Ce film espagnol, Tin et Tina, a été mis en ligne sur Netflix vendredi dernier et connaît un succès fulgurant . Cependant, les abonnés ne sont pas du tout convaincus par ce film.

Des jumeaux orphelins sont accueillis dans un couvent où ils reçoivent une éducation stricte. Bientôt, ils sont adoptés par un jeune couple.

Chronique : Parmi les nouveautés proposées par Netflix la semaine dernière, se trouvait Tin et Tina, un film espagnol basé sur le court-métrage du même nom réalisé par Rubin Stein en 2013.

Ce thriller horrifique met en vedette Milena Smit (La petite fille sous la neige) et Jaime Lorente (Denver de La Casa de Papel) dans les rôles principaux. L’histoire suit un couple qui décide d’adopter des jumeaux de 7 ans après avoir appris qu’ils ne pourraient pas avoir d’enfants biologiques. Les enfants ont été élevés dans un couvent où ils ont reçu une éducation religieuse stricte.

Dès le début, il devient évident que ces jumeaux, avec leur apparence pâle et leurs looks étranges, cachent quelque chose de sinistre. La mère adoptive, Lola, commence à se méfier de ces deux petits êtres… jusqu’à atteindre un point de non-retour.

Bien que l’idée de jumeaux maléfiques soit une excellente base pour créer un récit d’horreur, Tin et Tina n’a malheureusement pas réussi à convaincre les abonnés de Netflix. Bien qu’il se classe actuellement deuxième du top derrière Blood et Gold, les spectateurs n’ont pas été séduits par le film.

Tin et Tina, un film espagnol, a récemment fait son apparition sur Netflix. Malheureusement, il ne parvient pas à livrer une expérience cinématographique satisfaisante.

L’histoire se concentre sur un couple qui décide d’adopter des jumeaux de 7 ans. Cependant, ces enfants, élevés dans un couvent, semblent cacher de sombres secrets. Rapidement, des événements étranges et inquiétants commencent à se produire, ce qui pousse la mère adoptive à se méfier de ces jumeaux.

Malgré un concept potentiellement intéressant, Tin et Tina peine à captiver les spectateurs. L’intrigue se révèle prévisible et manque cruellement d’originalité. De plus, la mise en scène et la direction artistique ne parviennent pas à créer une atmosphère réellement angoissante. Les performances des acteurs, bien que correctes, ne parviennent pas à sauver le film de ses lacunes scénaristiques.

Une autre déception réside dans le manque d’approfondissement des personnages. Ils restent superficiels et peu développés, ce qui rend difficile pour le public de s’investir émotionnellement dans l’histoire.

En fin de compte, Tin et Tina s’avère être un thriller horrifique qui échoue à livrer une expérience convaincante. Malgré les talents des acteurs impliqués, le scénario prévisible et les lacunes dans la mise en scène ne parviennent pas à susciter l’intérêt du public. Il vaut mieux chercher d’autres options sur Netflix pour une expérience cinématographique plus satisfaisante.

La Petite Sirène : Critique et Explication de la fin ! Changements etc.

De Rob Marshall Avec Noma Dumezweni, Art Malik, Halle Bailey

Les années 1830, dans les eaux d’une île fictive des Caraïbes. Ariel, la benjamine des filles du roi Triton, est une jeune sirène belle et fougueuse dotée d’un tempérament d’aventurière. Rebelle dans l’âme, elle n’a de cesse d’être attirée par le monde qui existe par-delà les flots.

Chronique : Fallait-il faire de l’un des dessins animés les plus iconiques de Walt Disney, La Petite Sirène, sorti en 1989 et très librement adapté d’un conte d’Andersen, un film ? Le projet pharaonique de Rob Marshall (à qui l’on doit notamment Chicago, Pirates des Caraïbes : la fontaine de Jouvence ou Le Retour de Mary Poppins) a été réalisé avec un budget de 150 millions d’euros. Nous avons tous en tête les images du dessin animé de 1989, avec sa sirène rousse à la peau de lait, accompagnée de ses amis poissons, crabes ou goélands, ainsi que sa collection sous-marine d’objets du quotidien glanés au fil des naufrages par cette créature mythologique que les humains fascinent. Le film va-t-il les trahir ?

