Brelan de cadavres de Claude MICHELET | 17 octobre 2019

Voici le premier roman, inédit à ce jour, de Claude Michelet. Et c’est un polar ! Comme le dit Yves Viollier dans sa préface :  » L’écriture est à l’os. Pas de gras. Rien ne manque. Les lieux, les personnages, tout est déjà en place. On pense au docteur Watson et son acolyte Sherlock Holmes.  » Le jeune écrivain de vingt-cinq ans s’était essayé à ce genre, mais le manuscrit du roman n’avait jamais été envoyé à un éditeur et restait un souvenir de jeunesse

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Chronique : En lisant ce livre, j’avais l’impression de m’accrocher au bout de mes doigts au bord de la raison, et le monde qui tourne pouvait à tout moment me secouer et me projeter. Tout ce que je sentais, c’était l’approche, le rapprochement et la peur – une peur qui s’accrochait, qui murmurait, tenace comme des toiles d’araignée. Mon cœur en était déchaîné, et avec angoisse aussi, et chaque nouvelle page grattait un endroit déjà cru. Je sentais que l’urgence de l’histoire m’attirait de plus en plus profondément à l’intérieur et il n’y avait que de l’horreur quand chaque nouvelle vérité devenait claire pour moi. Je souhaitais sincèrement pouvoir transformer chaque nouvelle révélation en une image différente et réfuter mes sombres soupçons.

Claude MICHELET vous confronte à l’horrible vérité que les monstres que nous concevons dans notre imagination ne sont pas aussi effrayants que les actes monstrueux perpétrés par des êtres humains ordinaires. Que lorsqu’il n’y a même pas une once d’humanité à saisir, sans parler d’un fil à tenir et à suivre dans l’obscurité, vous n’êtes qu’à pincer des cordes de conscience qui ne produisent aucun son. Une belle découverte.

Note : 9/10

 

  • Broché : 192 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (17 octobre 2019)
  • Collection : Trésors de France
  • Langue : Français

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Le Temple des derniers jours de Adam Nevill – 16 octobre 2019

Quand Kyle Freeman, réalisateur indépendant, est chargé de réaliser un documentaire sur une secte oubliée, il y voit un moyen de rembourser ses dettes. Le Temple des Derniers Jours, basé dans le désert d’Arizona et dirigé par un gourou à la réputation sulfureuse, a connu une fin sanglante.

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Chronique : Le Temple des derniers jours d’Adam Nevill est facilement l’un des meilleurs romans d’horreur des temps modernes que j’ai lus cette année. Cette histoire vous engloutira, dévorera vos sentiments de sécurité et de réconfort pendant que vous êtes assis à lire et vous crachera nonchalamment avec un sourire malicieux, vous laissant mendier pour plus.

Kyle Freeman est un cinéaste indépendant, ses films incluent une croix astucieuse dans une autre de ses histoires The Ritual, Kyle est en proie à des difficultés financières lorsqu’une offre d’emploi atterrit sur sa table de façon plutôt nette. L’homme d’affaires fortuné Max Solomon l’approche pour faire un documentaire sur Soeur Katherine et son culte, le Temple des Derniers Jours. Le culte a connu une fin tristement célèbre et sanglante dans le désert de l’Arizona. Kyle, avec Dan le cameraman ont un itinéraire strictement prédéterminé d’entretiens avec d’anciens membres de la secte et organisé la visite des Temples des derniers jours.

Le film devait mettre l’accent sur l’aspect paranormal du culte dicté par le patron et toute la composition des Derniers Jours était extrêmement sinistre et fascinante. Votre Culte moyen a généralement un leader charismatique, et  Katherine est certainement celle qui convient le mieux. Elle dirigeait les choses par l’intermédiaire de sept intermédiaires, très manipulateurs, elle vivait dans le confort alors que tous les autres vivaient dans la misère. Utiliser le favoritisme et l’attachement pour garder tout le monde en ligne, même de loin, en choisissant quelles relations pourraient prospérer, tout cela pour une raison bien sûr.

Les deux cinéastes ont 3 sites à visiter, 3 personnes à interviewer, le premier est Clarendon Road, Londres et la naissance du culte. Tout le processus et la mise en place du film semblait réel et a certainement intensifié l’élément paranormal, le premier site a acheté la terreur non seulement à Kyle et Dan, mais bon sang, vous pouvez tout sentir, vos courses de pouls, c’est bien décrit. Cependant, cela n’est rien comparé à la ferme en France, où les pièges encore dans l’herbe longue empêchaient les membres du culte de s’enfuir et où les apparitions corporelles se fondaient dans les murs. Le lit du chef du culte encore en place et quelque chose d’autre, pas une âme n’a été ici depuis que le culte a disparu il y a toutes ces années et ce qu’ils ont acheté dans ce monde, les « vieux amis ».
Absolument effrayant.

