Avec Enfiler les gants, Fabienne Blanchut propose une bande dessinée jeunesse qui mêle sport, harcèlement scolaire et affirmation de soi à travers le parcours d’une adolescente contrainte de découvrir la boxe.
Le récit suit Billie, qui entre au collège aux côtés de son meilleur ami Tiago. Très protectrice envers lui, elle intervient régulièrement face aux moqueries visant son apparence et ses goûts. Cette relation d’amitié constitue le point d’ancrage émotionnel de l’histoire.
Lorsque la situation dégénère en bagarre, le collège décide de sanctionner Billie. Mais au lieu d’une punition classique, le proviseur lui impose un compromis inattendu : intégrer un cours de boxe.
Ce choix transforme progressivement le récit. La boxe n’est pas présentée comme un simple défouloir, mais comme un espace d’apprentissage. Billie découvre un cadre où la colère doit être maîtrisée, où la discipline et le respect comptent autant que la force.
L’album aborde de manière accessible plusieurs thèmes importants : le harcèlement, la différence, le regard des autres et la gestion des émotions. Le personnage de Tiago rappelle notamment la difficulté d’être soi-même dans un environnement scolaire parfois hostile.
Le sport devient ici un outil de transformation personnelle. Billie apprend peu à peu à canaliser son énergie et à trouver une autre manière de se défendre et de défendre les autres.
Graphiquement, la bande dessinée privilégie un style dynamique et expressif, particulièrement efficace dans les scènes d’entraînement et de combat.
Le ton reste accessible à un jeune public, tout en traitant avec sérieux les tensions liées à l’adolescence et à la violence scolaire.
Enfiler les gants s’inscrit dans ces récits jeunesse où le sport agit comme révélateur de confiance, de solidarité et de dépassement de soi.
Éditeur : Scrineo Date de publication : 19 février 2026 Édition : Student Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 174 pages ISBN-10 : 2381674705 ISBN-13 : 978-2381674704
Bien à l’abri derrière la haie de son jardin, Mme Marty passe des journées entières à épier les habitants de son village, traquant les secrets et les petites manies des uns et des autres. Rien n’échappe à son œil de condor…
Avec Philomène et Milena, Thibault Bérard et Qin Leng proposent un récit délicat sur l’enfance, l’amitié et le regard porté sur les autres.
Le livre prend place dans un village observé à travers les yeux de Mme Marty, une voisine curieuse qui passe ses journées derrière sa haie à scruter les habitudes de chacun. Ce point de vue donne immédiatement au récit une tonalité à la fois tendre et légèrement malicieuse.
Mme Marty n’est pas présentée comme une menace, mais comme une figure solitaire fascinée par la vie des autres. Son attention se fixe particulièrement sur Philomène et Milena, deux enfants très différentes mais profondément liées.
Le cœur du livre réside dans cette amitié singulière. Les deux héroïnes apparaissent comme complémentaires dans leurs différences, et leur relation devient un espace de liberté et d’imaginaire.
Le texte de Thibault Bérard joue beaucoup sur la douceur du quotidien. Les gestes simples, les regards et les petites habitudes prennent une importance particulière, créant une atmosphère intime et apaisée.
Les illustrations de Qin Leng renforcent cette dimension sensible. Le trait délicat, les couleurs douces et les scènes de village donnent au livre une ambiance chaleureuse et presque intemporelle.
Le récit interroge aussi discrètement la notion d’observation. Où s’arrête la curiosité ? Pourquoi certaines relations nous touchent-elles autant ? Mme Marty semble trouver dans cette amitié quelque chose qu’elle contemple avec admiration, voire avec envie.
L’album privilégie l’émotion et la poésie du quotidien plutôt qu’une intrigue spectaculaire.
Philomène et Milena s’impose ainsi comme une histoire tendre sur les liens rares qui illuminent l’enfance et ceux qui les regardent grandir.