Dès les premières scènes, cette version en « live-action » du conte (c’est-à-dire un remake, avec des acteurs en chair et en os, du dessin animé original) nous emporte. Tout commence par les vagues qui se fracassent, un navire qui tangue sur les flots, des embruns, de l’écume. Sur notre siège, on est presque tenté de s’ébrouer, gagné par les sensations du roulis. Bientôt, on plonge en profondeur, nageant aux côtés d’Ariel (Halle Bailey), dans un monde où dansent les algues folles, où s’amusent les méduses, où vibre la vie multicolore et enchanteresse de l’océan. Ce spectacle à lui seul, qui rend délicieusement vivant le légendaire dessin animé sans le dénaturer, justifie le prix du billet de cinéma : il y a là de quoi faire ouvrir de grands yeux aux petits comme aux grands. Javier Bardem à la rescousse des océans

Mais le réalisateur ouvre aussi une autre dimension, très contemporaine, dans le propos du film. En 1989, on ne pensait pas encore à la pollution plastique, aux algues vertes, aux espèces en voie de disparition. Face au spectacle enchanteur d’un océan qui va très bien, à une époque de contes de fées où les navires sont en bois et où l’on s’éclaire aux chandelles, on est à la fois conquis et troublé. Les images du malfamé « septième continent » de plastique nous touchent au plus profond de notre âme. Les océans sont-ils féériques ? Le film met les points sur les « i » à travers la voix tonitruante de Javier Bardem, qui incarne un formidable et redoutable Triton, père d’Ariel et roi des mers. Trident en main, celui qui rejette les humains corps et âme leur reproche les dégâts qu’ils font subir à son habitat naturel : leurs incessants naufrages abîment la grande barrière de corail, qui mettra des siècles à se reconstruire, leur pêche décime les innocentes créatures des mers, et leur avidité porte préjudice à l’équilibre des océans.

Rien de tout cela n’existait dans le dessin animé. Le fait que Bardem soit un fervent défenseur des océans (il milite notamment au sein de Greenpeace pour leur préservation, et on l’a vu par exemple plaider la cause du continent bleu devant l’ONU) a permis à Rob Marshall et à son producteur John DeLuca de s’emparer de la question, en évitant la lourdeur. « C’était important pour nous de rappeler aux spectateurs que l’océan est vivant. Nous avons cherché à éviter la pesanteur, tout en rappelant cette évidence », explique Rob Marshall. Le pari est gagné. On songe au paradis perdu d’une mer propre, sans être projeté contre l’écueil d’une leçon de morale, rédhibitoire quand on s’offre l’évasion que promet un Disney.

Qui dit Disney, dit musique. La légèreté se joue aussi sur la bande-son du compositeur Alan Menken, qui a remporté un Oscar de la meilleure musique de film et de la meilleure chanson originale pour « Under the Sea » en 1990. Le compositeur a habilement remixé les titres, reconnaissables dans leur saveur tout en leur donnant une autre profondeur – agrémentés de quelques inédits. Si l’on doit apprécier la chanson-titre d’Ariel (« Part of Your World ») en aimant le miel, le sucre et le sirop d’orgeat, les autres chansons du film (dont la légendaire « Under the Sea ») sont plus espiègles et bondissantes que jamais.

Mais est-ce qu’on ne regarde vraiment qu’une version incarnée de l’un de nos bons vieux classiques Disney, agréable à regarder et à écouter, une romance inoffensive avec des airs de madeleine de Proust et le goût vivifiant de sel marin ? Pas seulement. Il y a d’autres dimensions dans cette nouvelle Petite Sirène. Le film, parfois accusé de s’engager trop fortement dans le wokisme, a suscité des divisions dès ses premières bandes-annonces. Beaucoup ont été émus par les vidéos de petites filles afro-américaines bouleversées de voir l’actrice noire Halle Bailey incarner Ariel, traditionnellement blanche, qui ont largement circulé sur le Web. D’autres ont grincé des dents au nom du respect des traditions. Face au film, on ne se pose plus la question de la couleur de peau de l’actrice.

