Un signe de toi – Son âme guide mes pas de Nathalie Marquay-Pernaut

L’expérience de la maladie et de la mort. L’expérience du deuil. Ces épreuves par lesquelles nous passons tous, un jour ou l’autre. C’est la vie qui veut ça. Des épreuves sur lesquelles, trop souvent, le silence s’abat, ajoutant aux souffrances de celles ou ceux qui les traversent.

Chronique : Dans « Un signe de toi – Son âme guide mes pas », Nathalie Marquay-Pernaut offre un témoignage intime et émouvant sur le deuil, l’amour et la perte. Ce livre est une fenêtre ouverte sur son expérience personnelle face à la maladie et au décès de son mari, Jean-Pierre Pernaut, figure emblématique du journalisme français. Au-delà de la célébrité, c’est un récit humain et profondément sincère qui est livré ici.

Marquay-Pernaut aborde avec une grande honnêteté les jours difficiles de la maladie de Jean-Pierre, sa mort le 2 mars 2022, et la période de deuil qui a suivi. Elle décrit avec une émotion palpable les défis de continuer la vie sans son compagnon tout en ressentant sa présence spirituelle constante. Le livre traite de la manière dont la mort, bien qu’elle sépare physiquement, peut renforcer les liens spirituels et émotionnels.

Ce qui rend ce livre particulièrement touchant, c’est la façon dont Nathalie Marquay-Pernaut partage ses expériences de communication avec son mari après sa mort. Elle parle de signes et de messages qu’elle perçoit comme venant de lui, offrant une perspective apaisante sur la mort et le deuil. Ce récit personnel peut apporter du réconfort et de la compréhension à ceux qui vivent des expériences similaires.

« Un signe de toi – Son âme guide mes pas » se distingue par sa capacité à aborder un sujet aussi délicat avec une grande authenticité et sensibilité. Nathalie Marquay-Pernaut ne se contente pas de partager son histoire ; elle cherche également à aider et à conseiller ceux qui traversent le deuil. Son livre est un mélange de récit personnel, de conseils pratiques et de méditations sur l’amour, la perte et la résilience.

Éditeur ‏ : ‎ Les éditions Trédaniel (4 janvier 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 224 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2813231118 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2813231116

La Défaite de l’Occident de Emmanuel Todd

L’implosion de l’URSS a remis l’histoire en mouvement. Elle avait plongé la Russie dans une crise violente.

Chronique : Dans « La Défaite de l’Occident », Emmanuel Todd explore avec audace et profondeur les dynamiques géopolitiques et socioculturelles qui ont façonné le monde depuis la chute de l’Union Soviétique. Todd, connu pour ses analyses incisives et parfois controversées, propose une vision critique de l’évolution récente de l’Occident, en mettant en lumière les paradoxes et les contradictions qui ont émergé dans le sillage de la fin de la Guerre Froide.

Le livre débute par l’analyse de la dissolution de l’URSS, un événement qui a, selon Todd, « remis l’histoire en mouvement ». Il examine comment cette implosion a plongé la Russie dans une crise, tout en créant un vide qui a aspiré l’Amérique, déjà en crise depuis les années 1980. Todd soutient que cet événement a déclenché une expansion conquérante d’un Occident qui, ironiquement, était en déclin en son coeur.

Todd aborde des thèmes variés tels que la disparition du protestantisme, le néo-libéralisme, le nihilisme, la financiarisation, et l’état de la religion dans l’Union européenne. Il postule que ces phénomènes ont conduit à un affaiblissement général de l’Occident, notamment en Amérique et en Grande-Bretagne, où il observe une perte du sens de l’humour et une tendance au suicide culturel.

L’un des aspects les plus provocateurs du livre est l’affirmation que, entre 2016 et 2022, le nihilisme occidental a fusionné avec celui de l’Ukraine, issue de la décomposition de la sphère soviétique. Todd analyse comment l’OTAN et l’Ukraine, dans leur confrontation avec une Russie redevenue puissante et conservatrice, ont reflété les failles et les déséquilibres de l’Occident moderne.

Todd utilise une approche multidisciplinaire, mêlant économie critique, sociologie religieuse et anthropologie, pour examiner les transformations géopolitiques et sociétales. Il offre un tour d’horizon du monde actuel, passant de la Russie à l’Ukraine, des anciennes démocraties populaires à l’Allemagne, et de la Grande-Bretagne à la Scandinavie et aux États-Unis. L’analyse de Todd ne se limite pas à l’Occident; il inclut également le « Reste du monde », soulignant comment les choix de ces nations influencent l’issue de conflits majeurs, comme la guerre en Ukraine.