Les personnages sont à la fois crédibles et bien étoffés, pas tant en profondeur que pour être honnête, je n’ai pas vraiment senti que c’était nécessaire. L’histoire est sensationnelle, l’horreur dans sa forme la plus terrifiante, nous sautons à travers des boucles répétées d’incidents troublants, des entrevues à l’exploration du site et à la peur écrasante qu’il y ait quelque chose. Quelque chose d’impensable qui se répand lentement dans la vie des cinéastes jusqu’à ce qu’il n’y ait pratiquement plus d’échappatoire.

Le rythme est impeccable, même la légère accalmie dans les procédures alors que nous explorons l’histoire de l’aspect paranormal, les  » vieux amis « , était absolument fascinante. L’intrigue et la tension s’intensifient presque immédiatement dès le premier entretien, l’histoire du culte vient à la fois des anciens membres et de la courtoisie de la recherche déjà effectuée alors que la mort commence à suivre les procédures, et quelque chose semble s’être éveillé. Je peux honnêtement dire que je me suis accroché à chaque mot et que je vais certainement le relire à l’avenir.

Note : 9/10

 

  • Poche : 576 pages
  • Editeur : Bragelonne (16 octobre 2019)
  • Collection : L’Ombre
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028105747

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Un temps pour tout de Christian Demilly et Laurent Moreau | 10 octobre 2019

Quelques mots simples pour décrire les moments qui font une vie ; des images tendres et poétiques pour nous en raconter l’histoire.

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Chronique : Les dessins sont d’une douceur exquise, et en même temps tellement vrais, la situation de ce couple qui nous offre ce moment de vie qui présente en accélérer ce qu’on plonge au quotidien de notre vie de chaque jour. Sujet à aborder pour parler de la vie et du temps qui passe.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album : 40 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (10 octobre 2019)
  • Collection : Album jeunesse
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1023512090

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Mon petit théâtre des émotions de Stéphanie COUTURIER et Maureen POIGNONEC | 17 octobre 2019

C’est le grand spectacle des émotions ! Voici un joli coffret conçu par Stéphanie Couturier, sophrologue pour aider les petits à mettre des mots sur leurs émotions. Il contient : un livre avec des scénarios à jouer, un grand théâtre en relief avec 4 décors interchangeables, 12 marionnettes émotions et des cartes pour improviser des scènes ! L’enfant devient ainsi acteur de ses émotions et apprend à les identifier et à les gérer.

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Chronique : Stéphanie COUTURIER et Maureen POIGNONEC qui on fait dans ce petit Théâtre une petite poésie dont on ne sort pas indemne . Ce théâtre est tout à fait aventureux, ludique, profondément intéressant pour l’enfant. Les auteurs ont trouver un moyen d’expliquer et de toucher les enfants qui luttent pour comprendre les émotions et tout ce qui peut arriver. Tout est prudemment optimiste tout en évitant tout élément télécommandé mais sait toucher avec de sublime dessin; ce coffret est incroyable en termes de stimulation.

Note : 10/10

  • Coffret produits : 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Grund (17 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2324024748

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La Mort de Mrs Westaway de Ruth WARE| 3 octobre 2019

Chaque famille a ses secrets. Certains méritent un meurtre. Lorsque Harriet Westaway reçoit un courrier lui annonçant un héritage conséquent provenant de sa grand-mère, cela semble être la réponse inespérée à tous ses problèmes.

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Chronique : Vive la reine Ruth Ware ! Ce n’est un secret pour personne que les auteures se sont emparées de la scène du thriller psychologique au cours de la dernière décennie , mais il y en a quelques-unes qui semblent venir au premier plan lorsque nous planifions ce que nous voulons lire pendant ce moi d’octobre bien pluvieux. Mme Ware a été un nom très convoité au cours des dernières années et pour de bonnes raisons ; que vous ayez lu ses livres dès le début ou que vous soyez en train de sauter le pas, vous remarquerez qu’elle écrit un roman captivant avec des personnages mémorables et une atmosphère à couper le souffle. Alors que tous ses romans seraient clairement rangés sous le thriller psychologique, celui-ci brillait plus brillamment que les autres, du moins à mon avis, en raison de son départ dans le territoire du suspense gothique.

La Mort de Mrs Westaway est l’exemple parfait d’un tel conte, et le décor oppressant qui fait monter en flèche le sentiment de désarroi chez le lecteur dès la toute première page. J’ai presque senti que ce livre dégageait des vibrations sérieuses d’Agatha Christie, mais avec un flair moderne. La partie mystérieuse et lente du roman était fantastique ; il ne s’agit pas tant du « qui » que du « pourquoi » et du « comment » dans ce cas. Le dénouement de ce qui se passait vraiment avait un côté très traditionaliste, et j’ai entièrement accepté les légers changements dans l’histoire qui nous ont amenés à un point culminant à la fois intense et captivant.

