Tibi s’amuse; Tibi roule; Tibi vole (9 septembre 2016) de Jacques Beaumont et Valérie Coeugniet

Avec Tibi, l’enfant va s’éveiller au monde qui l’entoure, faire des découvertes et enrichir son vocabulaire.

Critique : Voici un nouveau personnage dans l’univers Fleurus qui part du même concept de P’it garçon avec une présentation à l’identique avec sa couverture cartonnée et pages fines et plastifiées pour que les enfants ne les abimes pas. À l’intérieur de ses livres on suit un éléphant du nom de Tibi va emmener dans plusieurs paysages, sur ses 3 livres l’enfant découvrira les divers jeux, ce qui vole et ce qui roule sur terre où dans les airs . Sur le côté il y a même des desseins l’enfant pourra retrouver dans l’illustration les partis proposés comme un « cherche et trouve » ce qui permet à l’enfant d’apprendre de nouveau mot.À la fin du livre une double page comme un imagier avec tous ce qui se trouve dans le livre et où l’enfant pourra les rechercher à nouveau. C’est mignon, ludique et vraiment intéressant pour les enfants.

Note : 9/10

 

  • Album: 22 pages
  • Editeur : Fleurus (9 septembre 2016)
  • Collection : Tibi

 

La nuit de Peter Pan (7 septembre 2016) de Piero Degli-Antoni

Sur la côte ligure, au nord de l’Italie, la villa, construite à flanc de falaise, n’est accessible que par un long et lugubre tunnel ferroviaire désaffecté.
Y vivent seuls Leonardo, un garçon débordant d’imagination, mais introverti, rêveur et craintif, et son père David, un auteur compositeur interprète ayant connu la gloire vingt ans plus tôt.
Un soir, Leonardo, en descendant au salon, fait une terrible découverte : son père ligoté aux pieds d’un homme gigantesque, un « ogre » tout juste évadé de la prison située sur une île en face de la maison.
Qui est cet homme brutal et pervers, qui joue divinement bien du piano ? Qui semble connaître le moindre détail de la vie de Leonardo mais torture psychologiquement son père et menace de le tuer ?
Débute pour le garçon de dix ans, la nuit la plus longue de son existence, un huis-clos où l’angoisse va crescendo. Seule certitude, à l’aube plus rien ne sera comme avant…

Chronique: Ce roman de suspens mérite son prix. On entre dans une histoire glauque à souhait et dérangeant le lecteur se retrouvera avec une bille au ventre durant tout le roman, cela est que Piero Degli-Anton joue avec nos peurs enfantine en jouant avec les thèmes et lieux tels que l’obscurité, l’orage, etc. Vu que l’auteur nous fait suivre le parcours du petit garçon on s’enfonce avec lui peu à peu dans les ténèbres, l’angoisse et la violence sans jamais retomber et allant de situation en situation de pire en pire jusqu’à un véritable cauchemar sans jamais stopper ce qui rend le tout insoutenable mais l’angoisse qui résulte de lire est très fort et quand on arrive à la fin on peut enfin souffler face à un superbe livre mais aussi une expérience cauchemardesque.

Note : 9/10

 

  • Broché: 300 pages
  • Editeur : Archipel (7 septembre 2016)
  • Collection : Suspense

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Une avalanche de conséquences (22 septembre 2016) de Elizabeth GEORGE

Qu’est-ce que Lily a bien pu découvrir dans le journal intime de son fiancé William Goldacre pour que celui-ci se précipite du haut d’une falaise du Dorset ? Et est-ce un hasard si, quelque temps plus tard, sa mère, Caroline Goldacre, se retrouve mêlée à une sombre affaire : la mort suspecte de Clare Abbott, l’auteur féministe dont elle était l’assistante ?

Critique : Comme à chaque fois avec Presses de la coter la couverture du roman est fabuleuse et ce qui nous permet d’entrer dans ce roman policier avec facilité au coeur des secrets de famille des plus inavouables. L’auteur n’est pas à son premier coup d’essai et le montre par un suspense bien ficelé dont le lecteur va découvrir la psychologie des caractères des personnages très bien décrite et va suivre l’enquête en apnée jusqu’à la surprise finale. Le personnage de Barbara, a à un humour très corrosif et Thomas va être empêtré dans des problèmes de couple.
On y trouve de superbes portraits de secondaire des femmes qui permet de découvrir de nouvelles facettes de la personnalité de Barbara Havers..