« La Défaite de l’Occident » se distingue par son approche globale et sa volonté de remettre en question les idées reçues sur l’ordre mondial actuel. Todd argumente que la stabilisation de la Russie et son renouveau en tant que grande puissance conservatrice représentent un défi pour l’Occident, en particulier pour l’OTAN, dont les politiques et les actions sont scrutées et critiquées.

Le livre de Todd est provocateur et ne manquera pas de susciter débats et discussions. Sa vision du monde est complexe et parfois sombre, reflétant une profonde remise en question des valeurs et des politiques occidentales. Il offre une perspective unique sur les événements récents, en les plaçant dans un cadre plus large de déclin occidental, de montée des puissances non occidentales, et de changements profonds dans les équilibres géopolitiques mondiaux.

Éditeur ‏ : ‎ GALLIMARD (11 janvier 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 384 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2073041132 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2073041135

Avec les fées de Sylvain Tesson

L’été venait de commencer quand je partis chercher les fées sur la côte atlantique. Je ne crois pas à leur existence.

Chronique : Dans « Avec les fées », Sylvain Tesson invite le lecteur à un voyage singulier et poétique à travers la côte atlantique, à la recherche non pas de fées au sens littéral, mais de cette « qualité du réel » qui révèle le merveilleux dans le monde naturel. Ce récit est un plaidoyer pour une vision plus émerveillée et respectueuse de la nature, un appel à redécouvrir la capacité d’émerveillement qui semble s’être perdue dans le monde moderne.

Tesson, avec son style narratif captivant et contemplatif, nous emmène dans un périple à travers les promontoires de la Galice, de la Bretagne, de la Cornouailles, du pays de Galles, de l’île de Man, de l’Irlande, et de l’Écosse. Chacun de ces lieux, baigné dans la mythologie et l’histoire, devient un terrain fertile pour la réflexion et la découverte des « fées » – ces instants où la beauté naturelle éclate dans toute sa splendeur.

Le livre est une méditation sur la beauté et le pouvoir de la nature, ainsi que sur notre relation avec elle. Tesson réfléchit sur la façon dont la modernité a érodé notre capacité à voir le merveilleux dans le monde qui nous entoure. Il cite Maurice Maeterlinck, écrivain belge, pour souligner combien, depuis la disparition des fées dans notre imaginaire collectif, l’homme moderne a perdu sa capacité à s’émerveiller.

Ce qui rend ce livre particulièrement fascinant, c’est la manière dont Tesson parvient à transformer des observations quotidiennes – le reflet du soleil sur la mer, le bruissement du vent, le sang sur la neige – en moments de grâce et de magie. Il nous rappelle que les fées ne sont pas des créatures surnaturelles, mais des manifestations de la beauté et du mystère inhérents au monde naturel.

Éditeur ‏ : ‎ DES EQUATEURS (10 janvier 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 216 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2382843713 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2382843710

Gainsbourg, roman de Eric Paradisi

La vie singulière de Lucien Ginsburg, dit Serge Gainsbourg, racontée par lui-même ? C’est le pari romanesque d’Éric Paradisi qui imagine, sans le trahir, l’autobiographie qu’aurait pu écrire  » l’homme à la tête de chou « …

Chronique : Dans « Gainsbourg, roman », Éric Paradisi offre aux lecteurs un voyage fascinant et intimiste dans l’univers de l’un des artistes français les plus emblématiques du 20e siècle, Serge Gainsbourg, né Lucien Ginsburg. À travers une narration audacieuse, Paradisi imagine une autobiographie fictive de Gainsbourg, un exercice littéraire qui tente de capturer l’essence de sa vie et de son art sans trahir sa mémoire.

Le livre débute par une scène évocatrice où Gainsbourg, au piano, est confronté par sa femme sur l’absence de ses œuvres picturales dans leur maison. Cette interaction symbolise le passage de Lucien Ginsburg, le peintre, à Serge Gainsbourg, le musicien, marquant un tournant décisif dans sa vie et sa carrière artistique. Paradisi utilise cette métamorphose pour explorer les multiples facettes de la personnalité de Gainsbourg, du « Poinçonneur des Lilas » à « Initials B.B. », en passant par ses relations tumultueuses et son approche souvent provocatrice de la musique et de la vie.