Un livre sensible et lumineux, qui célèbre l’amitié et la beauté discrète des petites choses
ASIN : B0FWT49KJ1 Éditeur : Editions Thierry Magnier Date de publication : 4 mars 2026 Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 144 pages ISBN-13 : 979-1035209483
« Merci », lui dis-je gentiment lorsqu’elle me dit que j’ai de la chance d’avoir une si belle famille. Mais j’ai envie de lui dire que ce n’est pas seulement une question de chance. Une famille, c’est comme une forteresse qu’il faut défendre en permanence. On ne peut jamais se détendre, car il y a toujours quelqu’un qui cherche à s’y introduire, quelqu’un qui essaie d’y pénétrer. Quelqu’un comme elle…
Avec Infidèle, Natalie Barelli plonge dans les mécanismes du thriller domestique psychologique, où les apparences familiales masquent une tension permanente et des secrets capables de tout faire exploser.
Le roman s’ouvre sur une scène simple mais déstabilisante : une femme découvre les indices d’une liaison dans l’atelier de son mari. Pourtant, là où beaucoup de thrillers choisiraient immédiatement l’affrontement, l’héroïne adopte une réaction plus troublante encore : elle continue comme si de rien n’était.
Ce choix donne immédiatement au récit une tonalité inquiétante. Derrière le calme apparent se cache une obsession : préserver coûte que coûte l’image de la famille parfaite. Le mariage devient alors une forteresse fragile, que la narratrice tente de défendre avec une intensité presque maladive.
Natalie Barelli joue habilement avec la perception du lecteur. La voix de la narratrice oscille entre vulnérabilité et contrôle, laissant planer un doute constant sur ce qu’elle cache réellement.
L’intrigue bascule progressivement du drame conjugal vers le thriller criminel. La mort d’Alex, ancien élève de l’héroïne, puis l’arrivée de la police et les messages menaçants élargissent le danger. Le récit installe une paranoïa croissante : quelqu’un observe, sait, attend.
Le roman explore plusieurs thèmes classiques du thriller psychologique : le mensonge, la culpabilité, la manipulation et la peur de perdre le contrôle. Mais il s’intéresse surtout à la manière dont certaines personnes sont prêtes à tout pour préserver leur existence idéale.
L’écriture privilégie la tension intérieure. Le suspense naît moins de l’action que de l’accumulation des secrets et des contradictions.
Comme dans les références évoquées telles que La Fille du train, le lecteur avance dans une zone d’incertitude où les vérités sont constamment remises en question.
Infidèle s’impose ainsi comme un thriller domestique efficace et addictif, porté par une narratrice aussi fascinante qu’inquiétante.
Un roman sous haute tension, où derrière la façade d’une famille parfaite se cache peut-être la personne la plus dangereuse de toutes.
Éditeur : Bookouture Date de publication : 26 mars 2026 Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 350 pages ISBN-10 : 1805507478 ISBN-13 : 978-1805507475
Sauvez le monde avec l’élite des agents (très) spéciaux : la famille Forger ! Une comédie d’espionnage pétillante !
Avec ce seizième tome de Spy x Family, Tatsuya Endo continue de développer son mélange unique de comédie familiale, d’espionnage et de satire politique.
Le récit poursuit les missions de la famille Forger, ce foyer improbable composé d’un espion, d’une tueuse à gages et d’une enfant télépathe, chacun ignorant en partie la véritable identité des autres.
Dans ce tome, Loid profite d’une consultation avec Melinda Desmond pour tenter d’approcher un peu plus les secrets entourant Donovan Desmond, cible centrale de son opération. Cette intrigue politique continue d’alimenter la tension de fond de la série.
Mais comme souvent dans Spy x Family, les enjeux internationaux passent aussi par le quotidien. La rentrée scolaire d’Anya devient ainsi le déclencheur d’un nouvel arc mêlant humour et danger diplomatique.
Le changement de classe en fonction des résultats scolaires introduit de nouvelles dynamiques relationnelles. Anya, malgré elle, se retrouve mêlée à un conflit dépassant largement le cadre de l’école. Cette capacité du manga à faire basculer des situations banales vers des enjeux géopolitiques fait partie de son identité.