Vous aimez jouer au détective, peut-être trouver des indices tout au long de votre parcours de lecture ? Alors vous adorerez certainement la mort de Mrs Westaway. Le diable est dans les détails, et cette phrase ne pourrait pas sonner plus vrai que dans cette histoire en particulier. J’ai eu un tel plaisir à essayer de résoudre le mystère dans toutes ses parties et je ne pouvais pas le poser en raison de la nature compulsive de l’histoire. Sombre, troublante et pleine de rebondissements inattendus, Mrs Ware est fortement recommandé !

Note : 9/10

 

  • Broché : 432 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (3 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2265118486

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Steve Cavanagh, Treize


Eddie Flynn doit défendre un célèbre acteur accusé du meurtre de sa femme. Mais ce qui ressemble à un crime passionnel pourrait bien être l’énième meurtre d’un des tueurs en série les plus intelligents qui aient jamais existé.
Le tueur se cache parmi les jurés
Rachel et Bobby Solomon étaient le couple le plus glamour d’Hollywood. Ils avaient le monde à leurs pieds. Mais Rachel est morte, l’arrière du crâne fracassé, et Robert se tient aujourd’hui dans le box des accusés.
C’est le procès médiatique du siècle et la défense exige qu’Eddie Flynn se charge du dossier. Tout indique de Robert est coupable et pourtant. Dès le début du procès, une série d’événements inquiétants fait germer le doute dans l’esprit de l’ancien escroc reconverti au barreau.
Et si Robert Solomon n’était pas le seul acteur de ce procès ? Le tueur peut-il assister à l’audience ? Pire, se peut-il qu’il fasse partie du jury ?

Tout bon blockbuster se doit d’offrir à ses lecteurs un spectacle haut en couleur, une intrigue pleine de rebondissements et des personnages crédibles. Le moins que l’on puisse dire c’est que Steve Cavanagh maîtrise les différents ingrédients qui font un page-turner.

Dans ce troisième volume des aventures d’Eddy Flynn, l’auteur peaufine son sens du rythme. Chaque chapitre alterne avec le point de vue des deux personnages principaux, telle la pièce avec laquelle le meurtrier joue avec la vie de ses victimes. Deux esprits antagonistes qui vont se livrer un duel à mort. Cette alternance pourrait faire craindre le pire puisque l’auteur prend le risque de divulguer l’identité du meurtrier mais il n’en ait rien tant l’auteur maîtrise son intrigue à la perfection et les fameux twist qui, en fin d’ouvrage se multiplient sans que le récit ne perde sa cohérence.

L’intrigue se situe à mi-chemin entre le thriller de sérail-killer et le polar juridique. L’équilibre entre les deux est maintenu par une narration constamment sur le fil du rasoir.

Le personnage d’Eddy Flynn est un savant mélange entre Jack Reacher de Lee Child et Mickey Haller, personnage d’un autre grand nom du polar Michael Connelly. Avoir fait de lui un outsider épris de justice, que pas grand monde ne prend au sérieux, permet de s’identifier facilement à lui. On navigue à vue avec lui parmi les requins qui rôdent dans les couloirs des tribunaux.

Le rythme nerveux imposé par la narration empêche cependant qu’une véritable atmosphère se dégage du récit. À aucun moment on a l’impression d’être dans un tribunal à New York mais cela reste un défaut mineur tant on est happé par l’intrigue.

Note : 9 /10

Éditeur Bragelonne
Date de publication 17 octobre 2018
Langue Français
Longueur du livre 432
ISBN-13 979-1028104559

Qui suis-je ? Le déguisement dans l’art de Christiane Lavaquerie-klein et Laurence Paix-rusterholtz | 3 octobre 2019

Chaque enfant connaît la joie de se déguiser. Il y a dans le travestissement une magie qui dépasse le seul jeu enfantin et qui, de tout temps et en tout lieu, a séduit les hommes. Ainsi, s’est dessiné dans l’art à travers les âges, une culture du déguisement.

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Chronique : La couverture suscite de nombreuses questions à elle seule.
Son avantage ? Plutôt que d’aborder les œuvres au travers d’époques précises, de courants artistiques ou encore grâce à son sujet, le dégusement , le livre essaie de montrer l’art dans la pluralité, sa diversité et son unité. A chaque question, un florilège d’œuvres d’art nous sont présentées et commentées par les auteurs. Les œuvres peuvent être très différentes dans les sujets, les époques, les origines et même si ce sont majoritairement des peintures, des sculptures, des enluminures ou encore des vidéos viennent s’y confronter. le texte nous fait découvrir l’œuvre d’un point de vue différent, de quoi ouvrir son esprit à un autre regard.
Si on aime davantage les images que les textes, la simple comparaison graphique apporte un éclaircissement personnel à la question posée. Chaque œuvre est choisie avec minutie et nous permet de découvrir des formes d’art qui nous sont peut-être inconnues.
En résumé, j’ai beaucoup aimé ce livre qui est parfait pour ceux qui s’intéresse un tant soit peu à l’art.