Note : 9/10

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (22 septembre 2016)
  • Collection : Sang d’encre

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Je suis Adèle Wolfe (7 septembre 2016 )de Ryan Graudin

Afin de commémorer la victoire des forces de l’Axe sur le Royaume-Uni et la Russie, Hitler et l’empereur Hirohito organisent chaque année une grande course de moto entre leurs deux continents. Le gagnant remporte une entrevue privée avec le Führer lors du bal de la Victoire.

Critique : Voici un roman absolument époustouflant où Hitler en serait devenu le maître… L’histoire se déroule dans un univers sombre et de désolation. 1944, la très jeune Yael vit l’horreur des camps de concentration, elle subit chaque jour des expériences scientifiques douloureuses qui l’ont dotée de pouvoirs hors normes… 1956 marque un tournant pour la résistance, Yael va prendre la place de la gagnante du tournoi de moto de l’année précédente. La première femme a avoir gagné la grande course organisée une fois par an par les deux puissances qui gouvernent le monde. Son objectif, gagner cette course et tuer Hitler le jour du bal de la victoire.
L’exercice de ce roman est difficile car il nécessite de jouer avec l’Histoire  sur le devenir du monde si un événement n’avait pas eu lieu. l’auteur réussit cette exercice avec brio. L’univers qu’il a créé entre fait historiques et fiction est extrêmement complexe et fascinant..Les personnages sont vraiment intéressants. A force de se métamorphoser, Yael perd son identité. Elle est sans cesse à la recherche d’elle même, toujours en train de se souvenir du passé pour ne pas le perdre. Les différents personnages qu’elle côtoie au sein de la résistance montrent que même en voulant faire le bien, on peut très vite basculer du mauvais côté et ses concurrents lors de la course lui feront découvrir des aspects d’elle même qu’elle ne connaissait pas. Yael est quelqu’un de très faible .Le récit est rempli d’actions, de rebondissements, de surprises. La lecture en est prenante. La fin a un côté inattendu .
Une lecture prenante, un récit intense en découverte, rebondissements et détermination.

Note : 9/10

 

  • Poche: 250 pages
  • Editeur : Le Masque (7 septembre 2016)
  • Collection : MsK

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Sortie de piste (15 septembre 2016) de Marc Welinski

Moïse Steiner, chef d’entreprise parisien, connaît de grandes difficultés professionnelles. Matérialiste convaincu, il vit avec Alice, parisienne versée dans la méditation et le chamanisme. Sa vie va changer à la suite d’un accident d’avion qui lui fait faire un arrêt cardiaque et l’expérience de mort imminente.

Critique :Je me permet de coller la superbe Chronique du blog Sophie Songe: http://www.sophiesonge.com/archives/2016/09/15/34314732.html Ayant écrit presque pareil, je préférè partager ce si beau point de vu.

Moise Steiner, chef d’entreprise parisien en souffrance est victime d’un accident d’avion. Cet homme agnostique et cartésien sera bouleversé à tout jamais par l’expérience de mort imminente qu’il a vécu. Et si l’important finalement n’était pas de tout chercher à expliquer…
C’est un thème assez sérieux et tabou qui est abordé avec beaucoup d’humour ici. Cette comédie à la fois tendre et piquante a le don de séduire et de nous faire passer un bon moment.
On ne peut pas résister au ton corrosif et à la manière d’aborder la mort. Il faudra à Moise, le choc d’être passé de l’autre côté pour vivre des expériences troublantes et dont il n’aurait jamais soupçonné l’existence. A travers lui et ses proches s’expriment des opinions diverses et variées. Selon sa sensibilité, son éducation ou son parcours de vie, on appréhende les choses différemment. On s’amuse beaucoup des controverses qui vont du déni, de la pudeur à l’exubérance fantaisiste et folle.
L’écriture est fluide, vivante et permet une certaine distance au regard de l’inconnu. Les personnages sont sincèrement touchants, criant de spontanéité. On sourit beaucoup, on réfléchit, on intériorise…
L’auteur réussit son tour de charme avec un récit troublant qui délivre un joli message d’amour et des leçons de vie.
Vivez, croyez, donnez de vous à ceux que vous aimez, parce que demain il sera peut-être déjà trop tard…

 

  • Editeur : Editions Daphnis et Chloé (15 septembre 2016)
  • Langue : Français

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BLOC 11 (7 septembre 2016) de Piero Degli Antoni

