Terre de Brume – Le Sanctuaire des dieux (12 septembre 2018) de Cindy Van Wilder

Après un grand bouleversement, la Terre est envahie par la brume. Héra vit dans le sanctuaire des prêtres de l’Eau, où elle apprend à devenir guerrière et à maîtriser sa magie. Un jour, elle rencontre Intissar, venue du sanctuaire du Feu pour leur annoncer une terrible nouvelle : une vague de brume peuplée de monstres arrive droit sur la Terre. Les deux jeunes femmes vont s’unir pour contrer cet ennemi commun.

Chronique : Une superbe surprise littéraire pour cette année 2018. Voici une histoire qui est dosée parfaitement et n’arrive pas soudainement.  Cette histoire raconte que Héra, apprentie dans un sanctuaire des Prêtres de l’Eau, et Intissar, apprentie dans un sanctuaire des Frères et Soeurs du Feu. Les deux sanctuaires ne s’apprécient pas mais Intissar va quand même risquer énormément pour prévenir les Prêtres de l’Eau quand elle va apprendre d’un danger qui les guette. Suite à ça, les deux filles vont se retrouver projeter ensemble pour essayer de découvrir ce qui est derrière tout cela.
Ici les descriptions de l’auteur sont bien réalisées et on est véritablement transporté dans ce monde magique qui nous en met plein les yeux et une un fin aussi parfaite que le livre lui-même et qui pousse au supplice dans l’attente du tome 2 et Cindy Van Wilder a son propre style d’écriture unique pour être sûr qu’il alimente parfaitement l’histoire racontée, il y a une intensité de prose, un sens intuitif des choses, elle brille à travers et puis vous aspire dans un tourbillon de choses impossibles à décrire, des choses. La vie est ici, une torsion de la vie, un commentaire perspicace sur la façon dont nous voyons tous les choses, comment fonctionne l’interaction humaine. 

Note : 9/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Rageot Editeur (12 septembre 2018)
  • Collection : Grand Format Ados

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La Coupure (13 septembre 2018) de Fiona BARTON

Quand quelques lignes en bas de la colonne des brèves révèlent la découverte d’un squelette de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, la plupart des lecteurs n’y prêtent guère attention. Mais pour trois femmes, cette nouvelle devient impossible à ignorer.
Angela revit à travers elle le pire moment de son existence : quarante ans auparavant, on lui a dérobé sa fille à la maternité. Depuis, elle cherche des réponses.

Chronique : Avec un début très intrigant « La Coupure » de Fiona Barton est un de ces livres que vous ne pourrez pas écrire tant que votre curiosité n’aura pas été satisfaite.
C’est un excellent exemple d’un thriller psychologique à suspense et à combustion lente avec une fin que je n’ai pas vue venir et qui était complètement inattendue.
Bébé Alice Irving disparaît de son berceau de maternité à l’hôpital en 1970. Quarante-deux ans plus tard, le squelette d’un bébé est retrouvé par des ouvriers sur un chantier de la rue Howard. La mère d’Alice, Angela veut croire que c’est Alice ; Emma, qui était une adolescente résidant dans la rue Howard dans les années 80, craint qu’un long secret enfoui ne soit révélé et Kate Waters, une journaliste de journal accrochée au côté humain de la découverte des os, est déterminée à découvrir qui est le bébé en devenant amie avec Angela et Emma. De vieux souvenirs refont surface et peu de temps après, des secrets enfouis commencent à envahir et à détruire la vie des gens. Du point de vue des trois femmes, leurs histoires s’entremêlent parfaitement et elles se confondent harmonieusement dans une conclusion intrigante et émotionnelle.
J’ai adoré l’époque des années 70 et 80 qui est couverte dans l’histoire, étant exactement le même âge qu’Emma dans le livre au moment où il est réglé, j’ai vraiment senti une partie de l’histoire.
Tous les personnages principaux sont parfaits, sympathiques et réalistes, ils ont vraiment montré de vraies émotions et étaient le type de personnages auxquels on pouvait s’identifier et comprendre leurs sentiments.
J’aime le style d’écriture des auteurs, c’est facile à suivre, divertissant, ne traîne pas et vous oblige vraiment à continuer à lire.
Avec une excellente attention aux détails et en restant sensible au sujet délicat, c’est un livre fabuleusement exécuté que j’ai beaucoup aimé. Il y a aussi d’excellentes citations dans le récit.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (13 septembre 2018)
  • Langue : Français