Note : 9/10

Extrait :

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  • Album : 72 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (3 octobre 2019)
  • Collection : Documentaire
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1023512564

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Un jour… de Guillaume Gueraud et Sebastien Mourrain | 3 octobre 2019

Un jour, mon père ne pourra plus me priver de dessert, même quand je ferai des bêtises. Parce que les desserts, c’est moi qui les cuisinerai, vu que je serai pâtissier trois étoiles

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Chronique : Ici les mots et l’image fonctionnent si bien ensemble et on aime particulièrement la phrase : Je me fiche d’être puni qui évoque entre l’enfant et les parents que grandir avance plus vite que l’on pense et ceci aussi grâce aux illustrations , ce qui n’est pas explicite dans le texte. Le livre lui-même est un regard libérateur sur la relation entre un enfant et lui même dans laquelle les idéologies sont remises en question.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album : 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (3 octobre 2019)
  • Collection : Albums
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2732490636

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Les ombres de Nasla de Cecile Roumiguiere et Simone Rea | 3 octobre 2019

Nasla ne dort pas. Couchée dans son lit, elle regarde un œil. Un tout petit œil, au-dessus de l’armoire. Un œil ouvert qui fait un trou jaune dans la nuit noire. Un œil qui la regarde.

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Chronique : Condensé de cette œuvre de génie : Traité avec justesse, l’ouvrage est d’une qualité littéraire remarquable.Cecile Roumiguiere et Simone Rea nous livre ici un condensé d’émotion et de tendresse qui raconte une histoire simple, banale, qui pourrait concerner n’importe lequel d’entre nous, ce qui fait qu’on s’y identifie facilement. Des moments beaux et touchants .Un très beau moment de lecture.

Note : 9,5/10

Extrait :

23

 

  • Album : 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (3 octobre 2019)
  • Collection : Album jeunesse
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1023511055

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Robert Pobi Les Innocents

Son corps est une cartographie de la violence, son âme, une nébuleuse fort sombre. L’inspectrice Alexandra Hemingway n’hésite pas à prendre tous les risques. Habituée aux noirceurs les plus effroyables de l’âme humaine, elle pensait avoir tout vu. Chargée d’enquêter sur le meurtre d’un enfant retrouvé dans l’East River les pieds sectionnés, elle découvre qu’elle n’a pas connu le pire…

Parfois on passe à côté d’un auteur, d’un ouvrage sans que l’on puisse vraiment se l’expliquer. C’est ce qui m’est arrivé avec Robert Pobi, déçu par la lecture de son premier livre, l’invisible, j’avais écarté son second opus. Une erreur que j’ai depuis corrigée.

Car force est de constater que ce second ouvrage est addictif, impossible de le lâcher une fois commencé. L’enquête est mené tambour battant, les chapitres courts imposent un rythme effréné. Pobi maîtrise la recette d’un page-turner imparable et s’amuse des codes des thrillers contemporains. En effet quelle ne fut pas ma frayeur lorsque j’ai cru que Pobi avait cédé à cette pratique, bien trop répandue, de consacrer des chapitres entiers aux tueurs, évacuant ainsi tout suspens mais remplissant l’ouvrage de pages dispensables. Or après quelques pages je fus rassuré, Pobi s’était juste assuré de faire un clin d’œil à ses collègues de plume, créant ainsi le premier twist, et le plus réussi, de son récit.

Cela dit aussi astucieux soit-il son livre n’est pas exempt de défauts.

Tout d’abord on peut louer les efforts pour donner de la profondeur au personnage d’Alexandra Hemingway mais cela reste trop superficiel pour être vraiment concluant. L’enquétrice hargneuse et déterminée a du mal à s’extirper du cliché du personnage féminin badass et à acquérir une vraie profondeur.

Ensuite il est regrettable que malgré son rythme soutenu, l’auteur ne parvienne pas à instauré un véritable climax final. La faute à une fin précipité et un assassin manquant de charisme.

Malgré ces petits écueils les innocents rempli parfaitement son rôle de thriller distrayant. À voir maintenant si l’auteur sera capable de confirmer son talent dans un futur ouvrage.

Note : 7/10

Éditeur Points
Date de publication 3 novembre 2016
Langue Français
Longueur du livre 480
ISBN-10 2757841963