La mer ! (31 mai 2018) de Piotr Karski

Un livre d’activités qui vous donnera tout un océan de connaissances sur la mer et fournira de nombreuses heures de plaisir!

Chronique : Bravo à Piotr Karski et au édition De la Martinière jeunesse pour ce superbe cahier d’activité conçu pour toute la famille. Richement illustré, ludique et simplement beau à regarder, vous y trouverez de quoi alimenter vos après-midi avec des coloriages, activités de plein air, toutes les pages de ce bloc sont dédiées à l’apprentissage du monde marin, son écosystème, et toute la biodiversité qui s’y rattache et vous connaîtrez les secrets des éponges, des méduses et des anémones de mer, vous dessinerez un navire à passagers et un sous-marin. Visitez le récif de corail, examinez les épaves oubliées et tentez votre chance en tant que chercheur de trésor de pirates. Magnifique !

Note : 9,5/10

 

  • Album: 224 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (31 mai 2018)
  • Collection : LIVRES ACTIVITE

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Sang famille (16 mai 2018) de Michel Bussi

 » Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l’obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches.
Je vais mourir ici.  C’est une certitude.  Une seule question me hante, la dernière : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s’ils pouvaient en arracher les souvenirs qu’ils convoitent ?

Chronique : L’île de Mornesey, dans la Manche. C’est là où décide de partir Colin, quinze ans, un orphelin persuadé que son père est encore vivant. Sur cette île où il a vécu jusqu’à l’âge de six ans, il espère comprendre ce qui est arrivé à ses parents et pourquoi pas, retrouver son père. Mais sa quête réveille bien des secrets enfouis et il va vite se trouver en grand danger. Deux truands en cavale, un étudiant en droit déterminé, un journaliste hâbleur, une secrétaire de mairie midinette, un notaire détenteur d’un dossier explosif …beaucoup de personnes croisent son chemin. A qui faire confiance ? En quoi est-il l’élément essentiel pour comprendre le secret de cette mystérieuse « folie Mazarin » auquel tant de monde semble s’intéresser ? Bussi a depuis longtemps prouver sa capacité à créer des ambiances propres à happer le lecteur dès les premières pages et « Sang famille » est l’un de ses meilleurs romans avec des personnages aux caractères bien trempés, des rebondissements inattendus. Que dire de plus que lorsqu’on commence un roman de Michel Bussi on ne peut plus le lâcher tant l’ambiance et l’intrigue sont passionnantes. Et comme à chaque fois, arrivée à la fin le lecteur est un peu triste de quitter les personnages. « Sang Famille » n’échappe pas à cette règle. Un roman qui va au-dela du polar un véritable roman d’aventures et de mystères.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 420 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (16 mai 2018)
  • Langue : Français

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Je sais ce que je mange – Les bananes (24 mai 2018) de Anne-Claire Leveque et Nicolas Gouny

La banane pousse à l’état sauvage depuis plus de 7 000 ans. Et pourtant, nous ne la consommons que depuis deux siècles Pourquoi ? Eh bien parce qu’avant, ce fruit était plein de pépins ! Heureusement pour nous, des botanistes se sont penchés sur la question ! Découvrez comment la banane est cultivée, transportée jusquà nos étals et ses nombreuses qualités.

Chronique : Un superbe livre sur les bananes. Les explications sont simples sans être simplistes, le style est soigné et il très bien fait : graphisme, explications relatives à la vie des abeilles. avec un texte clair et très instructif; pour une sensibilisation à la protection des bananiers, auprès des enfants, il est formidable !
Les bananes constituent un fruit peu complexe mais en parler est un belle exercice . Il s’agit d’autant plus d’un défi que l’auteur a relevé, bravo ! Un livre que même les adultes vont en  apprendre  grâce à ce petit livre !!!

