  est doux. Le cauchemar est tourné au ridicule et ainsi balayé des pensées…  garce à l’écriture de Sylvaine Jaoui et du papy , l’enfant devient acteur de sa nuit . Un petit livre livre qui mérite d’être lu avant d’aller au lit ! Ce livre est une vrai découverte et trouve sa force.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Kaleidoscope (6 mars 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2877676161`

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Hulotte de Juliette Lagrange | 6 mars 2019

Hulotte est une grande timide. Et aujourd’hui, c’est l’exposé devant toute la classe. L’angoisse absolue ! Hulotte doit prendre son courage à deux mains.

Chronique : Très douce histoire aux illustrations très belles. Sur une mise en page sobre à l’extrême, au graphisme parfaitement maîtrisé pour laisser toute la place à l’émotion, cet album ressemble à un arrêt sur image.
Le texte est neutre, ni moralisateur. Il s’efface au profit de l’illustration forte, puissamment évocatrice. A chaque page, le travail graphique se joue du point de vue, alternant contraste, flou et images hors champ comme pour préserver l’intimité de cet échange.
Un album émouvant, mais aussi pudique.
Une lecture à partager blottis bien au chaud pour tenter de répondre aux nombreuses questions qu’elle suscitera.

Note : 9,5/10

Extrait :

2345

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Kaléidoscope (6 mars 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2877676153

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Louyestu ? de Geoffroy de Pennart | 17 avril 2019

Promenons-nous dans les bois Pendant que le loup n’y est pas Si le loup y était, il nous mangerait Mais comme il n’y est pas Il nous mangera pas… LOUYÉTU ?

Chronique : Une revisite réussie de la célèbre comptine où l’on croise les différents protagonistes des contes, tels le petit chaperon rouge ou encore les sept chevreaux et les petits cochons C’est un superbe livre qui permet aux enfants de prendre à rebours la comptine « Promenons-nous dans les bois » et mettre non seulement le loup (presque) à nu, mais aussi les peurs des jeunes lecteurs.
Nul besoin d’aller chercher au-delà, dans de la psychologie de pacotille l’histoire se suffit en elle-même, est séduisante et très agréable. De quoi passer un bon petit moment avec son ou ses enfants.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album: 26 pages
  • Editeur : Kaléidoscope (17 avril 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2877678628

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Le Club de l’Ours Polaire, 1: 1. Stella et les mondes gelés de Alex Bell | 13 juin 2019

Stella Flocus Pearl a toujours voulu accompagner sur les terres inconnues de ses voyages. Son rêve se réalise le jour de ses douze ans : partir en exploration avec le Club de l’Ours Polaire ! Aux côtés d’un chuchoteur de loups, d’un magicien snob et arrogant et d’un demi-elfe timide et maladroit, Stella se lance à la conquête des étendues polaires. Mais une catastrophe vient bouleverser l’expédition et d’inombrables dangers se dressent bientôt sur leur chemin.

Chronique : Stella Pearl est adoptée, elle vit avec son père Felix, et leur multitude de dinosaures pygmées, des licornes et un ours polaire. Stella veut être exploratrice, navigatrice pour être exacte, mais Le Club de l’Ours Polaire interdit aux femmes d’être exploratrices, mais Felix met son honneur et son rôle dans le club en jeu et Stella se retrouve bientôt dans ce club, avec son amie Beanie, et Shay. Le Club de l’Ours Polaire entreprend une mission pour trouver la partie la plus froide des glaces, mais ce n’est pas une mission en solo, et c’est ainsi qu’ils rencontrent Ethan, un garçon arrogant et égoïste qui déteste Stella, Beanie et Shay. Mais des circonstances inattendues impliquant des loups achetés à la hâte, un troupeau de mammouths laineux et un pont de glace brisé, trouvent ce jeune groupe d’explorateurs seuls dans les glaces, essayant de trouver un chemin vers la partie la plus froide en un seul morceau.

Le Club de l’Ours Polaire était le livre qu’il me fallait lire. Dès que j’ai commencé à lire, je n’ai pas arrêté, j’aime la relation que Stella et Felix ont. J’aime la façon dont Stella n’a pas peur de repousser les limites, et comment Felix ne la retient pas mais l’encourage. J’adore son aspect magique, qui ne voudrait pas d’une licorne, d’un dragon pygmée, d’un ours polaire (moins l’écrasement potentiel), ou même de mini pingouins dans un mini iglou. Même le côté le plus méchant des créatures magiques a un impact.

