Wolverine and the X-Men de Jason Aaron, Chris Bachalo et Nick Bradshaw. Youpi l’école est fini

Au début des années 2010, les comics X-Men ont pris un tournant radical, les intrigues se sont politisées, avec l’isolement sur l’île d’utopia. Le traitement se fait plus adulte, plus sombre et gore comme en témoigne la série X-Force de Kyle, Yost et Crain de 2008. Les X-Men se sont progressivement éloignés de leur idéal d’éducation et d’enseignement pour devenir une milice focalisé sur la survie des mutants. Il était temps qu’un auteur rappelle, à tout ce petit monde, les fondamentaux des X-Men.

Et cet auteur c’est Jason Aaron. Ce jeune scénariste connaît bien le personnage de Wolwerine dont il écrit régulièrement les aventures. En 2011 il consomme le divorce entre Cyclope, transformé en général d’une armée désespérée, et Wolverine qui se morfond de voir de jeunes mutants devenir des soldats sans cause à défendre que celle de leur propre survie. Dans la foulée il crée la série Wolwerine and the X-Men qui va réconcilier les fans de la première heure avec les comics X-Men.

Ah si toutes les écoles pouvaient ressembler à celle-ci

Malgré son titre qui laisse à penser que le mutant griffu va occuper le devant de la scène. Il n’en est rien. Aaron, en bon chimiste, va mélanger tous les ingrédients qui ont fait le succès des X-Men par le passé. Sa recette prend le contre-pied de la production de comics de l’époque. Sa série sera colorée, le ton sera irrévérencieux et pétillant, l’atmosphère se veut rafraîchissante et pop, l’ambiance optimiste et tournée vers l’avenir.

Wolwerine dans un rôle qui lui va comme un gant : celui de professeur

Aaron n’oublie pas pour autant que la marmite dont il se sert pour construire son récit n’était pas vide. Ainsi ses X-Men s’embarquent dans l’aventure de l’institut Jean Grey avec leur passif, leurs traumatismes dus à leur carrière de super-héros et leur angoisse légitime à l’idée de diriger une école de mutants. Nombreux sont ceux qui ont critiqué le choix de placer Logan à la tête de cette école en oubliant que cela faisait des années que le mutant le plus populaire de l’univers Marvel faisait office de mentor à de jeunes coéquipières telles que Kitty Pride ou Jubilee. La capacité d’Aaron a créé sa propre mythologie tout en conservant l’essence de ses personnages est bluffante. Mais le tour de force de la série ne s’arrête pas là.

Les réunions parents profs ne doivent pas être tristes

Aaron parvient à mélanger dans son festin plusieurs ingrédients qui évoquent les plus grandes heures de la franchise. Ainsi les décors des différentes aventures, que ce soit la terre sauvage, le cirque maléfique ou bien évidemment l’institut, remémorent les épisodes du début des années 80 signé par Chris Claremont et John Byrne. Le retour a une volonté d’éducation et d’enseignement fait penser aux séries Generation X de Scott Lobdell et Chris Bachalo, qui officie aussi sur les premiers numéros de la série d’Aaron, mais aussi au run, plus clivant, de Grant Morrison au début des années 2000. Enfin par l’esprit de famille, la complicité qu’il instaure entre ses personnages et l’interconnectivité qu’il parvient à conserver avec le reste de l’univers Marvel l’écriture d’Aaron fait penser à celle de Scott Lobdell durant son run sous-estimé au milieu des années 90 mais avec plus une plume concise et dépouillée des artifices de narration désuet.

Quentin Quire. Vous allez finir par l’apprécier, promis

Car Aaron n’ignore pas qu’il ne dispose que de très peu de temps pour mener à bien son projet, entre les différents crossover et les manœuvres éditoriales douteuses, il sait que son temps est compté. Aussi décide-t-il d’aller à l’essentiel. Ses dialogues seront concis, ses intrigues ne trainent pas en longueur et il ne s’éparpille pas dans son propos. Un propos qui n’a rien d’original en soi car il s’agit encore et toujours de raconter le passage de l’adolescence à l’âge adulte.