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Le Cœur perdu des automates (13 septembre 2018) de Daniel H. WILSON

Moscou, 1709. Un automate reprend vie dans un atelier, aux côtés d’une poupée à la mécanique tout aussi précise et complexe que la sienne, sa soeur. Doués de parole et d’une âme, ils ont pourtant tout oublié de leur passé. Et de la guerre qui déchire leurs semblables.

Chronique : Tissant le passé et le présent, cette histoire fonctionne en fait sur deux niveaux, alternant entre la perspective d’un jeune anthropologue de l’Oregon moderne et celle d’un avatar mécanique ressuscité par un machiniste russe au début des années 1700. Le livre s’ouvre sur une scène mettant en vedette la jeune June Stefanov, écoutant le genou de son grand-père bien-aimé qui lui raconte l’histoire de sa rencontre avec un soldat mécanique pendant la Seconde Guerre mondiale. À sa mort, quelques années plus tard, il lui laisse un souvenir de cet affrontement, une relique que June porte près de son cœur alors même qu’elle atteint l’âge adulte et devient une experte en technologies anciennes. Son dernier projet de recherche est axé sur la découverte étonnante d’une poupée d’écriture mécanique vieille de trois cents ans, dont June a hâte de déverrouiller les secrets avant que la machine extraordinaire ne tombe entre de mauvaises mains.

Entre-temps, entre les chapitres de juin, un récit encore plus mystérieux se déroule. Peter Alexeyvich se souvient de sa vie commençant à la cour de Pierre le Grand, qui lui a donné son nom, réveillé par le fidèle mécanicien du tsar, Giacomo Favorini. Mais en fait, ses origines remontent peut-être à des temps encore plus anciens. Avec sa « sœur » Elena Petrova, une horlogère qu’il rencontre dans le laboratoire de Favorini, les deux êtres mécaniques passent les cent prochaines années à fuir leurs ennemis et à essayer de s’intégrer dans la société, tout en se débattant avec des questions existentielles lancinantes et en cherchant à en savoir plus sur eux-mêmes.

Contrairement à Robopocalypse  ce livre s’intéresse moins aux technologies futuristes et plus à l’histoire et la magie. Cependant, il est clair que son amour pour l’écriture sur les machines intelligentes est toujours aussi fort que jamais. Wilson fait également revivre le passé avec une grande précision, permettant à ses lecteurs de tout découvrir, de la Russie du début du XVIIIe siècle à la période victorienne de Londres. J’ai été surpris de me retrouver en train de favoriser les chapitres qui nous ont transportés dans l’histoire, à la suite du pénible voyage de Pierre pour échapper à l’agitation politique qui a suivi la mort de son tsar en 1725. Son caractère a vu tant de choses au cours des siècles, avec ses chapitres contenant toujours quelque chose de fascinant et de nouveau. Cependant, cela ne veut pas dire que les chapitres de June étaient inintéressants ou pas aussi amusants à lire, puisque l’autre moitié de l’histoire est racontée de son point de vue. C’est là qu’intervient le talent d’écriture de Wilson pour l’action. Alors que June tente d’élucider les mystères qui se cachent derrière la poupée d’écriture, elle tombe involontairement dans un monde de danger et de tromperie.  Toujours piégé dans un corps synthétique ressemblant à celui d’une fillette de 12 ans, le personnage d’Elena rappelait beaucoup Claudia de « Interview with the Vampire », de même que la protection féroce de Peter à son égard me rappelle très fortement Louis. Exilés à plus d’un titre, les deux êtres humains au mouvement d’horlogerie sont forcés de cacher leur vraie nature partout où ils vont, et Peter doit aussi faire face aux conséquences des choix d’Elena, de plus en plus frustrée par les limitations qui lui sont imposées en raison de l’apparence extérieure de son âge et de son sexe. De même, dans le présent, June doit surmonter sa terreur et sa confusion pour faire face à la menace qui la poursuit, et son alliance éventuelle avec Pierre est le moteur de l’évolution de son caractère. C’était vraiment agréable de découvrir plus à ce livre que de l’action bon marché et des sensations fortes, et sous la surface se cache un fil qui explore des questions plus profondes comme la recherche d’un but et ce que cela signifie d’être humain.

