KOSMOGRAD de Bonaventure (Auteur, Dessins, Writer)

Achat : https://amzn.to/3xavmdd

Kosmograd. L’une des dernières villes refuge d’uneTerre dévastée par les catastrophes climatiques à répétition. Alors que l’ultime tempête s’annonce et que les réfugiés se pressent de plus en plus nombreux à ses portes, la transnationale Kosmo focalise tous ses efforts sur l’ascenseur orbital, qui permettra l’établissement de l’Humanité dans l’espace.

Chronique : Régimes autoritaires, manipulations, mensonges, changement climatique, résistance et amitié : voilà les grandes lignes de l’histoire de science-fiction dystopique présente dans Kosmograd. L’histoire est bien ancré du côté de la dictature communiste tout en y ajoutant les préoccupations environnementales concernant le changement climatique, qui, à l’avenir, obligera les humains à rejoindre des villes de refuge avant de migrer. Le scénario est original avec une narration fluide et rythmée. Quant aux dessins elles sont simples et immersives.

Alors que l’auteur suggérait des courbes douces sur les figures, sur les bâtiments et autres éléments décoratifs de la ville, l’auteur utilisait des lignes dures et menaçantes, signes de danger autour. Ses lignes semi-réalistes semblent destinées à un public adolescent, mais le thème trouve facilement sa place dans les esprits adultes. Il apporte un mouvement très intéressant à l’histoire, dans lequel on découvre la progression du personnage principal sur la même case. Addictif tel un film on ne peut stopper de le lire jusqu’à la fin.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN; Illustrated édition (8 février 2023) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 120 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203255897 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203255890

Sugar Street de Jonathan Dee

Achat : https://amzn.to/3jNyrgo

Sans nom ni visage, un homme fuit son passé avec 168 548 dollars cachés dans sa voiture. Son but : une vie plus simple, loin de tous les privilèges qui ont construit son identité.

Chronique : C’est un petit livre tellement étrange qu’il m’a rendu paranoïaque.

Il y a une intelligence folle – et parfois exaspérante – dans Sugar Street, qui plonge le lecteur dans l’esprit d’un narrateur masculin blanc sans nom, probablement fou, qui fuit… quelque chose.

Il est coupable de privilège blanc. Ou d’un crime spécifique qui a abouti à un meurtre. Ou peut-être de détournement de fonds. Ou peut-être rien de tout ça. Nous savons qu’il fuit son ancienne vie et que, ce faisant, il se débarrasse de tous les attributs qui constituent une identité. La seule chose qu’il a avec lui est une enveloppe contenant une somme d’argent considérable qui devrait lui permettre de tenir quelques années.

Notre narrateur se débarrasse de toutes ses pièces d’identité, évite toute forme de surveillance, y compris les caméras d’Internet et des chaînes de magasins, et se réduit au strict minimum – une chambre délabrée dans une maison délabrée de Sugar Street, dans une ville ouvrière, appartenant à une propriétaire tatouée qui a ses propres problèmes.

Alors qu’il tente de redémarrer – ou plus exactement de fuir – sa vie, il est hanté par des questions : « Quel est mon rôle dans ce monde ? Quelle est ma place ? Quelle question blanche, que de supposer ou même d’imaginer que j’en ai une ». Pour lui, l’idée même de fuir son identité est risible. Pourtant, il va de l’avant, s’efforçant d’être irréprochable, d’alléger son empreinte, d’échapper à la surveillance, ciblée ou non.

Pourtant, il est dans la nature humaine de chercher à établir des liens, et ses tentatives de s’engager – sans le faire VRAIMENT – avec les écoliers immigrés qui passent devant sa fenêtre soulèvent la question de savoir qui est vraiment invisible dans la société et qui ne fait que jouer le jeu.

Ce que Jonathan Dee fait si bien, c’est de garder le protagoniste et le lecteur dans l’ignorance de qui est vraiment cet homme et de ce qu’il est capable de faire. Lorsque le voile de l’anonymat est levé, il y a une reconnaissance écrasante qu’en rendant nos vies plus petites, nous ne rendons pas nécessairement nos propres valeurs proportionnelles plus grandes.

Il est facile d’éprouver de la sympathie pour notre infortuné protagoniste qui tente naïvement de redémarrer sa vie. L’histoire est sans doute un coup de semonce à la société, nous demandant de réexaminer notre mode de vie et notre identité. Elle dissèque l’essence même de la signification du rêve américain.

Éditeur ‏ : ‎ Les escales éditions (9 février 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2365697607 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2365697606

Le Petit Nicolas : Qu’est-ce qu’on Attend pour être Heureux de Amandine Fredon (Réalisateur), Benjamin Massoubre (Réalisateur) avec Alain Chabat & Laurent Laffite

Achat : https://amzn.to/3YGa6b3

Penchés sur une large feuille blanche quelque part entre Montmartre et Saint-Germain-des-Prés, Jean-Jacques Sempé et René Goscinny donnent vie à un petit garçon rieur et malicieux, le Petit Nicolas.

