TEST BLU-RAY / 4K ULTRA HD / DVD : Impitoyable ( 17 mai 2017) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Gene Hackman et Morgan Freeman

Kansas 1880. William Munny, redoutable hors-la-loi reconverti dans l’élevage va, à la demande d’un jeune tueur, reprendre du service pour venger une prostituée défigurée par un cow-boy sadique.

Chronique Film : Clint Eastwood réalise ici un western crépusculaire et vibrant ,tant par les images que par son incroyable esthétisme ..Ce cinéma offre aux spectateurs une certaine nostalgie ,celle de Sergio Leone pour exemple (le film lui est d ‘ailleurs dédié au même titre que à Don Siegel)Mais au delà de cela l ‘œuvre permet enfin à son immense cinéaste d ‘atteindre les statuettes amplement méritées . Le récit est admirablement fouillé la caméra se pose en 1880, dans le Wyoming, où deux malfrats défigurent une prostituée dans la petite ville de Big Whiskey, ville tenue par le redoutable shérif Little Bill Dagett.. Les prostituées de l ‘établissement jugeant ,la sanction de ce dernier envers les voyous trop clémente décident alors de rassembler leur argent afin de payer un tueur impitoyable pour assouvir une terrible vengeance …Un jeune cow-boy « le Kid de Schofield « décide alors de proposer à William Munny de s’associer à lui pour honorer ce contrat. Le casting est véritablement formidable ,Morgan Freeman et Gene Hackman sont saisissants, jouant bien évidement des registres différents ,le premier généreux le second plus cruel ils apportent un fantastique équilibre à l ‘ensemble. Eastwood ,lui, incarne l ‘ombre du « manchot « tueur autrefois froid et sans état d’âme qui aujourd’hui garde les valeurs de sa vie passée au coté de son épouse ,défunte depuis .. Il habite son personnage avec force et profondeur et devient touchant par cela .. Morgan »Ned Logan » Freeman représente le personnage le plus humain du récit ,sa tendresse se dessine tout au long de l ‘intrigue . Mais la plus belle performance est signée Gene Hackman ,absolument incroyable en homme sans pitié, prêt à enfreindre les règles pour éradiquer les truands de sa ville . Enfin ,Richard »English Bob » Harris excelle encore une fois dans l ‘interprétation de son personnage ou l ‘élégance s’associe à l’ égocentrisme .. Le cinéaste retrouve donc ,l ‘univers de son mentor Sergio Leone, tout en changeant cependant les codes du genre : absence de gros plans sur les visages en sueur et rythme plus rapide dans sa mise en forme … L ‘orage et la pluie battante apportent une dimension très sombre, obscure et montre le mal par ce nouvel élément …La ferme de Willam Munny est ensoleillée alors que la ville de Little Bill reste ténèbres… La photographie signée Jack N. Green restitue parfaitement l ‘ambiance des paysages naturels ainsi que l ‘émotion que l’oeuvre suscite …Clint Eastwood dresse ici un portrait édifiant contre la violence avec grande virtuosité et apporte corps à son immense récit .. Enfin la bande originale signée Lennie Niehaus et Clint Eastwood est absolument remarquable de beauté … Un véritable chef d’oeuvre cinématographique dont la nostalgique est évidente .

Note : 10/10

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TEST BLU-RAY / 4K ULTRA HD / DVD :

Image  : Magnifique la définition est riche et pointilleuse, offrant un air de jouvence au film. Cependant, la compression est idyllique que ce soit sur le 4k, le blu-ray et le dvd.  Le grain cinéma présent ne dérange en aucune façon. La profondeur de champ s’affiche à en perdre haleine, délivrant une quantité incroyable de détails sur les décors, les paysages somptueux. Les premiers plans ne sont pas en reste avec un piqué du tonnerre. Contrastes et couleurs s’amusent à satisfaire avec brio nos pupilles. Ces disques permettent de valoriser chaque séquence et réunit ainsi les meilleures conditions pour nous faire (re)découvrir ce chef d’œuvre.