Note : 10/10

 

  • Album: 40 pages
  • Editeur : RICOCHET (24 mai 2018)
  • Collection : Je sais ce que je mange

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Je sais ce que je mange – Je cuisine les pieds sur terre (22 mars 2018) de Isabelle Francesconi et Nicolas Gouny

Cuisiner, c’est facile! Oui, mais encore faut-il savoir quels produits cuisiner? Comment les choisir? Pain perdu, crêpes, beurre fait maison, bonbons au miel, troucha, mini-pizzas, riz cantonnais Une vingtaine de recettes expliquées pas à pas, faciles à réaliser par des enfants. Et surtout, un petit guide pour apprendre à décrypter les étiquettes, pour consommer local et de saison!

Chronique :Ce livre est magnifique. La couverture donne vraiment envie et les illustrations  à l’intérieur sont superbes ! Ce livre, en rayon on ne peut pas le rater si on en cherche un dans ce style tellement la couverture donne envie ! Je sais ce que je mange démontre la connexion entre la nourriture saine et équilibre cérébral mais de manière vitaminée et ludique. Très beau livre pour les enfants  avec des recettes appétissantes et faciles à réaliser, donne des idées pour changer des habitudes quotidiennes! En plus, pas onéreux, donc à la portée de tous le monde . Si vous voulez un livre qui vous permettent de comprendre les intérêts, si vous avez besoin d’inspiration pour vos recettes quotidiennes, si vous êtes intéressé(e)s par une alimentation  local et de saison ce livre est adapté pour vous et les enfants suivront.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 40 pages
  • Editeur : DU RICOCHET (22 mars 2018)
  • Collection : Je sais ce que je mange

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Sorceline – Tome 01: Un jour, je serai fantasticologue ! (18 avril 2018) de Sylvia Douyé et Paola Antista

Sorceline vient d’entrer à l’école de cryptozoologie pour développer sa passion : l’étude des animaux légendaires ! Analyses de comportements, soins magiques ou dressage sont au menu. Mais les places sont chères et la compétition rude pour obtenir le précieux diplôme. En plus des gorgones, vampires et autres griffons, Sorceline va devoir apprendre à mieux connaître ses nouveaux camarades. Certains deviendront ses amis ; d’autres, ses rivaux.

Chronique : Sorceline est une BD jeunesse mais plus sombre et complexe que ce à quoi l’on pourrait s’attendre. L’histoire est à plusieurs niveaux et les personnages sortent de l’ordinaire, à commencer par Sorceline et son caractère bien trempé. Certains sont également plus mystérieux que d’autres…
Beaucoup d’événements ont lieu durant la nuit ce qui donne des planche assez sombres mais aux graphismes superbes. L’histoire est empreinte de mystère mais s’y rajoute de l’amitié entre ados, un peu de jalousie, de la compétition et bien sûr, de la magie.

 Note : 9/1071uFBefSMkL.jpg

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Vents d’Ouest (18 avril 2018)
  • Collection : Jeunesse

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l’histoire de la SF américaine où Robert Silverberg reste un incontournable

Robert Silverberg est sans aucun l’un des derniers (le dernier ?) monstres sacrés de la science-fiction. Rendu célèbre par un tas de chefs d’oeuvre du style « Les monades urbaines », « L’oreille interne », « Les profondeurs de la terre », etc, il a toujours eu cette étonnante capacité de divertir, bien souvent à carrément me passionner. Robert Silverberg, est ni plus ni moins qu’un part importante de l’histoire de la SF américaine. L’auteur n’a donc nul besoin d’écrire sa biographie, le lecture des préfaces peut largement satisfaire le lecteur avide d’en savoir plus sur l’écrivain, ses techniques, ses habitudes, etc… Et il y a de quoi dire, entre tout un tas d’anecdotes sur le paysage éditorial de l’époque, les rencontres de Silverberg avec des auteurs, des éditeurs, ou bien des moments plus personnels de ce forçat de l’écriture. Car oui, Silverberg a la plume facile, en quantité (rappelons qu’au plus fort de production, il était tout à fait capable de sortir une dizaine de nouvelles par mois !!), comme en qualité.

