Atlas historique de la Russie: d’Ivan III à Vladimir Poutine (11 décembre 2017) de Marie-Pierre Rey et François-Xavier Nérard

Plus de 90 cartes et infographies inédites présentent l’histoire de la Russie, mettant l’accent sur les différentes régions d’un territoire immense et sur les modalités de son contrôle par l’État.
• La Russie impériale, puissance en expansion depuis le XVe siècle, est fragilisée par une modernisation tardive, la guerre, et mise à terre par la Révolution de février 1917.
• La Russie soviétique se forge dans une immense violence politique et sociale tout en donnant naissance à un monde nouveau, urbain et industriel.
• La période postsoviétique voit la Russie, après un temps de repli et de fragilité, tenter de renouer avec sa grandeur passée.
D’Ivan III, « grand-prince de Moscou et de toute la Russie » au XVe siècle, à Vladimir Poutine, président d’un pouvoir central de retour sur la scène internationale, le territoire de la Russie a ainsi connu de nombreuses évolutions.

Chronique : Cet atlas offre à ses lecteurs un merveilleux voyage en terre encore largement inconnues. En effet, la genèse de la Russie, avec ses racines slaves et vikings, ses conflits avec les Khazars et les Mongols, puis avec les Ottomans, sa transformation volontaire en état européen classique à partir du XVIIIe siècle restent des faits historiques et géographiques relativement peu connus.
L’ouvrage traite également en cartes et en images de la révolution russe et des deux guerres mondiales pour arrivé à la période post-soviétique. Cet atlas est réellement passionnant lorsqu’il nous fait par exemple découvrir la dimension asiatique de l’Empire russe. Il s’agit ici d’une synthèse très complète et très bien réalisée de la fabuleuse histoire du peuple russe. A lire et à consulter !

Note : 9/10

 

  • Nombre de pages  : 232 pages
  • Editeur : Autrement (11 décembre 2017)

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Le dernier verre : De l’alcool et du bonheur (8 novembre 2017) de Daniel Schreiber

C’est notre histoire à tous : l’histoire d’un penchant pour l’alcool, d’une consommation d’abord sociale et joyeuse qui, de verre en verre, de soirée en soirée, dérape vers la véritable addiction. Dans cet essai introspectif convoquant aussi bien Oliver Sacks ou David Foster Wallace que James Bond, Daniel Schreiber interroge avec lucidité notre rapport à l’alcool et s’attaque aux préjugés qui nous empêchent de parler ouvertement des formes les plus banales de cette maladie.

Chronique :  L’alcool est une drogue populaire. Une drogue socialement reconnue qui tue des milliers de personnes chaque année. Celui qui boit est l’un d’entre eux. Si tu restes sobre, tu seras bientôt rétrogradé en tueur de buzz. Les gens qui soulèvent l’alcool dans le ciel comme un bien culturel existent en masse. D’un autre côté, les gens qui ont le courage de révéler des faits sobres au-delà des rapports sur la santé sont plutôt rares. Mais plus précieux encore sont tous ceux qui non seulement ne transfigurent rien, mais nous enrichissent de leurs expériences loin des groupes anonymes.
C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles ce livre est un grand cadeau. Parce que l’auteur dirige le recit directement vers un drame collectif trop volontiers adouci par les personnes concernées. Daniel Schreiber réussit à le faire d’une manière très charmante, presque subtile et sensible, mais aussi d’une manière très directe. Car quoi de plus authentique que de raconter sa propre histoire et de l’imbriquer habilement dans le fait que l’autodestruction par l’alcool est presque devenue un sport populaire.
Ce qui est vraiment impressionnant quand ont lit ce livre est que Daniel Schreiber aborde le sujet sans prétention. Il n’ y a pas d’index levé, pas d’ode ludique à l’abstinence. Schreiber dirige le regard vers autre chose et c’est un autre cadeau de ce livre. Il nous montre l’autre côté. Ceux que nous ne pouvons plus reconnaître derrière nos rituels quotidiens de consommation d’alcool. Et c’est très astucieux, parce qu’il désenchante le conte de fées dont nous devons nous passer si nous restons sobres. Schreiber met l’accent sur le profit, sur le bonheur de se rencontrer sobrement sans banaliser le fait que l’abstinence demeure un défi pour un dépendant à jamais. Parce qu’on ne les oublie jamais. Parce qu’il est stocké en nous – pour la vie.
« Le dernier verre  » est un livre entièrement au sens de Kafka. Celui qui mord et pique. Vous ne pouvez pas le lire et ensuite prendre le prochain verre complètement inconsciemment. Quiconque le prend en main devrait le savoir.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 226 pages
  • Editeur : Editions Autrement (8 novembre 2017)
  • Langue : Français

