Journal d’un dégonflé – tome 12 Sauve qui peut ! (9 novembre 2017) de Jeff Kinney

Pour fuir l’agitation des fêtes de fin d’année, les Heffley ont décidé de passer Noël dans un club de vacances, au calme et au soleil.
Mais rien ne se déroule comme prévu et le paisible séjour en famille tourne à la catastrophe. Et pour Greg, les ennuis commencent dès l’aéroport…

Chronique : Depuis bientôt dix ans, l’auteur Jeff Kinney raconte dans un style original le quotidien ordinaire de Greg. Mêlant réalisme et dérision, il étoffe les confidences du jeune collégien de dessins et de gags qui font prendre du recul.
L’identification des lecteurs au héros n’est pas étrangère au phénomène littéraire du journal. Greg est un jeune collégien qui décide de consigner ce qui lui arrive dans un carnet de bord offert par sa mère. Loin du journal intime classique, qu’il exècre, il décide dès le départ de s’en démarquer en y ajoutant des dessins irrésistiblement drôles.
Entre un père hermétique aux hobbies de ses enfants, une mère qui veut trop bien faire, des frères qui lui en font voir de toutes les couleurs la vie est loin de se passer comme prévue Nous voila face à tome plein de fraicheur et de chaleur qui nous donne envie de partir en vacances.

Note : 9/10

 

  • Broché: 224 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (9 novembre 2017)
  • Collection : JOURNAL D’UN DE

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Les 100 films qu’il faut avoir vus (11 octobre 2017) de Laurent Delmas

Asseyez-vous confortablement et laissez défiler quelques-unes des plus belles scènes des Temps modernes, des Enfants du paradis, de la Vie est belle, de la Leçon de piano ou de 2001, l’Odyssée de l’espace… Redécouvrez pourquoi, de Truffaut à Godard, de Visconti aux frères Coen, il y a des films, mais aussi des acteurs, actrices et scénaristes, qui ont changé notre regard et défrayé la chronique en révolutionnant un art qui ne cessera jamais de nous faire rêver. Chaque œuvre est ici commentée, sa genèse et son sens sont décryptés.

Chronique : Très bon livre de vulgarisation du cinéma : c’est une très bonne façon d’entrer dans l’univers mondial du cinéma des origines à aujourd’hui : les grands films  sont tous évoqués sans entrer dans les polémqiues critiques qui ont pu présider à leur élaboration, l’iconographie est riche, les notices sont très bien faites ce qui est sans doute le but de n’importe quel livre autour du cinéma- donne une envie incroyable de voir (ou revoir) de nombreux films et les articles sont bien faits, il y a pleins d’illustrations, de propositions de films.Le nombre conséquent de photographies font de ce livre un « beau livre » pour faire ou se faire plaisir.Et si vous étiez en mal d’inspiration filmique, voila qui devrait vous donner des idées!

 

Note : 9/10

 

  • Relié: 216 pages
  • Editeur : Larousse (11 octobre 2017)
  • Collection : Hors collection Cinéma

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L’Alchimiste, Nouvelle Édition Illustrée (8 novembre 2017) de Paulo Coelho

Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides.
Lorsqu’il rencontre l’Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.
Merveilleux conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chaque être, ce livre a déjà marqué une génération de lecteurs.

Chronique : Réédition du classique de Coelho qui est écrit dans un langage simple et qui nous touche au plus profond de nous!
La quête de soi, sa légende personnelle, les signes de la vie…
Il nous rappelle un élément essentiel dans la vie l’écoute de soi et des autres
Un livre très actuel dans ce monde où tout va vite parfois trop vit et permet de se poser des questions sur notre parcours personnel et sur le but que nous poursuivons. de plus il est truffé de petites phrases savoureuses, abondamment reproduites dans les citations.
Le style est agréable, le récit fluide et le berger andalous attachant.
A lire par chacun qui se pose des questions sur la Vie… et cette édition est un atout tant les illustrations sont belle de le relire où de le découvrir.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 200 pages
  • Editeur : FLAMMARION (8 novembre 2017)
  • Collection : LITTERATURE ETR