Le Club de l’Ours Polaire  est le livre parfait pour un enfant ou un adulte à la recherche d’aventure…ou un adulte. J’adore la facilité avec laquelle l’intrigue était facile à suivre, mais ça vous a donné envie d’en savoir plus. Au fur et à mesure que l’histoire progresse, certains secrets et passés sont révélés (un que j’ai deviné) mais voir ce qui vient de ces révélations compense pour les parties tristes.

Il y a de l’humour, du danger, du mystère et des moments vraiment réconfortants. Il y a une merveilleuse croissance des personnages, le style d’écriture est magnifique, et le monde qu’Alex Bell a créé est si unique et plein d’émerveillement .

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 336 pages
  • Tranche d’âges: 10 – 13 années
  • Editeur : Folio Junior (13 juin 2019)
  • Collection : Folio Junior
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2075080283

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T’es bonne bébé ! de Juliette KATZ et Alexia ALLET | 16 mai 2019

Un ouvrage sur l’amour de soi porté par la Youtubeuse Coucou les girls !

Juliette Katz, youtubeuse à succès de la chaîne Coucou les Girls, publie son premier livre, T’es bonne bébé !
Dans cet ouvrage intimiste et émouvant, elle aborde le sujet complexe qu’est l’amour de soi, à travers des notions telles que : le corps, l’audace, le regard des autres; la sexualité, la bienveillance, et bien sûr, l’impact d’Internet sur le regard que l’on porte sur soi.
C’est avec sincérité, naturel et sans tabou, qu’elle partage avec ses lectrices et lecteurs son expérience, ses doutes, ses questionnements, et ses conseils pour s’aimer tel que l’on est.

Chronique : L’influenceuse Juliette Katz, plus connue sous le pseudo Coucou les girls et star de la fiction Moi, grosse de France 2, qui ne manqua pas de provoquer une polémique à cause du costume de « grosse » portée par l’actrice, Juliette Katz, donc, nous propose un livre touchant qui aborde le sujet complexe qu’est l’amour de soi. L’amour de son corps, de sa sexualité, le poids du regard des autres, la nécessité de la bienveillance, la tolérance et l’acceptation, le tout très joliment illustré par la talentueuse Alexia Allet. Juliette Katz se dit se qu’elle a envie de nous faire partager. On ressent comme un journal intime qui nous est ouvert grâce aux témoignages qu’elle a rajouter.
Mélant illustration et écrit, ce livre nous accroche tant bien visuellement que thématiquement. Conseils, confessions, doutes et questionnements, l’auteur se livre sans tabou avec un texte qui sera certainement une révélation pour certain(e)s et une étape marquante vers le « mieux être ». Un magnifique ouvrage dans lequel Juliette Katz se livre mais donne aussi la parole à d’autres pour témoigner de leurs propres expériences quant à l’acceptation de soit. Un livre particulièrement touchant qui, par un jeu de question/réponse, nous permet d’une certaine manière de nous livrer et de témoigner à notre tour !

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Broché: 192 pages
  • Editeur : First (16 mai 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2412046026

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Apocalypse Transferts de Fabio m. Mitchelli | 20 juin 2019

Un jeu en ligne ultra violent et ultra réaliste…
Si réaliste que lorsque certains joueurs se déconnectent de la plate-forme, ils n’assurent pas leur retour à la réalité, et continuent de tuer…
Dans quel monde vivons-nous vraiment ? Sommes-nous les acteurs de nos vies ou n’en sommes-nous que les marionnettes ? Et dans ce cas, qui tire les fils de nos destinées ?
À l’heure des réseaux sociaux, de l’hyperconnexion, des drogues de synthèse, et de l’impression des armes à feu en 3D, l’adolescence est en passe de supplanter l’adulte et de prendre le contrôle…
Prix Dora Suarez du Polar 2013 et 2015