Chronique : Les téléspectateurs qui viendront découvrir une autre adaptation de l’histoire du « Petit Nicolas » seront forcément déçus. Mais ils ont tort ! Car la problématique ici n’est pas de raconter l’histoire dudit Petit Nicolas, mais de retracer sa création et, à travers elle, le souvenir de la rencontre, de la vie, de l’amitié et de leurs débuts des deux auteurs, en gardant le style graphique : Jean- Jacques Sempé est responsable des traits (le premier initiateur du personnage), René Goscinny est responsable du texte, de la scène, de l’histoire…
Comme nous le verrons par exemple et par mise en contexte, cette approche à deux auteurs s’appuie nécessairement sur des apports et des ajouts d’un auteur à l’autre, et d’un auteur à l’autre.

Le « Petit Nicolas », c’est plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde, traduit en une trentaine de langues nationales et autant de langues régionales. 500.000 mille exemplaires par an encore vendus aujourd’hui. Qui dit mieux ? Astérix ! Du même père à l’écrit, normalement tout le monde sait ça. Un très bel hommage, empreint d’émotions, de sensibilité, de nostalgie.

Le Petit Nicolas s’est vendu à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde et a été traduit dans une trentaine de langues nationales et de nombreuses langues locales. Il se vend encore aujourd’hui à 500 millions d’exemplaires par an. Qui l’a mieux dit ? Astérix ! Paroles du même père, généralement tout le monde le sait. Un très bel hommage, plein d’émotion, de sensibilité et de nostalgie.

Vidéo :

La palette de couleurs est tout simplement incroyable du début à la fin. Les couleurs primaires sont vives, audacieuses et riches à tous les niveaux. C’est un arc-en-ciel de couleurs qui ne se démarque jamais trop, mais qui constitue un équilibre parfait de couleurs élégantes, fidèles à Sempé.

L’animation est fluide et très détaillée. Les textures des visages, des vêtements, de la maison et du village sont magnifiques. L’image ajoutée permet à ces détails de respirer sans jamais se pixelliser ou sembler flous. Les lignes blanches et l’animation sont toujours fantastiques. Il n’y a jamais de problèmes de bandes, d’aliasing ou de bruit vidéo non plus. C’est une image pittoresque et magnifique.

Audio :

Chaque bruit possède une merveilleuse directivité et est dynamique et on reconnait parfaitement Alain Chabat et Laurent Laffite . Les bruits d’ambiance ainsi que les sons de la ville sont également remarquables.

Les haut-parleurs de hauteur n’offrent pas souvent du son, mais quand ils le font, c’est toujours un régal. Les dialogues sont clairs et nets et ne présentent aucun problème audio.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.85:1 Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du colis ‏ : ‎ 19.2 x 13.7 x 1.7 cm; 50 grammes Audio description : ‏ : ‎ Français Réalisateur ‏ : ‎ Amandine Fredon, Benjamin Massoubre Format ‏ : ‎ Couleur, Cinémascope, PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 22 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 9 février 2023

La Prophétie de Beatryce de Kate DiCamillo (Auteur), Sophie Blackall (Illustrations)

Achat : https://amzn.to/3I7POkj

Il était une fois une fillette qui avait perdu la mémoire et savait seulement deux choses : elle s’appelait Beatryce et on l’avait trouvée dans la bergerie d’un monastère. Frère Edik, qui l’avait secourue, en était certain : elle était promise à un destin hors du commun.

Chronique : C’est un livre où la lumière se mêle aux ténèbres.

La lumière d’une âme courageuse et de belles paroles est entourée de l’obscurité d’un monde cruel et de méchants terrifiants. C’est précisément cette juxtaposition du jour et de la nuit, du blanc et du noir, de la mort et de la vie qui rend ce roman si inoubliable.

C’est un livre où l’histoire est aussi importante que la façon dont elle est racontée. Où chaque mot, chaque phrase, chaque tournure de phrase a été soigneusement sélectionné et poli à la perfection pour que nous puissions voir dans notre esprit la réalité impardonnable de ce monde imparfait, mais aussi l’espoir sans fond qui fait avancer les personnages.

Mais l’amour de DiCamillo pour les mots écrits n’est que la moitié de l’histoire. La véritable raison pour laquelle ce livre trouvera si facilement un nid dans le cœur, dans l’esprit du lecteur, est la manière magnifique dont DiCamillo s’attaque à la noirceur quotidienne. Plus précisément, la terrible noirceur de l’âme humaine.

Les circonstances incontrôlables qui poussent les personnages à gauche et à droite ne sont qu’une excuse pour nous montrer comment, au-delà de tout, c’est nous, les humains, qui nous rendons les uns les autres les plus malheureux par des actions guidées par la cupidité et la peur.

Dans ce livre, il y a certainement beaucoup de choses qui pourraient vous rendre triste – ou un jeune lecteur -. Les frères et sœurs de Beatryce massacrés, un garçon perdu et seul, et un tyran invisible… Pourtant, tout au long du livre, DiCamillo prend soin de ne pas laisser la lumière être noyée par l’obscurité. Ainsi, à tout moment, vous voyez l’espoir briller. Tout au long du chemin, une main amie, une âme courageuse, une chèvre forte, ne sont jamais trop loin quand on en a besoin.

