Lénine (Ils ont fait l’Histoire) (29 mars 2017) de Ozanam et Denis Rodier

Russie, 1887. Motivé par la culture révolutionnaire suite à l’exécution pour terrorisme de son frère Alexandre, le jeune Vladimir Oulianov se plonge dans la lecture d’écrivains engagés comme Karl Marx ou Tchernychevski. Revenu à Saint-Pétersbourg après plusieurs années d’exil, il multiplie alors la publication de journaux clandestins et pamphlets opposés au pouvoir tsariste. Régulièrement incarcéré, sans cesse en fuite en Allemagne, Suisse ou Angleterre, il ne tarde pas à devenir une figure de proue du Parti ouvrier social-démocrate. Mais bien qu’il se revendique des écrits de Marx, « Lénine » prétend que la Révolution ne pourra pas venir du prolétariat s’il ne dispose d’un appareil politique puissant. Par d’habiles manœuvres permettant à ses partisans de devenir Bolcheviks – c’est-à-dire majoritaire – et de prendre le pouvoir au sein du Parti, Lénine se révèle un fin stratège et laisse déjà entrevoir un autoritarisme forcené…

Chronique : « Lenine» est une BD de la collection « Ils ont fait l’histoire », publiée par Glénat et Fayard, dont le principe est d’associer un historien, un scénariste et un dessinateur pour raconter la vie d’un personnage historique.
Le récit est assez dense, car les auteurs racontent en 56 pages seulement les années au cours desquelles Lenine va entrer au pouvoir et régner sur la Russie. Le dessin est élégant, mais sombre, avec beaucoup de soin apporté au réalisme des costumes et des événements relatés. L’histoire est assez hachée, quelques épisodes ne font en effet que quelques pages et  comme cela est souvent le cas avec ce type d’ouvrage hybride (la BD se termine par un cahier « historique » de 8 pages). Une fois de plus, la BD contribue de manière attractive et intelligente à révéler à un large public des faits parfois enfouis dans les oubliettes de l’Histoire officielle. Les différents scénaristes associent une très bonne connaissance du sujet à une narration plutôt classique mais au découpage et à la mise en images efficaces et attrayantes.

Note : 8,5/10

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  • Album: 56 pages
  • Editeur : GLENAT (29 mars 2017)
  • Collection : Ils ont fait l’Histoire

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Irena – Tome 02 : Les Justes (22 mars 2017) de Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël

Porté par un dessin d’une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d’un sujet fort, poignant et profondément actuel… Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui…

Chronique : Derrière le dessin très doux, enfantin se cache une histoire, bien entendu tiré de faits réels, puisqu’elle raconte le sort des juifs de ghettos de Varsovie.
Histoire abominable donc où les auteurs ne nous cachent pas des scènes atroces, de lentes agonies d’êtres humains affamés, y compris de tortures sur des adolescents ou des enfants. Fort bien écrit ce tome 2 ; cette bande dessiné  retrace de manière brillante la puissance des forces de vie contre celles de la mort, dans un pays ravagé par la guerre, les souffrances et les privations;
Paradoxalement, le dessin doux que l’on pourrait regarder dans un livre pour enfant augmente le choc de ces scènes. Scènes d’autant plus terribles que nous savons qu’elles ont eu lieu.
BD donc à prendre pour son intérêt historique, aucunement pour les loisirs.

Note : 9,5/10
 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : GLENAT (22 mars 2017)
  • Collection : Tcho ! L’aventure

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Mon petit Bach (30 mars 2017) de Emilie COLLET et Severine CORDIER

Avec ses puces sonores musicales, ce recueil est unique. Sur chaque page, l’enfant recherche dans l’illustration le petit bouton qui déclenchera la musique.

Chronique :La collection de livres sonores de chez Grund est comme toujours très bien La musique de Bach avec le son de l’orgue et du clavecin que vont découvrir les petits au fil des pages dans : Suite pour violoncelle n° 1 en sol majeur ; Prélude n° 1 en do majeur,  » Le clavier bien tempéré  » ; Choral, cantate BWV 147 ; Toccata en ré mineur ; Badinerie, suite n° 2 en si mineur sont superbe mai parfois un peu courts. Les enfants sont friands des livres musicales et vont s’amuser avec. Les dessins sont très jolis et plongent bien dans l’esprit de la musique classique.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 12 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Grund (30 mars 2017)

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Mes premiers airs de Reggae (30 mars 2017) de Aurelie GUILLEREY

Avec ses puces sonores musicales ce recueil est unique. Sur chaque page, l’enfant recherche dans l’illustration le petit bouton qui déclenchera la musique. C’est au travers de grands tubes de la musique reggae que les petits écouteront et découvriront la musique de Bob Marley (Get Up, Stand Up ; One Love), Johnny Cash (I Can See Clearly Now), Tiken Jah Fakoly (Plus rien ne m’étonne), Lord Creator (Kingston Town) et Alpha Blondy (Sweet Fanta Diallo).