Le niveau de détail des planches de Nick Bradshaw est impressionnante

Toute la série, qui compte 42 numéros, peut être vue comme une immense crise d’adolescence. Mais comme il s’agit de mutants cette crise ne ressemblera à aucune autre. Les élèves de ce nouvel institut devront apprendre à accepter leur nature, le monde dans lequel ils vivent, les principes d’éducation que l’on tente de leur inculquer et aussi qu’ils ne sont pas très différents des adultes qui composent le corps professoral. Ceux-ci, très présents dans les premiers numéros, laissent petit à petit leur place aux élèves qui doivent s’en remettre à eux-même pour défendre les valeurs que l’on leur a enseignées. Évidemment avec un tel propos, la série ne peut connaître qu’une fin ouverte, résolument optimiste mais quelque peu douce amère pour le lecteur car, une fois la dernière page du dernier numéro tourné, celui-ci à bien conscience qu’il n’est pas prêt de relire une aventure aussi réjouissante que celle-ci.

Surtout rester calme professeur Logan

Pour la partie graphique Aaron se verra attribuer deux artistes principaux, sans compter quelques remplaçants de dernière minutes ici et là. Il s’agit de Chris Bachalo et Nick Bradshaw. Les deux ont un style dynamique et pop qui repousse les codes de la narration visuelle. Si Bachalo est le spécialiste des morphologies démesurées et des pleines pages, véritables uppercuts visuels, j’avoue avoir une préférence pour le trait de Bradshaw, plus figé mais dont les cases regorgent de détails qui transforment chaque numéros en banquet pour les yeux. Grâce à lui jamais une école pour mutants n’a paru aussi vivante, grouillante d’idées et de personnalité, pétillante d’humour et d’amour pour les comics X-Men.

Les classes vertes c’est d’un autre niveau avec l’Institut Jean Grey

À noter que la série connaîtra une seconde vie sous la plume de Jason Latour. Un second volet dispensable dont les dialogues tournent à vide alors que l’intrigue se perd dans les limbes temporels. 12 numéros qui détruisent ce qu’Aaron avait bâti pendant quatre ans. Un bien triste chant du cygne.

Mais quelle beauté !!

En 42 numéros, réunis en 4 volumes par Panini, Jason Aaron est parvenu à concocter un festin mutant réjouissant. Une lettre d’amour à la franchise et ses racines. Le tout sans jamais verser dans l’hommage pompeux mais en racontant sa propre histoire sur de jeunes adolescents qui vont devoir apprendre à grandir dans un monde qui ne leur fera pas de cadeaux. L’une des meilleures séries X-Men jamais écrites.

Souriez les enfants vous êtes entré dans la légende

Wolwerine and the X-Men est une série écrite par Jason Aaron et dessiné par Chris Bachalo et Nick Bradshaw publié pour la première fois en décembre 2011 et dont le dernier numéro paraît en avril 2014. Disponible en quatre volume hardback chez panini comics.

Le vallon des lucioles d’Isla Morley, toute la bleuette de ton sang…

La période de la grande dépression est un terreau fertile dans lequel les auteurs, grands ou petits, aiment à piocher pour conter leur histoire. Mais l’époque ne fait pas tout, aussi intéressante soit-elle, la plume doit être à la hauteur

Près d’une semaine après la fin de cette lecture je me demande encore pourquoi l’auteure a fait le choix de narrer son récit au présent. Cela crée une dissonance entre l’époque évoquée et la narration. Il m’a été impossible de me sentir immerger dans cette histoire, je n’ai ressenti aucune atmosphère de grands espaces américains typique, aucune ambiance de misère et de ruralité âpre. J’ai été tout du long un simple spectateur de ce récit pourtant prometteur.

C’était pourtant écrit au dos de l’ouvrage qu’il s’agissait d’une romance. Je ne peux pas prétendre avoir été trompé sur la marchandise. Mais voilà l’esprit a cette capacité à occulter les informations qui le gênent ou ne l’intéresse pas de prime abord. Je me suis focalisé sur l’époque, la promesse de la retranscription d’une époque révolue et le mystère rural en omettant le fait qu’il s’agit avant tout d’une intrigue amoureuse entre deux êtres issus de milieux différents.

Cela dit même en prenant en compte cet aspect, l’ouvrage se révèle perfectible. La narration tout d’abord, comme dit plus haut est inefficace et inadapté à ce type de récit. Le développement des personnages est linéaire, le pauvre Ulys ne s’extirpe jamais de son rôle d’amoureux transi. Jubilee s’en sort mieux mais elle est décrite comme naïve jusqu’à la fin du roman. Ce que j’ai trouvé en contradiction avec son parcours et ses expériences personnelles.

Le vallon des lucioles n’est donc pas une lecture désagréable mais elle s’est révélée bien en deçà de mes attentes et ne m’était pas destiné en tant que lecteur. L’éternelle leçon du lecteur qui n’apprend pas de ses erreurs.