Le personnage d’Anya reste au cœur du charme de la série. Ses réactions spontanées, son décalage permanent et sa lecture des pensées des adultes créent un humour constant, tout en révélant parfois la fragilité du monde qui l’entoure.
Graphiquement, Tatsuya Endo conserve son équilibre entre scènes d’action élégantes, expressions comiques et moments plus tendres.
Le manga continue aussi de jouer sur le contraste entre apparence familiale idéale et réalité des missions secrètes. Cette double lecture permet à la série de rester à la fois légère et pleine de suspense.
Spy x Family confirme avec ce tome sa capacité à mêler humour, espionnage et émotion dans un univers accessible et extrêmement rythmé.
Un volume drôle et efficace, où une simple rentrée scolaire pourrait bien avoir des conséquences internationales
ASIN : B0G7VDRMB2
Éditeur : Kurokawa
Date de publication : 23 avril 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 210 pages
Bienvenue dans cette dystopie cyberpunk ! Vous êtes à Moscou, ravagé par les gangs et les cyborgs.
Avec Moscow 2160, Kumo Kagyu, accompagné de Noboru Kannatuki et Kousuke Kurose, développe une dystopie cyberpunk sombre et brutale, dans un futur où l’Cold War ne s’est jamais réellement terminée.
Le manga imagine une Union soviétique toujours debout en 2160, transformée en puissance technologique rongée par les gangs, les mafias et les augmentations cybernétiques. Moscou devient un territoire urbain saturé de violence, de néons et de corruption.
Dans cet univers, Danila Kouraguine fait figure d’anomalie. Contrairement à la majorité des combattants équipés de prothèses et d’implants, il reste entièrement humain. Son vieux pistolet-mitrailleur accentue encore ce décalage dans un monde dominé par la machine.
Ce troisième tome poursuit cette logique d’opposition entre humanité et technologie. La mission de Danila, apparemment simple diversion contre une planque mafieuse protégée par des kiborgs, prend rapidement une tournure plus ambiguë avec la rencontre d’une mystérieuse jeune femme rousse.
Comme souvent dans le cyberpunk, la frontière entre piège, manipulation et hasard reste floue. Derrière chaque rencontre semble se cacher une menace potentielle.
Le manga développe également une ambiance fataliste. Le monde décrit n’offre guère d’espoir : pauvreté, violence et survie quotidienne structurent le récit. Danila évolue dans cet univers avec une forme de code moral qui le distingue des autres.
Graphiquement, l’esthétique cyberpunk est pleinement assumée : rues délabrées, lumières artificielles, armures mécaniques et décors urbains oppressants renforcent l’immersion.
L’influence de Kumo Kagyu, déjà connu pour Goblin Slayer, se ressent dans la noirceur du ton et la brutalité des affrontements.
Moscow 2160 s’impose ainsi comme une série cyberpunk violente et immersive, où l’humain semble peu à peu perdre sa place face aux machines et au chaos.
Un tome tendu et atmosphérique, qui plonge dans une Moscou futuriste aussi fascinante que désespérée.
ASIN : B0G7VM318K
Éditeur : Kurokawa
Date de publication : 9 avril 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 196 pages
La victoire est à un coup de pédale ! Un manga culte co-édité avec L’Équipe !
Avec ce treizième tome de En Selle, Sakamichi !, Wataru Watanabe entre dans l’un des moments les plus explosifs de la compétition inter-lycées : l’arrivée du premier jour de course.
Le manga concentre ici toute son énergie sur le sprint final. Les meilleurs coureurs de chaque équipe se lancent dans un affrontement où endurance, stratégie et volonté se mêlent dans un ultime effort.
Trois équipes dominent le duel : Sôhoku, l’Académie de Hakone et Kyôto Fushimi. Cette confrontation cristallise les rivalités construites depuis le début de la compétition. Chaque formation possède sa propre identité, son style et ses ambitions.
