Les Âmes englouties (21 février 2019) de Susanne JANSSON

Surgie des tourbières scandinaves, une nouvelle voix du polar nordique. Pour travailler à sa thèse de biologie, Nathalie retourne vivre dans sa région natale, au coeur d’une Suède humide et reculée. Dans la petite maison qu’elle habite en forêt, elle se laisse rappeler à son enfance douloureuse, à l’époque où la disparition de la jeune Tracy avait inauguré une succession de drames.

Chronique : J’ai aimé ce fantastique morceau de Scandinavie bien plus que ce à quoi je m’attendais, je me suis un peu lassé des grandes fêtes du sang qui caractérisent souvent ce genre et ce roman a fait un changement bienvenu. C’est un mystère profondément atmosphérique qui se déroule dans le village de Mossmarken, dans l’ancienne désolation des zones humides reculées de Suède, soumises à des bruines, des tempêtes, des brouillards et des voiles de brouillard qui dégoulinent constamment. C’est une région riche en superstitions, légendes et mythologies, où les gens disparaissent pour ne plus jamais être revus, où les tourbières exigent leurs sacrifices pour que les habitants restent en sécurité. Une fille de l’âge du fer, Lingonberry Girl, trouvée dans les tourbières, est maintenant exposée dans un musée. La biologiste Nathalie Strom arrive de Göteborg, louant une cabane dans le parc du manoir de Quagmire, pour terminer sa thèse de doctorat sur  » Comment l’effet de serre influence le processus de décomposition dans les zones humides  » avec ses dernières expériences.

Nathalie n’est pas étrangère à la région, elle y a grandi jusqu’à l’âge de 12 ans, lorsqu’une série d’événements tragiques ont détruit son monde. Ces événements ont fait du déni et de la répression ses drogues de prédilection, déterminant ses choix de carrière où la science et les expériences, les processus et les séquences, induisent chez elle un fort sentiment de calme, le tout sous son contrôle rigoureux, par opposition aux incompréhensions de ce qui lui est arrivé quand elle était enfant. Contre son meilleur jugement, elle laisse Johannes, un étudiant en art, l’aider dans ses expériences, laissant tomber ses barrières alors qu’elle s’implique personnellement avec lui. Un jour, elle le retrouve dans les tourbières hostiles après avoir été sérieusement attaqué, sa vie suspendue par un fil, ses poches alourdies par les pièces de monnaie et dans le coma. Nathalie trouve une fosse de tourbe creusée près de l’endroit où elle a trouvé Johannes. Le détective Leif Berggen et Maya, artiste et photographe de la police, cherchent la tombe mais elle a disparu dans les airs. Mais alors les anciennes tourbières commencent à abandonner leurs corps des morts récents et les souvenirs douloureux et lancinants de Nathalie commencent à revenir.

Jannson a écrit un mystère fascinant et saisissant, avec un lieu qui sert de personnage central à part entière, exerçant son propre sens de la menace effrayante, une tourbière terrifiante et une communauté locale avec ses secrets enfouis. La photographe, Maya, ajoute des nuances philosophiques à l’histoire, et Nathalie et elle ont toutes deux la remarquable capacité de s’intégrer au paysage et de communiquer avec lui. Les questions de santé mentale face aux tragédies déchirantes auxquelles fait face la communauté locale sont au cœur de ce roman. Je me suis retrouvé complètement immergé dans l’histoire, la trouvant intensément captivante et l’emplacement fascinant des terres humides m’a juste attiré comme si j’étais là, les descriptions étaient si vibrantes. Une lecture brillante que je recommande vivement.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (21 février 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2258148197
  • ISBN-13: 978-2258148192

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Rires de poupées chiffon (18 janvier 2019) de Philippe Rouquier

Dans une grande bâtisse isolée du Vercors, un couple prépare sa séparation. Artistes peintres, plasticiens, photographes, leur relation a été productive avant de devenir destructrice. Mais ils s’aiment toujours autant. Adeptes des oeuvres à point de vue unique, le couple fait de ses derniers moments de vie commune une performance. Une oeuvre macabre dont ils doivent être les seuls spectateurs. Mais un témoin s’est invité au spectacle sans les prévenir et l’interprétation qu’il en fait met en péril leur pacte, leur séparation, leur intimité. L’histoire est quant à elle très étrange, hallucinée, punk, sombre, comme l’écriture est pulsée, vive et rapide. L’auteur sait maintenir le lecteur en haleine, dans ce thriller noir et original dans lequel il a su créer un climat de nature et d’angoisse allant crescendo. L’enquête prend plusieurs directions, les fils s’emmêlent mais tout se tient, ils se délient d’eux-mêmes peu à peu. Les étrangetés font du livre sa singularité. Un vrai roman noir.