Alors bien sûr, né en 1935, Robert Silverberg n’avait que 18 ans à l’époque des premières nouvelles ici présentes, que l’on ne peut décemment pas qualifier de chefs d’oeuvre. Pourtant, tous les récits offrent leur lot de plaisir instantané puisque l’écrivain ne doit pas sa carrière au fruit du hasard, non, il a du talent. Beaucoup. Il le sait et ne s’en cache d’ailleurs pas, à tel point qu’on sent un peu d’autosatisfaction poindre ici ou là dans les préfaces… Pourtant, malgré tout son talent, sa préoccupation première, du moins au début de sa carrière était de payer son loyer, et si on parle d’auto-satisfaction précédemment, il faut aussi saluer la franchise avec laquelle il avoue avoir fait de l’alimentaire, beaucoup d’alimentaire . Il savait ainsi adapter son écriture et ses récits aux magazines pulps qu’il visait (l’essentiel de la production SF de l’époque se faisant via ce canal de diffusion). D’où des histoires parfois un peu faciles, parfois un peu prévisibles, sentant bon la SF des années 50, mais encore une fois toujours divertissantes. Et malgré quelques textes un peu plus profonds de temps en temps, il faudra quelques éditeurs décidés à le pousser dans ses retranchements (notamment Frederik Pohl) pour que commence à apparaître un auteur qui produit enfin des textes à la hauteur de son talent, nous amenant jusqu’au début des années 70, où il est alors au sommet de son art. Le jeune auteur désir de publier à tout prix pour vivre de sa plume, quitte à prendre quelques commandes hasardeuses (comme écrire une histoire d’après une illustration de couverture, défi dont il parvient tout de même à se tirer avec les honneurs), donnant des récits divertissants mais sans grande profondeur à quelques exceptions près, et un homme qui arrive plus réfléchi, plus sensible, plus humain.

Avec « Le monde aux mille couleurs » où Silverberg tente d’écrire une histoire à la Jack Vance, « Pourquoi ? » et ces astronautes se posant des questions existentielles sur leur but dans la vie, « Ozymandias » et l’éternelle confrontation entre scientifiques et militaires, « En bonne compagnie » et ce dirigeant d’une planète se demandant ce qui de l’exil ou du martyr est la meilleure voie, etc…) au voyage dans le temps (« Absolument inflexible » et cette illustration simple mais parfaite de la problématique de la boucle temporelle), en passant par le récit humoristico-sarcastique (« Le chancelier de fer » et ce robot ménager qui prend le pouvoir au sein d’une famille), le récit plus simplement fantastique (« Tant de chaleur humaine » et cet homme qui « absorbe » les mauvaises pensées de ceux qui l’entourent, « L’homme qui n’oubliait jamais », excellent récit sur un homme à la mémoire parfaite, prémices de « L’oreille interne »), ou bien le récit d’anticipation (« Voir l’homme invisible », nouvelle grande réussite malgré une idée de départ qu’il est facile de faire voler en éclat : certains crimes sont punis d’invisibilité, c’est à dire que la personne sanctionnée est libre mais « marquée », cette marque indiquant à ses concitoyens qu’ils ne sont pas censés la voir).

C’est aussi l’occasion pour l’auteur d’explorer des thèmes qui lui sont chers, comme l’archéologie (« L’affaire des antiquités » et son ton assez cynique sur le sujet), les médias (« Les colporteurs de souffrance », critique au vitriol de la surenchère médiatique) ou bien l’altérité, thème qui revient à plusieurs reprises (« Les amours d’Ismaël » et ce dauphin amoureux d’une humaine, « Martel en tête » et cet extraterrestre qui tente de communiquer mais n’arrive qu’à provoquer des cauchemars, ou « Trip dans le réel » où c’est cette fois une femme qui tombe amoureuse d’un extraterrestre déguisé en homme).