Chronique : Ce livre sonore est très facile à lire, et va vous permettre d’initier votre enfant au reggae. Il va faire découvrir les instruments et airs de musique raggea à votre tout petit. Les grands airs n’auront plus de secrets et le petit texte qui accompagne, permettent de bien comprendre le contexte. Une chouette découverte à faire des 1 an avec les puces sonores et jusqu’à 4-6 ans pour les découvertes musicales.

Note : 9,5/10

  • Album: 12 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Grund (30 mars 2017)

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Audiomagique – Gus le clown (30 mars 2017) de Benedicte RIVIERE et Tiago AMERICO

Gus le clown est un sacré farceur ! Écoute-le embêter les animaux pendant qu’ils font leur numéro.
Il suffit de tourner les pages de ce livre pour entendre une jolie histoire sur le cirque, mais aussi des bruits d’animaux et la chanson C’est Gugusse avec son violon.

Chronique : Le fonctionnement du livre est très simple,après avoir mis le bouton sur « on » il suffit de tourner les pages pour entendre l’histoire grâce à des capteurs sur chaque page.
Cette histoire mignonne est rythmée par les bruits du cirque ,on y entend le lion rugir, le bruit des trapézistes  …
À la fin du livre il y a la comptine « Gugusse avec son violon ». Les petits adorent.
Les dessins sont agréables,livre de qualité,pages en carton épais et glacées.
À partir de 18 mois.

Note : 9/10

 

  • Album: 14 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Grund (30 mars 2017)
  • Collection : Mes premiers livres sonores

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Le roman d’Ernest et Célestine (23 mars 2017) de Daniel Pennac

Un ours et une souris amis ? Jamais ! Scandaleux ! Absolument interdit !
– C’est compris, Célestine ?
– Ernest, c’est compris ? Pourtant, personne ne pourra empêcher Ernest et Célestine de devenir les meilleurs amis du monde.

Chronique : « Le roman d’Ernest et Célestine », écrit par Daniel Pennac d’après les albums de Gabrielle Vincent ce lit  d’ une traite. Ce livre recèle plein de tendresse, d’amour, de bonne humeur, de courage, de passion… de gentillesse, et d’humour! Dans ce petit roman, il n’y a pas que le narrateur qui nous conte l’histoire… nous avons aussi les commentaires d’Ernest, de Célestine, de l’auteur, et même du Lecteur! et de quelques personnages vers la fin… C’est une vraie petite pépite. Ce qui est admirable dans cette aventure, c’est que l’on s’ennuie jamais. Toutes les virgules sont perlées, pour sourire, que l’on soit souris ou que l’on soit né ours. Une merveilleuse histoire qui porte à une réflexion sur la paix des ménages et la coexistence pacifique des peuples. Fabuleuse aventure, à lire aux petits même si ça décale par rapport aux dessins animés mais ça rapproche de notre humanité, c’est plein de tendresse, de finesse. Les grands ne perdent pas leur temps à le lire.

Note : 9,5/10

  • Broché: 201 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 11 années
  • Editeur : Folio  Junior (23 mars 2017)

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Le jour du chien (29 mars 2017) de Patrick Bauwen

Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir. Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi. Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro. Et voilà qu’elle me menace… Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse. Et ce jour-là signera l’apogée du mal. Sur les traces d’un tueur psychopathe, dans un Paris souterrain plus hallucinant que l’Enfer, le nouveau thriller de Patrick Bauwen, un des maîtres du genre depuis L’Œil de Caine.

Chronique : Ce livre ce lit comme une mini série à suspens, Patrick Bauwen arrive à nous offrir un thriller fascinant. L’auteur permet à la tension de construire à travers les nombreuses torsions et tours que l’histoire prend tel que par le dernier tiers du livre, vous êtes collé à elle. La meilleure partie était que la fin qui est complètement imprévisible et surprenante. Cette histoire a de quoi vous faire dresser les cheveux sur la tête ! L’auteur a mis en scène une machination implacable où l’écriture y est habile tant dans sa rédaction que dans sa présentation : l’auteur choisit, bien volontairement, de terminer systématiquement chacun de ses chapitres par quelques mots ou une idée qu’il reprend aussitôt au chapitre suivant. Et effectivement, le lecteur n’a pas d’autre alternative que de tourner avec « frénésie » les pages de ce thriller prenant.
Avec cela, un suspense maintenu jusque à la fin et un dénouement à la hauteurDe bout en bout haletant. Une écriture limpide sans fioritures.