Chronique : Philippe Rouquier nous offre un superbe roman à suspens digne de Conan Doyle. Brillant, on se retrouve en totale immersion , le lecteur est tout de suite dans le bain et si vous ajoutez à cela uns suspens d’angoisse  alors vous vous trouvez à ne plus pouvoir lâcher le livre. Le mélange d’histoire et de thriller est vraiment parfait et ajoute quelque chose de très agréable à l’histoire. Rouquier est très fort et on s’habitue à ses personnages. Le style de l’auteur est très fort, il a su mêler habilement thriller et ésotérisme pour le plus grand plaisir du lecteur. L’aventure est aussi passionnante par les personnages  rencontrés. Sous nos yeux se déroule l’incroyable, l’inédit, l’inconcevable. L’auteur réussit à nous tenir en joue, à nous berner avec une extraordinaire maîtrise.Un jeu diabolique et surprenant qui entraîne dans sa chute tous ces participants. Ce thriller-choc, édifiant.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 356 pages
  • Editeur : Carnets Nord (18 janvier 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2355363218

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Lettres à Joséphine (10 janvier 2019) de Nicolas Rey

« J’étais devenu un fantôme. Une sorte de mort-vivant. J’ai trouvé un ultime sursaut d’énergie pour avaler une poignée de tranquillisants avec un fond de vodka. Je me suis assis dans mon fauteuil club et j’ai regardé une série sur HBO. Je me suis réveillé en pleine nuit. Non. Le cauchemar était bien réel. Joséphine n’était plus amoureuse de moi. » Si l’amour est la plus forte, la plus dangereuse et la plus répandue des addictions, voici le roman de l’impossible désintoxication, le roman du chagrin d’amour.

Chronique : Un roman sur le chagrin et l’absence de communication qui entraîne les incompréhensions et l’éloignement.
Nicolas Rey nous propose une histoire douce et amère sur les liens d’amitié et les sentiments. Un hymne au pardon et un message pour ne pas s’isoler quand tout va mal. avec des lettres très attachantes et singulières, une histoire d’amitié et d’amour magnifique, pleine de suspense et de rebondissements, une couverture gourmande et colorée.
La fin est magnifique, très touchante et émouvante, une chronique brève mais pour ne pas gâcher la lecture qu’il faut découvrir.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Au Diable Vauvert (10 janvier 2019)
  • Collection : LITT GENERALE
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1030702095

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Noémie Broussailles t. 1 & 2 (13 février 2019) de Ingrid Chabbert et Lili La Baleine

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Noémie. Céleste lui fait remarquer ses moches gros sourcils. C’est décidé : maintenant, elle s’appellera Noémie Broussailles et elle aidera ceux qui ont besoin d’elle

Chronique : Idéal pour les premières lectures de cp quand l’enfant est au stade du déchiffrage. L’adulte lit le texte et l’enfant les petites bulles de textes. La lecture est donc un vrai plaisir sans frustration. Pour l’histoire contée elle est très rigolote et les illustrations sympas. C’est ludique et l histoire et bien construite mignonne sans être trop longue.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 9 années
  • Editeur : Hatier Jeunesse (13 février 2019)
  • Collection : Premières lectures
  • Langue : Français

 

Coffret Premiers livres à lire seul – 3 histoires de Victor et Ada – niveau 3+ Pédagogie Montessori (13 février 2019) de Marie-Hélène Place et Ronan Badel

Ce coffret vert niveau 3 + se compose de 3 livres : Le sac de biscuits – À l’école en gondole – Sur une île. 3 histoires courtes pleines d’humour et écrites avec des mots phonétiques. Le texte est simple, les dessins de Ronan Badel illustrent clairement le propos. Ainsi placé dans une position de réussite, l’enfant découvre le plaisir de lire seul.