Ses livres les plus connus :

Le cycle de  Majipoor (éditions Mnemos)
Il s’agit de sa grande fresque « Fantasy » ,
R.S. reconnaît s’être très inspiré de Jack Vance et de ses Planète-Opéra pour créer un univers  fantasy avec de nombreuses races, une géographie, des Dieux, etc… bref tout ce qu’on retrouve maintenant dans un univers de JdR.
A l’époque, il n’y avait pas légion de livre-univers, en dehors de Tolkien, Herbert avec Dune, P.J.Farmer avec le Monde du Fleuve ou la Saga des Hommes-Dieux.
Reste que le Cycle de Majipoor reste un classique, qui se lit facilement.

les Monades Urbaines : ensemble de nouvelles qui se croisent parfois, parlant de toute une société vivant dans une agglomération géante sous forme de méga building. Rappelant 1984 d’Orwel, ici la mégalopole est reine et la société de consommation est coupée de ses racines avec le reste du monde, et la nature.

Le Livre des Crânes : c’est trash, politiquement incorrect, et délibérément malsain. Une sorte de road movie qui rappele Voyage au Bout de la Nuit. L’histoire : 4 étudiants et amis vont tenir leur journal voyage (c’est donc raconté à la première personne), un road movie qui va les mener vers une possible vie éternelle, à la recherche une secte qui aurait percé le secret de l’immortalité. Mais le prix à payer est lourd : sur les 4, la règle dit que 2 doivent mourir pour que les 2 autres deviennent immortels.
On partage donc les espoirs et souvenirs de ces 4 amis : un Juif New Yorkais malingre et intello, une espèce de quaterback fils à papa pété de tune, un gars qui a tout misé sur ses études médicales pour s’élever au dessus de ses racines campagnardes, et un homosexuel provocateur. Ne vous arrêtez pas à ces clichés, les personnages sont extrêmement soignés.
On va partager avec eux le côté le plus sombre de leurs souvenirs et de leur personnalité.
C’est clairement un bouquin malsain qui en dérangera plus d’un, mais c’est un livre qu’on n’oublie pas une fois refermé.

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Majipoor, Intégrale : Volume 2, Le cycle de Prestimion (7 juin 2018) de Robert Silverberg

Pour la première fois, Mnémos réunit dans une édition intégrale en trois volumes les huit tomes de la création foisonnante de Robert Silverberg : Le Cycle de Majipoor, l’une des oeuvres magistrales de la science-fiction.

Chronique : Prestimion est écarté de la succession de Lord Confalume par le fils de ce dernier, Korsibar, qui prend d’autorité la couronne et le trône du Coronal…
La scène se passe un millénaire avant le règne de Valentin, à une époque où Majipoor n’a pas encore de Roi des rêves. Et cela permet à Robert Silverberg de prendre un nouveau départ dans le cycle de Majipoor.C’est ici que le volume 2 commence.