Résumé :

1937, Kentucky. Clay Havens et Ulys Massey, deux jeunes photographe et journaliste, sont envoyés dans le cadre du New Deal réaliser un reportage sur un coin reculé des Appalaches.

Dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une étrange famille qui vit au cœur de la forêt. Il n’en faut pas plus pour qu’ils partent à leur rencontre, dans l’espoir de trouver un sujet passionnant. Ce qu’ils découvrent va transformer à jamais la vie de Clay et stupéfier le pays entier. À travers l’objectif de son appareil, se dévoile une jeune femme splendide, Jubilee Buford, dont la peau teintée d’un bleu prononcé le fascine et le bouleverse.

Leur histoire sera émaillée de passion, de violence, de discorde dans une société américaine en proie au racisme et aux préjugés.

Inspiré par un fait réel, ce roman est une bouleversante histoire d’amour et un hymne à la différence.

Éditeur ‎Le Seuil (4 mars 2021)
Langue ‎Français
Broché ‎480 pages
ISBN-10 ‎2021455394
ISBN-13 ‎978-2021455397

LE JOURNAL DE GURTY – VACANCES EN ANGLETERRE T.10 – 3 novembre 2021 de Bertrand Santini

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Oh, my dog ! À l’occasion de son 10e Journal, Gurty change de décor : au lieu de sa chère Provence, elle embarque en Angleterre pour une aventure exceptionnelle ! Tout débute dans un manoir écossais habité par une délicieuse mamie, un papi grognon et un chat (soi-disant) fantôme…

Chronique : Dans ce dixième tome, Gurty change de décor : au lieu de sa chère Provence, elle embarque en Angleterre pour une aventure exceptionnelle ! Les situations cocasses et la simplicité de pensée de Gurty sont à se tordre de rire. Les réflexions simplistes et la logique élémentaire de la petite chienne amènent autant de rires que de réflexions sur le monde et l’importance que l’on attache aux choses du quotidien. Car si Gurty aime à retrouver les odeurs de sa maison Sans compter le coup de foudre de Gaspard pour une Écossaise et une apparition magique dans le brouillard ! Pour couronner le tout, Gurty finira ses vacances au Palais de Buckingham à Londres, et sa rencontre avec la Reine changera le destin de l’Angleterre à jamais ! C’est donc avec beaucoup d’humour, de poésie voir de sarcasmes que Gurty nous raconte ses vacances.

Bertrand Santini signe un roman jeunesse drôle, poétique où douceur et répliques mordantes se mêlent avec délice sous nos yeux de lecteurs amusés. A lire seul ou en famille pour la plaisir de lire et de rire!

Autant de sketches où la petite chienne pose un regard à la fois naïf et plein de malice sur son environnement. L’ensemble est rythmé, dynamique, porté par le style enlevé de Bertrand Santini, qui a illustré lui-même (et avec talent) chacun des courts chapitres.

Pourquoi ça ne peut que fonctionner avec un enfant ? Parce que c’est une lecture facile et récréative, parce que l’écriture est plaisante et coule toute seule, que les dialogues font mouches et que les situations imaginées par l’auteur sont pleines d’humour.

Si vous avez un coriace à la maison, du genre à penser que les livres c’est nul et ennuyeux, que la lecture n’est qu’une activité à vous arracher des bâillements, proposez lui donc de jeter un œil au journal du Gurty, il y a des chances qu’il change d’avis.

Éditeur ‏ : ‎ SARBACANE (3 novembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 272 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2377317189 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377317189

La liberté des oiseaux – 4 novembre 2021 de Anja BAUMHEIER

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De nos jours, Theresa reçoit une mystérieuse lettre annonçant le décès de sa sœur aînée Marlene. C’est à n’y rien comprendre. Car Marlene est morte il y a des années. C’est du moins ce que lui ont toujours dit ses parents. Intriguée, Theresa, accompagnée de son autre sœur Charlotte, part en quête de réponses.

Chronique : L’auteur raconte une saga familiale passionnante avec pour toile de fond l’histoire de la RDA, qui regorge de secrets qui sont progressivement découverts et reconstitués. Dans le processus, le passé est remué et expose de nombreuses vérités laides et inattendues qui font s’écrouler tout ce en quoi les sœurs Charlotte et Theresa croyaient.