Chronique : Montessori est à la mode ces temps-ci et le marché voit naître une kyrielle de livres et jeux éducatifs portant l’étiquette ‘Montessori’…
Ces livres propose des activités permettant aux enfants  de développer au quotidien leur ‘autonomie, confiance en soi, concentration, créativité’.
Toutes la lecture proposé dans ces ouvrage sont intéressantes, mais si vous êtes un parent qui aime déjà prendre le temps de partager vos passions, les activités quotidiennes avec vos enfants, un parent qui a lui même reçu une éducation riche en transmission, nombreuses seront celles qui vous viendront à l’esprit sans aucune aide, mais 
l’enfant doit quand même connaitre les sons formés par deux lettres (me, ma, mi, mu) et grasse à ce livre il  va déchiffrer et à écrire des mots simples (moto, vélo, bébé, papa…).  Il va  reconnaitre les lettres attachées  et  ça suit bien l’évolution naturelle de l’apprentissage.. On écrit, on lit, on relie aux images. Très vite vient la première phrase avec uniquement des mots court. .Très ludique et adapté aux enfants en apprentissage de l’écriture.

Note : 9,5/10

 

  • Coffret produits: 48 pages
  • Editeur : Hatier Jeunesse (13 février 2019)
  • Collection : Premiers livres à lire seul Montessori
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2401049746

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Voyage au clair de lune (26 septembre 2018) de Britta Teckentrup

D’un bout à l’autre de la Terre, les créatures de la nature vivent au rythme de la lune. Chaque page possède des découpes qui suivent le cycle de la lune. Ainsi le texte prend vie, tout en douceur et en poésie.

Chronique : Magnifique ! Cet illustrateur extrêmement talentueux a créé un merveilleux livre d’images pour les jeunes enfants. C’est ma première introduction à son travail, mais j’en chercherai d’autres. Les zones découpées sur chaque page montrent les cycles de la lune. De belles illustrations illustrent diverses créatures nocturnes à travers le monde, dans leur habitat nocturne. Les couleurs et le style artistique sont vifs et très engageants, même pour un décor nocturne. Les animaux sont « dessinés » simplement mais avec précision, car il ne s’agit pas d’un livre de nature non romanesque, mais plutôt d’une célébration de la nature en un texte bref et rimé. Le style d’illustration n’est décrit nulle part, mais il semble contenir des collages ainsi que des illustrations aux crayons de couleur. Très agréable, et très recommandé ! J’ai particulièrement aimé les scènes aquatiques, avec les tortues et les méduses. Convient aux enfants de 3 à 7 ans et aux enfants un peu plus âgés qui sont accros aux animaux et aux habitats. Elle mérite tout le crédit pour avoir créé ce livre charmant et vivant.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Hatier Jeunesse (26 septembre 2018)
  • Collection : Albums Hatier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2401043241

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Jamie Drake : l’équation cosmique (20 février 2019) de Christopher Edge

Et si nous n’étions pas seuls dans l’Univers ? Le père de Jamie Drake est un célèbre astronaute, en mission dans la Station spatiale internationale. Son objectif : trouver une forme de vie extraterrestre.

Chronique :  Le père de Jamie Drake est un astronaute en orbite autour de la Terre dans la Station spatiale internationale. C’est sûrement le rêve de tous les enfants, mais Jamie ne voit pas le battage médiatique – son père lui manque tout simplement. Les choses prennent une tournure étrange lorsqu’il visite un vieil observatoire et capte accidentellement un signal étrange sur son téléphone. De là, les histoires de Jamie et de son père commencent à se rapprocher jusqu’à la surprenante finale.

Ma réaction immédiate est que ce livre fait pour la fiction de niveau moyen ce que la théorie du Big Bang fait pour les sitcoms – il donne vie à la science. En fait, le livre regorge de concepts scientifiques et mathématiques. Même le titre du livre m’a fait sourire en jouant sur un concept scientifique existant. Maintenant, certains des concepts présentés sont assez complexes, mais le récit d’Edge les présente d’une manière facile à comprendre. Ainsi, je peux voir des enfants fascinés par des concepts tels que la séquence de Fibonacci et l’équation de Drake.