Chronique : Ce livre crée un tout nouveau genre Fabio m. Mitchelli a une imagination vive qu’il utilise pour créer une vision étonnante d’une humanité corrompue attaquée de l’intérieur et de l’extérieur. Apocalypse Transferts, et c’est un  » tissé  » à la manière d’Internet est merveilleusement imaginé. L’histoire, c’est de la dynamisation dès le départ. Le final est une course à couper le souffle d’une violence effroyable (réelle et imaginaire), de conspirations sauvages, de croix et de doubles croisements, et de paysages virtuels en évolution rapide. La plume est fluide avec un univers très complet d’une imagination naturelle, simple et extraordinaire. Un monde où l’apparence est au centre des normes sociales, implants, changements physiques,… tous plus ou moins délirants. Le monde virtuel est devenu le monde réel, et tout ceux qui ne sont pas raccordés sans à la marge du monde. Ce roman explore avec infiniment de cohérence nos dérives actuelles.Apocalypse Transferts  est très original, plein d’idées merveilleusement horribles et de personnages extraordinaires.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : French Pulp éditions (20 juin 2019)
  • Collection : Angoisse
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1025105801

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Blackwing, T2 : Le Cri du corbeau (12 juin 2019) de Ed McDonald

Quatre années se sont écoulées depuis que la Machine de Nall a repoussé les Rois des profondeurs à l’autre bout de la Désolation, mais alors qu’ils font pleuvoir le feu du ciel, des forces plus sombres encore conspirent contre la république. C’est dans ce contexte troublé qu’un nouveau pouvoir émerge : un fantôme dans la lumière, qu’on surnomme la Dame lumineuse, et qui se manifeste sous forme de visions. Le culte qui la vénère prend de plus en plus d’ampleur.

Chronique : Par où commencer avec celui-là ? Je ne savais pas à quoi m’attendre de ce tome 2. Souvent, dans les séries fantastiques, il y a un modèle global clair, une direction évidente qui permet au lecteur de deviner, au moins en partie, où l’auteur l’emmènera. Les choses étaient tellement emballées dans Blackwing T1 qu’il aurait presque pu s’agir d’un projet autonome, si bien qu’à part la guerre en cours entre les Deep Kings et les Nameless et la suggestion alléchante d’un fantôme’ dans la lumière, il n’y avait pas de route spécifique que je pouvais identifier. Cela pourrait fonctionner ou non pour vous, mais j’ai trouvé excitant d’avoir l’avenir grand ouvert, sachant que je serais confronté à tout ce qui vient avec Galharrow et son étrange équipage était plus que suffisant.

Quatre ans après le siège, les choses s’ouvrent dans un calme relatif. Je veux dire, Galharrow est presque tué dans les 5 premières minutes, mais sinon Valengrad semble être à peu près de retour ensemble et notre personnage principal aussi. Il a même son propre bureau et manoir. Pas tout à fait de la crème, bien sûr, mais il s’en sort bien. Ce début bien établi m’a ébranlé, mais dans le bon sens – je ne m’attendais pas à la distance, ni au rôle de Galharrow comme partie importante de l’appareil d’Etat. Rétrospectivement, c’était une période de calme ,le début régulier d’un livre qui a connu, page par page, une escalade de la menace sérieusement violente. Il y a beaucoup plus d’action sanglante dans cette offrande. Et, bien sûr, la Bright Lady à la lumière était un indice pour ce deuxième livre après tout, permettant à la religion zélée de se joindre aux machinations politiques et au péril grandissant des Deep Kings pour souligner l’intrigue.

Le récit dominant en était un de métamorphose et de voyage, et je ne veux pas dire qu’il s’agissait d’un simple mouvement d’un endroit à l’autre, même s’il y en avait un peu aussi – croyez-moi, si vous avez aimé les éclairs de la Misère dans le dernier livre, vous allez aimer celui-ci. Galharrow est changé, physiquement et mentalement, par ses expériences tout au long du roman et vous êtes avec lui à chaque instant. À première vue, il semble être un homme simple, et il semble s’imaginer de cette façon aussi, avec ses chagrins noyés dans l’alcool et sa dette toujours présente envers Crowfoot, mais alors qu’il est défié et que son caractère essentiel est exploré, sa nature apparemment incomparable entre en conflit avec une morale personnelle plus profonde et une obligation envers ceux qui l’entourent. McDonald le fait exceptionnellement bien, il y a un réel sentiment de renaissance pendant le temps de Galharrow dans la Misère, c’est spirituel et pratiquement psychédélique, une incroyable description de la folie dans un lieu, avec ses créatures mortelles et ses paysages fantomatiques, à la fois suprêmement réels et irréel.