Le tome joue pleinement sur l’intensité du cyclisme de compétition. Les derniers mètres deviennent un véritable champ de bataille psychologique et physique. Les coureurs repoussent leurs limites, transformant chaque coup de pédale en acte décisif.
Comme souvent dans la série, Wataru Watanabe excelle dans la mise en scène de l’effort. Les visages tendus, les muscles à bout, les regards rivés sur la ligne d’arrivée donnent une puissance dramatique impressionnante à la course.
Le manga ne se contente pas de montrer une performance sportive : il explore aussi les motivations profondes des personnages. La victoire représente autant une reconnaissance personnelle qu’un accomplissement collectif.
Graphiquement, les scènes de sprint sont particulièrement dynamiques. Les cadrages serrés et les effets de vitesse accentuent l’urgence et la brutalité de la compétition.
Ce tome illustre parfaitement ce qui fait le succès de En Selle, Sakamichi ! : transformer une course cycliste en affrontement épique où chaque détail compte.
Un volume sous haute tension, porté par des rivalités intenses et un final haletant où la victoire se joue littéralement à un coup de pédale.
ASIN : B0G7VSRZMC
Éditeur : Kurokawa
Date de publication : 9 avril 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 208 pages
Quand le scénariste de Red Eyes Sword donne le pouvoir aux femmes et enchaîne son héros ! Avec ce dix-neuvième tome de Demon Slave, Takahiro et Yohei Takemura poursuivent l’escalade spectaculaire de leur manga d’action fantastique, où les affrontements prennent une ampleur toujours plus importante.
Le récit s’inscrit dans les conséquences directes de l’élection de la nouvelle commandante en chef. Les escadrons antidémons se préparent désormais à un affrontement majeur contre les Yaraijin, renforçant l’impression d’une guerre imminente.
Le personnage de Yûki reste au centre des enjeux. Le fait qu’il abrite trois des sœurs Yaraijin dans son esprit crée une situation ambiguë, faisant de lui à la fois une cible et un élément clé du conflit. Cette dualité nourrit une partie de la tension du tome.
L’arrivée d’Haruno Kué apporte un nouvel élan au récit. Ancienne membre du 7e escadron, revenue après une longue convalescence, elle permet à Yûki d’accéder à une nouvelle transformation. Comme souvent dans Demon Slave, les évolutions de pouvoir jouent un rôle central dans la progression dramatique.
Le manga continue de développer son univers autour de rapports de force très marqués, où les personnages féminins occupent des positions dominantes et stratégiques. Cette particularité reste l’une des signatures de la série.
L’entrée en scène de Taikyoku, décrite comme la plus puissante des Yaraijin, marque une montée de menace importante. Sa présence laisse présager des affrontements de grande ampleur et un basculement dans l’équilibre des forces.
Graphiquement, Yohei Takemura conserve un style dynamique et détaillé, particulièrement efficace dans les scènes de combat et les transformations.
Le rythme reste soutenu, alternant stratégie militaire, action explosive et évolution des personnages.
Demon Slave continue ainsi d’assumer pleinement son mélange de fantasy sombre, de combats spectaculaires et de tension constante.
Un tome intense et énergique, qui prépare un affrontement majeur tout en renforçant les pouvoirs et les enjeux de ses personnages.
ASIN : B0G7VD6D9M
Éditeur : Kurokawa
Date de publication : 9 avril 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 208 pages
Découvrez les nouvelles aventures à Tempest de trois héroïnes pleines d’énergie dans ce nouveau spin-off de Moi, quand je me réincarne en Slime !
Avec ce dixième tome de Moi, quand je me réincarne en Slime — Trinité, Fuse, Mitz Vah et Tae Tono poursuivent ce spin-off centré sur trois héroïnes évoluant dans l’univers de Moi, quand je me réincarne en Slime.