Mais le livre n’est pas seulement scientifique. Au cœur de l’histoire, il y a une histoire sur la dynamique familiale. En effet, le livre commence par la formule de Jamie pour une famille stable. Edge présente les émotions conflictuelles de Jamie avec beaucoup d’effet et parfois l’intrigue tire sur les cordes sensibles ou force un sourire ironique. Ajoutez à cela l’arrière-plan scientifique, les rencontres avec des extraterrestres et un personnage principal terre-à-terre et vous comprendrez pourquoi ce livre est un gagnant.

J’ai dévoré ce livre pendant quelques séances – je n’arrivais pas à le poser, les possibilités d’utilisation de ce livre sont énormes. Plus important encore, il s’agit d’un livre qui fera participer les enfants à de nombreux niveaux.

Note : 9,5/10

  • Broché: 224 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Hatier Jeunesse (20 février 2019)
  • Collection : Grand Format
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2401051732

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Redrum (7 février 2019) de Jean-Pierre Ohl

Sur une île au large de l’Ecosse, Stephen Gray, spécialiste de l’oeuvre de Stanley Kubrick retrouve d’autres cinéphiles passionnés comme lui par les vieilles bandes de la Fox ou de la Wamer. Il y rencontre le maître des lieux, Onésimos Némos, inventeur de la Sauvegarde ― ce troublant procédé informatique qui permet de « stocker » la personnalité des morts pour les ressusciter à la demande…

Chronique : Stephen Gray est un passionné de film, il est spécialisé sur l’œuvre de Kubrick. Il est invité par Onésime Nemos, l’initiateur de la « sauvegarde », sur une île au large de l’Ecosse pour un colloque sur Kubrick. D’autres passionnés sont présents ainsi que son ex-femme. Ce colloque va changer la dimension terrestre de Stephen.
Ce livre est un roman fiction sur fond de références à Kubrick et son univers. Je n’ai pas réellement su déterminer l’époque de l’action mais ça importe peu. La guerre se profile dangereusement. Un moyen de conserver les souvenirs des gens et de les rejouer après leur mort a été mis au point par le père de Stephen, employé par Nemos. La « sauvegarde » immortalise la personnalité, l’âme d’une personne. Il est possible de converser avec les morts du moment qu’ils ont au préalable effectué une sauvegarde. La frontière entre réel et souvenirs est floue et lorsqu’ils se confondent le lecteur n’y verra que du feu.
Je ne suis pas une fan de Kubrick. Je connais tous ses films mais n’ait vraiment souvenir que de Shining (et je n’ai même pas tilté sur la titre Redrum !!!). Je crois avoir abandonné le visionnage de quasiment tous les autres. Tout ce qui évoque le réalisateur, ses œuvres, son environnement dans le livre me sont passés totalement au dessus. Ca ne gâche pas forcément la lecture car ce sujet n’est après tout qu’un décor à l’action. Mais si j’avais pu avoir un peu plus de culture cinéphile, je pense que j’aurai davantage apprécié ma lecture.
Ensuite, j’ai adoré le côté fiction. Les idées sont là. La sauvegarde, la restauration, la kabale, abstraction du corps, du temps, de la réalité. Réalité ou sauvegarde ? Qu’est vraiment la réalité du moment si le temps a encore une signification ? Il y a ce qu’il faut pour faire quelque chose d’extra. Mais la forme n’est pas ce que j’aurais aimé lire. Même si je ne me suis pas ennuyée et que la lecture s’est très bien passée, j’ai le sentiment que ça manque d’exploitation. J’aurais aimé plus de détails sur la sauvegarde, plus de fiction avec des lectures de sauvegardés. Je n’ai pas compris l’intérêt de tous les invités sur l’île, invités avec lesquels on a finalement bien peu d’interactions. J’aurais préféré moins de descriptions, moins de phrases inutilement étoffées pour plus de développement sur le mécanisme de la sauvegarde, sur les conséquences, sur les sentiments entrainés, sur le ressenti du sauvegardé par rapport à l’environnement. La réalité du dernier homme n’est que vide. Il aurait fallu développé cette dimension.
Ruth, l’ex-femme de Stephen, a une place importante, un peu plus d’interaction avec Stephen aurait été appréciable. Le passage du cinéma 5D pouvait être davantage exploité, avoir plus de significations. Mélange réel / sauvegarde aurait du être plus subtil, plus mélangé. Il fallait que le lecteur soit perdu, qu’il sente que quelque chose cloche ; plus de détails du style l’androïde qui n’en est plus un, les hallucinations… Il y a un sacré potentiel. On aurait du arriver à la fin en se prenant LA révélation en pleine poire. LE truc qu’on soupçonnait mais sans oser l’imaginer. La révélation de Némos est trop brutale, ça manque de finesse, de doigté. Ca arrive comme un cheveu sur la soupe. Plus d’explications sur le pourquoi aurait été bien, développer l’idéologie. Et puis tant qu’à faire j’aurais vraiment aimé une fin où le lecteur doute de la dimension dans laquelle se trouve le protagoniste. Réalité, restauration ? Ici pas de doute possible , j’aurais aimé avoir la possibilité de choisir moi-même.
En bref, une lecture qui ne fut pas désagréable, avec de très bonnes idées qui auraient mérité d’être davantage exploitées.