Audio : De très bonne facture sur un film essentiellement concentré sur les dialogues. La V.F Dolby Digital 2.0 (Dolby Surround), retranscrit bien les quelques effets frontaux, avec des voix très légèrement appuyées par rapport aux frontales. La V.O quand à elle, nous plonge au cœur de l’action lors des scènes sous pluie battante, en renforçant leur pesante atmosphère. Certaines scènes font apparaitre une très légère réverbération sur les dialogues. Le 4k  peut, à l’inverse, souligner les effets dramatiques avec une grande force lors des bagarres et, surtout, quand se déclenche l’orage final dont les grondements se répercutent sur chaque enceinte cependant que la pluie diluvienne semble éclabousser la pièce même dans laquelle on visionne le film lors du duel. Une bien belle utilisation des enceintes !

Bonus :

  • Documentaire sur Impitoyable ( 22’) :
    Les trois principaux acteurs du film ainsi que le scénariste commentent brièvement le film ; puis des scènes ponctuent leurs dires. Ce document tient, d’une certaine façon, du commentaire audio.
  • Les coulisses du film (22’) :
    Le sujet expose l’histoire du film. Des images du tournage, souvent humoristiques  On y apprend, entre autres informations intéressantes, que le film a été tourné dans un ranch d’Alberta au Canada en 1991. De nombreuses anecdotes sur le tournage émaillent, bien évidemment, le document.
  • Documentaire sur Eastwood (16’) :
    Il s’agit de retracer la carrière de l’acteur réalisateur fort de l’expérience de ses trente six rôles au cinéma. Les remarques pertinentes se multiplient et l’on est sensible à la difficulté qui fut la sienne pour se « débarrasser » du personnage de l’Inspecteur Harry, notamment parce qu’il avait accepté de tourner les suites. Ce document s’achève sur sa filmographie.
  • « Eastwood par Eastwood » :
    Ce documentaire revient sur la carrière de l’acteur réalisateur et est illustré de nombreux extraits de l’ensemble de ses films. Ce qui complète le documentaire sur Eastwood. Il est d’ailleurs beaucoup plus long et complet, il est divisé en quatre parties. Trois accès sont prévus : par la lecture complète, par le bonus supplémentaire ou par le générique de fin.
  • « Maverick, duel au soleil couchant » :
    Documentaire divisé en cinq parties, avec les mêmes trois précédents accès, est entièrement consacré à la série télévisée « Maverick » et nous montre un acteur, jeune, au début de sa carrière.
  • Livret de 56 page très beau et fouiller faisant le résumer par écrit des bonus du film. Du superbe travail.

 

Commentaire audio de Richard Schickel, le biographe de Clint Eastwood
4 documentaires :
– Le 10ème anniversaire du film
– Eastwood & Co : Le making-of de Impitoyable
– Eastwood… une Légende
– Eastwood par Eastwood
Épisode « Duel à Sundown » de la série TV « Maverick »
Bande-annonce

 

  • Acteurs : Clint Eastwood, Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard Harris, Jaimz Woolvett
  • Réalisateurs : Clint Eastwood
  • Format : Couleur
  • Audio : Français, Anglais
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 4
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie : 17 mai 2017
  • Durée : 131 minutes

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100 infos insolites sur le corps humain (24 mai 2017) de Collectif et Claire Lefebvre

Qui est la plus grande personne au monde ? Comment se réveille-t-on le matin ? Pourquoi rougit-on ? Les esprits curieux trouveront la réponse à de nombreuses questions dans ce livre original et instructif.

Chronique : Livre intéressant aux sujets nombreux !  Avec la conception et la grossesse, puis la différence des couleurs de peau, les différentes sortes de chevelures, la bouche et les dents, les muscles, le squelette, la circulation sanguine, les organes et les parties du corps. Le corps humain y est très bien détaillé. Peut être un peu poussé pour un tout petit, qui restera épaté par les images et par ce qui se trouve à l’intérieur de son corps, mais très enrichissant pour un enfant un peu plus grand.-

Note : 9,5/10

 

  • Relié: 126 pages
  • Editeur : Usborne (24 mai 2017)
  • Collection : Hors collection

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Les Koboltz, tome 1 : Mission Uluru (24 mai 2017) de Benoit Grelaud et Sylvain Even

Un récit d’anticipation porté par des personnages originaux, débordant d’idées et d’énergie, illustré avec brio tout en 3D, qui entraîne le lecteur dans des aventures fantastiques, où les héros se disputent la vedette, entre humour et bravoure, pour réparer les dégâts des Hommes et imaginer un avenir meilleur.

