En route ! (14 juin 2017) de Maria Jalibert

À bord d’un bateau, en bus, en hélicoptère, à moto ou en vélo ; sur la mer, dans le désert, au-dessus d’un volcan, dans un tunnel ou au bord de la rivière : à chaque moyen de locomotion, un paysage se révèle pour une course effrénée à admirer et à savourer…jusqu’au feu d’artifice final.

Chronique : Chaque page est un vrai plaisir. Identifier, fouiller parmi tous ces petits jouets en plastiques sortis tout droit du monde de l’enfance est un régal.
Identifier les animaux , retrouver personnages qui recomposent le bazar ;reconnaître les types d’embarcations, … C’est un jeu permanent et  cela donne envie de faire la même chose avec les jouets que l’on a à la maison ; la mise en page et les jeux de typographie répondent pertinemment aux catégories – souvent drôles mais pas si farfelues – dans lesquelles se range ce joyeux bazar. Un plaisir d’observation  associé à l’intelligence des associations et de la mise en page.

Note : 9/10

 

  • Album: 24 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Didier Jeunesse (14 juin 2017)
  • Collection : Hors collection

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Le grand jeu des curieux (1 juin 2017)

Voici une boîte de jeu à emporter partout pour apprendre en s’amusant ! Avec un sablier, un plateau de jeu, des pions, mais aussi 52 cartes de jeu.  Pour gagner, réponds à plus 100 questions étonnantes, énigmes et défis rigolos sur les animaux, les sciences et la nature. Défie tes amis seul ou en équipe et que le meilleur gagne !

Chronique : Quel animal pond les oeufs les plus gros ? Que sont une naine blanche et une géante rouge ? Cite 3 organes du corps humain commençant par F ! La force de ce magnifique jeux réside tant dans la qualité des textes courts, bien écrits, intelligents et clairs que dans la beauté surprenante des illustrations . Les présentations se succèdent apportant des informations pertinentes, répondant parfaitement à nos interrogations.
D’une très grande qualité esthétique, ce jeux  éveille immédiatement l’intérêt de tout enfant.

Note: 9/10

 

  • Editeur : Editions Gründ (1 juin 2017)
  • Langue : Français

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Mes premières postures de yoga (1 juin 2017) de Severine CORDIER et Stéphanie COUTURIER

C’est une première approche du yoga pour les tout-petits que nous propose Stéphanie Couturier qui le pratique au quotidien avec ses petits élèves à travers des postures adaptées : le paon, le papillon, le cobra, l’enfant ou encore le papillon, la sauterelle ou le chat.

Chronique : Livre très sympa et réussi sur cette première approche du yoga. Sur chaque double page l’enfant est mis en scène dans une situation de yoga sur un thème sonore comme par exemple le paon; le papillon et le cobra des oiseaux ….
Un texte évocateur qui reprend bien l’esprit de la  relaxation et du yoga, une puce sonore à presser pour obtenir le son du thème sonore, et bien sur des illustrations douces sur le thème.Ce livre sonore est très facile à lire, et va vous permettre d’initier votre enfant au yoga. Il permet de se libérer de ses angoisses et de prendre confiance en soi.

Note : 9,5/10

  • Album: 12 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Grund (1 juin 2017)
  • Collection : Mes premiers livres sonores

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Mordicus un Jour, Mordicus toujours (7 juin 2017) de Lévy Didier et Novion Marie

Cet été-là, le Grand Méchant Mordicus emmène son arrière-petit-fils Félix en vacances au bord d’un lac, à Saint-Amour-les-Clapotis. Tout va à peu près bien, malgré la peur qu’inspire le vieux Loup grincheux aux vacanciers. Mais un matin, Fanette, la jolie biche de l’épicerie, a disparu… C’est forcément un coup du grand Méchant Loup ! La rumeur va bon train, d’autant que Mordicus lui-même ne dément pas. Félix, déçu et meurtri, en vient à douter de son propre aïeul. Alors ? Grand Méchant Loup invétéré ? Ou coupable désigné ?