Si vous avez aimé les livres de Daniel H. Wilson dans le passé, je pense qu’il y a fort à parier que vous apprécierez celui-là aussi. A première vue, deux histoires en une, mais les deux récits sont si intelligemment tissés ensemble que ce que nous avons ici à la fin est une saga digne d’une superproduction hollywoodienne, pleine d’action, d’intrigues et de moments sincères

Note : 9/10

 

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (13 septembre 2018)
  • Collection : OUTRE FLEUVE

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Le Dragon au Cœur de chocolat (30 août 2018) de Stephanie Burgis

Afin de prouver à sa famille qu’elle est la jeune dragonne la plus courageuse de toute la montagne, Aventurine se met en tête de chasser un humain. Mais comment résister à la boisson chocolatée que lui propose un mystérieux mage?

Chronique : Un jeune dragon aux yeux d’or nommé Aventurine s’irrite devant les restrictions que sa famille lui impose : les dragons ne peuvent sortir des cavernes avant l’âge de 40 ou 50 ans, lorsque leurs ailes sont assez fortes pour voler et que leurs écailles se sont suffisamment durcies pour les protéger des flèches et des épées. La mère de Aventurine l’encourage à « trouver sa passion » dans l’étude de l’histoire, des mathématiques ou de la philosophie, mais Aventurine veut simplement aller explorer et être libre. Comment ne pourrait-elle pas, avec un nom comme Aventurine ?

Beaucoup d’aventures attendent Aventurine dans la ville : Les difficultés de trouver un apprentissage dans une maison de chocolat, le métier de rêve de l’Aventurine. Rencontre avec une femme avide et complice qui tente de faire honte et de décourager l’aventurine pour qu’elle accepte d’être sa servante non rémunérée. Et des observations inhabituelles de dragons en l’air, qui amènent les mages de combat du roi en force.

C’est un roman fantastique de classe moyenne qui mélange les dragons et l’art de fabriquer du chocolat avec l’aventure et quelques leçons importantes. L’histoire commence un peu lentement, mais elle s’est gélifiée une fois que Aventurine a trouvé sa place dans la ville. Tout s’est déroulé en douceur en une soirée de lecture, bien que les merveilleuses descriptions des crèmes au chocolat, des tartes au chocolat et du chocolat chaud épicé donne un peu faim à la fin.

Les membres de la famille des dragons de Aventurine sont des personnages agréables : courageux, intelligents et érudits, parfois prompts à la colère, comme on peut s’y attendre d’un dragon. Aventurine  garde plusieurs de ses caractéristiques de dragon même lorsqu’elle était sous forme humaine. Lorsqu’elle se met en colère, elle rugit ou essaie de rugir, et elle a tendance à sauter sur les ennemis avec ses mains tendues comme des griffes. Le nom de Aventurine est délicieux : c’est une pierre semi-précieuse verte (toute sa famille de dragons porte le nom de bijoux) : Jaspe, Citrine, Tourmaline, etc.), c’est le reflet de son cœur aventureux, et c’est aussi merveilleusement original. Aventurine apprend l’amitié une jeune fille à la peau sombre qu’elle rencontre en ville ; de ne pas abandonner quand des désastres arrivent de Marina, une chocolatière fougueuse ; et de trouver quelque chose dans la vie qui peut la passionner à travers ses propres expériences.

