» On vous a alertés sur la valeur inestimable de l’eau, vous n’avez pas voulu voir. Alors on vous a assoiffés, et vous vous êtes entretués. Va-t-il falloir que l’on entasse six mille cadavres d’enfants devant vos portes pour que vous réagissiez enfin ? »
Chronique : Faisant suite aux roman Islanova, ce nouveau roman du tandem camut /hug se veut plus comme un récit parallèle qu’une véritable suite. Mais le lecteur qui n’aura pas lu le premier tome pourra se sentir perdue tant les auteurs s’amusent à créer des passerelles entre les deux romans. Il devient ainsi plus difficile d’apprécier celui ci dans son ensemble tant les deux récits se font échos au risque de créer une certaine frustration chez le lecteur qui, comme moi n’aura pas lu Islanova.
Le récit se découpe en deux temporalités. D’un côté on assiste au long glissement d’un idéaliste, Morgan Scali, vers le terrorisme. Ces chapitres auraient mérité d’être approfondie car malgré un début intéressant la déchéance de Scali nous est conté de manière trop superficielle et détaché pour que l’on puisse vraiment suivre les méandres de la pensée du terroriste. Et ce d’autant plus qu’alors qu’il nous est présenté comme une figure de proue du récit, il en est brusquement écarté au profit de personnages moins intéressants.
De l’autre on suit Julian Stark dans son enquête pour mettre fin aux agissements de Scali et son armée d’éco-terroriste, des chapitres plus rythmé avec un personnage perclus de regrets, de remords et de doute auquel il est plus facile de s’identifier.
Ces deux lignes temporelles offrent la vision de deux êtres qui se haïssent mais pourtant se ressemblent dans leur volonté d’agir pour un monde meilleur.
Cependant les portraits croisés de ces deux personnages principaux ne peut faire oublié le manque d’épaisseur des personnages secondaires ainsi que certains passages du livre vite expédié selon moi, notamment celui consacré à islanova.
En résumé Et le mal viendra tente de nous livré un double récit sur les affres d’un idéaliste devenu meurtrier et sur la traque de ce même terroriste par un flic à fleur de peau mais échoue à véritablement nous dresser le portrait de l’un de ses personnages principaux.
A l’occasion des 60 ans du personnage phare de Goscinny et Sempé, les Éditions Animées lancent le premier Cahier de Dessin Animé Le Petit Nicolas.
Comment ça marche ? 1. Je colorie 2. Je prends en photo 3. Magique ! Ça s’anime !
16 dessins originaux de Sempé à colorier et à animer avec l’application BlinkBook 2 dessin animés complets à créer autour de deux histoires du Petit Nicolas : Le Bouillon et Le Football.
Le texte intégral des histoires de Goscinny reproduit dans le livre
Chronique : Si vous ou votre enfant en avez marre des coloriages, pourquoi ne pas se tourner vers le « cahier de dessin animé », une collection de livres publiée par les Éditions Animées, fondées en 2015 par Claire Faÿ . Ici le titre consacré au célèbre écolier : Le petit Nicolas, et l’expérience est réussie.
Le livre se présente dans un format à l’italienne afin de faciliter la procédure nécessaire à l’animation des dessins qui est très bien pensé pour le coloriage. Sur la page face au dessin, Le texte intégral de Goscinny.
Vient le moment que tout le monde attend, qui fait que l’on trépigne sur place : le moment de créer son dessin animé ! Il suffit pour cela de télécharger l’application gratuite BlinkBook, disponible pour iOS et Android. La configuration de l’application ne demande que quelques secondes, puisqu’elle implique simplement que l’utilisateur entre son nom, pour le générique du dessin animé, une fois celui-ci réalisé.
La page d’accueil de l’application présente les différents ouvrages de la série des cahiers de dessin animé : il suffit de choisir le titre adéquat, puis le dessin correspondant à celui que l’on souhaite animer. L’appareil photo du smartphone ou de la tablette s’active, et l’utilisateur est invité à aligner les marques noires de l’écran avec celle du cahier.