La fin de La Petite Sirène a été modifiée pour offrir une nouvelle perspective à l’histoire. Après avoir brisé le collier qui emprisonnait sa voix, Ariel se retrouve plongée dans une bataille acharnée contre Ursula, alors que Triton prend la place d’Ariel et disparaît grâce à la magie d’Ursula. Détenant désormais le trident, la sorcière des mers devient monstrueuse et étend son contrôle sur l’océan, dévastant à la fois le monde sous-marin et la surface.

Cependant, Ariel ne se laisse pas abattre et se révèle être bien plus puissante qu’Ursula ne l’avait imaginé. Elle se défend avec détermination, brandissant le beaupré d’un navire échoué, et le plante dans la poitrine d’Ursula, la tuant sur le coup. Sa mort met fin à son règne maléfique et à la magie qui lui permettait de manipuler les autres.

Triton est rétabli dans sa position de roi des mers, mais Ariel et Eric se retrouvent tous deux attristés, pensant qu’ils ne pourront jamais être ensemble. Cependant, Triton, touché par l’amour sincère d’Ariel et Eric, décide d’exaucer leur souhait de vivre ensemble. Il utilise sa magie pour transformer Ariel en humaine, lui permettant ainsi de rejoindre Eric sur la terre ferme.

Ariel et Eric se marient alors, symbolisant l’union de leurs deux mondes. La fin de La Petite Sirène annonce une alliance entre le monde humain et celui de la mer. Avant cela, les humains craignaient les habitants des profondeurs marines, les accusant souvent d’être responsables des naufrages. Cependant, cette fin suggère que le royaume d’Eric sera plus ouvert à la découverte et à l’acceptation de l’autre. Le fait que les humains soient désormais conscients de l’existence des habitants de la mer laisse entrevoir une possibilité d’unité, bien que des conflits puissent survenir dans le futur.

En somme, Ariel a réussi à obtenir sa liberté et à réaliser son désir d’autonomie, tout en unissant les mondes terrestre et marin grâce à son amour avec Eric. Cette fin offre une perspective d’espoir et de compréhension mutuelle entre les différentes communautés, laissant présager un avenir où la paix et l’harmonie pourraient prévaloir.

White House Plumbers Saison 1 :Critique et Explication de la fin !

Créée par Alex Gregory, Peter Huyck Avec Woody Harrelson, Justin Theroux, Lena Headey

1974. E. Howard Hunt et G. Gordon Liddy plannifient un cambriolage au sein de l’immeuble du Watergate dans les locaux du Parti démocrate. Ce scandale va conduire à la démission du Président Richard Nixon.

Chronique : La saison 1 de « White House Plumbers » est une série captivante qui plonge les spectateurs dans les coulisses des événements qui ont conduit au scandale du Watergate aux États-Unis. Diffusée sur HBO, cette série dramatique offre une vision approfondie et intrigante de l’affaire qui a secoué la présidence de Richard Nixon.

L’un des points forts de la série réside dans son écriture solide et sa narration bien ficelée. Les scénaristes parviennent à créer une tension constante et à maintenir l’intérêt du public tout au long des épisodes. Les rebondissements inattendus et les révélations progressives ajoutent une dimension de suspense à l’intrigue. De plus, la série s’appuie sur des faits historiques, ce qui lui confère une authenticité et une crédibilité supplémentaires.

Les performances des acteurs sont également remarquables. Woody Harrelson et Justin Theroux, dans les rôles principaux de E. Howard Hunt et G. Gordon Liddy, apportent une présence charismatique à l’écran. Leur dynamique complexe et leur jeu d’acteur convaincant captivent le public et les rend attachants malgré les actions discutables de leurs personnages. Le reste de la distribution est également solide, avec des acteurs talentueux qui incarnent avec conviction les différentes figures impliquées dans le scandale du Watergate.

Sur le plan visuel, la série recrée avec soin l’atmosphère des années 1970, en recréant les décors, les costumes et les accessoires de l’époque. Cela contribue à plonger les spectateurs dans l’ambiance de l’époque et à renforcer l’immersion dans l’histoire.

