Le renard et la louve de Élodie Chan (Auteur), Anthony Martinez (Illustrations)

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À la lisière d’une forêt sauvage vit Sheshou, un garçon doté d’un pouvoir étonnant : chaque nuit, il se transforme en renard. Un soir, il rencontre Ōka, une orpheline qui prend l’apparence d’une louve. Mais, bientôt, un mal mystérieux se propage et les arbres dépérissent.

Avec Le renard et la louve, Élodie Chan et Anthony Martinez proposent un récit jeunesse à la frontière du conte et du roman d’aventure, porté par une atmosphère à la fois poétique et inquiétante.

Le livre s’appuie sur une idée forte : la double identité. Sheshou, garçon le jour, renard la nuit, incarne un personnage en équilibre entre deux mondes. Sa rencontre avec Ōka, elle-même liée à la figure de la louve, installe une relation miroir, où chacun porte en lui une part sauvage.

Très vite, le récit dépasse la simple rencontre pour s’inscrire dans une quête. La forêt, espace central, est menacée par un mal mystérieux qui ronge les arbres et déséquilibre l’ensemble. Ce dérèglement agit comme une métaphore écologique, suggérée sans être explicitement didactique.

L’aventure qui s’ouvre repose sur une dynamique de duo. Sheshou et Ōka avancent ensemble, confrontés à des dangers qui testent leur courage mais aussi leur confiance mutuelle. Le lien qui se construit entre eux constitue le cœur émotionnel du livre.

L’univers développé par Élodie Chan s’inscrit dans une tradition de contes initiatiques, où la nature est à la fois refuge et menace. Les éléments fantastiques — transformations, créatures, malédiction — servent une progression centrée sur la découverte de soi.

Les illustrations d’Anthony Martinez renforcent cette immersion. Le travail sur les ambiances forestières, les jeux de lumière et les silhouettes animales contribue à créer un univers visuel riche et enveloppant.

Le récit, accessible, privilégie une narration fluide tout en conservant une certaine densité thématique. Il aborde des notions comme la différence, l’entraide et la responsabilité face au monde naturel.

Le renard et la louve s’impose ainsi comme un conte moderne, où l’aventure extérieure accompagne une transformation intérieure.

Un livre sensible et immersif, qui mêle fantastique et nature dans une quête initiatique pleine de mystère.

Éditeur ‏ : ‎ KALEIDOSCOPE Date de publication ‏ : ‎ 6 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 52 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2378882696 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2378882693

Comment dessiner ? – Nouvelle édition: 50 trucs pour devenir un as de la BD de Zep (Scenario), Tebo (Dessins)

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Deviens un As du dessin : les leçons de dessin des célèbres professeurs Zep et Tébo

Avec Comment dessiner ?, Zep et Tébo proposent un ouvrage hybride, à mi-chemin entre le manuel pédagogique et la bande dessinée humoristique.

Le livre repose sur une idée simple : rendre le dessin accessible à tous. À travers une cinquantaine de conseils, les auteurs abordent les bases de la BD — personnages, expressions, mouvements, objets — sans jamais adopter un ton académique. Chaque leçon est intégrée à des strips, mêlant explication et gag.

Cette approche décomplexée constitue la force de l’ouvrage. Loin d’un manuel technique classique, le livre privilégie l’expérimentation. Les conseils sont concrets, souvent rapides à mettre en pratique, et accompagnés d’exemples visuels immédiats.

Le duo joue également sur l’autodérision. En se mettant eux-mêmes en scène comme « professeurs », Zep et Tébo désamorcent toute idée de sérieux excessif. L’humour devient un outil pédagogique, facilitant l’apprentissage.

Graphiquement, le style est fidèle à leurs univers respectifs : expressif, dynamique, lisible. Les démonstrations mettent en évidence les étapes du dessin, tout en conservant une énergie visuelle proche de la BD.

Cette nouvelle édition enrichit le contenu avec des pages supplémentaires consacrées au dessin animé, ouvrant une perspective vers d’autres formes de narration visuelle.

L’ouvrage s’adresse autant aux débutants qu’aux lecteurs curieux de comprendre les mécanismes du dessin. Il ne promet pas une maîtrise immédiate, mais encourage la pratique régulière.

Comment dessiner ? s’impose ainsi comme une porte d’entrée ludique dans l’univers de la bande dessinée, où l’apprentissage passe par le plaisir.

Un guide malin et accessible, qui donne envie de prendre un crayon et de se lancer, sans complexe.

Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD Date de publication ‏ : ‎ 1 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 48 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2344075755 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344075753

Captain Biceps – Tome 08: L’Atomiseur de Zep (Scenario), Tebo (Dessins)

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Le retour du plus balèze des super-héros !