Une fois la photo prise, une vidéo s’active, présentant le personnage en action, ici Le Bouillon et Nicolas, avec une voix off raconte le texte tel un dessin animé . La magie opère, sans difficulté technique : le dessin colorié s’affiche correctement, pour peu que la photo ait été bien prise.
Après la vidéo, on se rend bien compte que la technologie derrière l’animation est assez simple : la photographie est simplement plaquée sur la silhouette des personnages. Ce qui fait que l’on peut utiliser à peu près n’importe quelle photo pour autres illustrations.
Le cahier Le Petit Nicolas propose 16 dessins originaux de Sempé, ainsi que le décor, pour un total de 2 grosse histoire: ce n’est pas forcément énorme, surtout que les vidéos durent peu de temps, mais l’aspect bien pensé est que chaque petit film comporte une petite scène que à chaque fois que l’on colorie on y ajoute du dessin ce qui incite donc à rejouer le film avec ces nouveaux éléments coloriés. Autant dire que colorier les personnages et le décor devrait bien occuper les petits et les grands.
Chaque scène pourra être photographiée à nouveau, avec de nouvelles couleurs si l’on a pensé à photocopier chaque dessin auparavant, ce qui est plutôt sympa pour les acheteurs.
Même si nous avons rencontré quelques difficultés pour le faire, chaque vidéo peut être téléchargée ou partagée directement sur les réseaux sociaux. Tous les dessins sont signés par Sempé et restent assez simples pour faciliter leur usage au sein de l’appli. Pour conclure, l’expérience est simple, sympathique et devra faire passer du temps au coloriage pour grand et petit.
Lancée en septembre 2015 sur les chaînes Disney Channel et Disney Junior, la série américaine P.J. Masks s’est fait une place dans les Zouzous de France 5 dès décembre dernier sous le titre français de Pyjamasques. Réalisée en 3D par Christian de Vita (Gus) et Wilson Dos Santos (Les Lapins crétins), elle compte pour l’instant trois saison où les épisodes dur 13 minutes. A noter : l’originalité des décors urbains, avec des architectures complètement fantaisistes, un peu comme si les bâtiments étaient dessinés par des enfants. Seul dessin animé mettant en scène des super-héros d’âge pré-scolaire (4-7 ans), Pyjamasques défend, derrière son coté rigolo, des valeurs qui plaisent aussi aux parents : solidarité, esprit d’équipe, amitié…
Ca parle de quoi ?
De trois mini justiciers de 6 ans qui, après avoir enfilé leur pyjama, se transforment en super-héros et bénéficient, via divers gadgets, de pouvoirs extraordinaires. Le jour, Sacha, Amalya et Greg sont des enfants comme les autres.Le soir venu, ils deviennent Yoyo, Bibou et Gluglu. Chacun a ses caractéristiques : Yoyo se métamorphose en chat et jouit d’une ouïe hyper développée ainsi que d’une extrême agilité ; Bibou, qui vire hibou, vole et voit dans la nuit ; quant à Gluglu, c’est un serpent doté d’une force incroyable et d’un talent bien commode pour le camouflage. Nuit après nuit, les trois « Pyjamasques » doivent résoudre des mystères afin de traquer les méchants, Roméo, Sorceline et Ninjaka, qui sont aussi des marmots.
Avant la série, des livres
A l’origine, Pyjamasques est une collection de livres pour enfants créée par l’auteur parisien Romuald Racioppo. Romuald est né en 1976 à Paris et est très tôt pris d’une insatiable envie de dessiner et d’inventer des histoires. Son diplôme à l’école d’arts graphiques Estienne en poche, il réalise son autre « rêve de gosse » en devenant sapeur-pompier, mais ne peut s’empêcher de revenir au dessin… Entre deux créations, il aime par-dessus tout courir en forêt et voyager. Il est l’auteur des Pyjamasques, trois super-héros débordant d’humour et d’imagination pour inspirer les petits. Succès immédiat ! Editée en France par Gallimard, la série s’est écoulée à 40 000 exemplaires depuis en 2007. A ce jour, elle compte 18 titres. C’est en 2013 qu’Olivier Dumont, directeur général d’Entertainment One Family, en a proposé une adaptation à Disney et à France Télévisions.