New York, milieu des années 1990. Par une belle journée ensoleillée, Moshe, un vieil homme, entend une expression allemande – Mützen ab ! – qui le ramène cinquante ans en arrière.
Auschwitz, 1944. Trois prisonniers viennent de s’évader. Par mesures de représailles, le commandant du camp désigne dix détenus. Cependant, au lieu de les exécuter, il les enferme une nuit dans le bloc 11.
Au petit matin, ils devront désigner celui d’entre eux qui sera fusillé. Pendant ce temps, le commandant du camp se livre avec son jeune fils à une étrange partie d’échecs…
Moshe se souvient de cette nuit-là et de sa détention par un terrible voyage au fond des ténèbres. Et c’est alors qu’un inconnu sonne à sa porte…

Critique : L’argument de départ est mince. Un vieil homme qui prend le ferry entend des paroles qui le ramènent à la période où il était à Auschwitz et bien sûr le passé du camp ressurgit. Le commandant avait fait enfermer une dizaine de prisonniers, dans le bloc 11, qui devaient décider lequel d’entre eux serait fusillé. Pendant ce temps ledit commandant joue aux échecs avec son fils et donne à chaque pion le nom d’un homme du bloc 11. Chaque dérapage le réjouit, bien sûr. Nous avons là une sorte de jeu de rôles, ou de chat et de souris, comme on veut, avec des chances très inégales. Après beaucoup de tergiversations et de règlements de comptes, les prisonniers décident de faire bloc et d’en aider un à s’évader ce qu’il fera. C’est lui que nous retrouvons sur le ferry aux prises avec son passé et une apparition inattendue qui lui apportera l’apaisement. Ce n’est pas mal mais j’ai déjà lu tant de livres sur le sujet, et des bons, et des forts, que j’aurais tendance à dire, oui, pas mal mais ça n’apporte rien de nouveau, ça n’est qu’un de plus…

Note : 8/10

 

  • Poche: 280 pages
  • Editeur : Archipoche (7 septembre 2016)
  • Collection : Roman étranger

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Été pourri à Melun (15 septembre 2016) de Nicolas DUPLESSIER

Florian traîne son mal de vivre dans les rues de Melun, entre un boulot minable et une vie sentimentale sans joie. De morose, son existence devient vraiment pourrie le jour où Roxane, l’ex-grand amour de sa vie, est portée disparue. Très vite dans la ligne de mire des policiers, Florian doit mener sa propre enquête et se confronter à ses fantômes, découvrant une histoire qui le dépasse et la tonne d’emmerdes qui l’accompagne. Été pourri à Melun-Plage est un roman noir et cinglant qui raconte la descente aux enfers d un loser pas du tout magnifique.

Critique : Voici un super-premier roman noir qui ce lit d’une traite, on voit que l’auteur connaît les codes de ce genre et s’amuse avec nos nerfs. Avec une histoire qui se déroule avec des personnes qui subisse la crise on y trouve notre héros, un loser bien sympa mais aussi une personne qui se cherche amoureusement quant à s’improviser dans cette affaire ce n’est peut-être pas la personne la plus apte à le faire, commence alors une descente aux enfers avec des bagarres, des imprévus dans un Melun miteux Florian ne tardera pas à être dans le collimateur de la police, on y retrouve une ambiance à la « Night Of » la série de HBO avec sa succession de péripéties et de sa pluie qui fait d’elle une bonne histoire.

Note : 9/10

 

  • Broché: 260 pages
  • Editeur : Atelier Mosésu (15 septembre 2016)
  • Collection : Parabellum

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La mort a ses raisons (7 septembre 2016) de Sophie Hannah

100 ans après la création de l’enquêteur culte Hercule Poirot par Agatha Christie, Le Masque publie une nouvelle aventure inédite de ce héros mondialement connu.

Critique : Comté de Cork, Athelinda Playford écrivain à succès, a décidé de déshériter ses enfants pour léguer l’ensemble de sa fortune à son secrétaire, Joseph, pourtant gravement malade et qui risque de quitter ce monde bien avant elle. Lady Playford en informe l’ensemble de la famille lors d’un dîner auquel elle a étonnamment convié Hercule Poirot détective privé et Edward Catchpool, inspecteur au Scotland Yard. Ce dernier avoue devoir sa vocation, en partie grâce aux romans policiers de Lady Playford qui y décrit pourtant les policiers comme de sombres imbéciles incapables de mener une enquête sans l’aide d’une bande de gamins de dix ans bien plus malins qu’eux.

