Valence a une particularité et pas des moindres… En plus de vivre trois vies différentes, dans trois univers différents, qu’il appelle Fil Bleu, Fil Pourpre et Fil Lilas, il perçoit des choses que nul autre ne semble voir : des variations environnementales, un dysfonctionnement de la gravité et surtout, des nuées d’oiseaux de mauvaise augure. Pourquoi ? Il n’en sait fichtrement rien.
Chronique: Vous n’allez pas regretter. Noha D. Charles est un jeune écrivain qui sait nous en mettre pleins nous chambouler avec ce livre . On navigue entre 3 univers distincts et on apprend vite à reconnaître les caractéristiques de chaque « fil » comme Valence les appelle. Noha D. Charles nous offre une lecture passionnante tant par le contenu de son récit, que par la manière dont il nous le livre et surtout l’approche de style singulier à laquelle il nous confronte. Certains ne vont pas aimer et c’est dommage. C’est le genre de roman dont il faut moins en s’avoir pour mieux l’apprécier , et y entrer vierge de tout idée. Rien n’est laissé au hasard et on se laisse prendre au rythme et au ton de ce récit enlevé jusqu’à la dernière ligne. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style de Noha D. Charles est simple, rythmé et efficace. Quant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu, malgré le peu d’horizons qui nous sont offerts dans cet espace on visualise les scènes. Mais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un thriller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plus. Le livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin tel un film policier. Noha D. Charles est un nom à retenir et j’ai déjà hâte de lire ses prochains ouvrages.
ASIN : B09HX8CH4D Éditeur : 404 Editions (31 mars 2022) Langue : Français Broché : 388 pages ISBN-13 : 979-1032405666
Sortie le 1er mai 2022, toujours au prix de 3,99€ par sachet.
Les 12 minifigs à collectionner : Kermit the Frog, Miss Piggy, Swedish Chef, Fozzie Bear, Gonzo, Janice, Animal, Rowlf the Dog, Dr. Bunsen Honeydew, Beaker, Waldorf et Statler.
Cette nouvelle série The Muppets est déjà disponible en précommande chez Minifigure Maddness avec une expédition annoncée d’ici le 14 mai prochain. Avec le code promo Hello52, le lot de deux boites (72 sachets au total) est à 233,99€ frais de port inclus, soit 3,25€ par personnage au lieu de 3,99€.
La nouvelle grosse maquette LEGO Star Wars Ultimate Collector Series 2022 nous ramène sur Tatooine avec le set LEGO Star Wars 75341 Landspeeder UCS (1890 pièces, 199,99€).
Disponibilité à partir du 1er mai prochain en avant-première pour les membres du programme de fidélité LEGO VIP, puis à partir du 4 mai pour tout le monde.
Du côté des dimensions, comptez 50 cm de long par 30cm de large, et 17 cm de haut. Le support avec la plaque de présentation habituelle est accompagné de deux minifigs : Luke Skywalker et une figurine exclusive de C-3PO avec jambe bi-injectée et tampographies sur les côtés des jambes et des bras.
À Yardam, la folie est sexuellement transmissible. Kazan est un voleur, un voltigeur, un combattant, un amateur d’art… Il est la somme de plusieurs individus, de plusieurs âmes ingérées à cause du mal étrange qui le ronge.
Chronique : Si les récits d’Aurélie Wellenstein traitent toujours de sujets assez durs, ils sont en général à la portée d’un lectorat adolescent parce que ses héros le sont aussi et que les évènements sont très abordables. Ce n’est pas du tout le cas avec Yardam, que j’ai trouvé particulièrement dérangeant et dans lequel des sujets très délicats sont traités.
Yardam c’est une ville et on va y passer un an, enfermés avec Kazan qui possède un pouvoir. Comme certains de ces concitoyens il est une espèce de vampire qui mangent les âmes et se remplit de personnalités, en évitant de justesse l’explosion que certains vivent. Les victimes, elles, se transforment en coquilles vides qui errent en ville et se multiplient jusqu’à ce que l’empereur décide la quarantaine totale de Yardam. Feliks et Nadja, deux médecins étrangers, arrivent à entrer dans la cité pour comprendre ce qu’il se passe et font la connaissance de Kazan qui tente de survivre avec les voix dans sa tête qui le détestent.