Il y a de nombreux personnages et de nombreuses subtilités à suivre en tant que lecteur. Les deux intrigues, hier et aujourd’hui, sont très joliment coordonnées et révèlent toujours, petit à petit, les secrets. Mais dès que vous pensez être dans le coup, il y a un nouveau développement et un nouveau mystère. Cela a rendu l’histoire très excitante, de sorte que j’avais à peine envie d’arrêter d’écouter le livre.

Les personnages mûrissent au fur et à mesure que l’histoire progresse. C’est à Charlotte que cela se remarque le plus. Fille préférée de son père, luttant sans cesse pour l’amour et l’attention de sa mère, qui semble préférer la plus jeune Marlene, elle est la citoyenne modèle de la RDA : fidèle au système, crédule, malléable et brûlant pour son métier de professeur d’éducation civique. Après la chute du Mur, il lui faut un certain temps pour s’adapter à la nouvelle situation et trouver sa voie dans le RFA, y compris la liberté dont elle jouit désormais. Et malgré de nombreuses preuves, elle a beaucoup de mal à croire ce que la RDA et le système gouvernemental ont fait à ses propres citoyens à l’époque.

En se basant sur le destin de Marlene, Anja Baumheier a également réussi à montrer comment les artistes et les libres penseurs étaient punis en RDA et comment leur vie était systématiquement détruite. Sans tenir compte des pertes, des liens familiaux ou même de l’âge, des mesures étaient prises à l’encontre des personnes qui exprimaient des opinions critiques ou attiraient l’attention d’une manière ou d’une autre et qui ne s’intégraient pas dans le système.

L’auteur montre de manière crédible les émotions avec lesquelles toutes les personnes impliquées ont dû se battre. Il n’y a pas seulement les méchants et les gentils. Chacun a connu certaines circonstances auxquelles il a dû s’adapter et agir en conséquence.

Anja Baumheier a su me captiver avec ses débuts grâce à un langage simple et adapté au livre.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Les escales éditions (4 novembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 432 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2365694489 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2365694483

Une année douce-amère – 4 novembre 2021 de Olivia POTTS

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À la mort de sa mère, Olivia Potts, dévastée, décide de noyer son chagrin en confectionnant des pâtisseries. Avocate, elle rentre du travail épuisée puis se met aux fourneaux, prépare des banana breads et autres douceurs, y consacre tout son temps libre. Si ses gâteaux et ses crèmes anglaises sont bien souvent ratés, la cuisine lui offre un refuge et prend peu à peu une autre dimension. Et si cela devenait un moyen de construire une nouvelle vie, de donner du sens à son existence sans sa mère ?


Chronique : L’auteur, Olivia Potts, plonge directement dans le vif du sujet : à 25 ans, dans la dernière année de son stage pour devenir avocate, elle doit faire face à la perte soudaine et horrible de sa mère. Je ne suis pas sûre que la cuisson l’aide réellement à faire face à son immense chagrin – bien que l' »intrigue » semble le suggérer – mais il est clair que le système judiciaire pénal ne lui apporte pas le soutien émotionnel dont elle a besoin.

Ce livre porte essentiellement sur le processus de deuil d’Olivia, qui explique en détail comment la mort de sa mère l’affecte. Il y a d’abord la phase initiale où elle essaie de faire face en étant super-compétente – par exemple, elle se porte volontaire pour s’occuper des « tâches administratives ennuyeuses » qui accompagnent la mort. Ensuite, il y a la longue phase de ce qu’elle décrit, de manière sombre mais amusante, comme étant « le meilleur du chagrin ». Et enfin, il y a l’étape thérapeutique réelle qui consiste à reconnaître et à faire face à son chagrin – et il ne fait aucun doute que l’écriture de ce livre a été aussi thérapeutique que l’exploration de ses sentiments avec un thérapeute.

La première moitié du livre est consacrée à sa mère, à son propre processus de deuil , les perruques, les déplacements et le système judiciaire britannique. La secon

Olivia Potts prend soin de préciser à ses lecteurs qu’elle ne vient pas d’un milieu particulièrement « foodie » et que sa mère n’était pas très portée sur la cuisine. Les premières recettes (un gâteau à la banane contenant des Rolos) et la recette de sa mère pour le Shepherd’s Pie (qui comprend des haricots cuits, à ma grande horreur) entrent définitivement dans la catégorie de la « cuisine maison » – et ce, avec une touche nordique. (J’ai aimé la façon dont Potts parle de ses origines nordiques sans avoir besoin d’en faire une blague ou de s’en défendre d’une quelconque façon). Au fur et à mesure que le livre évolue, et que Potts est modelée par les rigueurs de la cuisine du Cordon Bleu, les recettes changent et deviennent beaucoup plus sophistiquées et aventureuses. Et rigides. Et ridiculement complexes.

