Les Royaumes crépusculaires (19 avril 2018) de Mathieu Gaborit

Réunies dans cette intégrale, les aventures d’Agone de Rochronde et de Maspalio d’Abyme ont passionné des milliers de lecteurs depuis plus de 20 ans.

Chronique : Magnifique intégrale de la part des édition  Mnémos où on découvre Agone, héritier d’un baron, qui avait choisi une vie de troubadour. Étrangement sans grande difficulté, il accepte de suivre l’enseignement de Souffre-jour. de plus sa scolarité fait ressortir des éléments sombre de son passé et de sa psychologie. Agone n’est donc pas le bon fils à papa qu’il laissait apparaitre au début du récit. Ça donne un personnage difficile à situer mais aux changements d’états d’âme assez faciles.
Suite à certains événements, Agone sera contraint de quitter le collège et de retourner à Lorgol – la ville qui lui a causé tant de traumatismes. Là-bas, il y apprendra la magie, perfectionnera sa maîtrise de l’Accord et s’évertuera à déjouer un complot. Mais désormais connu comme le loup blanc, de nombreuses personnes sont à sa recherche : certains pour l’aider, d’autres pour le tuer.
Suite aux événements du premier tome, il est accompagné d’une rapière consciente, Pénombre, ainsi que de celle qui lui a donné la vie, la vieille fée noire Amertine, et même d’un Danseur.
Les Crépusculaires est une saga originale. Pour commencer, tout le monde peut pratiquer la magie. Pour la simple et bonne raison que personne ne peut le faire. La magie nait des mouvements de petites créatures dociles et douces : les Danseurs. Seuls, ils ne peuvent rien faire. Il faut qu’un homme leur donne une impulsion, une base pour leur inspiration, afin que naisse la magie. La relation qu’entretiennent les deux individus est donc capitale.
Évidemment, ce secret est bien gardé – il ne faudrait pas que la populace le sache, ça ferait perdre un monopole lucratif au Cryptogramme-magicien.
Mais il existe d’autres types magies, et notamment l’Accord. Moins répandue, cette méthode consiste à jouer d’un instrument de musique pour influencer autrui. Il y a plusieurs familles d’instruments, cinq d’entre elles rejetant la sixième – le clavecin.
Et puis, il y a les créatures magiques – dont les Danseurs font partie. Lutins et farfadets, sans cesse en conflit, côtoient les fées noires – aussi appelées accoucheuses, puisqu’elles sont capables de donner la vie à des objets inanimés. Ce qui est sacrilège pour tout homme d’église, puisqu’elles osent prétendre au même statut que Dieu.
Cette saga est donc dotée de bien des qualités. La plume de l’auteur est enchanteresse et il est agréable de se laisser porter par les mots, rien que pour le plaisir de lire de belles phrases bien tournées. Et puis il y a l’histoire et ses personnages. Nous emmenant dans un univers riche et complexe à souhait, peuplé de créatures fantastiques, où Agone ne pourra se contenter d’être un simple spectateur. Les farfadets, les lutins, les nains… Des êtres que les adeptes de fantasy ont l’habitude de rencontrer. Mais les Danseurs ? Voilà toute la trame de fond du roman. Car au final, ils sont tout l’enjeu. Instruments de pouvoir ou créatures dotées de conscience, capables de ressentir ?
Enjeux politiques, trahisons, prises de pouvoir, Agone devra également faire face à l’antagonisme des différents ordres de mages… Évoluant tant bien que mal dans les méandres politiques, Agone va subir de nombreuses épreuves et devra lutter chaque instant pour survivre.

Note : 10/10

 

  • Broché: 550 pages
  • Editeur : MNEMOS (19 avril 2018)
  • Collection : Icares

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Apostasie (15 mars 2018) de Vincent Tassy

Anthelme croit en la magie des livres qu’il dévore. Étudiant désabusé et sans attaches, il décide de vivre en ermite et de s’offrir un destin à la mesure de ses rêves. Sur son chemin, il découvre une étrange forêt d’arbres écarlates, qu’il ne quitte plus que pour se ravitailler en romans dans la bibliothèque la plus proche. Un jour, au hasard des étagères, il tombe sur un ouvrage qui semble décrire les particularités du lieu où il s’est installé. Il comprend alors que le moment est venu pour lui de percer les secrets de son refuge. Mais lorsque le maître de la Sylve Rouge, beau comme la mort et avide de sang, l’invite dans son donjon pour lui conter l’ensorcelante légende de la princesse Apostasie, comment différencier le rêve du cauchemar ?