C’est très violent, plein de tristesse et de désespoir, avec des passages qui font mal et qui peuvent particulièrement toucher certains lecteurs quand on arrive à traiter de viol, d’agression sexuelle et de massacres très graphiques. Le personnage principal n’est pas des plus sympathiques et on se rend vite compte qu’il a gâché une opportunité d’améliorer sa vie alors que d’autres se servent mieux de leur pouvoir. Mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un peu d’empathie pour lui malgré toutes les horreurs qu’il fait et l’espèce d’étrange triangle amoureux qui se noue est assez fascinant tout en étant dérangeant.
J’ai beaucoup aimé le rythme du récit qui ne va pas à toute vitesse. Il arrive parfois que les protagonistes ne fassent rien pendant plusieurs jours et j’apprécie toujours ces moments là qui permettent de souffler un petit peu et de planter un peu de réalisme. On est dans quelque chose de très sombre, dont j’ai vite compris qu’il serait compliqué d’avoir une fin heureuse mais, comme à mon habitude, je n’ai pu m’empêcher d’avoir de l’espoir et j’ai trouvé que tout le thème de la folie et de la dépendance était particulièrement bien traité, tout comme ce sentiment d’oppression qui m’a prise à plusieurs reprises. Parce qu’au delà de la malédiction qui frappe certains habitants, Yardam est surtout victime de ses propres habitants qui se laissent aller à la violence et l’autrice nous le montre bien.
Chronique de Yodabor
Éditeur : Pocket (10 mars 2022) Langue : Français Poche : 554 pages ISBN-10 : 2266322419 ISBN-13 : 978-2266322416
Vous pensiez connaître Antoni Gaudí et son oeuvre sous toutes ses facettes ? Partez à la découverte d’une figure majeure de l’Art nouveau et venez assister à un fascinant spectacle tout droit sorti de son esprit de génie visionnaire et libertaire.
Chronique : Antoni Gaudí, né le 25 juin 1852 et mort le 10 juin 1926 à Barcelone, est un architecte catalan de nationalité espagnole. Son travail, présenté en 512 pages éclairantes et intéressantes, a marqué de façon durable l’architecture de Barcelone tout en lui donnant une partie non négligeable de son attractivité. À ce titre, sous le nom d’« Œuvres de Gaudí », sept de ses œuvres ont été inscrites par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’Humanité : le parc Güell, le palais Güell, la Casa Milà, la Casa Vicens, la façade de la Nativité et la crypte de la Sagrada Família, la Casa Batlló et la crypte de la Colonia Güell. Elles sont toutes proposées au plaisir des yeux dans ce livre complet sur ce créateur animé d’une vision personnelle, célébrée aujourd’hui. Doué d’un esprit curieux et particulièrement inventif, Gaudí concevait ses immeubles depuis les questions structurales jusqu’aux aspects fonctionnels les plus courants et décoratifs. Il créait ainsi les moindres détails, intégrant à l’architecture, des ouvrages artisanaux tels que la céramique, la verrerie, la ferronnerie, la charpente… L’œuvre de Gaudí a atteint, au cours du temps, une large diffusion internationale, rendant un hommage appuyé à un homme tout entier voué à son art et qui mourra, d’ailleurs, sans avoir pu terminer sa Sagrada Familia, devenue l’un des monuments les plus visités d’Espagne. Ce livre qui vous imprégnera de l’ensemble de ses créations, est une synthèse réussie sur le monde tout entier issu de la vision unique d’un artiste exceptionnel. Passionnant !
Éditeur : Larousse (20 avril 2022) Langue : Français Relié : 128 pages ISBN-10 : 2036024696 ISBN-13 : 978-2036024694
Dans des mondes futurs, Atréides et Arkonens se disputent l’exploitation de l’épice sur Dune, planète hostile peuplée de Fremens et d’immenses vers attirés par les impulsions des moissonneuses. Alors que les cruels Arkonnens complotent avec l’empereur, Paul Atréides, le fils du duc Leto, semble être le messie attendu par les Fremens.
Chronique : Comme une grande partie des autres écrits de Frank Herbert, Dune exclu, celui-ci est un roman notable et digne sur le terrain des idées. Il ne s’arrête jamais sur les idées. Il se peut qu’il soit légèrement paresseux et qu’il perde le fil de l’intrigue alors que nous pataugeons dans les idées, mais il y a toujours de grandes scènes et de grandes révélations. Le classique original de Dune n’a aucun de ces défauts. C’est un classique qui se lit d’une traite dès la première page et qui reste mon livre préféré de tous les temps.