Le récit reprend alors que Phos, Stella, Nemu et Tôka approchent enfin de Tempest. Mais leur voyage bascule rapidement lorsqu’elles tombent dans une embuscade organisée par Jax, membre influent de Lubérios.
Cette confrontation permet au tome de renforcer sa dimension action. Les ennemis présentés ne sont pas de simples obstacles : chacun possède une spécialité et un passé qui complexifient les affrontements. Le retour de Peyn, déjà lié à Phos, ajoute une dimension plus personnelle au combat.
Le manga joue beaucoup sur la dynamique de groupe. Les trois héroïnes doivent mettre à profit les compétences acquises au fil de leurs aventures, mais aussi apprendre à fonctionner ensemble face à des adversaires plus puissants qu’elles.
L’humour reste présent, notamment à travers certaines situations et l’évocation des enseignements de « sa majesté le chat », élément décalé typique de l’univers Slime. Cette légèreté équilibre les scènes de combat plus tendues.
Graphiquement, le manga conserve l’esthétique colorée et énergique associée à la franchise. Les affrontements sont dynamiques, avec une mise en scène claire qui met en valeur les capacités des personnages.
Le spin-off continue également d’élargir l’univers de Tempest en explorant d’autres points de vue et d’autres figures secondaires, tout en restant accessible aux fans de la série principale.
Trinité se distingue ainsi par son ton plus aventureux et collectif, centré sur des héroïnes attachantes et pleines d’énergie.
Un tome rythmé et divertissant, où combats, progression des personnages et esprit d’équipe renforcent encore l’univers foisonnant de Slime.
ASIN : B0G7VD65SP
Éditeur : Kurokawa
Date de publication : 9 avril 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 160 pages
Retrouvez les célèbres faucheurs d’âmes dans une nouvelle édition Perfect pour le plus grand plaisir des fans de la licence !
Avec ce quatorzième tome de Soul Eater Perfect Edition, Atsushi Ohkubo poursuit la montée en intensité psychologique de son univers gothique et déjanté, en mettant particulièrement en avant le personnage de Crona.
Le passage cité donne immédiatement le ton : derrière l’action et l’esthétique exubérante du manga se cache une réflexion plus sombre sur la violence, l’isolement et la construction de soi. Crona apparaît ici comme une figure profondément brisée, façonnée par la peur et la destruction.
Ce tome approfondit la dimension intérieure du personnage. Son rapport au monde, marqué par l’incompréhension et la souffrance, donne au récit une tonalité plus tragique. La violence n’est pas simplement spectaculaire : elle devient un langage appris, presque imposé.
L’univers de Soul Eater continue de mêler plusieurs registres. Le manga conserve son énergie visuelle, ses combats dynamiques et son humour particulier, tout en développant des thèmes plus lourds autour de la folie et de l’identité.
Graphiquement, Atsushi Ohkubo reste fidèle à son style immédiatement reconnaissable : contrastes marqués, designs expressifs, compositions nerveuses. Cette esthétique singulière participe pleinement à l’ambiance du manga.
La Perfect Edition permet également de redécouvrir l’œuvre dans un format plus soigné, mettant davantage en valeur le trait de l’auteur et les détails de ses planches.
Ce tome marque une étape importante dans l’évolution émotionnelle de certains personnages, notamment Crona, dont la fragilité contraste avec la brutalité du monde qui l’entoure.
Soul Eater continue ainsi de se distinguer par sa capacité à mêler action, fantastique et questionnements plus profonds sur la peur, la solitude et le rapport à l’autre.
Un volume intense et sombre, où derrière les affrontements spectaculaires se cache une réflexion troublante sur la violence et l’humanité.
Éditeur : Kurokawa
Date de publication : 9 avril 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 240 pages
Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s’apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. A la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu’elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d’embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu. Si le père semble se laisser convaincre par les aspirations de sa fille, pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la manifestation d’un mal plus profond …
Après le remarqué Lullaby, Alauda Ruiz de Azúa poursuit son exploration des liens familiaux et des tensions intimes avec Les Dimanches, un drame sensible et profondément troublant autour de la foi, du doute et de la construction de soi.