Chronique : Un bel album qui sort de l’ordinaire, abordant les thèmes de la filiation et de la mixité avec justesse sans être pesant; les illustrations sont une invitation à l’imagination.  Cet album est assez original. Ce Mordicus est surtout bourru, têtu et sans doute est-ce là la véritable histoire de sa légendaire méchanceté. La traduction de la mixité est amusante et surtout que ici on part sur une enquête.
Le propos est chaleureux, les illustrations charmantes, on se sentirait presque invité avec eux sur les côtes irlandaises, de quoi ajouter au charme d’une légende revisitée.Cette familiarité avec le monde que nous connaissons contraste avec le fond de la forêt sauvage que va traverser Modicus et Felix.

Note : 9/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : SARBACANE (7 juin 2017)

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Un p’tit coin de parapluie (7 juin 2017) de Colpoys Allison et Davina Bell

Au moment d’aller au lit, à l’école, sur la plage, dans une nouvelle maison… il y a plein de
moments dans une vie d’enfant où on se sent seul, intimidé, perdu ou, tout simplement, mal à l’aise. Mais heureusement, il y a l’amour qui protège de tout, qui rassure et porte, répare et réconforte.

Chronique : Un vrai coup de coeur avec des thèmes qui ce décline comme :l’amour inconditionel
Sur une mise en page sobre à l’extrême, au graphisme parfaitement maîtrisé pour laisser toute la place à l’émotion, cet album ressemble à un arrêt sur image.
Le texte es neutre, ni misérabiliste, ni moralisateur. Il s’efface au profit de l’illustration forte, puissamment évocatrice. Sur la palette en variation  seul le parapluie offre une touche de couleur vivifiante. A chaque page, le travail graphique se joue du point de vue, alternant contraste, flou et images hors champ comme pour préserver l’intimité de cet échange.
Un album émouvant, mais aussi pudique; un album réaliste mais aussi esthétique.
Une lecture à partager blottis bien au chaud pour tenter de répondre aux nombreuses questions qu’elle suscitera.

Note : 10/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : SARBACANE (7 juin 2017)
  • Collection : ALBUMS (HORS CO

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Chapeau les singes ! (7 juin 2017) de Alzial Sylvain et Touache Sébastien

Un marchand de chapeaux débarque au milieu
d’une tribu de singes turbulents. Épuisé, il s’endort. Mais au réveil, plus un chapeau dans sa carriole ! En revanche, chaque singe en arbore un sur la tête. Le marchand pousse un grand cri.

Chronique : Ce livre est fantastique!  C’est un album plein d’humour ou comment savoir tirer des leçon de l’expérience.  La prémisse de l’histoire est brillante, analytique et fait pleinement sens. Les illustrations sont belles et vives, le texte rime et est juste la bonne quantité de chaque page pour que les enfants écoute. Un livre beau et amusant à lire et relire.

Note : 9/10

 

  • Album: 32 pages
  • Editeur : SARBACANE (7 juin 2017)
  • Collection : ALBUMS (HORS CO

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Le chasseur de rêves tome 2 Haro sur le Tigronimbus ! (7 juin 2017) de Martin Desbat

Le chasseur et son fidèle Sancho reprennent du service et fourbissent leurs armes. Cette fois, leur traque les mène aux confins du monde des rêves… En bateau, en armure ou en ballon, ils se lancent de nouveaux défis à la hauteur de leurs utopies : traquer le Kraken dans les glaces des pôles, chevaucher un Tignonimbus sous les cieux éthérés, piéger des idées noires et autres créatures imaginaires…

Chronique : Second tome  Le chasseur de rêve fait un choix doucement loufoque dans des codes connus des enfants. Le personnage central, un chasseur à mi-chemin entre Don Quichotte et Tartarin de Tarascon, fort bien secondé par le dévoué Sancho, clin d’œil manifeste à son homonyme ibérique, recherche sans cesse de nouvelles proies à ajouter à son tableau de chasse.