C’est un départ éminemment politique qui est pris car, à partir de l’usurpation, Les sorciers de Majipoor est un roman qui n’est fait que d’alliances, de manigances et de trahisons, jusqu’à l’inévitable guerre.
C’est aussi un second souffle pour le cycle car il permet à l’auteur d’adopter une démarche totalement différente de celle des précédents tomes, en particulier ceux consacrés à Valentin. Cette fois-ci il n’y a pas de périples de plusieurs années à travers tout Majipoor, mais tout se passe à la cour du Coronal, ou dans ses environs immédiats. Il n’y a pas non plus de personnages très sympathiques, à l’exception de quelques personnages secondaires. Même Prestimion n’est pas spécialement charismatique ; c’est un arriviste, imbu de lui-même, qui recherche la couronne plus parce qu’il s’estime meilleur que Korsibar, que parce qu’il s’estime plus apte à faire le bien que son concurrent. On aura compris que la psychologie politique des personnages est nettement plus fouillée qu’auparavant. Cela étant les autres traits de leurs caractères restent simplistes, voire caricaturaux, en particulier la subite idylle de Prestimion. Les sorciers de Majipoor n’en est pas moins d’une lecture agréable et pleine de rebondissements.  Le second tome Prestimion le coronal  raconte comment Prestimion occupe enfin la charge de Coronal. Mais il est immédiatement confronté aux conséquences de la guerre civile qui a présidé à son ascension sur le trône, et ce en dépit du fait qu’il a fait retirer de la mémoire de chacun tout souvenir de cette guerre…Avec l’aide de quelques sorciers, Prestimion a décidé d’effacer de la mémoire collective ce triste épisode de l’histoire de la planète. Mais dans cette suite, on apprend qu’une inquiétante vague de folie se propage sur toute la planète et Prestimion craint qu’elle ne soit la conséquence de sa décision. La planète géante Majipoor fait partie de ces univers riches et chatoyants dans lesquels on a ordinairement plaisir à se replonger. Hélas, ce nouvel épisode du cycle est extrêmement décevant. L’intrigue est aussi mince que le roman est volumineux. Robert Silverberg tire à la ligne et nous égare dans un nombre incroyable de digressions, ce qui donne l’impression que le roman a été écrit au fil de la plume. Cela occasionne des scènes parfois surprenantes ou incongrues perdues au milieu d’une foule de lieux communs et de répétitions. Ainsi Dantirya Sambail, le puissant procurateur du continent voisin de Zimroel qui a failli tuer Prestimion lors de la guerre civile, recouvre fort opportunément la mémoire et parvient non moins opportunément à s’échapper des prisons du château du Coronal  ! Prestimion, nouveau monarque d’une planète de plusieurs milliards d’individus, s’empresse alors de délaisser ses devoirs et passe le plus clair de son temps à parcourir la planète à la poursuite de son ennemi. Entre deux escapades, il trouve tout de même le temps de se marier, mais la romance est bien vite expédiée et fort peu crédible. Prestimion est un personnage pour lequel on n’éprouve pas de sympathie, et on a d’autant plus de mal à s’intéresser à ses problèmes. Il ne reste guère pour le plaisir du lecteur qu’une succession de descriptions des lieux les plus étranges de Majipoor. Mais Le château de Lord Valentin nous a déjà permis de parcourir ce monde fascinant dans de bien meilleures conditions, et Prestimion le Coronal fait bien pâle figure en comparaison. Le roi des rêves conclut plutôt bien un cycle inégal en qualité.  mais sait bien ce finir avec ce tome qui développant une trame et une intrigue intéressantes, est d’une lecture plutôt agréable. les personnages, qui semblent toujours manquer de profondeur et de substance; les caractères ne sont pas assez fouillés, manquent de complexité et certains sont même assez simplistes, tels les cinq frères Sambailids complètement idiots…
Mais cette impression est peut-être due au fait qu’ils ont déjà été présentés dans les tomes précédents. En outre, beaucoup de temps est passé à décrire les étapes de la passation des pouvoirs (avant et après la mort de Confalume), les doutes ressentis par Prestimion et Dekkeret quant à leur capacité à assurer au mieux leurs nouveaux rôles respectifs, mais également à nous convaincre de la supériorité morale des deux monarques (au point de les rendre presque parfaits), alors que les situations conflictuelles sont abordées et résolues un peu trop rapidement, qu’il s’agisse de brouilles amoureuses (entre Dekkeret et Fulkari ou entre Keltryn – sœur de Fulkari – et Dinitak – ami de Dekkeret), de désaccords entre Prestimion et Dekkeret sur la stratégie à suivre ou bien de la confrontation finale entre Dekkeret et Mandralisca… En effet, cette rencontre débutant à peine s’achève déjà sans qu’on ait eu la chance d’assister à un véritable duel (combat physique ou, pourquoi pas, psychique) entre ces deux forts caractères (ou du moins présentés comme tels).…
Nous avons là un livre intéressant, mais dont certains aspects essentiels n’ont pas été assez approfondis. Ce roman aurait mérité, bien qu’il compte déjà plus de 450 pages, d’être un peu plus long.  Un volume pour ce qui aime le Cycle de Majipoor mais qui reste de grande qualité.