Note : 9/10

 

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (30 août 2018)
  • Collection : ROMANS JUNIOR E

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Les mondes miroirs (23 août 2018) de Vincent Mondiot, Raphaël Lafarge

Elsy et Élodianne ont grandi dans les rues crasseuses de Mirinèce, vaste cité à l’ombre des Arches, une architecture titanesque qui enjambe les pays et relie les métropoles. Pourtant, leurs chemins se sont éloignés. Devenue magicienne, Élodianne officie désormais pour le gouvernement. Quant à Elsy, à la tête d’une agence de mercenaires, elle navigue en eaux troubles.

Chronique :  Superbe roman  où cette histoire est placé dans un monde assez moderne, proche de l’ère industrielle, et plutôt original avec ses différents courants de magie.
Ça démarre sur les chapeau de roues, Les personnages, sans être très fouillés, sont bien rendus, qu’ils soient bons, mauvais ou héros de guerre. Il y a de bons ingrédients permettant aux lecteurs d’apprécier cette histoire : magie, aventure et combat d’épées et récit initiatique. On peut honnêtement dire sans gâcher une chose que ce roman offre de l’estime de soi. Nous pourrions apprendre tout en montrant un si mauvais exemple, et ne pas tenir compte de tous les fautes et fautes que Esy devra prendre dans le roman. On s’inquiète et on est ravi de toutes ses erreurs et de ses triomphes, alors même que on est de plus en plus préoccupé par le résultat final.
Car cela se ressent dans une véritable horreur depuis le début et jamais une fois la tension ne s’est glissée, se basant sur les détails, des caractérisations pointues et des révélations merveilleuses. On pourrait l’appeler une fantaisie sombre, bien sûr, ou une fiction historique avec un réalisme magique plié, ou même un conte de fée tellement enraciné dans la réalité qu’on ne pourrait jamais creuser assez profondément.
Est-ce que ce roman n’est pas seulement un conte parfait, mais aussi un peu le miroir au fait de sa propre écriture?

Note : 10/10

 

  • Broché: 512 pages
  • Editeur : MNEMOS (23 août 2018)
  • Collection : Icares

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L’Altruisme efficace (5 septembre 2018) de Peter Singer

Comment faire un maximum de bien avec l’argent, l’énergie, les talents dont nous disposons ? Telle est la question centrale de l’altruisme efficace.
La plupart du temps nos dons ne sont pas efficaces, car ils sont motivés par nos émotions

Chronique : Peter Singer, professeur de bioéthique à Princeton apporte avec ce livre sa réflexion sur le rapport des hommes aux animaux en prenant en considération les intérêts de ces derniers l’a conduit à théoriser la libération animale, qui a débouché sur des changements pratiques à travers le monde. De même, le concept d’altruisme efficace, qui consiste à maximiser l’impact d’un don en y appliquant des raisonnements économiques, peut paraître provocateur. Peter Singer s’y penche sur notre manière de donner aux plus pauvres . Ils sont nombreux (sans doute un peu trop), les penseurs habités par cette ambition, mais le philosophe australien, 72 ans, n’est pas n’importe qui. Il compte même parmi les rares intellectuels qui peuvent se targuer d’avoir fait évoluer la pensée de toute une civilisation, et il en a conscience. Un livre de réflexion où chacun se fera sont avis sur le sujet mais qui offre matière à réflexion.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 270 pages
  • Editeur : Les Arènes (5 septembre 2018)
  • Collection : AR.HORS COLLECT

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L’Empire tome 2 : Sodome et Gomorrhe (5 septembre 2018) de Olivier Bobineau et Pascal Magna