Il n’y a aucun recours à la morale facile ou à des choix simples ici. C’est un monde dangereux, où les décisions doivent être celles qui vous maintiennent en vie. La nécessité prévaut. Et pourtant, comme dans le tome 1, Le Cri du corbeau évite d’être tout droit sinistre en laissant l’espoir et l’amour tenir leur place dans l’obscurité. C’est ce qui permet de ressentir la tragédie avec plus d’acuité, car l’attente brisée de jours meilleurs est un couteau dans le cœur.

C’est une fantaisie de première qualité, assurée et inventive dans la même mesure, avec le genre de rythme qui ressemble à une vague de tsunamis – un maelström imparable qui s’élève à des hauteurs impossibles à arrêter avant de s’écraser dans une fureur de destruction. Je n’ai aucun doute que ce sera l’une de mes meilleures lectures de l’année.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 432 pages
  • Editeur : Bragelonne (12 juin 2019)
  • Collection : Fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1028107321

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La Marque du corbeau: Blackwing, T1 (12 juin 2019) de Ed Mcdonald

Sous son ciel brisé et hurlant, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois profonds. De l’autre côté de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées observent encore – et attendent leur heure…

Chronique : McDonald commence cette histoire en plaçant le lecteur dans l’action du capitaine Galharrow et de son équipage de mercenaires Blackwing lors de leur dernière mission. La Misère est un désert post-apocalyptique et mouvant sous un ciel meurtri et meurtri par les lamentations. Cette vaste étendue de terre est imprévisible, effrayante et pleine de créatures mutantes d’un grotesque indicible grotesque. Seuls les plus courageux osent s’aventurer dans ces régions, naviguant sous la direction des trois lunes.

Le capitaine Galharrow est un vétéran militaire aguerri qui n’a pas l’habitude de s’excuser et dont les actions et l’expérience inspirent la loyauté de son équipe, et le livre est présenté à la première personne. Il a eu un passé chaotique et ensanglanté et quand il n’agit pas comme une sorte de chasseur de primes, il passe son temps à boire inconscient et il parle parfois à un être extrêmement puissant qui se présente sous la forme d’un corbeau. La camaraderie et le badinage entre Galharrow et son équipage sont excellents avec des personnages tout aussi colorés. Mes préférés étaient Tnota, le navigateur et ranger obsédé par le sexe et Nenn, un soldat immodéré et mortel qui manque de nez. Pendant les scènes plus calmes, lorsque le capitaine Galharrow ne décrit pas les événements actuels, la profondeur est créée pour le monde et son personnage lorsqu’il réfléchit et réfléchit sur les relations, les histoires et les événements du présent. L’édifice du monde est l’un des meilleurs que j’ai vu présenté à la première personne et, dans mon esprit, il est à égalité avec les œuvres similaires de Mark Lawrence. C’était formidable de suivre le point de vue de Galharrow, qu’il se batte, qu’il se soûle ou qu’il soit dans une sorte d’agitation politique – tant de choses lui arrivent dans ce récit.

Blackwing nous place au milieu de l’action et McDonald a créé un grand nombre de noms, de lieux et de terminologie mondiale inconnus qui sont présents depuis le début. J’ai dû prendre des notes pour les premiers chapitres, mais après cela, tout semblait bien se dérouler. Au début, des expressions confuses telles que « spinners », « drudge » ou « skweams » sont rapidement devenues identifiables quant à leur place dans le vocabulaire du monde. Elles étaient compréhensibles en raison du contexte dans lequel elles ont été présentées. Le monde créé combine les éléments post-apocalyptiques évoqués plus haut avec des histoires de fantaisie modernes typiques de villes, de factions et de combats. Le monde entier n’est pas la Misère, ce n’est qu’une proportion, bien qu’énorme, qui est le résultat de la dernière guerre et des batailles entre les Rois sans nom et les Rois Profonds. Le tableau d’ensemble des événements de ce monde est orchestré par ces êtres incroyablement puissants et malveillants. Certains personnages ont aussi un potentiel de destruction magique destructeur qui peut détruire des armées entières. Sans trop entrer dans les détails, les magies créées dans cette histoire étaient admirables, originales et scientifiques.