Note : 9/10

 

  • Broché: 1072 pages
  • Editeur : MNEMOS (7 juin 2018)
  • Collection : Univers

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La porte des mondes, intégrale (1 octobre 2015) de Robert Silverberg

Et l’histoire fut changée pour toujours… En 1348, totalement ravagée par la peste, l’Europe a été conquise par l’Empire ottoman qui règne depuis en maître absolu. La Renaissance, comme les Grandes Découvertes, n’ont pas eu lieu. Les Aztèques dominent le Nouveau Monde et six cents ans plus tard, la technologie entre seulement dans l’ère de la vapeur. Au début des années 1960, Dan Beauchamps, jeune Anglais fougueux en quête de gloire et de reconnaissance quitte son Angleterre natale pour les Hespérides. Il s’embarque alors pour une extraordinaire aventure autour d’une planète devenue le miroir inversé de l’ordre mondial que nous connaissons.

Chronique : Cette intégrale rassemble quatre textes, écrits par Robert Silverberg (les deux premiers), John Brunner (le troisième) et Chelsea Quinn Yarbro (le dernier), entre 1967 (le premier) et 1990/91 (les trois autres). Le premier texte fait 150 pages, les trois autres environ 65-70.
Ils ont la particularité de se dérouler dans le même univers, créé par Silverberg dans le premier texte (La Porte des Mondes). Il s’agit d’une uchronie, c’est-à-dire d’une Terre où l’histoire a pris un cours différent de celui que nous lui connaissons.  Silverberg nous offre une balade dans un Mexique de 1963 incréé, à travers le périple d’un jeune anglais en mal d’aventure. Ne vous attendez pas à une histoire pleine de suspense et d’action ; ce n’est pas le but de l’exercice. Nous sommes avant tout ici pour faire du tourisme et découvrir le pays, ses coutumes et ses décors fabuleux. Cela n’empêche pas l’auteur de travailler son personnage principal aussi bien que d’habitude. Notre anglais jouit d’une véritable épaisseur, d’un comportement humain plutôt naïf et capable de décisions stupides. le récit est agréable et frais, baignant dans l’exotisme du fait même que ce Mexique n’est pas le nôtre. Par son personnage en balade et la découverte d’un monde différent,
Au début des années 1990, Silverberg s’associe à deux amis – et quels amis puisqu’il s’agit de John Brunner (Tous à Zanzibar) et de Chelsea Quinn Yarbro (Ariosto Furioso) – pour étoffer son monde. Chaque auteur produira une longue nouvelle, ou un court roman comme vous voulez).
Le ton est nettement plus géopolitique à présent. Silverberg s’intéresse à la succession au sein du royaume africain du Songhaï (qui a réellement existé), succession perturbée par l’ingérence plus ou moins discrète des grandes nations de ce temps. Brunner nous invite à table à Cracovie, au côté de convives qui ont tous un secret en relation avec la mort récente du Tsar de Russie. Enfin Yarbro nous décrit les tergiversations de l’empire Inca à la recherche d’alliés contre un usurpateur des Vastes Plaines.
Plusieurs messages passent : en premier lieu, si les nations éliminées ou soumises par la domination de l’Europe avaient eu les coudées franches, elles ne se seraient comportées ni mieux ni moins bien que les nations européennes : désir de conquête, de puissance, habileté diplomatique et trahisons, volonté de guerre, sont des constantes indépendantes des acteurs qui les portent. En second lieu, les nations maîtresses de cette Terre subiront tôt ou tard le déclin, les peuples soumis se révoltant à la première bonne occasion. La grande qualité de la nouvelle de Brunner et la façon dont les deux textes complètent et étendent l’univers géopolitique des deux textes de Silverberg font que m si vous avez aimé cet univers vous ne le regretterez pas.