Chronique : Avec ce livre nous sommes immergés dans une atmosphère où la mélancolie qui nous touche immédiatement. On baigne dans quelque chose de presque lyrique, comme suspendu dans le temps et dans l’espace,  Un univers gothique dans sa plus noble définition, à la fois sombre, mais d’une richesse incomparable. La magie en fait partie intégrante, nous faisant voir de la féerie dans tout ce qui nous entoure. Les paysages sont notamment d’un réalisme époustouflant, nous faisant littéralement rêver. Mais le côté obscur est tout aussi fascinant, nous faisant part d’un portrait vampirique tout à fait unique. Des vampires exceptionnels à mes yeux, différents de tous ceux que l’on a pu connaître. Deux styles de vampires se détachent, chacun d’eux ressentant une certaine nostalgie de leur condition humaine perdue, mais pendant que l’un voudrait mettre fin à cette vie, l’autre en profite cruellement. C’est dans ce cadre que nous suivons Anthelm, un jeune homme totalement à part, qui va vivre une aventure incroyable. Vincent Tassy nous délivre une histoire tout simplement magnifique, son écriture est magnifiquement soignée, chaque mot étant choisi avec une efficacité redoutable. Nous voyageons entre rêves et réalités, la frontière basculant sans cesse. Les épreuves s’enchaînent pour notre héros, il va devoir surmonter des instants terribles, à la hauteur des romans qu’il dévore. Les personnages sont tous très bien travaillés l’auteur nous emmène dans une intrigue très passionnante grâce à toutes les créatures mais surtout au mystère autour de chacun des personnages.
Ce roman a tous les ingrédients pour plaire. Tout d’abord, le lieu choisi pour l’intrigue et les créatures fantastiques, parfait pour ajouter un peu plus de mystères avec des descriptions sont toutes bien détaillées et travaillées.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 360 pages
  • Editeur : MNEMOS (15 mars 2018)
  • Collection : Hélios

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68 année zéro (19 avril 2018) de Paule Du Bouchet

En ce début de 1968, Maud a seize ans, et elle est loin de se douter que sa nouvelle vie a commencé. À la fin de l’année scolaire, le bac l’attend. Si tout va bien. Mais dans les rues, la soif de changement est là. La colère des étudiants explose. Alors que le Quartier latin est à feu et à sang, que les barricades se montent sous les fenêtres, la jeune fille écoute les Beatles, voudrait se coiffer comme la chanteuse Sylvie Vartan, fantasme sur la photo d’un certain Dany le Rouge et rêve de descendre dans la rue…

Chronique : Remarquable récit ce livre reconstitue de façon précise et détaillée les risques de Maude, décrit le combat qu’elle va vivre en 68 , Paule Du Bouchet montre avec finesse les interrogations et les résistances, bien compréhensibles de cette époque.
Fort bien écrit ; retrace de manière brillante la puissance des forces de vie. Une lecture qui permet de comprendre des possibles ouverts par le souffle émancipateur d’un événement, des bouleversements dans les vies de beaucoup, des aspirations et les mots pour les dire, et, des ruptures qui se produisirent ensuite. Et tout ce qui ne fut pas et reste chaud comme les braises d’un printemps…

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (19 avril 2018)

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L’Héritier de Moriarty (26 avril 2018) de Annelie WENDEBERG