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L’onyx rose (1 novembre) 2017 de Brigitte Fontaine

Roman d’aventures ordinaires et extraordinaires, dans le Très-Haut encore, le Très-Bas encore et le mitan, des temps et des univers, L’onyx rose est une chimère. Écrit par la lumpen B.C.B.G. de la littérature, la lanterne rouge du Tour de France et d’ailleurs, le serpent noir luisant ressuscité des morts, Brigitte Fontaine, chantre et écrivain, pas vaine, tragicomique, le poison de vie, le pouët-pouët qui se la pète, qui vous souhaite bon voyage, bonne année et qui vous embrasse, bande de ploucs comme elle, à tire-d’aile et à tire larigot allegro !

Chronique : Ce petit dernier de Brigitte Fontaine est un petit florilège de réflexions  drôles, poétiques et mélancolique.
Un livre un peu court qui ne donne qu’un échantillon du grand talent de Brigitte Fontaine, un hommage étonnant à la portée de tous, un bon moyen pour faire connaissance avec cette grande femme, Brigitte Fontaine s’ancrent dans le lecteur comme des pieux salvateurs et glauques dans le même temps.
C’est la musique d’un cerveau qui se joue là, d’un cœur désenchanté, écorché mais au demeurant Sincère…Ce livre est une réussite.

Note : 9/10

 

  • Broché: 129 pages
  • Editeur : Flammarion (1 novembre 2017)
  • Collection : LITTERATURE FRA

 

 

 

 

 

Le guide pratique the Lapins Crétins pour agir avec élégance en toute (23 novembre 2017) de 404 Editions

Le livre pour apprendre à parler comme les Lapins Crétins ! Les Lapins Crétins ont un langage bien à eux. Vous pensiez qu’il était indéchiffrable ? bwah du tout ! Ce livre vous révèle tous leurs secrets pour parler Lapins Crétins en soirée, et dans la vie de tous les jours !
Un livre avec 7 sons et autant de bwaaaah attitudes !

Chronique : Rien que avec le titre vous avez devinez ce que vous avez dans les mains donc si on accroche à l’univers des Lapins crétins ce livre et pour vous, vous aller rigoler de bon cœur avec votre enfant; ce livre sonore est vraiment très rigolo. Tant dans l’illustration si attractif pour les enfants. La qualité du livre est très bonne pour les mains de l’enfant qui il semble bien survivre à son utilisation. Les  sons sont créatifs et très bien utiliser. Un livre  drôle où l’enfant découvre les sons des lapins crétins.

Note : 9/10

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  • Album: 12 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : 404 Editions (23 novembre 2017)

 

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Bug (22 novembre 2017) de Enki Bilal

L’ensemble des sources numériques a disparu brutalement de la surface de la Terre et le monde est paralysé. Les autorités découvrent que le seul survivant d’un équipage rentré d’une mission sur Mars est habité par un alien qui a accès à toutes les données perdues. Les Etats, les entreprises, les mafias et même des particuliers se jettent sur les traces de l’astronaute et de son extraterrestre.

Chronique : Toujours habité par son côté visionnaire, Bilal livre ici l’un de ses meilleurs albums où il à arrive à capter les maux et les angoisses de l’époque, et les restitue avec un mélange d’humour, de terreur et de sidération. Des jeunes privés de leurs applications favorites se suicident. Les avions pilotés automatiquement se crashent, les codes oubliés empêchent les systèmes commandés numériquement de fonctionner. Kameron Obb est le seul survivant doté de mémoire et il semblerait qu’il ait récupéré toutes les données de l’humanité… Dans cette fabl en deux tomes, où les journalistes ont le mauvais rôle, l’humanité est devenue totalement dépendante de l’informatique. Privée de datas, elle en devient idiote. Enki Bilal revient avec Bug à un mode de narration plus classique pour nous faire part de ses angoisses. Hier politiques, elles sont, aujourd’hui, d’ordre informatiques. Le propos est noir et sans pitié pour les humains. Il évoque le communautarisme, la famille, et la transmission de savoir entre les générations. Le dessin est mis au service d’un propos glaçant de réalisme dans un Paris du futur. Magnifique , on à hâte de lire le tome 2.