Note : 9,5/10

 

  • Relié: 432 pages
  • Editeur : MNEMOS (1 octobre 2015)
  • Collection : Intégrale

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La courte histoire de la fille d’à côté (31 mai 2018) de Jared Reck

Si on était dans un film, Matt dirait à Tabby qu’il est fou d’elle. Alors, elle se jeterait dans ses bras -sous une pluie battante, évidemment. Mais on n’est pas dans un film : Matt et Taby sont voisins, il est son meilleur ami, et elle est amoureuse de Liam. Cynique, romantique, sur le terrain de basket, pendant les cours, Matt repense à leurs moments partagés et serait prêt à tout pour la garder. Mais un événement tragique vient tout bouleverser…

Chronique :La courte histoire de la fille d’à côté  de Jared Reck est une lecture douce, hilarante et émotionnelle. Un livre qui présente aux lecteurs un casting complet de personnages dont on ne peut s’empêcher de tomber amoureux. Ils vont tous vous faire rire et pleurer.

Matt Wainwright a une voix si douce, si maladroite et si bruyante. Il est doux comme l’enfer une minute, doux purement par accident l’instant d’après, c’est un garçon de quinze ans qui essaie de trouver son chemin dans le monde. Sa vie tourne autour du basket-ball, de sa famille, de son meilleur ami pétant, Trip, et de son amour pour la fille d’à côté. Tabby, Matt et Tabby ont grandi ensemble. Leurs journées, leurs vacances et leurs souvenirs sont complètement tissés ensemble. Pour Matt, ce ne serait pas Halloween sans Tabby et son énorme dépendance aux Nerds. Aucune des fêtes ne se sentirait bien sans elle. Mais Matt peut-il risquer son amitié pour quelque chose de plus avec Tabby ? Peut-il trouver les mots pour lui dire ce qu’il ressent ?

On adore la façon dont M. Reck a capturé les sentiments de Matt pour Tabby sur la page. La voix de Matt est si simple, réelle et sonnera vrai avec des lecteurs de tous âges. Vous pouvez sentir à quel point Matt est désespéré à propos de ses sentiments pour Tabby dans les scénarios hilarants qui lui passent par la tête. Comment garde-t-il de telles émotions à l’intérieur ? Mais en même temps, comment fait-il pour que Tabby puisse voir ces énormes sentiments ? Vous sentirez sa douleur. Surtout quand un nouveau type entre en scène, provoquant toutes sortes de vagues et de maladresses dans l’amitié de Tabby et Matt. Leur amitié peut-elle survivre aux changements ? Matt a raté son tir ? Ce livre contient l’une des plus douces excuses/déclarations d’amour impliquant des Nerds jamais écrites ! Parfois les choses simples dans la vie deviennent énormes dans l’amour. Et Matt l’épelle parfaitement dans le rire et la douleur. Comme il veut et a besoin de Tabby pour le voir frapper une balle de baseball ou s’asseoir à côté de lui dans l’autobus.  Le voyage de Matt vous fera mal au cœur. Un voyage qui montre comment la vie peut changer en un instant.  Leur histoire ne manquera pas de vous toucher le cœur. Une histoire pleine d’amour, de perte.

Accrochez-vous à votre cœur et ayez une boîte de mouchoirs en papier à portée de main.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (31 mai 2018)
  • Collection : ROMANS ADO ETRA

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Timote Prend le Train (7 juin 2018) de Massonaud Emmanuelle

Timoté est un petit lapin qui, au fil des albums, partage sa vie avec ses copains et sa famille.

Chronique :Un livre de Timoté est toujours une une jolie histoire à raconté au enfants. Les couleurs du livre sont à la fois vives et douces et animent des dessins tendres et ronds. Il y a des détails charmants dans les illustrations. le jeune lecteur est invité à chercher des petites choses dans la page, à faire marcher son imagination et son observation. Il y a aussi un jeu des différences à la fin de l’album. L’album est adorable, Timoté et sa famille sont si mignons !

Note : 9/10

 

  • Relié: 32 pages
  • Editeur : Grund (7 juin 2018)
  • Collection : TIMOTE

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