L’Empire est la première histoire politique en BD de la plus vieille institution du monde : l’Église. Sodome et Gomorrhe (XIIIe-XVIe siècle), deuxième tome de la série, met en scène l’horreur de l’Inquisition, les croisades, la Réforme, les guerres de Religion, la décadence des papes Borgia, ou la naissance de l’Université et l’œuvre de Michel-Ange… Autant d’événements fondamentaux qui ont encore une résonance aujourd’hui. Ce récit graphique entrecroise l’histoire de Dieu et du diable, de l’avidité et du dénuement, de la grâce et de la débauche sexuelle, de la sérénité et de la violence…

ChroniqueFéru d’histoires politiques et religieuses vous allez aimer ce livre rempli d’humour, explicite et concis avec de l’intelligence de Olivier Bobineau et Pascal Magna ce tome 2 est vraiment inouïe pour arriver à donner un ton décalé par rapport à la situation qui date de plusieurs siècles. Quand l’humour et la rigueur historique entrent en résonance, cela donne un ouvrage formidable, accessible à (presque) tous.
Un parcours sans concession mais pas sans Amour de notre Église.
On apprend et on comprend bien des choses qui donnent au passage de l’éclairage sur l’actualité. Complexe, ardu ce tome 2 est audacieux et offre une belle surprise.

Note : 9,5/1081tWE7ave6L.jpg

 

  • Album: 200 pages
  • Editeur : Les Arènes (5 septembre 2018)
  • Collection : AR.ROMAN GRAPH.

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Le journal de Chloe Snow, 2 : Confessions toujours plus catastrophiques (16 août 2018) de Emma Chastain

Chloe entre en première -mais ça ne veut pas forcément dire que l’année sera moins catastrophique que la précédente ! Enfin, elle aimerait bien trouver un vrai petit copain et arrêter de penser à Mac, la peste de la classe lui a piqué sa meilleure amie, son rôle dans la nouvelle comédie musicale n’est pas à la hauteur de ses espoirs et sa mère lui demande de venir habiter au Mexique… Dilemnes à l’horizon !

Chronique : « Le journal intime de Bridget Jones » rencontre « Mean Girls » alors que Chloe Snow, une étudiante du secondaire aux défauts affectueux, raconte une autre année de sa vie alors qu’elle navigue entre les hauts et les bas de la famille, de l’amitié, de l’école et de l’amour dans un journal qui brille d’humour et de chaleur. C’est la deuxième année de lycée de Chloé Snow, et la vie s’est compliquée. L’année dernière, Chloé était la star de la comédie musicale. Cette année, après une audition si désastreuse qu’elle quitte la scène en larmes, elle a été choisie comme membre de l’ensemble. Sera-t-elle capable de passer à travers le spectacle en sachant que tout le monde a pitié d’elle ou se délecte de sa chute ? La meilleure amie de Chloé, Hannah, n’est d’aucune aide : elle a été aspirée dans l’orbite de Lex, la règle à gants de velours et à poigne de fer de la classe de seconde. Le père de Chloé est occupé à tomber amoureux de Mlle Murphy, et Chloé ne parle plus à sa mère, qui lui envoie des courriels de plus en plus désespérés et dérangés du Mexique. Alors que les négociations de divorce de ses parents s’effondrent, une bataille pour la garde des enfants se profile à l’horizon. Si seulement Chloé pouvait en parler à Grady : ses parents sont divorcés et il est facile de lui parler. Ou il l’était, jusqu’à ce qu’il déclare son amour pour Chloé, et qu’elle le refuse parce que malgré toutes ses cellules cérébrales rationnelles, elle n’arrive pas à se remettre de Mac, et alors Grady a rapidement commencé à sortir avec Lex. Tous les personnages sont bien dessinés.  Il y a des héros et des méchants, mais ils ne sont pas si noirs et blancs. On peut parler de la mère de Chloé ? Quel personnage parfait, si égoïste et juste le genre de personne qu’une adolescente idolâtre et lutte pour la haine et l’amour. Ce livre s’adresse à tous ceux qui sont tombés amoureux de la mauvaise personne. C’est pour tous ceux qui se sont éloignés de leur meilleur ami. C’est pour tous ceux qui ont crié après leurs parents, piétiné à l’étage et claqué la porte encore et encore. C’est pour tous ceux qui ont aimé et perdu, qui se sont mis dans l’embarras et qui pensaient qu’ils mourraient d’humiliation… et s’en sortiraient bien de l’autre côté de la médaille. Une suite rafraichissante qui ce lit en quelques heures.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 352 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (16 août 2018)
  • Collection : ROMANS ADO ETRA