La critique de la série
Une excellente surprise telle on aime à les découvrir que cette petite série charmante répondant au nom assez déroutant des Pyjamasques. Trois héros écoliers échangent la nuit venue leurs tenues d’élèves insoupçonnables contre celles de héros veillant à ce rien ni personne ne vienne semer le trouble sur la ville endormie. Or en cela, la tâche ne leur sera pas épargné : quand ce ne sont pas Roméo un petit génie bien guère méchant, hilarant à la James Bond, et ses plans de conquérir le monde, ou le présomptueux et narcissique Ninjaka à la tête d’une troupe délirante composée de » Ninjas Zouaves » (adorables) volant tout ce qui mettrait davantage sa valeur en exergue, voire Sorceline entendant bien y mettre son grain de baguette avec une nuée de papillons nocturnes, nos trois héros ont toujours du pain sur la planche et ce doivent de faire avec leurs qualités et leurs défauts du moment. Heureusement, même si tout n’est pas parfait, Biboux, Yoyo et Gluglu pourront toujours compter sur leur quartier général, leurs aptitudes ainsi que leur amitié pour se sortir du pétrin et ramener les choses dans le bon ordre.
La critique des livres
La série des pyjamasques a tous les ingrédients pour plaire aux enfants : aventures, humour et rêve dans un monde qui ressemble au leur, et qui l’air de rien, aborde les préoccupations de leur quotidien dans un univers imaginaire et coloré.
MESSAGES
Groupe
Gestion d’une équipe. Trois petits héros qui ont tout intérêt à mettre leurs pouvoirs en commun plutôt que de travailler chacun pour soi.
Se décentrer
Ne pas être trop centré sur soi. Les soucis des petits héros proviennent surtout de leur difficulté à prêter, vouloir trop faire tout seul, ou se sentir le meilleur. On apprend ici que c’est bien de fonctionner avec l’autre. Accepter que l’autre ait des potentiels parfois mieux adaptés que soi. Réparer ses dégâts. Les petits héros ont parfois besoin de se sentir meilleurs que d’autres, on va leur apprendre que c’est mieux de fonctionner ensemble que d’être en compétition.
Monde scolaire
On nous montre des écoliers, cour de récréation, visite de musée, salle d’école. On montre juste l’environnement, mais on saisit que les enfants ont du plaisir à y être, c’est donc une subtile revalorisation de l’école.
Aider l’autre
Faire en sorte que le monde aille mieux et aider ses camarades de classe (soit individuellement soit pour arranger un problème global).
Ne pas dénigrer
Le méchant fait de vilaines choses, mais les héros ne vont pas le dénigrer, s’il perd à la fin, le but n’est pas de lui faire du mal ou de le rabaisser (après ce sont quand même des combats gentils contre méchants, on peut se demander si les petits ont besoin de cela).
Apprentissage
Amélioration personnelle. Quand on est un super-héros, on doit se montrer performant et faire en sorte de progresser dans la vie pour assumer sa responsabilité de héros. Un petit doit apprendre à mieux faire même s’il n’est pas un héros.
Motivation au combat
Avec des personnages qui sont contents de se mettre en action (ici l’action c’est quand même souvent le combat). On résout les problèmes en luttant contre l’ennemi (et sans vraiment le souci d’être trois contre un).
Autonomie
Vouloir faire les choses comme un grand (et en plus la nuit), on ne voit jamais aucune adulte. Force d’un petit. Des enfants ont des super pouvoirs qu’ils utilisent la nuit (vision nocturne, vitesse, voler, rafale d’air, sauter haut, être invisible). Fille forte. Il y a une fille aussi forte que les garçons dans l’équipe.
Animaux
Les trois héros ont des costumes proches du chat, du Gekko et Hibou, les potentiels qu’ils peuvent avoir sont en lien avec des spécificités de ces animaux.
Revalorisation des véhicules
Les héros ont parfois des véhicules de grands. Le chatbolide, un bolide qui fonce bien, l’astrohibou vole dans le ciel (et il faut mettre ses ceintures de sécurité).