C’est une histoire assez sombre, pleine de morts macabres et macabres, avec une bonne dose d’adrénaline, mais pas une quantité écrasante d’adrénaline qui fait monter la pression. Certaines sections sont cependant très intenses et ce livre est très imprévisible. Il comporte des rebondissements, des trahisons, des disputes politiques et la moitié du temps où je pensais avoir analysé la direction que prenait l’histoire, Blackwing est un magnifique premier album qui est brillamment écrit. Il  présente superbement un monde fantastique complètement original, complexe et épique avec des personnages incroyables et crédibles.  Le tome 2 est aussi disponible si vous souhaiter continuer l’aventure.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 480 pages
  • Editeur : Bragelonne (12 juin 2019)
  • Collection : Fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1028109202

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Dans l’antre du monstre de Karen Rose | 19 juin 2019

À vingt-trois ans, Taylor Dawson débarque à Baltimore pour réaliser son rêve : travailler en tant qu’équithérapeuthe au centre Healing Hearts et aider les enfants victimes de traumatismes. Mais Taylor est aussi en quête de sa propre histoire. Son père, le détective Clay Maynard, qu’elle n’a jamais revu depuis qu’elle était tout bébé, travaille également à Healing Hearts.
Lorsque Taylor est amenée à s’occuper de deux fillettes dont la mère a été brutalement assassinée, elle découvre Clay sous un autre jour et fait la connaissance de Ford Elkhart, dont le regard la hante.
Mais au moment où Taylor se sent enfin prête à recommencer sa vie, une terrible menace surgit de l’ombre, lui révélant le vrai visage du mal.

Chronique :Jazzie a 11 ans. En rentrant de l’école, elle retrouve sa mère morte sur le sol… et son tueur en train de fouiller dans le placard. Jazzie fait la seule chose qu’elle peut… elle se cache derrière une grande chaise et retient son souffle.

Quelques semaines plus tard, Jazzie fait partie d’un organisme qui offre des services de thérapie équestre aux enfants victimes de crimes graves. Elle n’a pas dit un seul mot depuis qu’elle a trouvé le corps de sa mère… et elle n’a jamais dit ce qu’elle sait.

Taylor Dawson est stagiaire  dans le cadre de sa carrière de psychologue. Et pendant que Taylor fait un petit lien avec Jazzie, Taylor a ses propres secrets. Elle a posé des questions sur un homme qui travaille aussi pour l’organisation. Elle revient tout juste de Californie, alors pourquoi s’enquérir d’un homme qui habite dans le Maryland ?

J’ai toujours aimé les histoires à suspense romantique de cet auteur. Celui-ci est un suspense à 95% et le reste est romantique. L’auteure a écrit un livre rempli des personnages de certains de ses livres précédents. Bien qu’il fasse partie d’une série, il sert donc très bien en tant qu’élément à part entière.

Le lecteur apprend très tôt qui est le tueur et à quel point il est monstrueux. Il décide que Jazzie doit être réduite au silence avant qu’elle ne dise ce qu’elle sait, ainsi que son thérapeute, Taylor. Le livre est plein de suspense, excitant et plein de personnages qui ont choisi de devenir une famille. Tous ont enduré et surmonté des tragédies personnelles pour en ressortir relativement normaux de l’autre côté.

De plus, les lecteurs doivent savoir d’emblée que l’identité du tueur est révélée immédiatement. Souvent, cette tactique ne fait qu’augmenter le suspense, car j’ai l’habitude de m’asseoir sur des épingles et des aiguilles en espérant pouvoir avertir les bons, mais dans ce cas, le suspense a été quelque peu atténué. Il y a cependant des situations tendues qui aident à compenser l’absence d’une accumulation de suspense.

Pourtant, l’histoire est très captivante et suscite la réflexion. Cet article semble mettre davantage l’accent sur les liens familiaux ainsi que sur l’établissement et le développement de relations qui peuvent avoir semblé être une cause perdue, que sur les éléments criminels. Cependant, l’accent mis sur la famille a donné à l’histoire une dimension émotionnelle qui n’est pas si courante dans les romans d’amour à suspense. La fin est satisfaisante, et j’ai aimé la façon dont l’avenir se présente pour Taylor.

Note : 9/10

 

  • Broché: 496 pages
  • Editeur : HarperCollins (19 juin 2019)
  • Collection : HarperCollins
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1033903765

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