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Tib et Tatoum, Tome 4 : Jamais sans mon Dino (22 novembre 2017) de Grimaldi et Bannister

C’est l’automne, Tib et Tatoum profite des belles journées pour sauter dans les tas de feuilles mortes. Le clan a finalement accepté de tolérer la présence d’un dino dans les alentours. Tout irait pour le mieux si les parents de Tib n’avaient pas décidé de l’emmener en voyage, rendre visite à ses grands-parents maternels. Un voyage d’un mois auquel il est évidemment hors de question que Tatoum participe… Tib et Tatoum vont-ils supporter une si longue séparation ?

Chronique : Depuis que Tib a trouvé le dinosaure Tatoum, sa vie a changé. Ces deux-là sont devenus les meilleurs amis du monde.
Une série jeunesse toujours aussi fraîche et colorée. Chaque gag peut se lire indépendamment mais les événements s’enchaînent et permettent au récit de progresser pour donner su sens à l’ensemble de l’histoire .Les relations difficiles entre Tib et les autres enfants abordent avec finesse la question de la discrimination et du rejet de l’autre.
Le trait de Bannister est simple, tout en rondeur. La quasi absence de décor ne nuit pas au charme que dégage l’ensemble. Une série jeunesse drôle et intelligente aux personnages attachants.

Note : 9/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : GLENAT (22 novembre 2017)
  • Collection : Tchô !

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999, A l’aube de rien du tout – Tome 02 (15 novembre 2017) de Claude Daubercies et Denis-Pierre Filippi

Séretta, Sylvain et Titène ont traversé moult épreuves en compagnie du chat-philosophe Turolde. Mais le pire reste peut-être à venir. Car dans ce moyen-âge obscur traversé par la folie religieuse et la bêtise crasse, le destin d’un homme ne vaut déjà pas grand-chose. Alors celui de trois enfants orphelins…

Chronique : Tome deux de l’adaptation en bande dessinée du roman homonyme de Claude Daubercies, le livre entraîne toujours le lecteur dans un Moyen Âge où les ecclésiastiques étaient craints et avaient droit de vie ou de mort sur une majorité de la population. Au nom de Dieu, les bûchers fonctionnaient activement pour contrer les démons de la sorcellerie. Au milieu de tout cela, à l’aube du second millénaire, les aventures de trois orphelins accompagnés d’un chat philosophe fuyant la folie destructrice des hommes. Le scénario de Denis-Pierre Filippi et les dessins de Marco Bianchini nous font partager le quotidien de Titène le pêcheur, Sylvain l’ami des arbres, la belle Séretta et le mystérieux chat philosophe Turolde aux pensées auxquelles on accède, donnant au récit son côté fantastique. Fables et légendes font de ce livre un ouvrage adapté pour un public. Si vous avez aimer le tome 1, ce tome 2 est aussi bon.