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L’âme  de Jules Verne participe de la magie poétique qui se dégage de l’ensemble. Voyage dans le temps, animaux fabuleux, mobilier animé et partie de chasse en tout genre, il y a de quoi faire ! Le trait affirmé révèle une personnalité façonné. Les personnages sont affublés de gros nez, les décors bien fournis et la couleur bien appliquée, ni criarde, ni terne, avec des cases et des planches harmonieusement composées. A partir d’une trame anodine, l’auteur mène la chasse avec une inventivité qui trouve sa source dans les grands classiques.

Note : 9/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : SARBACANE (7 juin 2017)
  • Collection : BD JEUNESSE

 

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Le phénomene Philomène (7 juin 2017) de Emmanuelle Cosso

Anatole et l’école, c’est une longue suite de rendez-vous manqués. Il faut dire qu’avec sa dégaine d’ado balourd et sa tignasse de cheveux qui lui tombent devant les yeux, il n’a pas l étoffe d un héros. Du moins, à première vue. Car en regardant mieux, on pourrait s apercevoir qu il a un sourire craquant… et aussi un don : celui de voir les fantômes.
Le fantôme de Philomène, une jeune fille morte en 1870, dans l accident de la filature qui se tenait à la place du collège.
Repérer un fantôme, c est déjà pas banal. Mais quand ce fantôme vous apprend qu un grave danger menace la vie de tous les élèves et que vous seul pouvez les sauver, ce rendez-vous-là, pas question de le rater !

Chronique : Anatole est un jeune garçon qui n’a pas d’ami, qui est très introverti et qui mène une vie plutôt calme. Jusqu’au jour où il fait la connaissance d’un fantôme à l’école, une jeune fille qu’il est le seul à voir et à entendre. Alors sa vie va prendre un autre tournant. L’histoire est racontée par Juliette, collégienne qui se lance dans l’écriture journalistique. Elle nous présente donc Anatole, son camarade de classe et aussi le personnage principal. On découvre à travers le regard de Juliette un garçon plutôt introverti, sujet aux moqueries des autres pour sa grande maladresse et son inattention en classe… Les illustrations qui accompagnent le récit sont vraiment splendides et illustrent à merveille cette belle histoire. La narration qu’utilise si justement l’auteure permet de rentrer dans cette histoire très rapidement et l’auteure sait aussi distiller de l’émotion et de la sensibilité sous l’humour. Tout d’abord avec les sentiments caché. Ce roman court et de qualité est une réussite. Le vocabulaire, l’histoire, le langage sont parfaitement choisis pour le public ciblé et rendent la lecture très accessible.

Note : 9/10

 

  • Broché: 256 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : SARBACANE (7 juin 2017)
  • Collection : Pépix

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Écran noir (08 juin 2017) de Pekka Hiltunen

Des comptes YouTube sont piratés pour poster d’étranges vidéos, totalement noires et silencieuses. D’autres suivent, montrant des personnes immobilisées au sol se faire lyncher à coups de pied. Les images sont d’autant plus dérangeantes qu’elles font preuve d’un sens esthétique macabre. Peu après, les corps sont retrouvés en différents endroits de Londres, et il apparaît très vite que certaines victimes sont des homosexuels disparus lors de soirées dans des bars gays de la capitale. Si la police comprend qu’elle a affaire à un tueur déterminé, elle semble cependant minimiser le caractère homophobe des meurtres.