Cependant, malgré ses nombreux points forts, la série peut parfois être un peu lente. Certains épisodes peuvent sembler moins dynamiques et se concentrer davantage sur les aspects politiques et juridiques de l’affaire. Cela peut décevoir certains spectateurs à la recherche d’une action plus soutenue.

Dans l’ensemble, la saison 1 de « White House Plumbers » est une série passionnante et bien réalisée qui réussit à captiver le public en explorant les dessous du scandale du Watergate. Avec une écriture solide, des performances convaincantes et une reconstitution soignée de l’époque, la série offre une plongée fascinante dans l’un des événements les plus marquants de l’histoire politique américaine.

À la conclusion de la première saison de « White House Plumbers », Howard est frappé par une attaque cérébrale après avoir entendu le témoignage de John Dean, qui révèle les enregistrements de conversations de Nixon dans le bureau ovale. Liddy lui sauve la vie en le conduisant à un service médical d’urgence. Lorsqu’il se réveille, il retrouve Kevan, qui lui présente un ultimatum.

La décision d’Howard de témoigner est motivée par plusieurs facteurs. La série laisse entendre qu’une partie de lui commence à croire que l’administration Nixon est responsable de la mort de sa femme. Toutefois, à la fin de la saison 1 de « White House Plumbers », lorsqu’Howard se présente finalement devant la commission sénatoriale, il se rend compte qu’il est trop tard ; l’attention s’est déjà portée sur le beau et charismatique John Dean.

Le témoignage d’Howard à la fin de la saison 1 de « White House Plumbers » passe relativement inaperçu, mais son avocat parvient à le faire transférer dans une prison à sécurité minimale. Howard y passe deux ans et demi avant d’être libéré. Par la suite, il mène une vie beaucoup plus paisible. Il s’est marié avec Laura, une enseignante, et ils ont eu deux enfants.

Just Mercy :Critique et Explication de la fin

De Destin Daniel Cretton Par Andrew Lanham, Destin Daniel Cretton Avec Michael B. Jordan, Jamie Foxx, Brie Larson

Le combat historique du jeune avocat Bryan Stevenson. Après ses études à l’université de Harvard, Bryan Stevenson aurait pu se lancer dans une carrière des plus lucratives.

Chronique :

Bryan Stevenson, un avocat diplômé d’Harvard, fait face à une première humiliation dévastatrice lors de sa visite inaugurale dans un centre pénitentiaire en Alabama. Il est contraint de se déshabiller devant un gardien aussi jeune que lui, qui semble trouver un amusement malsain dans son petit pouvoir. Cet incident marque le début d’une réalité implacable : en tant que personne noire, être avocat aux États-Unis devient une tâche ardue, même avec un diplôme d’Harvard. On est d’abord réduit au statut de « nègre », comme ils le disent, surtout lorsque l’on défend des individus démunis, souvent condamnés à tort à la peine capitale uniquement à cause de la couleur de leur peau.

On se croirait plongé dans le chef-d’œuvre de Steve McQueen, « 12 Years a Slave », qui dépeint de manière poignante le destin tragique d’un violoniste enlevé et vendu comme esclave pendant la guerre de Sécession. Cependant, l’histoire que nous abordons ici ne se situe pas en 1865. Nous sommes à la fin des années 80, une époque où un homme du nom de Johnny D. est injustement accusé du crime abominable d’une adolescente. Il est condamné à mort à l’issue d’un procès expéditif, clairement monté de toutes pièces par l’accusation.

L’actualité du propos résonne comme un cri vibrant contre la discrimination. Nul besoin d’être un grand sociologue pour comprendre que les personnes les plus pauvres et les plus marginalisées sont souvent noires ou d’origine immigrée. La voie de la justice n’est pas simplement un film historique, mais un long-métrage conçu pour témoigner des injustices subies par tout un peuple ayant été réduit en esclavage et arraché à ses terres. Ce récit s’adresse à tous ceux qui, à l’instar de Johnny D., sont humiliés par la discrimination sous toutes ses formes.

Le spectateur vibre aux côtés de cet avocat-héros qui persiste jusqu’au bout dans le seul but de redonner la parole à ceux qui sont considérés comme des citoyens de seconde zone et de faire de la justice américaine un exemple de démocratie. Le titre original, « Just Mercy », est plus adapté que sa traduction française, car il exprime la nécessité de faire triompher l’évidence du droit face aux préjugés.