Note : 9/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : GLENAT (15 novembre 2017)
  • Collection : Grafica

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Le syndrome de Stendhal (8 novembre 2017) de Aurélie Herrou et Sagar

À 35 ans révolus, Frédéric Delachaise se trouve dans l’obligation de travailler pour la première fois de sa vie. Quand il entre comme gardien de musée au Centre Pompidou, il découvre un univers dont il ignore tout et auquel il ne comprend rien. Il regarde tout d’abord les oeuvres qu’il doit surveiller avec mépris. Mais, jour après jour, insidieusement, un étrange phénomène va se produire… Et Fred va bientôt devenir captivé par l art contemporain. Littéralement. Victime du syndrome de Stendhal, Fred est ainsi capable de se projeter mentalement à l’intérieur des oeuvres qu’il regarde. Une plongée au coeur de la création qui aura pour effet de lui ouvrir les yeux sur l’art, et sur sa propre existence.

Chronique : Non ce livre n’est pas l’adaptation du film de Dario Argento mais juste le même principe qu’estd e se projeter mentalement à l’intérieur des œuvres. Aurélie Herrou explore ici la détresse d’un homme qui s’évade dans le rêve alors qu’il perd tous ses repères.  L’album, coédité par le Centre Pompidou présente par ailleurs une intéressante réflexion sur la création moderne.  Le dessin de Sagar se révèle tout autant convaincant et propose un trait nerveux qui se mesure, avec assurance, à tous les styles. Un livre qui ce lit d’une traite.

Note : 9/10

 

  • Album: 128 pages
  • Editeur : GLENAT (8 novembre 2017)
  • Collection : 1000 Feuilles

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Krän, Livre 1 (15 novembre 2017) de Eric Hérenguel

Frappe d’abord, écoute ensuite !
Telle est la devise de Krän le barbare, colossal gaillard héritier du royaume de Torgnolle. Doué d’un sens de l’humour à peu près équivalent à celui d’une enclume, notre digne représentant d’une longue lignée d’abrutis-costauds doit faire marcher ses méninges le jour où son peuple, victime d’une malédiction, risque de perdre à jamais sa virilité !

Chronique : Voici une bande dessiné simple, où le lecteur va se tordre de rire du début jusqu’à la fin! Ne vous attendez par à quelques chose de sérieux, genre prince contre dragons, sauver la princesse, avec un héros tout gentil,droit et intelligent… non Krän est un guerrier, un vrai, qui aime particulièrement les femmes, la bière,la baston façon orgie et sa bête à poil. Les dialogues sont actualisés, les histoires ainsi que les embrouilles sont délirantes et les personnages tout comme leurs noms sont aussi remarquable qu’un géant de 3 mètres; Le scénario tient la route. Un soin énorme est donné aux noms des personnage .. un dernier conseil: amateurs de Fluid glacial soyez les bien venu! adorateurs de Tintin, s’abstenir, définitivement. Bonne rigolade.

Note : 9/10

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  • Album: 104 pages
  • Editeur : VENTS D’OUEST (15 novembre 2017)
  • Collection : FANTASTIQUE

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Timoté fête Noël (5 octobre 2017) de Emmanuelle MASSONAUD et Mélanie COMBES

Timoté prépare Noël ! Timoté est un petit lapin qui, au fil des albums, partage sa vie avec ses petits lecteurs.

Chronique : Un Timoté pour cette fin d’année avec une jolie histoire à raconté au enfants. Les couleurs du livre sont à la fois vives et douces et animent des dessins tendres et ronds. Il y a des détails charmants dans les illustrations, comme cet exemplaire de Lapin Matin sur la table basse du salon : les carottes sont-elles cuites ? le jeune lecteur est invité à chercher des petites choses dans la page, à faire marcher son imagination et son observation. Il y a aussi un jeu des différences à la fin de l’album et des stickers de Noël. L’album est adorable, Timoté et sa famille sont si mignons !

Note : 9/10

 

  • Album: 24 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Grund (5 octobre 2017)
  • Collection : TIMOTE

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L’oeuf ou la poule ? (10 novembre 2017) de Przemyslaw Wechterowicz et Marta Ludwiszewska

Même un poussin peut se demander qui est arrivé en premier : l’oeuf ou la poule ? En regardant les nuages, un poussin voit les questions les plus folles se poser à lui. Pour y répondre, il va d’abord voir son grand-père et lui demande « Qui est venu en premier, l’oeuf ou la poule ? ». Mais les réponses de son grand-père, puis de sa grand-mère ne le satisfont pas.