Avec ce huitième tome de Captain Biceps, Zep et Tébo relancent leur super-héros aussi surpuissant qu’absurde, dans une version encore plus débridée.

Figure caricaturale du justicier invincible, Captain Biceps repose sur un principe simple : une force illimitée, appliquée sans finesse. Chaque affrontement devient alors un prétexte à la parodie, où les codes du genre super-héroïque sont systématiquement détournés.

Ce tome 8 élargit encore le terrain de jeu avec une incursion dans le multivers. L’idée permet aux auteurs de multiplier les références, en convoquant des univers variés — comics américains, mangas ou jeux vidéo — pour mieux les détourner. Cette mécanique de pastiche constitue l’un des moteurs principaux de l’album.

La structure en gags courts renforce le rythme. Chaque planche fonctionne comme une variation autour du même principe : un adversaire, une confrontation, une résolution brutale et souvent ridicule. L’humour naît du décalage entre la puissance du héros et l’absence totale de subtilité.

Graphiquement, Tébo accentue cette dimension. Les proportions exagérées, les mouvements dynamiques et les expressions outrancières participent à une mise en scène volontairement excessive. Le dessin accompagne pleinement l’efficacité comique.

Le scénario de Zep joue sur la répétition et la variation, en exploitant les clichés du genre pour mieux les désamorcer. Captain Biceps, toujours victorieux, n’en sort pas forcément grandi, renforçant l’ironie du personnage.

L’album s’adresse à un public large, capable de saisir les références tout en appréciant un humour direct et accessible.

Captain Biceps – L’Atomiseur s’inscrit ainsi dans une tradition de bande dessinée humoristique qui détourne les mythes contemporains, ici celui du super-héros.

Un tome explosif et assumé, qui enchaîne les gags avec efficacité et confirme la place de Captain Biceps comme anti-héros culte de la BD humoristique.

Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD Date de publication ‏ : ‎ 1 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 48 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2344069127 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344069127

Lili, toujours debout, jusqu’au bout !: De Ravensbrück à Bergen-Belsen de Lili Keller-Rosenberg (Avec la contribution de), Boris Golzio (Avec la contribution de, Dessins, Encreur)

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Le témoignage fort et émouvant de Lili, survivante des camps de la mort.

Avec Lili, toujours debout, jusqu’au bout !, Lili Keller-Rosenberg et Boris Golzio livrent un témoignage d’une grande force, à la croisée du récit autobiographique et de la bande dessinée historique.

L’album retrace le parcours de Lili et de sa famille, arrêtés en 1943 dans le nord de la France, dans un contexte marqué par les politiques antisémites du régime de Vichy. Très vite, le récit bascule dans la mécanique implacable de la déportation : prison, transit, séparation, puis internement dans les camps nazis.

Le livre suit ce cheminement jusqu’à camp de Ravensbrück, puis camp de Bergen-Belsen, où les conditions de vie atteignent un degré extrême de violence et de dénuement. La faim, la maladie, la peur constante structurent le quotidien, tandis que la famille tente de rester unie malgré les séparations et les pertes.

Le témoignage se distingue par son point de vue : celui d’une enfant. Cette perspective donne au récit une dimension particulière, où l’incompréhension, la peur et la survie coexistent. Le texte évite toute surenchère, laissant la réalité parler d’elle-même.

Le travail de Boris Golzio accompagne cette approche avec retenue. Le dessin, sobre et précis, privilégie la lisibilité et la dignité, sans chercher l’effet spectaculaire. Cette sobriété renforce l’impact émotionnel.

L’album ne s’arrête pas à la libération. Il aborde également l’après : le retour en France, la reconstruction difficile, le silence imposé. Cette partie souligne une autre réalité, celle de survivants confrontés à l’impossibilité de transmettre immédiatement ce qu’ils ont vécu.

L’ouvrage s’inscrit dans une démarche de mémoire. Les contributions d’historiens viennent contextualiser le récit, notamment sur la place des enfants dans la Shoah et sur le fonctionnement du système concentrationnaire.

Lili, toujours debout, jusqu’au bout ! dépasse le cadre du témoignage individuel pour devenir un document historique et humain, essentiel à la transmission.

Un album poignant et nécessaire, qui rappelle, avec justesse et dignité, la réalité de la déportation et la force de celles et ceux qui ont survécu.

Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD Date de publication ‏ : ‎ 1 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 234405880X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344058800

Éliott et la bibliothèque fabuleuse de Pascaline Nolot

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Pour échapper à la terrible Charlie de l’école, Éliott se cache à la bibliothèque. Il ouvre un bon livre et s’endort !