On a du mal à croire la première décision du juge, qui va à l’encontre des preuves accablantes montrant que les accusations portées contre l’accusé ont été fabriquées de toutes pièces par la justice américaine, pour des raisons politiques liées à la sécurité intérieure. Pourtant, le réalisateur ne trahit pas la réalité de ce qui s’est réellement passé. Un magistrat a en effet osé confirmer la condamnation à mort d’un homme, alors que toutes les preuves pointaient vers son innocence. On suit avec effroi la bataille menée par ce jeune avocat brillant, malgré les pressions qu’il subit et les pièges qui lui sont tendus.

On peut pardonner la mise en scène plutôt classique. Destin Daniel Cretton souhaite toucher son public et utilise tous les moyens mélodramatiques à sa disposition pour y parvenir. Le cinéma a parfois le droit de recourir à des artifices lorsqu’il s’agit d’un combat noble, magnifique et dépourvu de démagogie. La dignité de l’avocat, préservée jusqu’à la fin du film, renforce le projet du réalisateur de ne pas céder à la facilité et à la rhétorique de victimisation.

Le scénario expose les incohérences du système pénal américain qui fonde sa vérité uniquement sur les aveux. Le spectateur français se rend compte qu’il a la chance de bénéficier d’une justice, certes imparfaite, mais dont les fondements reposent sur l’obligation du juge de prouver la culpabilité des prévenus, plutôt que sur le devoir des condamnés de justifier leur innocence.

Le film rend un vibrant hommage à la profession d’avocat qui ne se limite pas à prolonger les procédures dans un seul but d’enrichissement personnel, mais qui se bat pour faire triompher la vérité qui est due à de nombreux justiciables.

Après avoir visionné un tel film, la vérité évidente est que la condamnation à mort de tout criminel ne doit pas reposer entre les mains de la justice humaine.

Dans l’affaire McMillan, qui trouve sa conclusion à la fin de Just Mercy, Stevenson parvient à obtenir un nouveau procès et l’abandon de toutes les charges. Le public quitte la salle en ayant conscience des inégalités, des préjugés raciaux et de la cruauté de l’administration de la peine capitale présents dans le système. Cependant, le message qui persiste est que, en fin de compte, avec de l’audace, du travail acharné et une compétence juridique avisée, il est possible de vaincre le système.

Le film souligne que le système est corrompu et empreint de racisme, et qu’il est entaché d’injustices. Cependant, la fin pleine d’espoir de Just Mercy implique qu’il existe au sein de ce système des mécanismes de freinage et de contrebalancement qui le rendent acceptable. Le message sous-jacent est que, oui, le système est défectueux, mais qu’il renferme également la possibilité d’autocorrection.

Face à la réalité des défaillances du système judiciaire américain, il est légitime de douter que les dénouements justes soient aussi fréquents que le suggèrent le film et les récits hollywoodiens de disculpation. La conclusion de Just Mercy cite une statistique du site web de l’Equal Justice Initiative : « Pour neuf personnes exécutées, une personne dans le couloir de la mort a été disculpée. » Cela implique non seulement que l’exécution est éthiquement et injustement condamnable, mais aussi que l’administration de la peine de mort est aggravée par la probabilité qu’un innocent ait été exécuté.

Il ne fait aucun doute que l’histoire au cœur de Just Mercy est source d’inspiration : Bryan Stevenson, grâce à son ingéniosité et sa persévérance, parvient à libérer son client injustement condamné, et Walter McMillan, grâce à son courage et sa ténacité, endure des épreuves inimaginables pour obtenir justice.

Et même si un film qui se termine par l’exécution d’un innocent, le triomphe banal de l’injustice, ne battra peut-être pas de records au box-office, sa présence omniprésente dans les tréfonds du système judiciaire américain est une raison pour laquelle de tels films doivent être réalisés.

La Savane, une nuit… de Isabelle Simler

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Un magnifique documentaires immersif qui nous emmène à la découverte des animaux à travers leur biotope et… de nuit, pour apporter toute la magie dont on a besoin pour bien grandir !