Permettez-moi maintenant de m’insérer dans ce livre, comme les lecteurs ont tendance à le faire. Contrairement à Mme Potts, j’ai toujours aimé la pâtisserie, et j’ai grandi dans une maison dont la mère adorait la pâtisserie. Au fond de moi, j’ai toujours été fasciné par l’idée de suivre ce genre de cours de pâtisserie. En fait, c’est probablement la raison pour laquelle j’étais impatiente de mettre mes petites mains chaudes sur ce livre. Mais le retour à la réalité a été énorme. La clé se trouve probablement dans cette phrase : « La pâtisserie est une question de précision. C’est une question de contrôle. » Bien que Potts minimise sa maladresse et son manque d’aptitude naturelle à la pâtisserie, il est très clair qu’elle est une femme ambitieuse avec une sacrée dose de dynamisme. Je ne suis pas sûr que la pâtisserie soit pour elle autant une question de « joie » que de contrôle. Franchement, le cours de pâtisserie m’a semblé horriblement dépourvu de joie – sauf, peut-être, pour l’incroyable sentiment d’accomplissement dans l’apprentissage de toutes ces compétences minutieuses (et parfois ridicules). Je préfère une tarte aux pommes ou un gâteau en pain d’épice ; les desserts décadents qu’elle apprend à créer ne sont pas vraiment quelque chose que je voudrais manger. Non pas que manger soit le but. Quoi qu’il en soit, j’ai été surprise par ma propre réaction, mais j’ai trouvé que les descriptions détaillées de son aventure culinaire étaient probablement la partie la moins intéressante de ce livre. Permettez-moi de nuancer : elles étaient intéressantes, mais aussi étrangement choquantes.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Les escales éditions (4 novembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2365695205 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2365695206

La Dynastie Dent de Lion – Tome 2 : Le Goût de la victoire – 14 octobre 2021 de Ken LIU

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Kuni Garu, l’ancien voleur, est désormais empereur et gouverne les îles de Dara. Les temps de paix ne sont cependant pas aussi calmes qu’il le pensait, et les intrigues de cour se révèlent parfois plus cruelles que les champs de bataille. D’autant plus que le royaume est en pleine effervescence : l’Examen qui permet de recruter les meilleurs serviteurs de l’État va bientôt avoir lieu. C’est l’occasion pour Kuni de mettre à l’épreuve ses idées novatrices sur la société et d’enseigner à ses enfants les subtilités de l’exercice du pouvoir. Mais de l’autre côté de la mer, derrière le Mur de tempêtes, un nouvel ennemi attend son heure…


Chronique : C’est un récit très intéressant, qui me rappelle en le lisant à quel point je connais encore peu l’histoire de la Chine. J’ai envie de romancer des royaumes et de me vautrer dans tous les états belligérants, et pourtant, de tout ce que je sais, ce roman est et reste unique.

Il emprunte aux anciennes histoires pour en faire une épopée fantastique tout à fait moderne.

Et quand je dis épique, je veux dire des montées en puissance épiques et des chutes grandioses, avec quelques personnages mémorables (principalement des femmes) et une équipe de soutien absolument énorme. Des armées défilent dès le début et des armées défilent à la fin, et nulle part au milieu il ne manque de bataille.

C’est l’histoire de deux frères d’armes, l’un noble, l’autre pas, de leur ascension ensemble et de leur brouille, plongeant le pays dans le chaos.

J’ai été immensément impressionné par le soin et les efforts déployés pour transposer un récit immersif chinois dans une épopée anglaise moderne tout en incluant une saveur résolument steampunk. Allons faire voler un cerf-volant, d’accord ? Tactique et guerre, tactique et guerre.

Au-delà de ça, c’est le Maréchal que j’ai le plus aimé. Toutes les femmes sont assez complexes et ont plusieurs rôles, mais c’est le Maréchal des armées qui m’a fait tiquer :).

J’ai vraiment aimé ce roman et il m’a beaucoup impressionnée, mais hélas, je ne le vois pas vraiment comme le gagnant du Nebula cette année. Je me suis un peu laissé entraîner par certaines batailles, mais pas toutes. Certaines étaient assez intéressantes. Les deux personnages masculins principaux autour desquels tout tourne auraient pu être plus… savoureux.