Note : 9,5/10

  • Album: 88 pages
  • Editeur : CASTERMAN (22 novembre 2017)
  • Collection : BILAL

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C’est ainsi que cela s’est passé (9 novembre 2017) de Natalia Ginzburg

Née à Palerme, Natalia Ginzburg a publié ses premiers récits dans la revue Solaria en 1933. De 1940 à 1943, elle fut exilée pour antifascisme avec son mari Leone Ginzburg. Celui-ci, intellectuel italien d’origine russe, devait mourir sous la torture dans la prison romaine de Regina Coeli. En 1950, Natalia Ginzburg épousa en secondes noces l’écrivain Gabriele Baldini. Romancière, essayiste, auteur dramatique, son oeuvre est traduite dans de nombreuses langues.

Chronique : Une centaine de pages brillantes et chargées d’un texte fort à propos de l’histoire de cette femme malheureuse et frustrée, qui garde toutes ses passions, ses espoirs, ses attentes et ses sentiments. Confession douloureuse, parfois même confessionnelle, d’une femme qui, pendant des années, endure l’aventure extraconjugale de son mari. Avec un début de livre qui vous projette tout de suite dans cette triste réalité … Tout le roman est envahi par ce sens de la négativité et on ne peut pas ressentir de la compassion pour cette femme qui accepte silencieusement son destin.
Ses peurs les plus cachées sont nues et reflètent, car en fait ces peurs sont beaucoup plus vraies qu’elles ne le pensent.Roman vraiment très triste, la vie de cette femme semble être hors de perspective et de sortie … aussi parce qu’elle-même ne s’engage pas à le trouver. Bonne analyse psychologique du personnage. Vous ne trouverez pas de pitié, pas d’échappatoire au malheur.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 128 pages
  • Editeur : Denoël (9 novembre 2017)
  • Collection : Empreinte

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Game of Crowns (Tome 1) – Winter is cold (15 novembre 2017) de Baba, Tartuff et Lapuss’

Les sept chefs de clans dont John Sneeze, Grodo, Ptyrion, la princesse Denarines ou Pouliche se font la guerre pour être maître incontesté du territoire qui réunit les sept royaumes. Ils dirigent des armées composées de dragons, de chevaliers et de zombies. Parodie de la série Game of thrones.

Chronique : Sachant qu’une guerre sans pitié ni merci ni autre forme de politesse se déroule, pour conquérir les 7 couronnes qui donneront à son possesseur la maîtrise du royaume dans son ensemble, les seigneurs s’en donnent à cœur joie. Des gags à chaque planche, pas toujours très équilibrés – une meilleure répartition aurait donné un ensemble plus efficace, sur les dernières pages, on a le sentiment d’un peu de remplissage. Mais la tête détachée du corps qui sert de ballon de football est toujours un succès chez les connaisseurs, et plus encore, chez les rodeurs blancs. Baba, Tartuff et Lapuss’ ont pris à bras le corps la fresque de George RR Martin, et se régalent à la torturer, sans aucune retenue; on a hâte de découvrir un tome 2 de cette série parodique.

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Note : 9/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Casterman (15 novembre 2017)
  • Langue : Français

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What’s new pussycat? (15 novembre 2017) de Gihef et Antonio Lapone

Automne 1960. Cole Slowe est un sculpteur au tempérament ombrageux et aux fins de mois difficiles. S’il jouit à Greenwich Village d’une belle cote d’estime, son refus d’exposer ses oeuvres aux yeux du grand public l’empêche d’accéder à une notoriété sonnante et trébuchante. Ses sculptures d’assemblage ont néanmoins capté le regard de Sophie St-Cyr, une jeune comtesse française grande amatrice d’art. L’artiste n’est pas insensible au charme de la belle et accepte pour la séduire une exposition à sa gloire. Mais c’est sans compter les agissements nocturnes d’un cambrioleur de haut vol qui hante depuis peu le quartier. Agile comme un chat, le monte-en-l’air signe ses méfaits « Pussycat ». Il a délesté de ses plus belles oeuvres pas moins de trois galeries en quelques jours et ne compte pas s’arrêter là…