Chronique : « La Savane, une nuit… » de Isabelle Simler est un documentaire captivant qui nous transporte dans le monde fascinant de la savane, mais cette fois-ci de nuit. L’auteure nous offre une immersion totale dans ce biotope riche en diversité et nous fait découvrir les animaux qui y vivent.

À travers des illustrations remarquables, Isabelle Simler capture l’essence même de la savane nocturne. Chaque page est un tableau saisissant où les détails minutieux nous transportent au cœur de ce paysage mystérieux. Les tons sombres et les jeux d’ombres créent une atmosphère envoûtante qui reflète parfaitement l’ambiance de la nuit.

Au fil des pages, nous faisons la rencontre de la majestueuse girafe, qui surveille attentivement les alentours tout en veillant sur son petit girafon, plus vulnérable. Nous découvrons également d’autres animaux emblématiques de la savane, tels que les lions et les hyènes, qui deviennent encore plus intrigants lorsque la nuit tombe.

Ce documentaire offre une expérience immersive et éducative aux jeunes lecteurs. Les informations précises et accessibles permettent de mieux comprendre le comportement des animaux pendant la nuit, ainsi que les stratégies qu’ils développent pour assurer leur survie.

« La Savane, une nuit… » est bien plus qu’un simple livre pour enfants, c’est un véritable voyage au cœur de la nature. Isabelle Simler nous transmet sa passion pour les animaux sauvages à travers des illustrations époustouflantes et une narration captivante. Ce livre est une invitation à l’émerveillement et à la découverte, tout en transmettant des valeurs de respect et de protection de la faune sauvage.

En somme, « La Savane, une nuit… » est un incontournable pour les jeunes curieux et les amoureux de la nature. Une lecture enrichissante qui éveillera la curiosité et nourrira l’imagination des enfants, tout en leur transmettant des connaissances sur les merveilles de la savane nocturne.

ASIN ‏ : ‎ B0BTVGJQQY Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J (12 mai 2023) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 32 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040113676

L’Océan, une nuit… de Isabelle Simler

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La nouvelle série d’Isabelle Simler pour les 3/6 ans.

Chronique : « L’Océan, une nuit… » de Isabelle Simler est une magnifique série destinée aux enfants de 3 à 6 ans. À travers ses illustrations captivantes, l’auteure nous invite à explorer le monde fascinant des animaux marins dans leur habitat naturel, en créant une atmosphère envoûtante propre à la nuit.

Les illustrations d’Isabelle Simler sont à couper le souffle. Chaque page est un véritable chef-d’œuvre artistique, où les détails minutieux et les nuances de couleurs créent une immersion totale dans l’univers sous-marin. Les animaux prennent vie sous nos yeux, et on peut presque ressentir le mouvement des vagues et l’obscurité enveloppante de la nuit.

L’auteure réussit à transmettre une grande sensibilité à travers ses illustrations, capturant la beauté et la diversité de la faune marine. Les enfants auront la chance de découvrir une multitude d’animaux, des poissons aux crustacés en passant par les méduses et les coraux. C’est une véritable leçon de biodiversité, présentée de manière ludique et éducative.

« L’Océan, une nuit… » offre une expérience sensorielle unique, transportant les jeunes lecteurs dans un monde mystérieux et magique. Les pages silencieuses incitent à la contemplation, et chaque double-page est une fenêtre ouverte sur un nouvel écosystème à explorer.

Isabelle Simler nous offre un véritable trésor avec « L’Océan, une nuit… ». Cette série émerveillera les enfants et les initiera à la beauté de la nature marine. Une lecture incontournable pour éveiller la curiosité des plus jeunes et nourrir leur amour pour la faune et la flore qui peuplent nos océans.

ASIN ‏ : ‎ B0BTVFZMDH Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J; Illustrated édition (12 mai 2023) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 32 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-104011368

Une mystérieuse disparition. La Maison des secrets, tome 4 de Jacqueline West

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Le soir d’Halloween, Olive part à la chasse aux friandises avec ses amis Morton et Rutherford. Et à son retour… désastre : ses parents ont disparu ! La redoutable Annabelle McMartin aurait-elle trouvé un moyen de s’introduire dans la maison des secrets et de voler à Olive ce qu’elle a de plus cher ?