C’est juste ma préférence. J’ai lu beaucoup de grande fantasy. Ce n’est pas le meilleur et certainement pas le pire du lot. C’était tout à fait intéressant, cependant.

Note : 9/10

Éditeur ‏ : ‎ Pocket (14 octobre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 704 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2266307436 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2266307437

Spider-Man 3 : Tom Holland face à 4 méchants sur l’affiche de No Way Home

On ne sait pas encore officiellement si Tobey Maguire et Andrew Garfield seront bien de la partie. Mais ils ne seraient pas de trop pour prêter main forte à Tom Holland, qui affrontera au moins quatre méchants dans Spider-Man – No Way Home, comme le rappelle la première affiche du film attendu le 15 décembre dans nos salles.

Spider-Man: No Way Home

Le monde du vivant – Coffret Livre et puzzle Relié -23 septembre 2021 de Mara Hernandez (Illustrations)

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Les enfants trouveront dans ce beau coffret un puzzle de 300 pièces accompagné d’un livre instructif et attrayant. L’arbre de la vie très coloré du puzzle illustre la richesse du monde vivant et les liens entre les différentes espèces, des bactéries microscopiques aux arbres et aux paresseux suspendus à leurs branches. Le livre définit ce qu’est un être vivant et apporte des informations fascinantes sur l’arbre de vie et les plantes et animaux représentés.

Chronique : Ce livre regorge d’animaux à repérer, de créatures à compter et chaque page vous invite à chercher quoi chercher, puis vous pouvez trouver vos propres questions à poser aux enfants – « trouvez-en trois »…… « Trouvez un rouge » Avec de jolies illustrations, ce livre d’activités fera rire les enfants en leur parlant d’essayer de repérer les tigres endormis et les serpents rampants, de faire correspondre les mêmes insectes et de compter combien de tortues portent un chapeau ! Les réponses se trouvent à la fin du livre et ici la superbe idée est un accompagnement avec un puzzle afin de faire fonctionner la motricité fine de l’enfant.

Note: 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Usborne; Illustrated édition (23 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 16 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 1474995020 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-1474995023

Activités de Noël pour les petits – 28 octobre 2021 de Kate Nolan (Auteur), Renee Chaspoul (Auteur), Nick Stellmacher (Auteur), Manola Caprini (Illustrations)

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Des activités manuelles et créatives sur le thème de Noël, des dessins, des coloriages, des jeux, des choses à tracer ou à compter… Ce grand livre d’activités absorbera les jeunes enfants qui attendent avec impatience le père Noël.

Chronique : Avant Noël, il faut occuper les enfants.
Les nombreux jeux et activités ont pour thème Noël. Tout est toujours joliment illustré et coloré, varié et original. A travers ce cahier d’activité on va voir les activités sous un jours différant avec des énigmes, des labyrinthes … Un cahier ludique et intelligent.

Le livre a une ambiance générale agréable que j’ai absolument adorée.

Note 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Usborne (28 octobre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 48 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 1801312753 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-1801312752

En attendant Noël – 24 activités – 21 octobre 2021 de James Maclaine (Auteur), Abigail Wheatley (Auteur), Flora Waycott (Illustrations), Helen Mackay (Illustrations)

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Des guirlandes, du papier cadeau, un goûter en forme de renne … Les enfants trouveront dans ce livre des idées d’activités manuelles et de recettes toutes simples sur le thème de Noël, à réaliser à partir d’objets et d’ingrédients qu’ils pourront se procurer facilement.

Chronique : C’est un coup de cœur, ce livre est une mine d’idée en tout genre : bricolages, dessins, cartes, gourmandises, décorations de noël, … Une simple photo ne retranscrit pas la richesse du contenu. Il y a vraiment pleins d’activités et faciles à réaliser. Tout est très bien expliqué, on peut faire les choses car tout est clair, c’est très bien pour les enfants,. C’est un livre très bien conçu et les activités sont adaptées à de jeunes enfants dès les classes de maternelle ou dès 8 ans en autonomie. Chaque projet est indiqué sous son intitulé et est joliment mis en scène, ce qui aide à visualiser les créations et à rapidement s’y projeter. Un livre qui donne envie de se mettre à l’ouvrage ! Une mine d’idées faciles à réaliser.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Usborne; Illustrated édition (21 octobre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 32 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 1801312761 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-1801312769