L’auteur nous emmène à travers les différentes époques qui ont marqué la vie de Gainsbourg, des années d’après-guerre jusqu’à Mai 68, en soulignant ses secrets, ses audaces, mais aussi ses échecs et ses réussites. Ce roman retrace les vingt années les plus significatives de la vie de Gainsbourg, une période de profondes métamorphoses personnelles et artistiques, caractérisée par le romantisme, le libertinage, des moments de découragement et des éclairs de génie.

« Vie plurielle, vie singulière » – cette phrase résume parfaitement le récit de Paradisi, qui dépeint Gainsbourg non seulement comme une icône culturelle, mais aussi comme un homme complexe, tourmenté et profondément humain. La narration est à la fois poétique et crue, capturant l’esprit libre et souvent controversé de Gainsbourg, tout en restant fidèle à la réalité historique et biographique.

Éditeur ‏ : ‎ L’Archipel (8 février 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2809848505 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2809848502

Le mystère du doudou-garou de Anne Dumergue (Auteur), Fabien Ockto-Lambert (Illustrations)

Bienvenue à Séléniville ! Une charmante petite ville quelque part sur Terre… où d’étranges phénomènes se produisent.

Chronique : « Le mystère du doudou-garou » de Anne Dumergue, illustré par Fabien Ockto-Lambert, est une aventure captivante et magique qui se déroule à Séléniville, un lieu pittoresque quelque part sur Terre, connu pour ses phénomènes étranges.

L’histoire commence avec l’arrivée d’Edgar et Charlie, deux frères, dans leur nouveau quartier. Leur installation est rapidement marquée par une série de découvertes inattendues : un manoir mystérieux, une peluche peu ordinaire et, surtout, une voisine hors du commun, Lova Obscura. Cette dernière, loin d’être une simple résidente de Séléniville, se révèle être une magicienne excentrique et pleine de surprises.

Le livre emmène les lecteurs dans une aventure où magie et mystère se côtoient à chaque page. Les jeunes Edgar et Charlie se retrouvent plongés dans un monde où rien n’est tout à fait ce qu’il paraît, et où chaque découverte amène son lot de questions et de frissons. La narration est dynamique et pleine de rebondissements, captivant l’attention des jeunes lecteurs tout en stimulant leur imagination.

Les illustrations de Fabien Ockto-Lambert ajoutent une dimension visuelle riche et engageante à l’histoire. Elles dépeignent avec brio l’atmosphère mystérieuse de Séléniville et les personnages hauts en couleur qui peuplent cette aventure. Les détails et les couleurs utilisées dans les illustrations complètent parfaitement le texte, rendant l’expérience de lecture encore plus immersive.

#LesmondesdeLovaObscura #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ FLEURUS (22 mars 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2215182954 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2215182955

Templenkarton, le pharaon grognon de Paul Beaupère

Le plus grand archéologue égyptien, le professeur Takakreuser, se couche heureux : demain, devant les caméras du monde entier, il va ouvrir le sarcophage de Templenkarton 1er, un pharaon oublié dont la tombe est la plus riche jamais découverte.

Chronique : « Templenkarton, le pharaon grognon » de Paul Beaupère est une histoire captivante qui entremêle habilement humour et mystère autour de l’Égypte antique. Le récit commence avec le professeur Takakreuser, le plus éminent archéologue égyptien, qui s’apprête à ouvrir le sarcophage de Templenkarton 1er. Ce pharaon, bien que tombé dans l’oubli, repose dans ce qui est décrit comme la tombe la plus riche jamais découverte.

Cependant, la nuit précédant la grande révélation, une tournure surprenante se produit : Templenkarton 1er, le pharaon grognon, se réveille et sort de son sarcophage. Plein de vigueur mais toujours aussi grincheux, il envisage de reprendre son règne. Son plan est cependant interrompu lorsqu’il se voit dans un miroir et découvre son apparence défraîchie. Obsédé par l’idée de retrouver son teint d’antan, qui faisait autrefois sa fierté, il se lance dans une quête pour trouver un onguent miraculeux. Cette quête insolite le conduit hors de sa tombe, à la grande surprise de tous.

L’histoire est pleine d’humour et de rebondissements, offrant un regard nouveau et amusant sur la figure traditionnelle du pharaon. La caractérisation de Templenkarton en tant que pharaon capricieux et grognon ajoute une touche de comédie légère à l’intrigue, tout en conservant l’attrait et la fascination pour l’Égypte ancienne. Ce livre est parfait pour ceux qui cherchent à combiner l’histoire et le rire dans une aventure unique et captivante.