Technologie
Beaucoup de matériel de science-fiction qui permet de choses incroyables (voler, sauter haut, ). Robot, véhicules spectaculaires.
Malversation
De petits méchants qui ont chacun leur motivation à faire le mal. Toute proportion gardée, ce sont des envies ou des attitudes que peuvent avoir les enfants. Vol. La méchante veut voler des jouets des magasins ou des cadeaux de Noël. Être imbu de soi-même. Se croire trop beau et remplir les livres de sa photo. Vouloir être le maître du monde. Se sentir le meilleur. Prendre les affaires des autres parce que l’on sait mieux que les autres.
Mises en danger
Petites tensions, les pyjamasques oeuvrent la nuit et seul. Mur qui se fissure, on voit que c’est un gant de boxe géant qui le démolit. Avoir deux amis piégés et devoir gérer les choses seules (les deux garçons sont ficelés par un robot qui s’est vite débarrassé d’eux, Bibou est jeté dans une poubelle, avec ensuite un combat avec le gros robot. Pendant que ses deux camarades sont emmaillotés dans des tapis, Yoyo préfère s’occuper des méchants, il ira à leur secours quand ils sont envoyés en bas d’une route à toute vitesse. Les papillons ont entouré Bluglu et Bibou, Yoyo ne pavient pas à gérer seul les choses). Poursuite, tomber d’un véhicule en marche, se faire éjecter par terre.
Complexité
Si les intrigues sont plutôt simples, ce n’est pas évident d’imaginer que les enfants puissent comprendre le message qui veut être transmis dans chaque épisode (ils risquent de surtout être attirés par les scènes d’action).
Malaise
Sorceline, une des méchantes de la série est une petite fille qui a clairement des problèmes familiaux, elle se retrouve seule à Noël, n’a jamais eu de cadeaux. On l’entend dire qu’un de ses soucis est de ne pas se retrouver entourée de personne. Les héros réalisent souvent qu’elle fait de la peine.
Étrangeté
Étrange de montrer que « les soucis, on les règle la nuit ». Des enfants qui osent sortir la nuit pour régler des problèmes (autant dire sans l’autorisation des parents). Ou alors c’est l’idée qu’avec son pyjama, on puisse rêver à devenir ce que l’on veut quand on fait dodo, ou que notre subconscient traite la nuit les choses que l’on a à régler le jour (certains ont l’idée que c’est une fonction des rêves).
Conclusion
Une série pour les petits qui veulent entrer dans le monde des super-héros. Les héros sont des enfants, et les supervilains aussi, autant dire que ce n’est pas trop stressant, c’est pensé pour les plus jeunes (aucun adulte méchant, aucune véritable malversation). Mais la série met le plus souvent une suite de confrontation combat entre un vilain et les trois héros. Il y a une fille dans la bande des super-héros, c’est malheureusement pas assez courant pour qu’on doive en être content. Il y a clairement des thèmes mis en avant dans chaque épisode (laisser le tour à l’autre. Ne pas se croire plus performant que l’autre. Travailler avec ses propres potentiels et ne pas se prendre pour quelqu’un d’autre. Abandonner trop vite ce que l’on tente d’essayer. Rester zen. Ne pas bousculer l’autre), mais pas certain que l’enfant les saisissent vraiment, il risque d’être plus absorbé par les coups et autres rebondissements. Une série de combats pour les plus jeunes, finalement c’est au parent de décider si c’est ce qu’il veut proposer à son enfant.
Un grand merci à Gallimard jeunesse pour cet article de fond.
Prosper comptait se débarrasser d’Alastor, le démon qui habitait son corps. Mais quand sa sœur Prudence est faite prisonnière dans le monde d’En-Bas, terre des démons, il doit à nouveau faire appel au malfaisant.
Chronique : La suite reprend immédiatement là où le premier livre s’est arrêté. Prosper Redding fait finalement un pacte avec le démon Alastor et passe par le portail vers Below pour sauver sa sœur jumelle Prue. En entrant dans le monde de Below, Prosper doit être intelligent afin de sauver Prue de Pyra, la soeur cadette d’Alastor. Cependant, Alastor apprend qu’il y a une force obscure dans son pays natal qui dévore toute la magie et détruit le monde – non seulement cela, mais Alastor découvre que la société diabolique a changé au cours des deux derniers siècles et que ce qui lui semblait être la bonne façon de se comporter ne lui sourit plus.