Chronique : Premier tome d’une trilogie où on pourrait aussi retrouver des ressemblances avec  » Arthur et les minimoys » ou « les chroniques de spiderwick » sans pour autant que l’on puisse parlé de plagiat car cette trilogie possède son identité propre.
L’univers féerique dans lequel ils évoluent est aussi un des nombreux atouts de ce roman jeunesse qui allie avec beaucoup de réussite action, humour et bons sentiments. Premièrement : les dessins de ce livre sont remarquables. Les personnages et les décors sont beaux, appréciables avec des couleurs très bien dosées : vives lors des moments de joie, plus pâles pour les passages plus tristes, sont d’une couleur éclatante à chaque fois. Ensuite, le thème ; la protection de la nature est un sujet assez compliqué à aborder avec un enfant. Par le biais d’un livre tel que celui-ci c’est formidable. Mais voir le chemin que peut parcourir ces petits êtres nous montre ainsi qu’à nos enfants que là ce nous faisons faits de nous des personnes uniques. Le tome deux arrivera début 2018. L’attente ne serra pas trop longue.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Slalom (24 mai 2017)
  • Collection : HORS COLLECTION

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Cherche et trouve : transports & autour du monde (24 Mai 2017) de Thierry Laval

Joue à retrouver dans les tableaux, les personnages, animaux ou objets dessinés sur les volets de ce livre.

Chronique : Magnifique collection de Thierry Laval avec des pages épaisses glacées sans tomber dans les pages épaisses cartonnées des livres bébé. Chaque chapitre commence par une double page remplie de dessins avec une légende. L’enfant visualise et apprend un nouveau vocabulaire assez riche.
Par la suite, la double page s’ouvre et on se retrouve devant un paysage sur 4 pages où sont « cachées » les images vues sur la double page, sans les sous titre cette fois.
Libre à vous de trouver plein des manières d’exploiter ces livres: raconter une histoire etc.. Les enfants adorent ce livre, car ils jouent et surtout participent… et vous aussi les parents. En plus ils s’instruisent en apprenant de nouveaux mots et font travailler leur mémoire.
A acheter d’urgence donc !

Note / 10/10

  • Broché: 12 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Seuil jeunesse
  • Collection : CHERCHE TROUVE

 

Reconnaître le fascisme (19 avril 2017) de Umberto Eco

L’auteur mêle ici souvenirs personnels de sa jeunesse sous le fascisme et analyse structurelle des 14 archétypes du fascisme primitif et éternel.

Chronique : Un joli discours qui tente de proposer une définition du fascisme éternel,  dans les nombreux travers anachroniques. le livre évoque une diatribe contre les partis populaires traités de populistes, tout en associant  certains aspects du discours politique avec le fascisme, notamment l’appel aux classes moyennes. Le flot textuel dans le livre, en amont par une ubuesque mise en scène des rapports humain nous aide à déceler les signes imperceptibles de la montée du fascisme ….à méditer en pensant au FN . Brillants comme toujours Eco parle de l’émergence de la dictature en utilisant un vocabulaire positif pour mieux tromper. Superbe.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 56 pages
  • Editeur : Grasset (19 avril 2017)
  • Collection : Essais Etranger

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Obsessions (4 mai 2017) de Luana Lewis

Suicide tragique ou meurtre parfait ? Belle à se damner, mère de famille comblée, Vivien fascine les hommes autant que les femmes. Pourtant, sous les apparences se cache une personnalité rongée par les TOC. Poids, amis, famille, Vivien contrôle tout d’une main de fer. Le jour où on retrouve son corps sans vie dans Regent’s Canal à Londres, tout porte à croire qu’il s’agit d’un suicide. Comme si de jolis mensonges cachaient de bien vilaines réalités…