Chronique: Retour à Perry Street. Après les chassés croisés amoureux de Norman et Bebe Oak, le calme semble revenu, sauf que, depuis quelques semaines, sévit un monte-en-l’air surnommé le Pussycat, qui s’en prend aux collections d’art de la ville. Or vit dans l’immeuble le sculpteur Cole Slowe, artiste talentueux mais irascible auquel s’intéresse justement la belle comtesse Sophie de Saint-Cyr, une grande amatrice d’art qui en plus, n’est pas insensible au charme de l’artiste Difficile de ne pas penser à « La main au collet » de Hitchcock dans cette histoire de cambriole et de vengeance où les ressorts de l’action n’apparaissent qu’en toute fin d’album touche est surtout remplis d’humour et a pour seule vocation de faire rire et raviver la nostalgie des amoureux d’époque. En sortant de cette œuvre, le lecteur se rend compte qu’il sourit, encore sous le charme de de la demoiselle, dans ce New York rêvé, sous le charme de l’élégance des personnages et des décors, totalement subjugué par ce récit qui a réuni cette femme et cet homme, pour le meilleur. Il n’a pas ressenti de manque du fait de l’absence de noirceur ou de complexité des personnages. Il a apprécié à sa juste valeur ce conte à la forme sophistiquée et enlevée, avec une nostalgie assumée.

Note : 9/10

 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : Kennes Editions (15 novembre 2017)
  • Collection : KE.BD.ADO.ADULT

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LOVE IS IN THE AIR (15 novembre 2017) de Gihef et Antonio Lapone

Printemps 1960. Norman Oaks est chroniqueur à la pige pour un journal new-yorkais. Il vit seul mais heureux dans son appartement de Greenwich Village. Sa quiétude est troublée par la jolie Bebe Newman, une hôtesse de l’air particulièrement bruyante qui s’installe un étage au-dessus du sien. Elle aime faire la nouba jusqu’au petit matin; il aime se coucher et se lever à heures fixes. Elle ne jure que par la modernité; il préfère la tradition. Bref, tout les oppose. Et pourtant, pour décourager un ex aussi collant que peu recommandable, Bebe convainc Norman de se faire passer pour son compagnon et de partager avec lui le même appartement. Une cohabitation qui s’annonce explosive!

Chronique : Un seul regard à la couverture de l’album suffit pour évoquer une comédie romantique de Blake Edwards, avec Audrey Hepburn dans le rôle principal. le lecteur note la similitude de la situation d’écrivain (de chroniques au lieu de romans) de Norman Oaks avec Paul Varjak (Fred) et la propension à organiser des fêtes déchaînées dans son appartement de Bebe Newman, comme Holly Golightly. Il constate rapidement que la situation n’est pas identique puisque Bebe Newman exerce un emploi, et Norman Oaks n’est pas entretenu par son amante.
Le lecteur ne se lance pas dans cette histoire en s’attendant à y trouver une intrigue renversante. La situation de départ est des plus classiques : un homme et une femme mal assortis qui se retrouvent voisin, un amoureux possessif de la jeune femme Massimo Bellocchio, une cohabitation forcée pour les 2 jeunes gens afin de donner le change. L’issue de l’histoire ne fait pas un doute. En outre, le lecteur se rend compte que la narration est débarrassée de mélancolie et de vague à l’âme, qu’elle reste dans un ton léger avec quelques réactions exagérées pour un effet comique. Évidemment, ce n’est pas une histoire basée sur l’action. Il y a bien un enlèvement, mais il est raté, et il n’a pas grande conséquence. Pourtant le lecteur se retrouve vite immergé dans cette histoire et dans ce quartier de New York grâce aux dessins. Cette bande dessinée est légère, agréable. Les dessins sont vraiment beaux. Les personnages sont hauts en couleur, charismatiques, attachants. Les planches renferment beaucoup d’onomatopées nous permettant presque d’entendre le quotidien de nos personnages, jusqu’aux bruits des fêtes de Bebe !

Note : 9,5/10

 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : Kennes Editions (15 novembre 2017)
  • Collection : KE.BD.ADO.ADULT

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