Prosper rencontre d’anciens et de nouveaux amis en cours de route et ensemble, ils vont affronter la sœur d’Alastor tout en apprenant de nouveaux secrets mystérieux sur le monde, sur eux-mêmes et leurs familles.
Le plus important à retenir de « La Dernière Vie du Prince Alastor » est l’importance de la famille, et comment des choses parfois cruelles sont faites au nom de la protection de la famille. Tout au long du roman, nous voyons l’action à travers les yeux d’Alastor, grognon et plein d’esprit, ainsi que du courageux Prosper.
Bien que ce roman s’adresse à un public de niveau intermédiaire, la prose brillante de Mme Bracken peut attirer des lecteurs de tous âges.
Les personnages que nous avons rencontrés dans le premier livre sont passés par de très beaux arcs de développement de personnages. Et comme vous le savez peut-être, mes histoires préférées mettent en scène le développement de personnages où la personne que nous avons rencontrée au début a grandi émotionnellement alors qu’elle luttait pour atteindre son but.
Je ne suis pas tout à fait sûr que ce soit la fin de l’histoire, parce que la fin m’a laissé le sentiment qu’il y avait plus à venir. Je l’espère bien !
C’est la fin de l’hiver, Ticky est de retour dans la vallée et s’apprête à retrouver son nid. Mais quelle déception lorsque Ticky aperçoit tous ses amis munis de leurs instruments accourir, non pas chez lui, mais chez son nouveau voisin ! Tout le monde l’aurait-il oublié pendant l’hiver ? Le coeur en berne, Ticky s’assied et monte à bord de la frêle embarcation de Tête d’Oignon. Se laissant porter par le courant, les deux amis se retrouvent sur le chemin de l’ogre, qui s’empare de Ticky, pour en faire son dîner. De son côté, Maximilien, porté par la douceur du printemps qui revient et par l’énergie de la musique, se lance dans une danse endiablée. Tous le suivent, même lorsque Maximilien s’enfonce dans la forêt obscure, repaire de l’ogre. Heureusement la musique a des pouvoirs insoupçonnables ! Une histoire d’amitié, pleine d’humour et de poésie, pour célébrer le retour du printemps et le pouvoir de la musique..
Chronique : Quand le monde extérieur entrave la Vallée Cachée, ses habitants sont incertains et méfiants à l’égard du nouveau venu, mais il apporte avec lui une chose qui pourrait les lier tous ensemble : la musique.
Je suis comme le monde de Porta. Je l’ai associée aux Moomins de Tove Jansson et il y a certainement des influences avec d’étranges et belles créatures qui ne sont pas vraiment de ce monde. Les illustrations sont riches en textures et en couleurs ainsi qu’en endroits sombres et miteux. Superbe en attendant le tome 4.
Geralt de Riv, le Sorceleur, ne peut plus mener sa mission à bien. On lui a dérobé ses armes légendaires, l’empêchant d’exercer ses talents de tueur dans un monde qui a pourtant plus que jamais besoin de ses services. Alors qu’on lui demande d’assurer la sécurité du souverain pour ses noces, Geralt se trouve pris au cœur d’une intrigue politique qui le dépasse. Un complot dangereux que le Sorceleur va devoir déjouer sans s’attirer l’ire des puissants, tout en cherchant à mettre la main sur son voleur et, surtout, ses précieuses épées…
Chronique : Ce livre suit Geralt, un sorcier qui tue des monstres pour protéger les gens et faire des profits. L’histoire tourne autour d’une question » et si « . Et si Geralt avait perdu ses deux épées ? Sa lame d’acier et sa lame de sorcière en argent.
Ce livre est l’un des plus légers de la série. Il y a un mélange assez égal de dialogue philosophique et d’action. L’enjeu n’est pas très élevé, car vous savez qu’il doit avoir une conclusion satisfaisante. Cela ne peut pas vraiment laisser quoi que ce soit en suspens, étant une publication autonome publiée après le reste de la série.