Chronique : Perdre votre enfant est la chose la plus dévastatrice possible pour quelqu’un. Rose perd sa seule fille, la police soupçonne un suicide possible. Sa fille parfaite avait tout, une maison parfaite, un mari parfait, une petite fille parfaite. Mais était-il suffisant pour le bonheur? Pourquoi voudrait-elle se tuer?
Le seul espoir de Rose dans la vie est maintenant le petit Lexi. Elle se reproduit pour le suicide de sa fille et prendre soin de sa petite-fille la rend moins coupable. Mais son beau-fils, Ben, ne pense pas que Rose soit une bonne personne pour être autour de Lexi. Il a besoin de temps pour le deuil. Ils le font tous les deux. Ou peut-être y a-t-il une autre raison pour qu’il la garde loin de sa fille?
Vivien était parfaite. Elle avait un regard étonnant, les hommes tournaient la tête après elle. Elle a toujours eu ce qu’elle voulait. Elle marchait sur les cadavres juste pour obtenir ce qu’elle voulait. Son mari, Ben, était le copain de son meilleur ami. Il n’y a pas d’amis en guerre et en amour. Elle a toujours pris soin de son apparence, se demandant toujours quelle sorte d’impression elle a laissée. Elle avait la famille parfaite, mais était-elle assez parfaite pour elle?
Rose a des doutes sur la mort de Vivien. Elle soupçonne que quelque chose se passe dans la maison où vit la famille de sa fille. Inquiet pour la sécurité de Lexi, elle commence sa propre enquête. Elle est vraiment surprise quand elle voit Cleo, l’ex-meilleure amie de Vivien et l’ex-fiancé de Ben en visite à Ben dernièrement la nuit. Quelque chose se passe.
Mais Rose est-elle prête pour la vérité, la vérité sur sa belle fille? Pour chaque parent, son enfant est parfait. L’amour des parents est inconditionnel et très souvent un parent ne peut pas voir le vrai visage de son enfant. En cherchant la vérité sur la mort de sa fille, Rose essaie de faire face à son propre échec en tant que mère. Être grand-mère est juste une tentative de réparer les choses qu’elle a malmenées depuis longtemps. Elle essaie de découvrir la vérité. Sa victime était-elle victime? Ou sa famille était-elle la victime? Qui est le véritable prédateur ici?
Le style d’écriture capture dès le premier moment. Ce roman à beaucoup du style d’écriture de Paula Hawkins. C’est une histoire brillante, avec des moments très sombres. L’auteur créé des personnages avec des masques, avec deux visages, un pour la foule, celui qui s’affiche lorsqu’il n’y a personne là-bas à regarder. Vous ne savez jamais ce qui se passe derrière les portes fermées. Nous avons juste quelques personnages ici, mais chacun d’entre eux a un squelette dans le placard. L’auteur nous empêche de deviner le récit jusqu’à la fin et, à un moment ou à un autre, on ce méfie de tous les personnages de l’histoire. Le suspense dans ce livre est presque tangible et on sent comme si on est là avec les personnages dans la salle de bain froide de Vivien ou dans sa sombre cuisine au sous-sol. À la fin, quand la vérité a finalement été révélée on est prit par surprise.

Note : 9/10

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Denoël (4 mai 2017)
  • Collection : Sueurs froides

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Froid comme la mort: Une enquête de Rocco Schiavone (4 mai 2017) de Antonio Manzini

Beaucoup de choses irritent le vice-préfet Rocco Schiavone dans la vie : sa mutation à Aoste un an plus tôt, le ciel gris, la neige qui s’insinue dans ses Clarks, la bêtise de ses agents, la fête d’anniversaire de sa maîtresse, la course cycliste du préfet, sans parler des inspecteurs qui entrent dans son bureau quand il fume son joint matinal… Mais le comble des emmerdes, c’est une affaire de meurtre. Lorsque le corps d’Ester Baudo est retrouvé pendu dans son salon par sa femme de ménage, Rocco comprend vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide mais d’une mise en scène. Et donc qu’il en est quitte pour une sacrée quantité d’ennuis. Or, quand Rocco Schiavone est de mauvaise humeur, ses méthodes deviennent pour le moins expéditives… Avec son humour noir ravageur, ses dialogues cinglants et une vraie sensibilité en prime, cette nouvelle enquête de Rocco Schiavone est un bonheur pour les amateurs de polar à l’italienne.