Enceinte de son pire ennemi, Anna Kronberg a repris espoir quand elle est parvenue, épaulée par Sherlock Holmes, à empoisonner Moriarty. Mais le redoutable professeur a tout mis en œuvre pour pouvoir continuer, même après sa mort, à torturer la mère de son enfant à naître : il a demandé au colonel Moran, son homme de main et grand chasseur de gibier, de mettre la main sur Anna et Holmes, puis d’attendre la naissance de l’enfant, d’enlever le nouveau-né et de tuer les deux acolytes. Commence alors une course-poursuite entre plusieurs continents, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques, de réseaux d’espionnage et de prémisses de grand conflit mondial. Holmes et Kronberg sont prêts à tout pour contrer les funestes projets de Moriarty, même à mettre en scène une fausse-couche…

Chronique : Voici le dernier volet d’Anna Kronberg et ça ne cesse de s’améliorer. Si vous ne connaissez pas commencez à partir du livre #1. Anna est un personnage fort et centré, même lorsque sa vie est en désordre.  Anna s’associe à Sherlock Holmes afin de découvrir un complot de Moriarty visant à utiliser la guerre bactérienne pour protéger l’Angleterre et ses intérêts commerciaux. Cette série n’est pas pour les faibles de cœur. Il est très sombre, violent et flippant. Des décisions morales douteuses sont prises, ce qui entraîne à la fois des morts innocentes et des morts moins innocentes. Tout comme Sherlock a de nombreux secrets sombres, Anna cache une obscurité que seul Sherlock peut découvrir. Annelie Wendeberg a un style d’écriture merveilleux et elle ne manque jamais de garder ses lecteurs sur leurs orteils. Une fois de plus, la série a pris une tournure inattendue et nous offre un superbe livre.

Note : 9/10

 

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (26 avril 2018)
  • Collection : SANG D’ENCRE

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Comment tomber amoureuse d’un homme qui vit dans un buisson (8 mars 2018) de Emmy ABRAHAMSON

Julia passe ses journées à enseigner l’anglais aux Autrichiens au chômage et ses soirées à regarder Netflix en compagnie de son chat. Sa vie ne ressemble guère à un conte de fées mais, optimiste en toutes circonstances, Julia continue à penser que le meilleur reste à venir. Le meilleur, ce sera écrire un jour un chef-d’oeuvre littéraire et devenir copine avec le prix Nobel Elfriede Jelinek.

Chronique : On ne sait pas à quoi s’attendre de ce livre. On n’en avais pas entendu parler avant qu’il n’arrive dans la boîte aux lettres, mais le texte est c’est un délice total et complet. L’écriture est pointue et drôle et complètement à jour, c’est le genre de livre qui donne cette sensation de bien-être à chaque fois que vous le ramassez.

Julia est suédoise, vit à Vienne et enseigne l’anglais comme langue étrangère dans une école de commerce. Elle n’est pas particulièrement heureuse dans son travail, mais elle continue de prendre des quarts de travail supplémentaires et d’enseigner aux élèves que tout autre enseignant essaie d’éviter. Alors que Julia est un personnage incroyablement drôle et excentrique, elle a une vulnérabilité et une tristesse sous-jacente que cet auteur intelligent incorpore si bien dans l’humour.

La dernière relation de Julia s’est effondrée et elle est socialement isolée. Elle adore remplir des sondages dans la rue, ou passer un test auditif….. parce que c’est gratuit et que cela lui donne la chance de parler aux gens. Alors qu’elle désespère de la plupart de ses élèves et qu’elle a peu de choses en commun avec ses collègues, ils représentent une grande partie de sa vie. Sous la bravade et les moqueries, Julia se sent seule.

Un jour, Julia rencontre Ben. Ben n’est comme aucun autre homme qu’elle n’a jamais connu. Il n’a pas de maison, il vit dans un buisson, il est sale avec une longue barbe emmêlée, mais elle l’aime bien. Il y a une étincelle entre eux et ce n’est pas long avant qu’ils se rencontrent régulièrement, puis ils deviennent un couple.

Ce qui suit est l’histoire de Julia et Ben, et leur relation l’un avec l’autre, et avec le reste du monde. Ce n’est pas une relation facile, il y a beaucoup de hauts et de bas, mais il y a tellement de hauts et de merveilleux. C’est une histoire d’amour très improbable, émouvante et souvent hilarante.