Ce livre ressemble un peu à un jeu vidéo dans la façon dont un événement mène au suivant. Vous avez un objectif de quête principal, mais pour obtenir ce dont vous avez besoin des gens que vous rencontrez, vous devez accomplir d’autres missions. Ensuite, pour accomplir ces autres missions, vous devez faire autre chose pour quelqu’un d’autre. En un rien de temps, vous êtes à la poursuite d’une oie sauvage et vous vous accrochez à peine à l’objectif que vous vous étiez fixé. C’est ce livre. Cette structure ne fonctionne pas pour certaines personnes, je sais. Personnellement, j’ai trouvé cela très divertissant. Tout est lié en fin de compte, aussi aléatoires que puissent paraître certaines parties, elles sont toutes importantes à la fin.
Le livre présente également une bonne partie du personnage Dandelion, qui allège toujours l’ambiance. Il y a un intérêt d’amour de sorcière dans celui-ci, qui n’est important que pour ce livre. J’ai été un peu déçu par l’absence de Yennefer, bien qu’elle soit mentionnée tout au long de l’histoire et qu’elle ait une influence sur celle-ci. Il n’y a pas de Ciri dans celui-ci, c’est un livre pré-Ciri. Beaucoup de fans en seraient ravis, mais personnellement, je l’aime bien. Cela dit, elle ne m’a pas manqué.
Charlie McLean est un critique gastronomique qui passe sa vie sur la route. Il décide un jour d’emmener son fils dans un de ses périples pour renouer des liens avec lui. Un restaurant français qui ne figure dans aucun guide culinaire attire alors sa curiosité.
Mais cet endroit est en fait l’antre d’une secte anthropophage qui enlève son fils. Pour le sauver, Charlie devra intégrer l’organisation et se soumettre aux rituels insoutenables qu’exige l’intronisation.
Une véritable descente aux enfers. Un roman qui vous fera regretter de l’avoir lu et, pourtant, impossible à lâcher, impossible à oublier.
Chronique :Rituel de Chair est un roman d’horreur vraiment complexe, et comme il sied à l’auteur, sérieusement graphique et viscéral. L’auteur tisse dans l’histoire et la religion, bien que ce ne soit pas le type de religion que la plupart d’entre nous ont appris à attendre. Un inspecteur itinérant de restaurants itinérants, employé par un guide de voyage, est le protagoniste impitoyable de cette histoire. Comme on le fait souvent remarquer à Charlie au cours du roman, c’est un individu pratiquement sans but. Il fait son travail, qui consiste à voyager constamment, mais il ne scintille ni n’excelle. Il est divorcé, avec un fils de quinze ans qu’il connaît à peine. Par attrition et apathie, il a laissé tomber sa femme, son fils et une ancienne maîtresse.
Lorsque Charlie, accompagné de son fils Martin, visite un restaurant familial dans le Connecticut, il tombe sur la rumeur d’une mystérieuse et secrète société , il doit donc bien sûr en savoir plus. Mais comme dans toutes les histoires de Lovecraft, il y a des aspects de la vie et de la connaissance sans lesquels nous sommes meilleurs. Charlie le découvrira à son grand regret.
Ce n’est pas aussi sanglant que Ketchum ou Laymon, mais c’est là. Oh oui, c’est là. C’est le deuxième de seulement deux livres qui m’ont fait grimace à travers un chapitre. C’est une lecture très gore par endroits….ce qui est génial !
En conclusion, ce livre ne changera pas votre vie, ni vos habitudes alimentaires, mais c’est très amusant.
Lorsque quatre copains de fac partent camper dans la nature sauvage scandinave, ils espèrent simplement échapper au quotidien et renouer des liens. Mais en quelques heures leur randonnée tourne au scénario de cauchemar. Perdus et affamés dans des bois inexplorés depuis des lustres, la situation leur échappe à une vitesse vertigineuse. Mises en scène macabres et sacrifices païens en l’honneur d’une créature millénaire : face à l’innommable, la folie guette ceux qui font désormais partie du Rituel…
Chronique : Nevill est brillant pour créer de la tension et de l’atmosphère. Je ressens toujours une peur tangible en lisant l’un de ses livres et cela n’a pas fait exception, les poils qui se dressent à l’arrière de mon cou, ma respiration hors de contrôle et un besoin frénétique de continuer, en voulant plus, mais terrifié que ce qui s’était passé avant.
