Hôtel Baden-Baden (11 octobre 2018) de Brigitte GLASER

Rose appartient aux services secrets israéliens. Elle a fui l’Allemagne en 1938 et vit désormais dans un kibboutz. En 1951, son chef l’envoie en mission dans un hôtel au cœur de la Forêt-Noire, à quelques kilomètres de Baden-Baden, où elle doit déjouer un attentat prévu contre le chancelier allemand Konrad Adenauer. En attendant Ari, autre agent qui tarde à la rejoindre, Rose tente de discerner le terroriste infiltré parmi les nombreux clients et membres de la délégation. Et entre une autoritaire directrice d’hôtel au passé trouble, un professeur d’université membre du Mossad, une femme de chambre qui écoute aux portes, un ex agent double sous le Reich, un homme d’affaires sans scrupule et un garde du corps à l’élégance suspecte, l’espionne devra redoubler de vigilance. D’autant qu’elle aussi a des choses à cacher, surtout à ce violoniste juif allemand arrivé sans prévenir qui fut autrefois son grand amour…
Un roman inspiré de faits réels, une palpitante intrigue d’espionnage, une fresque sur la réconciliation, une belle histoire d’amour et un inoubliable personnage féminin.

Chronique : Dans ce livre, la courte description intéressante et l’image inhabituelle de la couverture, qui me rappelle latemment les premiers films colorés de la patrie, m’ont séduit pour lire ce roman. Dans le monde anglophone et francophone, il existe d’innombrables romans policiers qui se déroulent dans les années 1950, mais dans les pays germanophones, cette courte période de suspense semble avoir été évitée. L’écrivaine Brigitte Glaser a reconnu l’écart de temps dans le monde littéraire et construit une histoire d’agent stimulant autour d’un luxueux hôtel de château sur un éperon de montagne dans la Forêt Noire, tout près de Baden-Baden.

C’est la courte période qui suit la Seconde Guerre mondiale avant que le miracle économique en Allemagne ne commence. La République fédérale d’Allemagne est officiellement en négociation avec le jeune État d’Israël au sujet de la loi fédérale sur l’indemnisation. Il s’agit de réparations financières de l’État pour les crimes commis pendant la guerre. Cette loi imminente, y compris ses coûts élevés, appelle sur la scène un large éventail de groupes de l’éventail politique qui critiquent ce plan et voudraient l’empêcher au mieux. Dangereux sont les extrémistes radicaux de toutes sortes qui n’ont pas peur de la violence et des attaques.

Le chancelier fédéral de l’époque, Adenauer, partisan de l’indemnisation, passait souvent ses vacances dans le noble hôtel du Bühlerhöhe à Baden pendant son règne. Les services secrets israéliens du Mossad s’inquiètent de la sécurité du chancelier et envoient un couple d’agents juifs, déguisés en touristes, au Bühlerhöhe pour protéger Adenauer. Rosa et Ari, qui arrivent malheureusement avec quelques jours de retard, sont les personnages principaux de cette histoire. Dans l’hôtel et donc dans l’atmosphère du Chancelier et de son entourage, d’autres clients mystérieux sont également accueillis par hasard. Tout le monde a l’une ou l’autre chose à cacher. La très curieuse femme de ménage Sophie Reisacher est complètement dans son élément et elle aime fourrer son nez dans des choses qui ne la regardent pas.

Dès la première page, j’ai remarqué le style d’écriture cultivé de Brigitte Glaser. Un auteur qui sait comment manier la langue et comment l’utiliser stylistiquement en toute confiance écrit ici. Pour un roman à suspense, si tant est qu’il en soit un, ce récit soigné est très inhabituel, mais il convient à l’ambiance noble. L’entrée dans l’histoire a été un succès, mais c’était un peu trop long pour moi. Il reste anormalement peu spectaculaire pendant longtemps et s’éternise jusqu’à l’arrivée du chancelier Adenauer, pour finalement prendre vie et devenir dynamique dans ce récit quelque peu éclaboussant. Avant cela, il s’agit avant tout de la manière dont les personnes agissent entre elles et essaient de voir à travers l’autre sans trop se révéler. Chaque employé de l’hôtel et chaque client chérit et prend soin de son aura mystérieuse et poursuit ses plans et ses objectifs individuels.