Sachant que l’auteur a basé ce roman sur sa propre histoire ; et que son mari vivait dans un buisson lorsqu’ils se sont rencontrés, cela ne fait que le rendre plus poignant. Ils disent que la vérité est plus étrange que la fiction et cet auteur a pris sa vérité et a créé une histoire merveilleuse.

Comment tomber amoureuse d’un homme qui vit dans un buisson est très drôle et très intelligent.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 256 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (8 mars 2018)
  • Langue : Français

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Toucher mortel (8 mars 2018) de Peter JAMES

Vilain petit canard lorsqu’elle était enfant, Jodie Bentley a deux rêves dans la vie : être belle et devenir riche. Le premier réalisé – avec un petit coup de pouce de la chirurgie plastique –, elle travaille désormais ardemment sur le deuxième. Sa philosophie concernant l’argent est simple : on peut soit le gagner, soit se marier avec. Le mariage, facile. C’est se débarrasser du mari après coup qui s’avère compliqué, et qui requiert un réel talent. Rien de mieux que la pratique pour se perfectionner…
De son côté, le commissaire Roy Grace subit la pression de la part de son supérieur et sa précédente affaire lui donne encore des insomnies.

Chronique : Peter James est de retour avec une toute nouvelle histoire de Roy Grace. L’histoire commence avec un tueur en série féminin séduisant et nous découvrons ce qui la fait marcher. Jodie est une femme d’une trentaine d’années avec un amour de l’argent. Il est très compréhensible qu’elle doive tuer pour devenir aussi riche que possible et réaliser ses rêves. Eh bien, elle est pauvre et ce n’est pas facile d’obtenir beaucoup d’argent, n’est-ce pas ? Évidemment, les vieux hommes riches sont ses cibles, de préférence ceux qui sont à bout de souffle. En tapotant sur son clavier, les victimes s’approchent d’elle. Roy Grace l’attrapera-t-elle, avant qu’un autre pauvre célibataire sans méfiance ne devienne la proie de ses charmes ? Entremêlés avec cela, nous voyons qu’un tueur professionnel familier est de retour à Brighton. Qui est sa marque ? Et qu’est-il arrivé à Crisp qui a échappé à la justice dans le dernier livre ? Le lecteur adore être de retour à Brighton avec Roy et voir sa nouvelle petite famille. Grand aussi rattraper le deuil et politiquement incorrect, Norman Potting et leur ennemi juré Cassian Pewe. De plus, le sentiment d’authenticité du maintien de l’ordre sous le soleil de Brighton est au rendez-vous. Marlon le poisson est toujours un de des préférés et le dernier lien de Roy avec son ancienne épouse Sandy. Les poissons sont importants. Après la rencontre dramatique de Roy avec Sandy, l’égoïste et étrange ex-femme disparue de Roy Grace, la vérité éclate.  Nous obtenons une conclusion tout à fait superbe et satisfaisante. Tout le monde sera très heureux de la résolution finale du fil Sandy. C’est ce que nous attendions tous. Peter James est vraiment un maître du crime et a livré la bonne fin pour Sandy.  Vous ne le regretterez pas. Roy Grace est dans une ligue à lui.

Note : 9/10

 

  • Broché: 528 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (8 mars 2018)

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Le jardin / La mer (12 avril 2018) de CHARLIE POP

Deux documentaires sonore sur le jardin et la mer.

Chronique : Les enfants rêve d’entendre les sons du jardin et de la mer. Voici deux livres  qui vont rencontré un grand succès auprès des plus jeunes. La couverture est douce et les angles sont arrondis. Les illustrations sont somptueuses et les couleurs vives et lumineuses. Les textes sont simples et se résument en deux à trois lignes par pages, ce qui amplement suffisant pour les plus jeunes. L’histoire est toute simple et est le prétexte à l’écoute des sons choisis pour représenter soit le jardin où la mer. Ce qui attire le plus les enfants ce sont les puces sonores bien entendu, c’est sans fin. Il y a un son différent par page ainsi qu’une courte phrase explicative. On retrouve dans l’ordre, 5 onglets et 5 puces sonores.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 10 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Grund (12 avril 2018)
  • Collection : Mes baby docs sonores`

 

 

Mon super imagier sonore (12 avril 2018) de Julie MERCIER

Au fil des pages de cet imagier unique, le tout-petit retrouve ses thématiques préférées à travers plus de 80 images de la ferme, la mer, le zoo, le jardin, la maison et les transports. 20 puces sonores l’invitent à apprendre 20 mots associés aux illustrations. Un excellent outil d’apprentissage illustré avec tendresse et humour par Julie Mercier.