Quatre anciens amis de l’université se réunissent pour une randonnée pédestre dans la région sauvage scandinave du cercle polaire arctique. Ce ne sont plus de jeunes hommes, ils n’ont plus grand-chose en commun et les tensions montent alors qu’ils luttent pour se connecter. Frustrés et fatigués, ils prennent un raccourci qui transforme leur randonnée en un cauchemar qui pourrait leur coûter la vie.
Perdus, affamés et entourés d’une forêt intacte depuis des millénaires, ils tombent sur une vieille maison isolée. À l’intérieur, ils trouvent des vestiges macabres d’anciens rites et de sacrifices païens, des artefacts anciens et des ossements non identifiables. Un lieu de rituel sombre et de présence bestiale qui est toujours présente dans la forêt ancienne, et maintenant ils en sont la proie.
L’intrigue est vraiment intéressante dans ce livre, elle n’est allée nulle part où je m’y attendais et combine intelligemment l’analyse intense des amitiés sous pression avec quelques thèmes très sombres des pratiques païennes, des traditions scandinaves anciennes et des rituels maléfiques. Ce n’est pas un livre qu’on peut prédire de toute façon. L’intrigue peut être divisée en trois « étapes » distinctes et, contrairement à d’autres critiques, je les ai toutes appréciées et j’ai trouvé que toutes avaient leur raison d’être dans l’image globale du récit.
Il y a quelques scènes dans ce livre que quand vous les imaginez dans votre tête, vous pouvez les voir si clairement, c’est là que l’écriture descriptive de Nevill se détache vraiment et je pourrais voir ce livre comme un film pas de problème du tout, et un bon en tout cas. Certains critiques ont dit que certaines parties du livre sont trop longues, et je comprends ce qu’ils disent, mais de mon point de vue, c’est là que Nevill utilise les détails pour vraiment construire une image puissante d’un personnage ou d’un événement et pas une seconde il n’a perdu son emprise. Ça a juste coulé comme de l’eau de roche.
L’une des forces de ce roman est la construction du caractère, regarder ce qui arrive à ces quatre hommes dans cette situation très stressante et terrifiante est tout simplement spectaculaire. Ce n’est pas facile à digérer, mais il y a beaucoup de réalisme que je sens inclus dans la façon de faire. Quant à la chose maléfique qui les traque, j’étais désespéré de savoir ce que c’était et pourquoi, et quand la vérité est apparue, c’était tellement sombre que j’espérais et priais que cela n’était vraiment que fiction. Certains des personnages humains dans ce livre sont vraiment du côté obscur eux-mêmes et dysfonctionnel est un euphémisme.
Il y avait tout ce que je voulais, c’était flippant, intéressant, effrayant, choquant parfois et comme d’habitude avec tous les livres de Nevill je pouvais presque sentir, sentir et goûter tout ce qui se passait dans ce livre. Vous allez espérer que ce ne sera pas le cas, car ce n’est pas une expérience agréable. Je n’irai jamais, jamais, jamais, marcher dans les bois en Scandinavie ou y camper après avoir lu ce livre. Il serait intéressant de savoir où l’auteur a puisé ses recherches dans les rites et croyances anciens qui caractérisent ce roman effrayant.
Ne lisez pas, je le répète, ce livre en randonnée ou en camping. Vous avez été prévenu.
Max et Melo sont deux drôles de personnages fort différents (un grand maigre et une petite ronde). Ils ont reçu chacun un cadeau. PAREIL ! s
Chronique : Une histoire courte qui est poétique, émouvante sur le thème de l’identité..On entre tout de suite au cœur de l’action principale, on ne nous explique pas tant de choses que ça, mais attention, ça fonctionne tout de même.