Note : 8,5/10

  • Editeur : Albin Michel (29 mars 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Langue : Français

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Un appartement à Paris (30 mars 2017) de Guillaume Musso

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Chronique :  Voici le nouveau Musso; comme chaque année les lecteurs attende ses romans comme les spectateurs avec Woody Allen. Avec ce livre qui est plus un roman d’aventure  qu’un thriller qui se déroule sur cinq jours entre le 20 et le 25 décembre.  Musso nous offre une scène de suicide pour le prologue ce qui met le lecteur de suite dans l’ambiance. On fait ensuite connaissance avec un dramaturge misanthrope qu’est Gaspard, et une ex-flic cabossée de la vie avec Madeline qui se retrouvent contraints de partager un appartement avant de virer au noir le plus sombre avec l’assassinat d’un enfant et la présence d’un tueur en série terrifiant.
L’enfant assassiné c’est le fils d’un peintre à succès terrassé par la mort de son enfant. Cristallisation de plusieurs artistes le personnage de Sean Lorenz est l’occasion pour Musso de parler avec beaucoup d’acuité du processus de création.
Gaspard et Madeline, qui s’entendent comme chat et chien, se retrouvent sur la piste des trois derniers tableaux perdus de l’artiste. Mais ce n’est que le début d’une quête qui les conduira à New York en passant par Madrid…
L’histoire est racontée du point de vue de chacun des personnages. Cela donne au récit un rythme haletant et permet à Musso de donner plus de complexité à ses protagonistes.
Comme dans beaucoup de ses ouvrages, il est énormément question d’identité mais, c’est nouveau, il est question aussi du rapport à la paternité ou la maternité. Madeline va à Madrid pour une procréation médicalement assistée, l’égoïste Gaspard, orphelin de son père, pourrait-il finalement avoir la force et le courage de devenir père…
Roman de la maturité, il donne subtilement à réfléchir sur les bouleversements intimes, les lignes de faille, les ambiguïtés et les désirs contradictoires qui habitent tout un chacun. Une belle surprise.

Note : 9/10

  • Broché: 484 pages
  • Editeur : XO (30 mars 2017)

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Chute (9 mars 2017) de Christophe NICOLAS

Thomas Cahin est l’auteur de Chute, le phénomène de cette rentrée littéraire. Ce livre lui apporte le succès, la reconnaissance, la célébrité tant désirés. Ses rêves, enfin, se réalisent.
Et pourraient se briser aussi vite. Car ce roman, il ne l’a pas écrit. C’est Christophe, son ami d’enfance, qui, comme pris de fièvre, a tapé ces phrases sur sa machine à écrire. Depuis dix ans, Thomas était le gardien de son manuscrit. En l’usurpant, il s’est aussi approprié son histoire, et ses secrets les plus sombres.

Chronique :  Ecrit tel un film Christophe Nicolas nous entraîne dans un thriller au grand suspens à l’américaine. Un roman qui se lit très vite, c’est un vrai page turner. Même si l’idée n’est pas nouvelle on ne peut qu’aimer le style d’écriture qui nous fait entrer dans le roman avec grand bonheur. Le personnage de Thomas devient progressivement paranoïaque, se questionnant continuellement sur sa santé et le lecteur va lui aussi remettre en cause toutes les affirmations de ce personnage .
L’auteur, avec tout son talent arrive à nous tenir en haleine durant tout son récit. On passe par tellement d’émotions : on a la haine, on a la crainte et la tristesse à certains moments. Mais la déception… jamais. Voici un thriller psychologique où tout est dévoilé au fur et à mesure et finit par prendre tout son sens.
L’intrigue, les personnages sont très bien développés, on est pris dans la spirale infernale de l’intrigue, alternant des moments de tension et des moments plus calmes, mais loin d’être ennuyeux. Le dénouement est surprenant, loin de ce que tout lecteur pourrait imaginer.

Note : 9/10

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (9 mars 2017)
  • Collection : Outre Fleuve

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50 histoires pour frissonner (23 mars 2017) de Marc Pasteger

Une suite d’histoires vraies de toutes les époques qui interpellent par leur côté étrange, mystérieux, surréaliste…  – Un étudiant assiste à un concert donné par des défunts… – Avant même d’être porté, un kimono tue ses trois propriétaires successives… – Un jeune mari écoute à peine sa femme lui murmurer : « Si tu devais me tromper, tu en mourrais… » – Une petite fille circule dans une maison comme si elle en connaissait tous les secrets ; elle n’y a pourtant jamais mis les pieds. – Une maison est bombardée chaque soir par des pierres qui semblent sortir de nulle part.  – Deux Anglaises en visite à Versailles vont faire un drôle de voyage dans le temps…

Chronique :Marc Pasteger nous parlent de suite d’histoires vraies de toutes les époques qui interpellent par leur côté étrange, mystérieux, surréaliste pour notre plus grand plaisir.
Nous découvrons ici des histoires qui contrairement à d’habitude nous racontent le destin de récit étrange mais qui ont eu une importance hors du commun dans une ou plusieurs vies.
Des moments émouvants dans un recueil d’histoires agréables, des protagonistes plus ou moins connus, des rappels culturels, des petits moments ignorés au centre d’événements historiques.
Une ballade au fil des siècles. Des petit récits à la fois étranges et attachants pour certains. Pour d’autres, plus énigmatiques

Note : 9/10

  • Editeur : Pixl Editions (23 mars 2017)
  • Langue : Français

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