Chronique : Voici un superbe imagier sonore, tant dans l’illustration de Julie MERCIER qui à le dessin simple et si attractif pour les enfants. La qualité du livre est très bonne pour les mains de l’enfant qui il semble bien survivre à son utilisation. Un livre ludique, drôle et où l’enfant découvre les sons des thèmes proposé  tout en s’amusant.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 12 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Grund (12 avril 2018)

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Des fleurs sur les murs, mai 68 (12 avril 2018) de Cécile Roumiguière et Aurélie Grand

L’histoire : Mai 68. Léna, 9 ans, n’aime pas le changement. Ce n’est pas pour rien si sa chanson préférée est  » Comme d’habitude  » de Claude François ! Pourtant un drôle de printemps s’annonce et la vie de la petite fille risque d’être bousculée. Des bruits courent sur la fermeture prochaine de l’usine de bicyclettes de son village. Pendant ce temps, à Paris, les étudiants manifestent…

Chronique :  Léna écoute les conversations des grands et comprend que quelque chose ne va pas. Elle commence même à s’inquiéter et à se poser beaucoup de questions. Eh oui, car en mai 68, les choses bougent, changent, évoluent. Et si Léna dessinait pour aider à faire passer des messages ?
Dans ce roman, le contexte historique apparait petit à petit. D’abord, le jeune lecteur a tout le loisir de découvrir une jeune héroïne qui lui ressemble et à laquelle il peut sans problème s’identifier. Puis, les « problèmes des grands » prennent de plus en plus d’ampleur et le comportement de Léna invite à la fois à s’interroger sur quelle serait la réaction du lecteur aujourd’hui et à la fois à mieux connaître cette époque qui semble si lointaine pour les lecteurs actuels. Enfin, le roman se conclut avec une jolie note de gaité, qui donne envie de faire bouger le monde de 2018 tout en profitant de la vie.
Voilà un roman bien écrit qui devrait donner envie à tous les lecteurs de s’emparer de leurs feutres pour véhiculer et défendre leurs idées.

Note : 9/10

 

  • Broché: 64 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Nathan (12 avril 2018)

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Samuel, terriblement vert ! de Hubert Ben Kemoun et François Roca

L’histoire : A la grande joie de Samuel, son oncle Julius est de retour. Mais cet explorateur chevronné n’est pas revenu les mains vides ! Il a rapporté des graines de « Galéaparsos », un arbre exotique rarissime. Tout serait parfait si Lionel, le meilleur ami de Samuel, n’en avait pas mangé quelques-unes et si une étonnante transformation n’était pas à l’oeuvre ! Car Lionel se métamorphose ni plus ni moins… en arbre !

Chronique : Samuel a invité son ami Lionel à passer l’après – midi chez lui, et à l’heure du goûter, Lionel déguste quelques bonbons au gout de réglisse qu’il trouve très bons … sauf que ce qu’il a ingéré, ce ne sont pas des bonbons, mais des graines de galéaparsos ramenées d’Argentine par l’oncle de Samuel.
Et Lionel se transforme doucement en arbre. .. la suite est une succession de situations cocasses auxquelles Samuel, malgré lui, va être confronté.
Entre Samuel qui doit agir et nous expose les faits de façon très humoristique , Lionel qui ne peut que subir la transformation et ressent cet état de fait de façon ambivalente (j’ai peur, mais je me sens bien en arbre) et l’oncle à côté de ses pompes, ce roman Jeunesse livre une réflexion sur l’amitié. L’humour des situations cocasses est mêlé de mots étranges aux prononciations rigolotes.

Note : 9/10

 

  • Broché: 48 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nathan
  • Collection : PREMIERS ROMANS`

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