L’art de tisser tout cela de façon transparente est la véritable marque d’un conteur, et DiCamillo est un maître en la matière.

ASIN ‏ : ‎ B0BLV29LG4 Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE; Illustrated édition (3 février 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 320 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023518818

Lord Cochrane et le trésor de Selkirk de Gilberto Villarroel

Achat : https://amzn.to/3IajrSX

Chili, 1822. Tremblement de terre et raz-de-marée à Valparaíso. Lord Cochrane, amiral de la flotte chilienne, sauve la vie du général O’Higgins. En guise de remerciement, ce dernier lui révèle que le corsaire Alexander Selkirk aurait caché un trésor sur l’île Robinson Crusoe.

Chronique : Chronologiquement, ce livre se situe entre le premier (1815) et le second (1826). Si vous craignez de devoir lire d’abord les livres précédents, sachez que tous les livres fonctionnent indépendamment les uns des autres. Ils vous donnent suffisamment de contexte pour que vous ne soyez pas perdu, mais ils ne vous dévoilent pas toute l’intrigue. Au contraire, ils vous donnent envie de lire ces aventures passées. Attention, cette aventure se termine par un GRAND « to be continued… », vous êtes prévenus.

J’ai trouvé ce roman beaucoup plus « calme » que les précédents, mais j’en suis venue à la conclusion que c’est parce qu’il se déroule sur une plus longue période. Ne prenez pas ce calme pour de l’ennui, car il n’y avait pas de place pour cela, car il était enveloppé d’une tension constante qui explose lors de la confrontation finale.

J’avais l’impression d’être dans un film de pirates historique, j’ai appris beaucoup de choses sans m’en rendre compte. Si dans les précédents la réalité était déjà mélangée à la fiction au point que je ne pouvais pas distinguer l’un de l’autre (sauf pour les événements surnaturels, mais qui sait…), le point de vue de Maria Graham a beaucoup enrichi l’histoire.

Et que dire d’un tel personnage ! Une vraie femme qui a brisé toutes les normes de son époque.

On retrouve ces touches lovecraftiennes que j’adore, mêlées maintenant aux mythes préhispaniques de la culture Selknam et Chilota (ce dernier faisant allusion à un événement passé que j’ai hâte de lire). Je suis un grand fan.

Je l’ai apprécié du début à la fin et j’ai hâte de connaître le dénouement de cette aventure !

Éditeur ‏ : ‎ Pocket (2 février 2023) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 624 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2266330535 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2266330534

Rencontre avec Félix Delep : Dessinateur du « Le château des animaux » au festival d’Angoulême 2023

À Angoulême, rencontre avec le dessinateur Félix Delep : Dessinateur du « Le château des animaux »
Achat album : https://amzn.to/3wYdimx
Remerciments : Casterman, Kathy Degreef, Magali Giraud

L’Etang des sirènes de Richard Petitsigne (Auteur), Hendy Mary (Illustrations)

Achat : https://amzn.to/3RyZaJV

Salut ! Moi, c’est Jacinthe, mais vous le savez sans doute déjà. Avec mes parents et mon gros toutou Ventouse, nous déménageons une nouvelle fois, direction l’Étang des Sirènes ! Mon père est le roi des plumes, et la maire du village a fait appel à lui pour le futur musée des Oiseaux.

Chronique :Ce petit roman m’a pris par surprise. Cependant, la couverture m’a fait penser à une histoire plus dérangeante. Malgré la présence de la petite fille au grand sourire et de ce gros chien plutôt sympathique, il n’en demeure pas moins que nous allions nous promener à Skull City… Enfin, là-bas, j’ai rencontré des personnes très drôles et adorables qui s’appellent Jacinthe et Elle chien Ventouse commence le rôle. En un rien de temps, je suis tombée amoureuse de cette petite fille et de son imposant animal un peu paresseux. temps! ) et même le meilleur ami de notre héroïne, Joris, un garçon cynique et stupide. Il n’y a rien à redire aux pairs de Casper dans cette histoire, au contraire ! Jacinthe va découvrir un monde qu’elle ne connaît pas, tout comme le nôtre.

Ce petit roman policier original regorge de détails intéressants sur le monde des sirènes qui m’ont vraiment convaincu. Les thèmes abordés – amitié, déménagement, intégration, doléances, différences – sont tous traités avec humour. Il faut aussi du courage et de la tolérance. Jacinthe est donc pleine d’énergie et d’optimisme. ça fait du bien! Le ton est détendu et le style de l’auteur est très agréable à l’oreille.
Il y a aussi des illustrations de Handy Mary. S’ils n’étaient pas nombreux, ils apporteraient une vie en noir et blanc aux sirènes et aux humains de cette histoire. Je suis tombée amoureuse des dessins de l’illustratrice et cela a beaucoup contribué à mon attachement au petit héros de cette histoire.
J’ai vraiment passé un très bon moment avec Jacinthe et ses amis.

Éditeur ‏ : ‎ Gulf stream éditeur; Illustrated édition (19 janvier 2023) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2383491225 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2383491224