#Templenkarton #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ FLEURUS (16 février 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2215182199 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2215182191

Boldemorve, le fantôme dont il ne faut pas boire le nom ! de Sophie Laroche (Auteur), Agnès Ernoult (Illustrations)

Dans une campagne reculée se trouve une maison abandonnée depuis très longtemps. Cette maison n’est pas vide pour autant, c’est la résidence d’une bande de fantômes maladroits, malhonnêtes ou mal lunés, des fantômes vraiment nuls, à l’image de leur chef, le terrible Boldemorve !

Chronique : « Boldemorve, le fantôme dont il ne faut pas boire le nom ! » de Sophie Laroche, illustré par Agnès Ernoult, est un livre charmant et humoristique qui plonge les jeunes lecteurs dans une aventure surnaturelle pleine de rebondissements. Située dans une campagne isolée, l’histoire débute avec la famille Muché, une famille recomposée pleine de vie, qui découvre et décide de rénover une maison abandonnée, sans savoir qu’elle est habitée par une bande de fantômes maladroits sous la conduite de leur chef, le fameux Boldemorve.

Ce livre se distingue par sa capacité à mélanger l’humour et le surnaturel de manière à captiver et divertir les enfants. Les personnages des fantômes, décrits comme maladroits, malhonnêtes ou mal lunés, apportent une touche de légèreté et d’humour à l’histoire, en particulier Boldemorve, dont le nom seul est une source de rires.

L’histoire est bien rythmée, avec des rebondissements et des confrontations amusantes entre les Muché et les fantômes. Cette dynamique crée une série de situations comiques et de quiproquos qui tiendront les jeunes lecteurs en haleine. La famille Muché, avec ses membres aux personnalités diverses, ajoute une dimension réaliste et relatable à l’histoire, rendant le récit à la fois fantastique et terre-à-terre.

Les illustrations d’Agnès Ernoult jouent un rôle clé dans l’ouvrage, apportant vie et couleur à l’

histoire. Son style artistique capture parfaitement l’atmosphère fantaisiste et légèrement effrayante de la maison hantée, tout en restant accessible et attrayant pour les enfants. Les images complètent l’histoire de Sophie Laroche, enrichissant l’expérience de lecture et aidant les jeunes lecteurs à visualiser les scènes amusantes et les personnages uniques.

L’un des points forts du livre est son approche originale du thème des maisons hantées. Au lieu de suivre les clichés habituels, l’auteur a créé une histoire qui tourne autour de l’idée d’une cohabitation hilarante et parfois chaotique entre les humains et les fantômes. Cela offre une perspective rafraîchissante sur la façon dont les différences et les malentendus peuvent être surmontés par l’humour et l’ingéniosité.

#Boldemorve #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ FLEURUS (16 février 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2215183039 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2215183037

Fille du Destin. 1. Les Émeutes de la nuit sans lunes de Kika Hatzopoulou

À Alante, la cohabitation est difficile entre les humains et les héritiers des dieux. Minoritaires, ces derniers sont traités en parias.

Chronique : « Fille du Destin. 1. Les Émeutes de la nuit sans lunes » de Kika Hatzopoulou est un roman de fantasy urbaine qui plonge le lecteur dans le monde fascinant d’Alante, un lieu où la coexistence entre humains et descendants de dieux crée des tensions palpables. Le livre aborde des thèmes de discrimination, de destinée et d’intrigues politiques à travers les yeux de Io, une protagoniste complexe et captivante.

Io, héritière d’une déesse du Destin, est une née-moire dotée du pouvoir unique de voir les fils de vie des individus. Malgré son héritage divin, elle mène une existence précaire, se contentant de résoudre de petites enquêtes. Cependant, sa vie prend un tournant dramatique lorsqu’elle est témoin d’un meurtre inexpliqué, commis par une femme dont le fil de vie est coupé, un phénomène qui défie les lois de la nature dans son monde.

Le roman brille par sa capacité à tisser une intrigue complexe et captivante. Kika Hatzopoulou crée un univers riche et détaillé, où la magie, la mythologie et la réalité s’entremêlent de manière harmonieuse. Les descriptions d’Alante sont immersives, transportant le lecteur dans un monde à la fois étrange et fascinant.

Le personnage d’Io est bien développé, reflétant les luttes internes d’une femme confrontée à son destin et aux attentes de la société. Sa relation forcée avec Edei Rhuna, son âme-sœur désignée, ajoute une dimension romantique et conflictuelle à l’histoire, explorant les thèmes de l’amour, du choix et de la prédestination.