Chronique : Cet album est un  vrai coup de cœur ! Voici un univers de personnages colorés et mis en mouvement avec de beau contraste; des couleurs douces ou criardes associées à des lignes souples ou brisées. Ces personnages que va rencontrer poussin sont doux et drôles pour avoir une réponse à l’œuf où la poule ? Grace à l’écriture et ses illustrations le tout forment un tout cohérent d’une redoutable efficacité. Ce livre est un bon moyen de parler avec les enfants en douceur de questions importante comme qui est le premier.

Note : 9,5/10

 

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  • Album: 36 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Balivernes (10 novembre 2017)

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Thésée, Ariane et le Minotaure (19 octobre 2017) de Évelyne Brisou-Pellen

Quand il découvre que son père n’est autre qu’Egée, le roi d’Athènes, le jeune Thésée décide de le rejoindre. Menacée par cet intrus, Médée, la nouvelle épouse du roi, tente de l’empoisonner. Il en réchappe par miracle et devient prince d’Athènes.

Chronique : Comme pour beaucoup, la mythologie grecque et les histoires fabuleuses de ses dieux et déesses tiennent une part notoire dans mon éveil à la littérature, et on garde un souvenir vif et attendri de ses lectures,
Évelyne Brisou-Pellen nous fait réactiver le souvenir de la terrifiante et édifiante légende du Minotaure sous la plume : celui d’abord de la redécouvrir sous la forme d’un récit pour enfants, avec cette facture, propre au genre, d’une simplicité limpide agrémentée de passages pleins d’emphase et d’images exubérantes aux points clés de l’histoire ; celui également d’approcher Évelyne Brisou-Pellen et son pouvoir de l’écriture  où le pouvoir édifiant de cette légende où la bravoure du sage Thésée terrasse l’animalité qui gronde dans chaque homme garde toute sa force dans ce court récit, tout comme les symboles puissamment évocateurs de la perfide Médée sur son attelage de serpents, du glaive et des sandales transmises à Thésée par son père Egée, du rite initiatique du rocher à déterrer pour devenir un homme, du labyrinthe de Dédale reflet du coeur de l’homme, et du fil d’Ariane reliant les cœurs des braves par-delà les dangers.
Un moment délicieux !

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 128 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Folio Junior (19 octobre 2017)
  • Collection : Folio Junior Textes classiques

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Sur la tête de la chèvre (19 octobre 2017) de Aranka Siegal

Piri Davidowitz, neuf ans, cette petite fille juive qui ne s’était jamais sentie différente de ses amies hongroises ou ukrainiennes, comprend que sa vie ne sera plus jamais la même. L’antisémitisme gagne l’Europe. Malgré les injustices et les privations, sa famille s’efforce de continuer à vivre dignement. Prises dans la tourmente, Piri et sa sœur aînée apprivoisent la peur et la faim et découvrent l’entraide, l’endurance, la résistance. Jusqu’à leur déportation, à Auschwitz…

Chronique : Ce roman autobiographique décrit avec réalisme les stratégies de survie, dans une famille matriarcale et imprégnée de rites. De beaux portraits de femmes fortes mettent en relief l’injustice faite au peuple juif et la difficulté à être lucide sur son époque.L’histoire est réelle ce qui rend l’enjeu de la lecture encore plus excitant!! Pour tous ceux qui n’aime pas vraiment les livres pleins de combats et qui préfère ceux plein de réflexion,d’amour,de questions sur eux même,de sentiments et de vérité,bref les livres intéressants,ceux-la ce livre est fait pour vous.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 336 pages
  • Editeur : Folio Junior (19 octobre 2017)
  • Collection : Folio Junior
  • Langue : Français

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