Alors, qu’en est-il de celui-ci ? Vaut-il la peine d’être lu par tous les autres ? C’est le sixième tome d’une série épique très impressionnante et automatique qui englobe plus de cinq mille ans d’événements de Dune, se terminant par le point de vue centré du Bene Gesserit après la tyrannie du fils de Paul et la grande diaspora qui a dispersé tous les peuples de la galaxie après sa mort.
La planète Dune est effectivement détruite à la fin et seuls un seul ver de sable et quelques truites de sable ont été prélevés sur la planète pour servir de semence à un nouvel endroit où l’épice pourra être produite. Ceci est d’autant plus important que les Bene Tleilaxu ont également été détruits ou partiellement submergés sous les auspices des Gesserit
Ce livre s’intéresse aux nouveaux clones de Teg et Duncan, mais tourne surtout autour des conflits Chaque camp a fait des prisonniers et tente de subvertir les captifs. Le Bene Gesserit réussit un peu mieux sa tâche bien que les autres soient beaucoup plus dominants et mortels au combat.
Ce que nous avons là est un roman qui me rappelle beaucoup les derniers livres de la Roue du temps avec Egwaine dans la Tour blanche, sauf que je dois souligner que Dune est sorti en premier 🙂 Nous savons que Jordan était un grand fan de Dune et qu’il a volé un tas de bonnes idées à Herbert, ce qui ne devrait donc pas être trop surprenant, mais plutôt que de multiplier les livres, Herbert accomplit une histoire à succès en un seul roman. 🙂
L’enseignement et la subversion constituent la véritable histoire principale . Ne laissez pas les batailles spatiales et l’opéra spatial vous tromper. C’est l’histoire de femmes fantastiques qui font des choses fantastiques, de maîtres incontestés de la galaxie, et d’un conflit massif entre la diaspora du Bene Gesserit qui revient et la lignée principale qui est restée derrière.
À ce niveau, c’est toujours un grand récit, malgré mes autres problèmes.
Il ne faut pas prendre à la légère un récit aussi complexe et riche en observations sur la nature humaine, la politique et même l’amour. C’est un livre très dense avec des idées fantastiques à chaque page et même s’il ne sera jamais considéré comme un classique indépendant, c’est un roman qui mérite d’être lu.
Dans des mondes futurs, Atréides et Arkonens se disputent l’exploitation de l’épice sur Dune, planète hostile peuplée de Fremens et d’immenses vers attirés par les impulsions des moissonneuses. Alors que les cruels Arkonnens complotent avec l’empereur, Paul Atréides, le fils du duc Leto, semble être le messie attendu par les Fremens.
Chronique : Je me plains souvent des séries et je me moque de leur succès, mais là, je suis en train de lire une série et je crois que je comprends l’attraction : l’évasion, pure et simple. Au fil des pages, j’ai souri, reconnaissant le Bene Gesserit (désormais doté de pouvoirs surhumains mieux décrits – comme les Jedi), Duncan Idaho, et oui, même les grands vers. Je me suis entouré, enveloppé comme une grande couverture douillette, dans la familiarité de la construction du monde et j’ai fermé la porte à cette réalité. Je pense que c’est peut-être pour cela que les séries sont si populaires, c’est une chance de fermer la porte, de fermer les fenêtres et d’embrasser un autre monde.
Au début des Hérétiques, le règne du « Tyran » Leto II, le Dieu-Empereur, est terminé depuis 1 500 ans et a remplacé le Jihad Butlerien comme un mythe d’arrière-plan, et Paul Muab dib et la Dame Jessica ont pris le rôle d’un lointain sauveur et d’une sainte mère. Le vide laissé par la mort de l’Empereur-Dieu et l’effondrement de son empire a entraîné la Dispersion, une diaspora universelle de l’humanité qui a donné à Herbert l’occasion de réorganiser la construction de son monde déjà complexe. Aujourd’hui, divers groupes se disputent le pouvoir : Bene Gesserit, Bene Thleilaxu, Ix, Guilde, prêtres Rakis et l’émergence d’un nouveau pouvoir impitoyable, les Honored Matres. Heretics contient également une référence à d’anciennes peintures de Vincent van Gogh et de fréquentes références à des textes chrétiens et à des allusions à la Terre ancienne. Heretics introduit également l’un des personnages les plus charismatiques et intéressants de la série : Miles Teg, un génie militaire mentat formé par le Bene Gesserit.