La dimension politique du mystère est habilement traitée, révélant les tensions sous-jacentes entre les humains et les héritiers des dieux. Hatzopoulou réussit à équilibrer l’action, le mystère et le développement des personnages, tout en posant des questions profondes sur l’identité, la discrimination et le pouvoir

#FilleduDestin #NetGalleyFrance

ASIN ‏ : ‎ B0CJBHHVTQ Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J (26 janvier 2024) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 416 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040116660

Stranger Things – Flight of Icarus de Caitlin Schneiderhan

Les légendes ne meurent jamais vraiment…
La préquelle de la série événement Stranger Things, exclusivement en roman !

Chronique : « Stranger Things – Flight of Icarus » de Caitlin Schneiderhan, une préquelle captivante de la célèbre série « Stranger Things », plonge le lecteur dans le monde tumultueux d’Eddie Munson à Hawkins en 1984. Ce roman révèle le passé complexe et fascinant d’un personnage emblématique de la série, offrant une perspective inédite sur sa vie avant les événements marquants de la série.

Situé dans la petite ville de l’Indiana, le livre dépeint Eddie comme un adolescent en marge, dont le quotidien est rythmé par des parties de Donjons & Dragons et des concerts de metal avec son groupe, les Corroded Coffin. Sa rencontre avec Paige, une découvreuse de talents, représente une opportunité en or pour s’évader de son environnement étouffant et réaliser ses rêves.

Le récit explore avec brio les dilemmes moraux et les décisions difficiles auxquelles Eddie est confronté, notamment son recours à des moyens douteux pour financer son projet musical. La relation compliquée avec son père, Al Munson, ajoute une dimension supplémentaire au personnage, révélant les couches de complexité et de vulnérabilité sous son apparence rebelle.

Caitlin Schneiderhan réussit à capturer l’esprit de la série originale tout en offrant une histoire riche et autonome qui séduira aussi bien les fans de « Stranger Things » que les nouveaux lecteurs. Le style d’écriture immersif et le développement soigné des personnages entraînent le lecteur dans un voyage à la fois nostalgique et novateur.

#StrangerThingsFlightofIcarus #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ Lumen (18 janvier 2024) Langue ‏ : ‎ Français ISBN-10 ‏ : ‎ 2371023213 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2371023215

Celui qui n’aimait pas lire de Mikaël Ollivier

Quand il était ado, Mikaël Ollivier n’aimait ni l’école ni les livres, alors il se posait mille questions :

Chronique : « Celui qui n’aimait pas lire » de Mikaël Ollivier est un récit autobiographique riche et captivant qui aborde avec humour et sensibilité la relation complexe entre un jeune homme et les livres. Mikaël Ollivier, qui se présente dans son adolescence comme un réfractaire à la lecture et à l’école, pose des questions fondamentales sur l’éducation, la littérature et les conventions sociales.

Le livre se distingue par son approche originale de la lecture et de l’écriture. Ollivier utilise son propre cheminement, de la réticence à la passion, pour explorer des questions plus profondes sur pourquoi et comment nous lisons. Ses interrogations sur les pratiques éducatives, comme la récitation de poèmes ou l’obligation de dire merci, offrent une réflexion pertinente sur la manière dont les enfants sont amenés à interagir avec la littérature et les normes sociales.

Ce qui rend ce livre particulièrement intéressant, c’est sa capacité à mettre en lumière les contradictions inhérentes à notre rapport aux livres. Ollivier dépeint avec ironie et finesse un monde où les livres sont à la fois craints et désirés, imposés et interdits, ce qui suscite chez le jeune protagoniste une curiosité et une envie de lecture paradoxales.

Le style d’Ollivier est fluide et accessible, ponctué d’humour et de réflexions philosophiques, rendant la lecture agréable et provocatrice. Il pose la question essentielle : est-il possible de devenir écrivain sans aimer lire ? À travers son parcours personnel, il répond de manière inspirante, montrant comment il a surmonté ses réticences initiales pour finalement embrasser sa vocation d’écrivain.

Celui qui n’aimait pas lire » est un témoignage important et enrichissant, non seulement sur la découverte de la passion pour la littérature, mais aussi sur la façon dont les préjugés et les méthodes éducatives peuvent influencer notre rapport aux livres. C’est un récit qui résonne auprès de tous ceux qui ont déjà remis en question les normes établies, et qui offre une perspective rafraîchissante sur le pouvoir libérateur de l’écriture et de la lecture.

Éditeur ‏ : ‎ DLM Jeunesse (5 janvier 2024) Langue ‏ : ‎ Français