Tant de choses sont révélées à l’avance : Le chancelier Adenauer lui-même doit se contenter d’un petit rôle de soutien dans ce roman. Bien qu’il soit de loin la figure la plus connue et thématiquement latente, il apparaît à peine lui-même. Ce sont les protagonistes déjà cités qui portent ce beau roman avec ses nombreuses petites allusions et en font un grand et entier harmonieux à plusieurs niveaux et jusqu’à la fin.

Note : 9/10

 

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (11 octobre 2018)
  • Langue : Français

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Adèle, licorne malgré elle (4 octobre 2018) de Ludivine IROLLA

Adèle, cheval à corne et anti-magie ! Adèle est un cheval presque comme les autres : elle est née avec une corne sur la tête, mais dans la ferme où elle habite, aux côtés de Toto la tortue à deux pattes et du chien aveugle, personne ne fait attention à cette particularité. Tous ces animaux issus de refuges ont été recueillis par Norbert, fermier au grand cœur, qui vit seul avec sa fille, Julie. La vie souriait déjà particulièrement aux Bontemps, quand Norbert gagne le plus gros prix à la loterie. Leur réussite finit par attirer les convoitises, on cherche à quoi elle pourrait tenir. C’est un enfant qui découvre le pot aux roses : Norbert abrite (sans le savoir) une licorne, évidemment responsable de leur bonheur ! La licorne nie : elle est un cheval normal et est en plus anti-magie !

Chronique : C’est un livre qui est vraiment facile à lire. L’histoire est simple mais en même temps belle, bravo à Ludivine IROLLA . C’est super mignon !  Ce livre semble plus réel dans cet aspect et c’est un concept d’histoire crédible  Les thèmes sont familiers ici: angoisse; déception parentale; agitation intérieure . Une excellente lecture pour les jeunes adolescents – très réaliste: la vie ne se termine pas toujours par une fin heureuse ou un épilogue bien rangé – mais puisant dans l’amour de ceux qui nous entourent et dans notre propre confiance en nous-mêmes, nous pouvons encore nous débrouiller et survivre. A découvrir et aussi bravo au superbe illustration de Marie de Monti.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 168 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Poulpe Fictions (4 octobre 2018)
  • Langue : Français

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Le Monde pestaculaire (et terrib’) de ma soeur Minnie (et de son vilain lapin) (4 octobre 2018) de Lissa EVANS

Un lapin peut en cacher un autre… Lors d’une nuit d’orage, Fidge est transportée par magie dans un monde tout à la fois coloré et inquiétant : celui de l’album préféré de sa petite sœur, Minnie.

Chronique : Ce livre  est parfait à bien des égards. Il s’agit d’une jeune fille Fidge (abréviation d’Iphigénie) dont la sœur Minnie (abréviation de Minerve) est blessée dans un accident. Sa mère doit être avec Minnie à l’hôpital, alors Fidge doit rester chez sa tante et son oncle. Le problème, c’est qu’elle ne supporte pas son jeune cousin Graham, un cousin  » difficile « .

Minnie, bien qu’elle ne soit pas physiquement présente la plupart du temps, domine l’histoire. Elle insiste sur le fait que Fidge doit lui lire à plusieurs reprises des extraits de son livre préféré  Les Woos Wimbley sont tous d’une couleur différente (ce qui signifie leurs traits) et ils parlent en rimes (tout le temps). Fidge déteste le livre et Minnie a aussi un jouet préféré, un lapin, qu’elle doit avoir avec elle constamment.