Chronique : Dans ce quatrième tome captivant de la série « La Maison des secrets », intitulé « Une mystérieuse disparition », Jacqueline West nous plonge dans une aventure palpitante. Le soir d’Halloween, Olive se lance dans une quête de friandises avec ses amis Morton et Rutherford. Cependant, à son retour, elle fait une découverte alarmante : ses parents ont mystérieusement disparu. Serait-ce l’œuvre d’Annabelle McMartin, cette redoutable personne qui semble s’être introduite dans la Maison des secrets et chercher à s’approprier ce qui est le plus précieux pour Olive ?

Heureusement, trois sorciers se présentent à Olive pour lui offrir leur aide dans la recherche de ses parents. Parmi eux se trouvent le renommé professeur Widdecombe, sa femme Delora et leur neveu maladroit, Walter. Toutefois, depuis qu’Olive vit dans une maison ensorcelée, elle a appris à se méfier des apparences et à ne pas accorder sa confiance aux premiers venus.

Jacqueline West parvient à maintenir un rythme haletant tout au long de l’histoire, en créant une atmosphère mystérieuse et en introduisant des rebondissements inattendus. Les personnages, notamment Olive, sont attachants et pleins de courage. L’auteure aborde également des thèmes importants tels que la confiance, l’amitié et la détermination.

Avec une plume envoûtante, Jacqueline West nous transporte dans un univers fantastique où les secrets se cachent à chaque coin de page. « Une mystérieuse disparition » est un ajout remarquable à la série « La Maison des secrets », qui saura captiver les jeunes lecteurs avides de mystère et d’aventure.

Éditeur ‏ : ‎ Seuil jeunesse Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 288 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2021047482 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2021047486

Tout mou ? de Marie Bailliard

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Avec cette aventure héroïque en bande dessinée, Marie Bailliard aborde avec beaucoup d’intelligence et de subtilité la connaissance de soi et la gestion des émotions.

Chronique : Dans sa bande dessinée « Tout mou ? », Marie Bailliard nous plonge dans l’histoire d’un chevalier en armure qui vit dans un village où tous les habitants portent des armures en permanence. Cette situation peut sembler pratique pour éviter les aléas du temps, mais elle soulève des questions sur la véritable invulnérabilité et l’absence de contact avec le monde extérieur.

Cependant, un jour, un personnage appelé « Toumou » vient en aide au chevalier et l’accueille dans son village où personne ne porte d’armure. C’est à travers cette rencontre que le chevalier, nommé Gurik Leuféroce, va commencer à remettre en question sa vision du monde et sa propre identité.

Au fil de cette aventure héroïque, Marie Bailliard aborde avec intelligence et subtilité des thèmes tels que la connaissance de soi et la gestion des émotions. Elle soulève des interrogations profondes sur le fait de préserver ses émotions désagréables, la véritable force face à l’adaptation aux situations et la résolution des conflits par la violence.

L’approche graphique de Marie Bailliard captive le lecteur, avec des illustrations vivantes et expressives qui soulignent les émotions et les transformations du personnage principal. L’auteure nous invite à réfléchir sur notre propre rapport aux émotions, à la vulnérabilité et à la capacité d’adaptation.

« Tout mou ? » est une bande dessinée intelligente et captivante qui aborde des thèmes essentiels de manière accessible. Marie Bailliard nous offre une réflexion profonde sur la nature humaine et nous rappelle l’importance de se connaître soi-même pour mieux interagir avec le monde qui nous entoure.

L’Atelier du Poisson Soluble; Illustrated édition (19 mai 2023) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 56 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2358711799 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2358711791

La compote de la théorie: Que faut-il penser ? Suivi de La théorie de la compote de Fabrice Vigne

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Réchauffement climatique, premier homme sur la lune, attentats du 11 septembre, vaccins, morts célèbres, grand remplacement,… Difficile parfois de faire la part des choses.