Herbert était un auteur de best-sellers adaptés au marché et un génie visionnaire à long terme. Les Hérétiques est un retour au mystère, à l’espionnage, aux intrigues de cour et aux machinations du Dune original. Alors que la série s’était quelque peu essoufflée sous le règne du grand Dieu vermoulu, l’empereur Leto II, Les Hérétiques fait revivre la complexité qui rendait Dune si attrayant pour les lecteurs. Herbert utilise une histoire de science-fiction très divertissante comme véhicule pour examiner et explorer la politique, la religion, l’économie, la sociologie, les mythes et la science militaire.
Éditeur : Pocket (10 mars 2022) Langue : Français Poche : 814 pages ISBN-10 : 2266320521 ISBN-13 : 978-2266320528
Mutique et solitaire, William Tell, ancien militaire devenu joueur de poker, sillonne les casinos, fuyant un passé qui le hante.
Chronique : Les films axés sur les personnages placent généralement l’intrigue secondaire à l’exploration d’un individu. The Card Counter est un tel film. Il y a une intrigue, mais sommaire. L’accent est mis sur un joueur de poker énigmatique, un solitaire qui parcourt le circuit du jeu, principalement dans les casinos de la côte Est. Son histoire est révélée au fur et à mesure qu’il gagne sa vie, en veillant à ne jamais gagner assez gros pour attirer l’attention de la direction.
William Tell (Oscar Isaac, Dune ) nous informe par le biais de la narration d’ouverture qu’il a été incarcéré, qu’il a fait mieux en prison qu’il ne le pensait et qu’il a appris à compter les cartes. Il utilise cette compétence pour subvenir à ses besoins en jouant au poker, en gagnant de l’argent dans un casino et en se rendant au suivant. Nous apprenons plus tard qu’il a été dans une prison militaire pendant dix ans parce qu’il a participé à la torture de prisonniers à Abu Ghraib. À l’un de ses arrêts au casino, il est approché par Cirk (Tye Sheridan, Ready Player One ), un jeune homme dont le père a été puni de la même manière pour ses actions mais n’a jamais atteint la paix fragile que Tell a obtenue. Le père de Cirk s’est suicidé. Maintenant, Cirk prévoit de torturer et d’assassiner l’officier, le major John Gordo (Willem Dafoe, Spider-Man : No Way Home), maintenant un entrepreneur militaire civil, qui a enseigné et ordonné à ses hommes d’abuser, puis s’en est sorti avec tout.
Tell prend Cirk sous son aile pour rattraper tout ce que le jeune homme a perdu. Cirk accepte d’accompagner Tell alors qu’ils voyagent de casino en casino, le tout aux frais de Tell. À peu près au même moment, Tell accepte une offre de La Linda (Tiffany Haddish, Bad Trip ), un agent pour les joueurs de poker, de le mettre sur le circuit des séries mondiales de poker. Il accepte cela principalement pour subvenir aux besoins de Cirk.
Le personnage d’Isaac est un homme d’habitude, toujours en mouvement, restant sous le radar et essayant de ne jamais laisser de trace. L’intrusion de Cirk et de La Linda le force à sortir quelque peu de son existence solitaire. La Linda voit en lui un potentiel pour une grande victoire. Cirk voit en lui un allié potentiel et Tell voit en Cirk une chance de mettre sur une meilleure piste un jeune homme troublé, obsédé par un plan de vengeance mal ficelé, et en La Linda les moyens de le soutenir.
Le réalisateur Paul Schrader ( Taxi Driver ) se concentre sur un solitaire et un étranger, un ajustement difficile pour la société traditionnelle. Tell a des particularités excentriques, comme envelopper les meubles de motel et les décorations murales dans des draps blancs et les fixer avec un cordon pour simplifier son environnement, transformant la pièce en ce qui ressemble à une cellule. Souffrant d’insomnie, Tell écrit dans un journal tard dans la nuit sur ses expériences.
Isaac est limité par le rôle dans la façon dont il peut transmettre des émotions. Un bon joueur de poker, après tout, ne montre jamais ce qu’il ressent. Mais dans l’utilisation fréquente par Schrader de gros plans d’Isaac, il révèle de la patience, de l’observation et de la réflexion. Comme Travis Bickle dans Taxi Driver , Guillaume Tell a du temps, beaucoup de temps. Il n’a aucun intérêt en dehors du jeu, pas de famille, pas de relations sérieuses et pas d’aspirations autres que gagner petit, passer à autre chose et tout recommencer.