Chronique : Si l’homicide se situe au 10e degré selon l’échelle des ennuis du sous-préfet (commissaire de police transalpin) Rocco Schiavone, cela tient au fait qu’il va devoir affronter les turpitudes humaines en se glissant dans l’esprit répugnant d’un assassin pour le comprendre et le confondre puis s’en extraire avec des bouts abjects collés à l’âme. La pendaison d’Ester Baudo dans son appartement d’Aoste, 22 via Brocherel, apparaît d’emblée comme un suicide qui ressemble de plus en plus à un assassinat à mesure que le sous-préfet Schiavone reconstitue la scène. Rapidement, Rocco n’a plus de doute ; il s’est hissé au taquet des tracas et les indices vont dessiner des pistes comme les cailloux de Poucet jusqu’à l’ultime révélation face à la gueule du monstre.
« Froid comme la mort », second roman d’Antonio Manzini traduit et publié en France après « Piste noire » narre la suite des enquêtes de Rocco Schiavone au Val d’Aoste. Cette fois, on en apprendra un peu plus sur le passé de Rocco Schiavone et notamment sur la mystérieuse affaire romaine qui lui a valu de se retrouver exilé dans ces vallées de montagne qu’il exècre, comme une sorte de Hasbrouck italien.
Comme il se doit, l’affaire commence avec la découverte d’un cadavre, celui d’Ester, une femme pendue chez elle et que ‘on’ aurait peut-être bien aidée à se pendre.
On ne vous en dit pas plus sur l’enquête : il faudra se montrer patient et obstiné, à l’image du sous-préfet Schiavone qui, une fois de plus, en dépit de ses supérieurs et de ses subordonnés, réussira à dénouer les fils de l’intrigue … dans un cimetière en présence d’un curé. Comme dans tout bon polar, l’enquête policière n’est là que comme un référentiel de codes auxquels se conforment les personnages et le roman.
A nouveau, le roman juxtapose deux histoires qui éclairent le personnage du commissaire. Le retour précipité de Rocco à Rome pour mettre fin à une sordide histoire est peut-être un des moments les plus forts du récit. La fin de l’enquête est surprenante et inattendue. Elle met en lumière l’intelligence, la sensibilité et l’interprétation toute personnelle des lois faite par Rocco Schiavone. Une nostalgie sourde et poignante nimbe tout le roman et sous des dehors bravaches, égrillards, impertinents, Rocco est un être esseulé et profondément meurtri par la vie. Le lecteur ne peut qu’adhérer à cette faconde puis espérer que la suite des aventures du sous-préfet déjà publiées en Italie franchisse les barrières des Alpes et de la langue.

Note : 9,5/10

  • Poche: 304 pages
  • Editeur : Folio (4 mai 2017)
  • Collection : Folio Policier

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Et ils oublieront la colère (11 mai 2017) de Elsa Marpeau

Été 1944. Une femme court dans la campagne icaunaise. Elle cherche à échapper à la foule qui veut la tondre.
Été 2015. Un homme a été tué près d’un lac. La gendarme chargée de l’enquête soupçonne que son meurtre est lié à une tonte, qui a eu lieu soixante-dix ans plus tôt.
Entre aujourd’hui et hier, les destins s’entremêlent mais les protagonistes ne s’en souviennent plus – ils ont oublié la colère, les jours de liesse et la cruauté des vaincus contre ceux de leur camp, lors de la Libération. L’enquête va exhumer ce passé dont plus personne ne veut se rappeler.