Le rythme de narration est bien mené et dans un premier temps, cela donne une bonne cadence de lecture, mais surtout, cela rend l’histoire réellement touchante. Max et Melo sont des personnages accessibles et finalement, bien qu’au départ ils sont pris dans la vie de tout les jours et décide de ralentir ce rythme ce qui nous offre une histoire touchante.
Note : 9,5/10
Extrait :
Album: 20 pages
Editeur : SARBACANE; Édition : Sarbacane (6 mars 2019)
Syms Covington a 15 ans et vient d’être engagé a bord du Beagle, au service d’un mystérieux passager nommé Charles Darwin. C’est de son point de vue, naïf et juvénile, que va nous être conté le grand voyage autour du monde qu’entreprit en 1831 le naturaliste, alors inconnu. La quête se fait tantôt aventure héroïque et pittoresque, avec l’adoption d’un tatou tout a fait craquant tantôt investigation policière, avec ses indices, ses fausses pistes et ses hypothèses. Jusqu’à l’illumination finale ou chaque pièce du puzzle trouve sa place et où se dessine la théorie qui allait changer la vision du vivant. L’amitié entre les deux hommes ne faiblira pas : Syms deviendra le fidèle assistant du célèbre savant.
Chronique : Quoi de plus fascinant que le voyage de Darwin à bord du Beagle ?
L’auteur, historien et philosophe des sciences, se met à la place de Simon Covington, dit Syms, le hub chargé d’assister le voyageur, le naturaliste Charles Darwin. Nous sommes en 1831 et les expéditions scientifiques sont d’une grande importance non seulement d’un point de vue naturaliste, mais aussi géographique, redéfinissant en détail les frontières du monde connu. Darwin avait à l’époque un peu plus de vingt ans, mais déjà animé par de nombreuses questions concernant la variabilité du monde naturel. Au cours de ses cinq années de voyages autour du monde, des côtes de l’Amérique du Sud aux Galápagos, en passant par l’Océanie, puis l’Asie et l’Afrique, il a recueilli beaucoup de matériel et écrit le reportage intitulé » Voyage d’un naturaliste autour du monde « . En 1859, à partir des observations faites au cours de ce voyage, il publie « L’Origine des espèces », le texte fondamental de l’évolutionnisme, qui marque la fin du monde linnéen de la fixité des espèces, comme Dieu les avait créées et qui place l’être humain au sommet de toute nature. Il s’agit donc de quelque chose de fondamental non seulement dans l’histoire de la science, mais aussi dans la perception que l’humanité a d’elle-même et de sa place dans le monde. C’est pourquoi on en a tant parlé qu’il est encore aujourd’hui inacceptable pour certaines religions.
Avec une telle lourdeur, l’histoire du voyage du Beagle est plutôt confrontée à la légèreté de l’aventure, ne se concentrant que sur quelques étapes clés, comme la visite des îles Galapagos, peuplées d’animaux présents uniquement dans certaines niches environnementales. Par exemple, sur les îles non loin les unes des autres, il existe différentes espèces de pinsons.
D’où l’intuition de la variabilité des espèces dans la nature, puis soumise à la sélection naturelle, ce qui permet la survie des espèces les plus adaptées. Et Syms, dans tout ça ? Le garçon suit avec curiosité et aide le jeune naturaliste à ramasser et trier les trouvailles, en compagnie d’un petit tatou, ramassées dans la pampa sud-américaine. Et, d’autre part, c’est un aspect fascinant de l’histoire de la science, de son travail aussi « artisanal », fait de collections de trouvailles, de comparaisons méticuleuses et de dessins, d’une rare beauté.
Quarello suit l’expédition pas à pas, en nous montrant l’aventure, mais aussi le patient travail de classification et en nous montrant à la fin quel est le noyau scandaleux de la théorie évolutionnaire : nous sommes aussi des animaux et nous partageons beaucoup avec nos proches parents, les singes anthropomorphes.
Ce pourrait être l’occasion, avec un texte stimulant et aventureux, de proposer une série qui n’a pas rencontré la fortune qu’elle méritait.
Note : 9,5/10
Extrait :
Album: 64 pages
Tranche d’âges: 3 années et plus
Editeur : SARBACANE; Édition : Sarbacane (6 mars 2019)