Chronique : Dans son ouvrage « La compote de la théorie: Que faut-il penser ? », Fabrice Vigne aborde avec humour et une profonde connaissance du sujet la question complexe de la crédibilité des informations qui nous parviennent quotidiennement. L’auteur souligne à quel point nous sommes devenus réceptifs aux histoires, rumeurs, interprétations et faits alternatifs, absorbant ces informations sans les remettre en question ni les analyser.

À travers des exemples tels que le réchauffement climatique, le premier homme sur la lune, les attentats du 11 septembre, les vaccins, les morts célèbres ou encore le concept du grand remplacement, Fabrice Vigne nous invite à réfléchir sur notre capacité à discerner la vérité de la désinformation. Il met en lumière les simplismes qui évitent la complexité du monde vivant, les théories du complot, les manipulations et les tentatives d’occultation.

Dans un second texte, l’auteur aborde de manière plus sérieuse la question de la crédibilité des informations, clarifiant les points essentiels pour ceux qui doutent encore. Avec une plume incisive et précise, il expose les éléments permettant de démêler le vrai du faux, incitant le lecteur à adopter une approche critique et éclairée face aux informations qui circulent.

En mêlant l’humour à une réflexion approfondie, Fabrice Vigne nous offre un livre à la fois divertissant et pertinent, nous invitant à remettre en question notre rapport à l’information et à développer notre esprit critique. Un ouvrage qui se révèle d’une grande actualité dans un contexte où la diffusion et la manipulation de l’information sont devenues monnaie courante.

Éditeur ‏ : ‎ L’Atelier du Poisson Soluble; 1er édition (19 mai 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 76 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2358711810 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2358711814

Confessions d’une séancière de Ketty Steward

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À la faveur d’une nuit étoilée, la Séancière t’ouvre les portes de son île. Tu devras emprunter une langue de sable interminable à travers l’océan et braver bien des dangers.

Chronique : « Confessions d’une séancière » de Ketty Steward est un livre qui regroupe dix-huit histoires interconnectées par des poèmes. Ces récits, inspirés des contes et récits des Antilles, offrent une lecture contemporaine et politique, remettant en question notre rapport à la mort, à l’amour, à la différence et à l’environnement.

L’un des aspects les plus marquants de ce livre est la manière dont Ketty Steward mélange prose et poésie. Cette combinaison crée une atmosphère singulière et permet à l’auteure d’explorer différentes formes de relations avec les autres et le monde. La prose offre une narration plus concrète et descriptive, tandis que les poèmes ajoutent une dimension émotionnelle et symbolique. Cette combinaison efficace apporte une profondeur supplémentaire aux histoires racontées.

Les personnages présentés dans le livre sont variés et captivants. L’infirmière convoquée par un rêve, la veuve maudissant Papadlo, le jeune homme perdant la mémoire dans la rivière, le couple de femmes confronté à l’œil du cyclone, et le garçonnet qui voit sa culpabilité se dessiner sur sa peau sont autant d’exemples de personnages qui suscitent l’intérêt du lecteur. Leurs expériences individuelles et leurs émotions complexes ajoutent de la profondeur aux récits et nous invitent à réfléchir sur des thèmes universels.

En explorant des sujets tels que la mort, l’amour, la différence et l’environnement, Ketty Steward propose une réflexion profonde sur notre condition humaine et sur les enjeux contemporains. Les récits abordent des problématiques sociales et politiques, tout en offrant une perspective unique ancrée dans la culture antillaise.

Néanmoins, certains lecteurs pourraient trouver que le livre manque de clarté et de cohérence en raison de sa structure fragmentée. Les dix-huit histoires interconnectées peuvent parfois sembler décousues, et certains lecteurs pourraient préférer une narration plus linéaire et structurée.

« Confessions d’une séancière » est un livre qui transcende les frontières et offre une lecture captivante et réfléchie. Ketty Steward réussit à nous faire repenser notre relation avec la mort, l’amour, la différence et l’environnement grâce à un mélange habile de prose et de poésie. Si la structure fragmentée peut dérouter certains lecteurs, les thèmes universels abordés et la richesse des personnages font de ce livre une lecture fascinante.

Éditeur ‏ : ‎ LES EDITIONS MNEMOS (17 mai 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 128 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2382670568 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2382670569