Les ennuis de Fidge commencent pendant un orage quand elle tombe au pays des Woos Wimbley. Tout semble parfait au début, jusqu’à ce que Graham arrive aussi (avec son objet transitionnel – Dr Carrot). Il semble qu’un cruel dictateur ait renversé Wimbley Land. Fidge et Graham doivent unir leurs forces pour aider à sauver les Wimbley Woos d’un sort incertain….

J’ai particulièrement aimé la façon dont le livre est lu – il est parfait pour lire à voix haute. Les personnages du jouet sont très réels et aident à l’action. Le Dr Carrot et Ella l’éléphant agissent presque comme parents de Fidge et Graham, donnant des conseils calmes et réfléchis. Mon préféré (bien sûr) est Wed Wabbit, qui crie et ne peut pas prononcer ses r’s, ce qui provoque de nombreux moments d’hilarité :

ET DEMAIN, ILS FERONT FACE À LA TEWWIBLE RÉALITÉ DES PUNITIONS WOOM !!!!!

Ce livre est un must pour les adultes et les enfants, et tout en étant incroyablement drôle, il porte aussi un message profond sur la façon dont les différences doivent être accueillies et célébrées. Par endroits, ça m’a émue jusqu’aux larmes.

Je vous recommande vivement de lire ce livre, je suis certain qu’il sera un classique moderne.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 312 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Poulpe Fictions (4 octobre 2018)

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T’choupi, Mes chansons de Noël – Livre sonore (18 octobre 2018) de Thierry Courtin

Chante les chansons de Noël avec T’choupi !5 chansons, classiques ou inédites, pour célébrer Noël avec T’choupi
– Mon beau sapin
– Neige blanche
– La marche des rois
– La nuit de Noël
– L’as-tu vu ? (le petit bonhomme)
Dès 2 ans.

Chronique : Le fonctionnement du livre est très simple,après avoir mis le bouton sur « on » il suffit de tourner les pages pour entendre les chansons grâce à des capteurs sur chaque page.
Ces chansons sont  rythmées  par la fête de Noël  et grâce a Tchoupi  les petits adorent.
Les dessins sont agréables,livre de qualité,pages en carton épais et glacées.

Note : 9/10

  • Album: 12 pages
  • Tranche d’âges: 2.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (18 octobre 2018)
  • Collection : GD TCHOUPI SONO

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Vive Noël ! – Kididoc (4 octobre 2018) de Marion Billet

Un Noël 100% animé : le kididoc des petits pour tout savoir sur Noël !Pour découvrir l’univers de Noël grâce à :
– des animations (illuminer la vitrine, décorer les sapin, faire avancer le traîneau du père Noël).
– des matières à toucher (la barbe du père Noël).

Chronique : Le concept de ce livre est top : fenêtre à soulever, à faire glisser, …
En plus de la lecture, l’enfant interagit et est acteur. L enfant peut effectuer certains activités du livre seul. Guirlande a tirer, crèche de noël à ouvrir, sapin a décorer, lettre de père noël a lire, roue des jouets a construire, barbe du père noël a toucher, cadeaux à ouvrir. Vraiment très chouette comme la plupart des livres de cette collection
Formule gagnante sans compter les décors, dessins absolument fabuleux
.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 12 pages
  • Tranche d’âges: 2.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (4 octobre 2018)
  • Collection : KIDIDOC A JOUER

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Bonjour Père Noël ! – Kididoc (4 octobre 2018) de Nathalie Choux

Ma première histoire pour découvrir les activités de papa Noël grâce aux animations :
– on emballe les cadeaux avec les lutins
– on ouvre le boxe des rennes pour les préparer à la tournée
– on fait filer le traîneau chargé de cadeaux dans le ciel étoilé
-on aide papa Noël à se glisser dans la cheminée
Et quand tous les cadeaux sont bien disposés au pied du sapin, papa Noël peut aller se reposer !