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Journal d’une fille motivée : L’année détox (5 septembre 2018) de Suzy-K Quinn

Comment repartir sur de nouvelles bases quand on a :
# 30 ans et un bébé
# Deux hommes dans sa vie — un amoureux gentleman, mais jaloux, et un ex roi de la loose (accessoirement aussi papa du bébé) prêt à tout pour vous reconquérir
# Une ex-belle-mère qui ne lâche pas l’affaire
# Une famille aussi adorable qu’insupportable qui croit tout savoir.

Chronique :  L’histoire numéro 2.5 de la série de la mauvaise mère de Suzy K. Quinn continue sur le même thème que la nouvelle (grossesse) et le premier roman complet (journal intime), mais il y a une différence nuancée dans l’écriture de ce livre particulier. Tout comme  » la mauvaise mère  » a trouvé ses marques en tant que mère, c’est comme si Suzy avait trouvé ses marques dans le genre de la musique éclairée par les poussins. Ne vous méprenez pas on pourrait s’attendre à ce que le discours soit négligé et à ce que la grammaire dans les journaux intimes soit médiocre mais non.  Le lecteur va adorer la façon dont l’histoire se déroule et la fin fait désespérer d’en avoir beaucoup plus. Une belle comédie pour cette rentrée.

Note : 9/10

  • Poche: 384 pages
  • Editeur : J’ai lu (5 septembre 2018)
  • Collection : Lj

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Dans les bras de Verdun (6 septembre 2018) de Nick DYBEK

De Verdun à Bologne, de Paris à Santa Monica, une grande fresque sur les amours qui s’épanouissent dans l’ombre des absents.

Chronique : De sa première phrase ( » Je me suis réveillé avec la sensation de quelque chose qui rampait sur moi dans l’obscurité « ) à sa fermeture finale obsédante et ambiguë ( » J’ai serré les freins pour réaliser que le moteur était mort à mon insu « ), Dans les bras de Verdun » jette un sort irrésistible sur ses lecteurs. L’histoire se déroule sur des décennies et à travers les océans, de la France et de l’Italie à la Californie, du champ de bataille meurtri de Verdun, après la Grande Guerre, aux salons glamour d’Hollywood et de Santa Monica, après la Seconde Guerre mondiale, sans discontinuer. La prose est à la fois luxuriante et précise, et même le lecteur sceptique fera l’expérience d’être entraîné dans l’histoire d’amour graduelle et inévitable qui réunit Tom, le fonctionnaire d’église prudent devenu journaliste et scénariste, et la belle veuve de guerre, Sarah, soigneusement assemblée mais téméraire. Tous deux cherchent l’identité du mystérieux amnésique, dont l’histoire fait écho aux incertitudes qui pèsent sur toutes les histoires. Mais si la mémoire est un thème de ce roman, ces deux personnes endommagées sont inoubliables l’une pour l’autre et aussi pour le lecteur, qui pour les jours précieux à l’intérieur de ce livre va perdre la trace du fait que tout autre monde existe. De nombreuses recherches ont clairement contribué à rendre l’affaire de Verdun si vivante, mais cette recherche est portée par le livre avec autant de légèreté que sa présentation subtile de la distribution des personnages. Ce livre restera avec vous longtemps après que vous aurez tourné la dernière page.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (6 septembre 2018)

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