Chronique :   Dans le Gatinais,à quelques kilomètres de Sens en 2015 nous sommes dans un univers campagnard modeste,attaché à leur terre depuis des générations,des chasseurs,viandards aussi. Le meurtre de leur voisin un professeur d’Histoire obsédé par une période ancienne de la fin de l’occupation,l’enquête est menée par la Capitaine de Gendarmerie Garance Calderon.
Tous les personnages ont un passé douloureux,de l’enquêtrice à son supérieur.
Trop je trouve,l’auteure ne dérogeant pas à la règle qui fait que dans les polars d’aujourd’hui les « flics  » ont toujours des problèmes.
Ce livre est centré sur les violences faites aux femmes lors des conflits! Il y a 70 ans,42000 femmes tondues,violées pour beaucoup à la Libération,livrées à la vindicte populaire.C’est loin mais… C’est aussi l’histoire des hontes et des vengeances du corps social qui se répètent, de l’injustice. Alternant passé et présent, l’auteur nous implique totalement dans ses recherches jusqu’au dénouement final qu’on était loin d’imaginer. Un très bon roman noir comme on les aime.

Note : 9/10

  • Poche: 304 pages
  • Editeur : Folio (11 mai 2017)
  • Collection : Folio Policier

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Un chat sous la pluie et autres nouvelles/La cinquième colonne (11 mai 2017) de Ernest Hemingway

Couples à la dérive, récits de guerre, de blessures, règlements de compte, naufrages et chasses en tout genre : peu importe le sujet, les nouvelles d’Hemingway, tout en retenue et précision, appuient là où ça fait mal. Essentiel.

Chronique : Ernest Hemingway, prix Nobel de littérature écrit sur ce que on connait vraiment, sur les choses que l’on connait le mieux. Ses phrases, ses mots, le rythme du récit, la manière de décrire, ou plutôt d’essayer de ne parler que de l’action, tout cela est travaillé de telle façon que ce qu’il connait vraiment. Sa façon de décrire le fort intérieur de l’homme (car toutes ses histoires, avant de parler d’un fait anodin, parlent surtout d’hommes, qu’il décrit si bien qu’il semble souvent que ce soit autobiographique) montre un grand humaniste, un écrivain profond, malmené, en perpétuelle recherche, curieux, aventureux.
Et puis ces deux nouvelles permettent d’entrer dans ses grands romans, de découvrir les prémices de son oeuvre, d’arpenter avec lui les alentours de ses autres livres et leur genèse.

Note : 9,5/10

  • Poche: 496 pages
  • Editeur : Folio (11 mai 2017)
  • Collection : Folio

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Les aventures de Nick Adams (11 mai 2017) de Ernest Hemingway

Dans les années 1920, un jeune homme attachant apparaît dans des nouvelles éparses sous la plume d’Ernest Hemingway : Nick Adams. Pendant une dizaine d’années, le romancier américain conta ses mésaventures d’enfance dans le Michigan, relata son expérience de la guerre, partagea des instants de sa vie de couple.

Chronique : Nick Adams est un jeune garçon qui passe d’un enfant à un adolescent à un adulte. Dans ses histoires, il exprime ses caractéristiques, ses pensées et ses émotions virtuelles à travers des expériences et des luttes qu’il partage avec son père et son oncle. Dans l’histoire du camp indien, Nick accompagne son père dans un camp où une jeune femme indienne donne naissance à un enfant. Nick doit regarder et essayer de comprendre ce qui se passe chez les femmes alors qu’elle traverse le processus pénible du travail des enfants et une opération sans anesthésie. Alors que Nick regarde, il est confus, mais il est persistant de montrer à son père qu’il est conscient et comprend la situation à portée de main. Au fur et à mesure que l’histoire progresse, d’autres obstacles se posent qui laissent des questions sans réponse pour Nick. Bien qu’il ne comprenne pas bien, il est prêt à faire paraître comme s’il le fais pour que son père le regarde comme un adulte plutôt qu’un garçon. Le concept de l’histoire elle-même est une couverture masquant les émotions de Nick et de son père et comment il travaille à l’acceptation de ses pères à différents niveaux. L’histoire est convaincante qui vous permet de comprendre le comportement humain et les significations cachées à l’intérieur.Un Chef d’oeuvre à lire et découvrir.

Note : 10/10

  • Poche: 368 pages
  • Editeur : Folio (11 mai 2017)
  • Collection : Folio

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