Le rythme du film est assez lent, avec peu d’action. L’accent est mis sur le dialogue. Pour garder les choses visuellement variées, Schrader déplace l’action des étages de casino aux salons, aux chambres de motel et aux salles de bal bondées du championnat de poker. Il n’y a pratiquement pas d’extérieurs, puisque la vie de Tell se déroule principalement à l’intérieur. Lorsque nous apercevons le monde extérieur à travers une fenêtre ou une porte, c’est un contraste dramatique avec les intérieurs faiblement éclairés et souvent sordides.
Bien que brèves, les scènes de flashback à Abu Ghraib sont intenses. Musique assourdissante, cris, cris, aboiements de chiens, crasse recouvrant les sols et les murs, prisonniers battus et prisonniers nus se tordant de douleur constituent un enfer bien réel dans lequel la misère est constante et sans fin.
La structure de The Card Counter est un peu maladroite. L’intérêt de Tell pour Cirk semble étrangement soudain. On ne voit pas vraiment le passage du Tell isolé au Tell mentor. Le rôle de Haddish est malheureusement garanti. La Linda n’est rien de plus que l’appareil pour faire entrer Tell dans le circuit du poker à succès. Le personnage a plus de potentiel. Cirk, lui aussi, semble être un personnage à moitié établi. Il a une vision tunnel, déterminé à tuer Gordo, mais n’a pas vraiment de plan. La vie de Cirk n’a pas été la meilleure, et il est sympathique, mais Sheridan est terriblement raide et ne parvient pas à insuffler à Cirk une étincelle. Sa performance est d’une note, avec peu de nuances.
The Card Counter a été capturé numériquement par le directeur de la photographie Alexander Dynan au format ARRIRAW (4,5K) avec des caméras Arri Alexa LF et des objectifs Arri Prime DFNA, terminé en tant qu’intermédiaire numérique 4K et présenté dans le rapport d’aspect grand écran de 1,66: 1— avec une scène présentée en 1.85:1. Universal Pictures apporte le film sur Blu-ray uniquement en résolution 1080p. Le contraste et la clarté sont supérieurs à la moyenne. Les détails dans les cheveux d’Isaac, la perruque blonde de Haddish, les surfaces de la table de poker et les jetons de poker sont bien délimités. La palette de couleurs est en sourdine pour la plupart. Les lumières du sol du casino brisent la morosité générale des intérieurs. Les mouvements de caméra sont assez courants, la plupart des scènes étant tournées au niveau des yeux ou légèrement en dessous. Les gros plans se concentrent principalement sur Isaac et l’établissent comme un observateur silencieux.
Les dialogues sont nets et précis d’un bout à l’autre. Les jetons font un bruit de cliquetis lorsque les joueurs placent leurs paris, et il y a toujours un son ambiant sous le dialogue dans les scènes de casino pour représenter l’activité des joueurs aux machines à sous et aux tables de cartes. Une boule tournant autour d’une roue de roulette avant de se fixer sur un numéro produit un son rebondissant distinctif. Les sons des séquences d’Abou Ghraib sont forts et dérangeants, allant d’explosions douloureuses, de coups de corps et de musique discordante, contribuant à un sentiment général d’horreur chaotique. Autrement,
Accompagnant le Blu-ray un seul bonus y est inclus
Un monde à gros enjeux (5:13)
Le scénariste/réalisateur Paul Schrader et les acteurs Oscar Isaac et Tiffany Haddish commentent The Card Counter . Isaac décrit Guillaume Tell comme un homme coupé du monde à qui on a donné une chance de se réengager avec lui. Schrader s’est spécialisé dans un type spécifique de personnage : un solitaire dans une pièce attendant que quelque chose se passe. Il n’aime pas tout épeler, préférant laisser le spectateur réfléchir aux actions des personnages. Haddish parle « d’être présent » en tant qu’acteur et d’entrer dans le personnage. Un consultant de poker note que Schrader « a vraiment réussi à maîtriser de nombreux aspects d’être un joueur de poker professionnel ». Des scènes du film sont entrecoupées d’interviews.