Que signifie ce dîner et surtout ce changement précipité dans son testament?
En quelques lignes Sophie Hannah plante le décor de cette nouvelle aventure. On se dirait dans du « Agatha Christie » avec ses personnages aux caractères bien trempés et leur l’humour british! L’auteur semblé c’est merveilleusement bien emparée de la dynamique et du style qui ont rendu si légendaires les moustaches de Poirot dans les années 30! Un par réussir pour ce retour de Poirot.

 

Note : 9/10

 

  • Poche: 360 pages
  • Editeur : Le Masque (7 septembre 2016)
  • Collection : Grands Formats

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Avant que tout se brise (24 août 2016) de Megan Abbott

Elle a les épaules élancées, les hanches étroites et des yeux sombres qui transpirent une détermination presque glaçante. À quinze ans, Devon est le jeune espoir du club de gymnastique Belstars, l’étoile montante sur qui se posent tous les regards, celle qui suscite tour à tour l’admiration et l’envie. Quand on est les parents d’une enfant hors norme, impossible de glisser sur les rails d’une vie ordinaire. C’est du moins ce que pense Katie, la mère de Devon, qui se dévoue corps et âme à la réussite de sa fille, même si cela demande des sacrifices.
Lorsqu’un incident tragique au sein de leur communauté réveille les pires rumeurs et jalousies, Katie flaire le danger s approcher de sa fille et sort les griffes. Rien ni personne ne doit déconcentrer sa fille ou entraver la route toute tracée pour elle. Mais les rumeurs ne sont pas toujours infondées… et les enfants rarement conscients des montagnes qu on déplace pour eux. Reste à déterminer quel prix Katie est  prête à payer pour voir Devon atteindre le sommet.

Critique : Ce livre est fascinant, Megan Abbott montre adroitement et subtilement ses lecteurs entre la passion et l’obsession avec l’histoire d’une une surdouée du club de gym, celle sur qui se porte tous les espoirs de succès et de gloire, celle sur qui se portent tous les regards, qui suscite la jalousie et l’envie et qui soit proche d’un rendez-vous essentiel pour la suite de sa carrière et voilà qu’une mort a priori accidentelle viendrait gâcher toutes ses chances ?
Katie la mère du Devon est la véritable héroïne de l’histoire car c’est au travers de son point de vue que le lecteur va vivre toute l’intrigue et qu’il va se poser des questions sur le pourquoi et le comment de l’accident ou du meurtre ?
Katie est en plein questionnement sur son entourage avec un mari qui est tellement aveuglé par sa fille qu’il en oublie tout le reste et lui ment Katie sera-t-elle prête à tout sacrifier, à tout donner pour voir peut-être un jour sa chère fille sur le podium ?
Megan Abbott nous offre un très bon livre à suspense à lire au plus vite.

Note : 8/10

 

  • Poche: 336 pages
  • Editeur : Le Masque (24 août 2016)
  • Collection : Grands Formats

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La clé à molette (8 septembre 2016) de Elise Gravel

Bob a perdu sa clé à molette et va chez Miniprix en acheter une autre. Il n’en trouve pas, mais tombe sur le directeur du magasin qui lui conseille un magnifique chapeau-frigo. Quand ses amis lui font remarquer qu’un chapeau-frigo, c’est ridicule et qu’il n’a toujours pas de clé à molette, il repart. Il revient avec un génial pyjama musical, puis avec une formidable machine à crier. Toujours pas de clé à molette. Et Bob n’a plus un sou en poche…

Critique : Un album pour apprendre aux enfants la notion de consommation et de sur consommation sur le marché où l’on voit notre héros Bob qui ne cherche pas vraiment sa clé à molette et qui préfère aller en racheter une autre et va faire l’achat d’objets dont il n’a aucunement besoin. Une structure de récurrence qui permet à l’enfant de se rendre compte des erreurs répétées et de son influence envers le vendeur. Le livre est fait de phrases à répétitionLes illustrations sont belles et accentuent l’humour de l’album qui est vraiment superbe.

Note : 9,5/10

  • Album: 32 pages
  • Editeur : Nathan (8 septembre 2016)
  • Collection : ALBUMS NATHAN

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