Chronique : Cette collection est superbe pour les jeunes enfants.  Ce livre de 17×17 cm, en carton bien épais et bien solide avec de belles images pour découvrir la journée du père Noël ! 10 jolies pages avec de très belles illustrations de Nathalie Choux sont  gaies et colorées qui permettront à l’enfant de commencer à comprendre les systèmes de fenêtres, volets et tirette qui apportent un côté jeu très appréciable ! Des albums qui invite à la découverte avec ludisme et amusement.

Note : 10/10

 

  • Album: 10 pages
  • Tranche d’âges: 1.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (4 octobre 2018)
  • Collection : KIDIDOC HISTOIR

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Frères et soeurs – Les cahiers Filliozat (4 octobre 2018) de Isabelle Filliozat et Eric Veillé

Comment traverser les disputes, les jalousies et les rivalités et s’aimer plus ! Les idées fortes :
• Avoir un frère et une sœur, c’est compliqué… mais c’est pour la vie !
• Parfois on aime être avec son frère ou sa sœur, parfois, on déteste. Pourquoi ?
• Que signifie la jalousie au fond ?
• Pourquoi les enfants d’une même fratrie ne sont pas tous élevés « pareil » ? (place dans la fratrie).
• Comment bien vivre la répartition du temps parental ?
• Des activités / des outils pour se sentir bien, et à sa place dans la famille.
Un cahier conçu par la spécialiste de la parentalité positive, Isabelle Filliozat.

Chronique : Les enfants sont des petits êtres en devenir et avec leur construction intellectuelle, ils vivent de véritables chamboulements émotionnels. Comment maîtriser le conflit quand on est Frères et soeurs

Ce livre est un outil formidable pour les guider dans ce cheminement de la résolution des conflits entre Frères et soeurs sans violence et dans le respect de l’enfant. Le vocabulaire employé est simple et à la portée des enfants. Les illustrations sont jolies. On a le droit à un livret parental qui nous donne quelques clés pour accompagner les enfants. Ce cahier est recommandé pour les enfants à partir de 5 ans.
Un livre pour les parents qui souhaitent explorer le domaine la confiance des enfants  de façon ludique et interactive avec leurs petits afin que l’enfant s’exprime et vie mieux avec lui même et avec les autres.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 80 pages
  • Tranche d’âges: 5.0 années et plus
  • Editeur : Nathan (4 octobre 2018)
  • Collection : FILLIOZAT

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Le fabricant de poupées de Cracovie (20 septembre 2018) de R. M. Romero

Pologne, 1939. Un soir, une poupée du nom de Karolina prend vie dans l’atelier de Cyril, le fabricant de jouets. La joie et le courage de la petite poupée enchantent le quotidien de l’homme solitaire. Karolina lui apprend que le monde des poupées d’où elle vient est en guerre, tout comme celui des hommes. En ces temps sombres et tourmentés, la magie de karolina et de Cyril suffira-t-elle à protéger ceux qu’ils aiment ?

Chronique : L’histoire elle-même comprend deux parties en chapitres alternés : une guerre au pays des poupées où des rats sont venus de l’autre côté de la mer pour manger toutes les maisons en pain d’épices et les fleurs en sucre, et le développement de la seconde guerre mondiale à Cracovie, Pologne. Lorsque Karolina, une poupée, est ramenée à la vie par un fabricant de poupées de la Première Guerre mondiale à Cracovie, ils forment un lien indissoluble et elle voit des atrocités familières se produire lorsque les Allemands envahissent la ville. TOUTEFOIS. Ce livre se lit comme un conte de fées, une poupée parlante magique et son amie humaine voient la magie du monde, la douleur de la solitude et l’importance d’être gentil. L’écriture est si belle qu’on lit l’aspect humain de la guerre à travers les yeux d’une poupée avec toute la compassion que l’on attend d’une poupée conçue pour réconforter les enfants.vLe fabriquant de poupée lui-même gagne tellement à l’avoir à ses côtés, le poussant à établir des liens avec les gens qui l’entourent. Karolina est courageuse, intelligente et volontaire lorsqu’il s’agit de protéger son entourage.  Tout est doux-amer, mais le message dominant est celui de la loyauté, de la gentillesse et de la magie dans les pires moments. La lecture de ce livre a été une expérience formidable et hautement recommandée.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (20 septembre 2018)
  • Collection : GRAND FORMAT LI