Le compteur de cartes est efficace pour montrer le monde sans air et sans fenêtre du casino ainsi que les tournois de poker avec des joueurs écrasés sans glamour, mais le film ne réussit jamais complètement à nous faire nous soucier des personnages. La vie de Tell sur la route est une prison de sa propre fabrication, et le réalisateur Paul Schrader nous emmène langoureusement à travers la routine bien rodée de cet étrange individu. Le script joue principalement sur le même niveau émotionnel et ne change pas jusqu’à la toute fin, quand il semble artificiel. Si le réalisateur aime jouer avec la forme, il ne réussit pas à donner au film une véritable étincelle.
Rapport de forme : 1.66:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 17.1 x 13.6 x 1.2 cm; 60 grammes Réalisateur : Paul Schrader Format : Couleur, Cinémascope Durée : 1 heure et 51 minutes Date de sortie : 20 avril 2022 Acteurs : Oscar Isaac, Tiffany Haddish, Tye Sheridan, Willem Dafoe, Alexander Babara Doublé : : Anglais, Français, Italien Sous-titres : : Italien, Français Langue : Italien (DTS 5.1), Français (DTS 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1) Studio : Universal Pictures France
Poussez la porte de la cuisine de cette artiste québécoise pour y découvrir des souvenirs de voyage et de famille à travers… la nourriture !
Les récits et les recettes (parfois exotiques et parfois plus patrimoniales) s’articulent harmonieusement et sont entrecoupés de belles planches qui présentent le matériel de cuisine, les herbes aromatiques, et les variétés de fruits et de légumes.
Chronique : Ce joli livre aidera bon nombre d’entre nous en mal d’inspiration à trouver une recette qui nous correspondrait.
J’ai passé en revue toutes les recettes. Je suis heureux de dire qu’elles semblent toutes très réalisables. Je peux voir que tous les ingrédients sont accessibles et faciles à trouver. J’adore l’introduction du livre, car elle donne des conseils en termes simples sur la façon de manger sainement et de manière équilibrée, sans trop d’efforts. Je possède de nombreux livres de cuisine et je ne les utilise pas vraiment. Cependant, avec ce livre, j’ai hâte de m’y mettre.
Si vous vous intéressez à votre santé, ou à son absence, et que vous voulez faire quelque chose pour y remédier, achetez ce livre. Avec tant de conseils contradictoires sur les aliments que vous devriez manger et ceux que vous ne devriez pas manger, ce livre qui sonne vrai et qui semble vouloir aller au fond des choses. J’ai trouvé beaucoup de rapports extrêmement intéressants et j’ai appris beaucoup de choses que je ne savais tout simplement pas auparavant.
Note : 9,5/10
Un ouvrage, au style épuré, lumineux et enjoué, très plaisant !
Chantal et Christian vivent une retraite paisible. Mais depuis que leurs enfants Sandrine et Stéphane ont quitté le nid, ceux-ci ne donnent plus beaucoup de nouvelles. Les occasions de se réunir en famille se font de plus en plus rares…
Chronique : Un couple de sexagénaire à la retraite vit paisiblement dans son pavillon de banlieue parisienne. Tout pourrait être parfait dans le meilleur des mondes, malheureusement, leurs deux enfants font tout pour les éviter tout au long de l’année. Quand un beau jour, poussés à bout, ils décident de faire semblant d’avoir gagner au loto, l’attitude des deux rejetons évoluent radicalement… Alexandra Leclère réalise ici une satyre familiale au vitriol assez savoureuse malgré quelques maladresses et certaines lourdeurs. Le duo Josiane Balasko / Didier Bourdon réussit le pari d’amuser la galerie dans cette ambiance cupide totalement nauséabonde. Le fils (Ben) et la fille (Marilou Berry) sont quant à eux très bons dans le style progénitures intéressées et détestables ! Certaines situations déclenchent le rire, je me suis même pris d’un fou rire vers la fin ! Une comédie acide, cinglante, et assez amusante qui, sans être géniale, permet de se détendre de façon efficace.
Rapport de forme : 1.85:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19 x 13.7 x 1.7 cm; 80 grammes Réalisateur : Alexandra Leclère Format : Cinémascope, PAL, Couleur Durée : 1 heure et 31 minutes Date de sortie : 20 avril 2022 Acteurs : Josiane Balasko, Didier Bourdon, Marilou Berry, Cédric Ben Abdallah, Laurent Stocker Doublé : : Français Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio : UGC