Note : 8/10

Chronique de majanissa

 

  • Poche: 240 pages
  • Editeur : Folio (7 février 2019)
  • Collection : Folio. Science-fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2072792770

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Efroyabl ange (17 février 2019) de Iain Banks

Une femme nullement humaine, une autre qui s’entête à porter son nom d’homme, un militaire huit puis sept fois mort, un enfant au verbe particulier – tels sont les héros qui doivent sauver la Terre. Ils rencontreront, au cours de leur quête, des vivants comploteurs, des morts bien renseignés, une fourmi farceuse, quelques paresseux chuinteurs et nombre d’oiseaux bavards et d’outre-cieux. Efroyabl ange1, plus qu’un récit de science-fiction, est un conte narquois, peuplé d’êtres étranges, d’univers imbriqués et de rebondissements joyeux.

Chronique : Iain M. Banks est un géant : il donne l’impression que l’imagination humaine, et en tous cas la sienne, ne connaît pas de limites. La Grande Tour du château d’Efroyabl Ange1 atteint les étoiles à travers les nuages, et c’est ainsi que Iain M. Banks nous entraine dans son récit, vers une destination inconnue et sur un chemin extraordinaire ponctué de multiples rebondissements.
Quatre narrateurs aux voix très distinctes construisent successivement la trame de cette histoire. Ils ont sans doute un rôle à jouer pour sauver le monde, mais ne connaissent rien de leur but : une femme non-humaine apparemment amnésique, vrai personnage de conte dénommée Asura ; Gadfium la savante en chef à l’esprit rationnel ; le comte Sessine, personnage incarnant une combinaison rare de pouvoir et de courage, dont le rôle principal ici est de mourir et de renaître ; et enfin l’attachant Bascule, jeune moine naïf et courageux et qui peut communiquer avec la Crypte pour capter les états de conscience qui y sont enfouis.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 432 pages
  • Editeur : Folio (7 février 2019)
  • Collection : Folio. Science-fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2072790670

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Rêves de machines (7 février 2019) de Louisa Hall et Hélène Papot

1663, la jeune Mary Bradford fuit l’Angleterre avec sa famille pour le Nouveau Monde. À bord de leur navire, elle fait la connaissance de l’époux à qui ses parents la destinent. 1928, Alan Turing planche sur le fonctionnement du cerveau et de l’esprit humain. 1968, Karl Dettman crée le logiciel de discussion MARY.

Chronique:Cinq époques et cinq personnages s’entremêlent dans ce récit : Mary en 1663, Alan en 1928, Karl en 1968, Gaby en 2035 et Stephen en 2040. Un point commun les réunit : leur participation proche ou lointaine à l’élaboration de machines qui vont bouleverser leur vie.

Louisa Hall, auteure américaine, nous entraîne dans le monde de l’intelligence artificielle et de ses dérives. Roman puissant, imaginatif, aux personnages émouvants et attachants (certains ayant réellement existé comme Alan Turing) victimes de leur passion pour élaborer des machines qui vont parfois les dépasser, mais auxquelles ils en demandent toujours davantage, au risque de se perdre. Où est la frontière entre l’humain et le robot ?

Roman qui pourra paraître un peu ardu à ceux qui n’accrochent pas avec le monde robotique, mais passionnant pour les autres. Cinq destins en puzzle. Etrange, inquiétant et fascinant.

Note : 9/10

 

  • Poche: 432 pages
  • Editeur : Folio (7 février 2019)
  • Collection : Folio. Science-fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2072830311

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