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Dix jours avant la fin du monde (18 octobre 2018) de Manon Fargetton

Deux lignes d’explosions ravagent la Terre. Nul n’en connaît l’origine mais quand elles se rejoindront au large de notre côte atlantique, le monde sera détruit. Sur les routes encombrées de fugitifs qui tentent en vain d’échapper au cataclysme, six hommes et femmes sont réunis par le destin. Ensemble, ils ont dix jours à vivre avant la fin du monde…Un compte à rebours implacable, une aventure initiatique qu’on ne lâche plus.Et vous, que feriez-vous s’il ne restait que dix jours ?

Chronique : Manon Fargetton présente une monde moderne à la fois fruit de nos imaginaires mais profondément ancré dans la réalité. Manon Fargetton nous plonge dans une histoire d’apocalypse sans coup d’éclat, une fin du monde rongeant la société par ses marges. Bien aidé par les visuels noirs et inquiétants l’histoire se réapproprie le  mythe de la fin du monde  pour tisser des analogies plus modernes et tout à fait passionnantes. On en arrive donc au second versant de Dix jours avant la fin du monde: son aspect social. Dans ce récit noir, les démons prennent possession des déshérités, des pauvres, des camés. Ceux-ci passant du statut de monstres invisibles de la société à celui de menace réelle. La vengeance change certes d’apparence mais son origine reste la même : la colère, le ressentiment, l’abandon. Comme n’arrêteront pas de le faire remarquer nos chasseurs de démons improvisés, ces possédés-là ne sont pas de véritables méchants. Ils sont, en un certain sens, des victimes du système. Le véritable Démon ne fait que se nourrir du désespoir social, terreau fertile retrouvé à foison dans une terre capitaliste et égoïste.  Ce livre transporte son lecteur dans un monde effrayant mais qui donne également à réfléchir.

Note : 9/10

 

  • Broché: 464 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (18 octobre 2018)
  • Collection : GRAND FORMAT LI

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Les Mystères de Larispem, III : L’élixir ultime (20 septembre 2018) de Lucie Pierrat-Pajot

La comtesse Vérité rêve de posséder l’élixir ultime permettant de contrôler les foules par la seule pensée. Qui pourra arrêter celle qui s’apprête à déclencher une guerre internationale, à la veille du nouveau siècle ? Nathanaël, parti à la recherche de ses origines hors de Larispem ? Liberté, enfermée dans la sinistre prison de la Petite Roquette ? Ou Carmine, tiraillée entre son indéfectible amitié et sa loyauté envers les loucébems ?

Chronique : Larispem est une série à lire à la suite, une fois qu’on a toutes les cartes en main.L ‘esprit louchebem, dans son argotique et univers, dans sa mécanique, étaient dans l’esprit de l’auteur, pour acquis, et donc très en arrière plan, pour des pages qui se voulaient essentiellement dans l’action et la résolution de l’intrigue.
Niveau background, rien à redire par rapport au tome 1 et 2. Les prouesses architecturales et les machines rocambolesques des inventeurs larispemois font merveille sur les mirettes du lecteur époustouflé. Ambiance steampunk garantie ! Encore une fois, malgré sa qualité qui n’est plus à prouver, l’intrigue conserve un je-ne-sais-quoi d’enfantin qui ne me permet pas de le classer comme une lecture « universelle ».  Les mystères de Larispem se restreint davantage à son genre assigné, alias l’uchronie jeunesse fantastique, même si cela n’entache en rien son intérêt. Lucie Pierrat-Pajot est en tout cas, une auteure qu’il va falloir suivre. le suspense est omniprésent et l’intrigue passionnante. Sa plume est belle et c’est très réussi.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (20 septembre 2018)
  • Collection : GRAND FORMAT LI

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