Chronique : C’est l’histoire de 2 jeunes finlandaises , Lia et Mari qui se rencontrent à Londres où elles travaillent respectivement en tant que graphiste dans un journal « Level  » et fondatrice  » d’une entreprise baptisée « le Studio  » qui a pour mission de gérer des missions très particulières.
Le livre lui-même est meilleur que le premier de la série avec un complot qui était plus solide. Les thèmes actuels sont d’un point de vue nouveau et le tournant révélateur était quelque peu inattendu. Il est évident que Hiltunen a fait beaucoup de recherches pour cette histoire et, parfois, il avait l’impression qu’il ne fait que céder des faits, cela ne rendra pas difficile la lecture avec cette deuxième partie, nous apprenons le passé et l’éducation de Mari, ce qui explique son caractère et ses motivations. L’un des personnages les plus forts est la grand-mère de Mari, que nous apercevons exclusivement sur Skype. La capacité de piratage du Studio et sa capacité à contourner les autorités font souvent preuve de crédulité. L’auteur semble également nous frapper à la tête parfois pour tenter de caractériser les luttes émotionnelles de l’équipe.

Note : 9/10

 

  • Broché: 448 pages
  • Editeur : Gallimard (08 juin 2017)
  • Collection : Série Noire – Thrillers

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(In)visible (11 mai 2017) de Sarai Walker

Prune Kettle fait de son mieux pour éviter les regards, parce que quand vous êtes grosse, se faire remarquer c’est se faire juger. En attendant l’heure de la chirurgie miracle, elle répond aux e-mails de fans d’un magazine pour ados. Mais lorsqu’une jeune femme mystérieuse, avec des collants colorés et des bottes de combat, se met à la suivre, Prune est projetée dans le monde de la Fondation Calliope – une communauté clandestine de femmes rejetant les diktats de la société – où elle va connaître le prix à payer pour devenir « belle ». Parallèlement, une guérilla terrorise ceux qui maltraitent les femmes, et Prune se retrouve mêlée à une intrigue sinistre, dont les conséquences seront explosives. Drôle, surréaliste et original, (In)visible est un livre subversif, à mi-chemin entre Fight Club et un manifeste féministe. A travers une héroïne attachante, l’auteure parvient à éviter le piège moraliste et porte un regard féroce sur la condition des femmes soumises aux critères de beauté occidentaux.

Chronique : C’est un livre compliqué qui est une interprétation brutale, souvent difficile à prendre, de la vie en tant que femme.
Dit principalement à travers la lentille de son personnage principal c’est un livre qui vous fait craindre la façon dont la société tend à traiter les personnes qui ne tombent pas dans un « acceptable ».
Cependant, le livre est plus que cela puisque le récit est encadré comme une profonde déconstruction de ce qui mène le genre de discrimination et de cruauté que Pune fait face. C’est une exploration de thèmes d’acceptabilité qui encouragent les femmes à submerger leurs sentiments et à se soumettre à des méthodes extrêmes de diététique et de beauté afin de s’insérer dans le rôle étroit (littéralement) que la société leur définit. Le livre est une méditation assez troublante sur les façons dont les femmes sont encouragées à s’efforcer d’avoir un «meilleur moi» qui a peu à voir avec le bonheur ou les intérêts de la femme dans la vie.
Cet aspect du livre en particulier nous laisse instable. C’est comme si Prune n’était pas une personne, mais un projet. Plutôt que de s’engager et de vivre sa vie, elle la met en attente jusqu’à ce qu’une future version d’elle-même puisse commencer à la vivre. Après avoir été bombardé de messages à la fois implicite et explicite, il est facile de voir pourquoi elle vit dans le genre de stase qu’elle fait, et c’est un état dont on pense que beaucoup de femmes peuvent probablement se rapporter. Ce livre aborde beaucoup: le poids, normes de beauté, pornographie, viol, précisément parce que les femmes sont bombardées de toutes ces choses, souvent sur une base quotidienne. Dans une scène étonnante, un personnage discute de cette question et demande si elle pourrait être considérée comme une forme de terrorisme.
Après tout, nous vivons dans un monde où la violence est fréquemment visitée chez les femmes, et nous faisons des progrès très lents pour changer ce triste fait et ce livre est choc par ses propos.

Note : 9 /10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Gallimard (11 mai 2017)
  • Collection : Série noire

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