Ainara, 17 ans, brillante lycéenne issue d’un milieu catholique, semble avoir un avenir tout tracé. Pourtant, à la surprise générale, elle annonce à sa famille son désir d’intégrer un couvent afin de devenir religieuse. Une décision incompréhensible pour ses proches, qui fait éclater des tensions enfouies et révèle les fractures silencieuses d’une famille incapable de réellement communiquer.
Le film évite constamment le jugement facile. Alauda Ruiz de Azúa ne cherche ni à idéaliser la foi ni à la condamner. Ce qui l’intéresse avant tout, c’est ce moment fragile où une jeune femme tente de donner un sens à sa vie dans un monde où chacun projette sur elle ses propres attentes. La vocation d’Ainara devient alors un miroir des peurs et des frustrations familiales.
La grande réussite du film réside dans sa subtilité émotionnelle. Derrière les repas de famille, les discussions banales et les silences pesants, se dessine peu à peu un malaise plus profond. La tante Maite, interprétée avec une intensité remarquable par Patricia López Arnaiz, pressent que cette vocation soudaine cache peut-être une souffrance plus intime. Son regard inquiet donne au récit une tension psychologique discrète mais constante.
Face à elle, Blanca Soroa impressionne par la retenue de son jeu. Son Ainara demeure insaisissable, entre conviction sincère, besoin d’évasion et quête identitaire. Cette ambiguïté nourrit toute la force du film.
Visuellement, Les Dimanches adopte une mise en scène épurée et naturaliste. Les intérieurs familiaux, les salles de classe et les espaces religieux sont filmés avec douceur, presque comme des lieux suspendus où le temps ralentit. La lumière naturelle et les cadres fixes renforcent cette impression d’intimité étouffante.
Mais au-delà du sujet religieux, le film parle surtout de liberté et du poids des attentes sociales. Peut-on réellement choisir sa vie lorsque tout le monde pense savoir ce qui est bon pour nous ? Cette question traverse le récit avec une grande délicatesse.
Un drame intimiste et bouleversant, porté par deux performances remarquables et la mise en scène sensible de Alauda Ruiz de Azúa. Les Dimanches confirme le talent d’une cinéaste capable de transformer les conflits silencieux du quotidien en véritable tension émotionnelle.
DVD / Blu-ray – Image / Son / Bonus
Image
L’édition vidéo met parfaitement en valeur l’esthétique sobre et lumineuse du film. La photographie naturelle conserve une belle finesse dans les détails, notamment dans les scènes d’intérieur baignées de lumière douce. Les teintes discrètes et les cadres épurés participent pleinement à cette atmosphère contemplative et intime. L’image privilégie le réalisme et la proximité avec les personnages, sans artifices visuels inutiles.
Son
La piste sonore repose avant tout sur la subtilité. Les dialogues sont clairs et parfaitement équilibrés, essentiels dans un film où chaque silence et chaque hésitation comptent autant que les mots. Les ambiances discrètes — craquements, bruits domestiques, chants religieux ou simples respirations — renforcent l’immersion émotionnelle. La musique, utilisée avec parcimonie, accompagne délicatement les moments de tension intérieure.
Verdict
Une très belle édition pour un drame intimiste d’une grande finesse. Grâce à une image élégante, un son immersif et des bonus enrichissants, Les Dimanches confirme toute la sensibilité du cinéma de Alauda Ruiz de Azúa. Un film délicat et habité, qui explore avec intelligence les tensions entre foi, liberté et famille.
Classé : Tous publics
Dimensions du produit (L x l x h) : 13,5 x 1,5 x 19 cm; 85 grammes
Réalisateur : Alauda Ruíz de Azúa
Format : PAL
Durée : 1 heure et 50 minutes
Date de sortie : 16 juin 2026
Acteurs : Blanca Soroa, Juan Minujin, Mabel Rivera, Miguel Garcés, Patricia López Arnaiz