Avec Éliott et la bibliothèque fabuleuse, Pascaline Nolot propose un roman jeunesse qui célèbre le pouvoir de l’imaginaire et de la lecture, en transformant un lieu familier — la bibliothèque — en espace d’aventure.

Le point de départ s’ancre dans une situation du quotidien : Éliott cherche à échapper à une élève qui le harcèle et se réfugie dans les livres. Mais ce refuge bascule rapidement dans le fantastique. À son réveil, la bibliothèque s’est métamorphosée en un univers autonome, régi par ses propres règles.

L’originalité du récit réside dans cette organisation interne du monde des livres. Rats mécaniques, chat autoritaire, ouvrages « malades » : Nolot imagine une véritable mécanique du récit, où les livres deviennent des entités vivantes nécessitant entretien et protection.

Accusé d’espionnage, Éliott est contraint d’accepter une série de missions pour préserver sa mémoire. Cette structure épisodique — archiver, sauver, chasser — donne au roman un rythme dynamique, proche du jeu ou de la quête initiatique.

Chaque mission permet d’explorer une facette de la création littéraire. Sauver des personnages abandonnés ou affronter le Gloutomot, créature dévoreuse de mots, revient à interroger la fragilité des histoires et leur dépendance à ceux qui les écrivent et les lisent.

Le livre fonctionne ainsi sur plusieurs niveaux. À la surface, une aventure accessible, pleine d’action et de créatures insolites. En profondeur, une réflexion sur la mémoire, l’imagination et le rôle du lecteur.

Le personnage d’Éliott évolue au fil de ces épreuves. De spectateur passif, il devient acteur, trouvant dans cet univers une forme de confiance et d’affirmation.

L’écriture de Pascaline Nolot reste fluide, adaptée à un jeune public, tout en développant un univers riche et cohérent.

Éliott et la bibliothèque fabuleuse s’impose comme un roman qui valorise la lecture comme espace de liberté et de transformation.

Une aventure inventive et immersive, où les livres deviennent des mondes à sauver… et à habiter.

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur Date de publication ‏ : ‎ 24 avril 2019 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 160 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700259408 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700259407

Ben Mazué au Zénith de Paris

Au Zénith de Paris, Ben Mazué confirme ce qui fait aujourd’hui sa singularité dans le paysage musical français : une capacité rare à conjuguer ampleur scénique et intimité émotionnelle. Devant une salle comble, l’artiste déploie un spectacle à la fois narratif et musical, où chaque élément semble pensé pour servir un seul objectif : faire résonner le texte.

Mais l’une des véritables forces de ce concert réside dans la présence du groupe Just Vox. Entièrement composé de voix, sans recours aux instruments, l’ensemble apporte une dimension organique et profondément humaine à la performance. Dès leurs premières interventions, le ton est donné : ici, la voix devient matière, souffle, percussion parfois, écrin souvent.

Une alliance artistique évidente

Loin d’un simple accompagnement, Just Vox s’inscrit dans une véritable logique de dialogue avec Ben Mazué. Leurs harmonies viennent épouser les textes, les prolonger, parfois même les révéler autrement. Là où l’artiste travaille déjà une écriture du détail — celle des sentiments, des souvenirs, des failles — le groupe vocal ajoute une couche de profondeur sonore qui amplifie chaque nuance.

Certaines séquences frappent particulièrement par leur épure. Dans un Zénith habitué aux dispositifs spectaculaires, voir une salle entière suspendue à quelques voix relève presque de la performance. Les arrangements vocaux, d’une précision remarquable, créent des textures riches tout en conservant une grande lisibilité. Rien n’est superflu : chaque intervention est pensée, dosée, au service du récit.

La voix comme instrument total

Avec Just Vox, le concert prend une tournure presque sensorielle. Les voix deviennent tour à tour nappes, pulsations, échos. Elles remplacent les instruments sans jamais donner l’impression d’un manque. Au contraire, cette absence d’artifice instrumental recentre l’attention sur l’essentiel : l’émotion brute.

Ce choix artistique s’inscrit parfaitement dans l’ADN de Ben Mazué. Depuis ses débuts, il explore une forme hybride entre chanson et récit, entre musique et parole. L’apport de Just Vox vient prolonger cette démarche en la radicalisant presque : ici, tout passe par la voix, dans ce qu’elle a de plus fragile et de plus puissant à la fois.

Une émotion amplifiée

L’effet sur le public est immédiat. Dans une salle pourtant immense, une forme de proximité s’installe. Les spectateurs ne sont plus simplement face à un concert, mais plongés dans une expérience collective où l’écoute devient centrale. Les silences eux-mêmes prennent du poids, comme des respirations partagées.

Les titres issus de Famille trouvent dans cette configuration une nouvelle intensité. Plus incarnés, plus dépouillés, ils touchent avec une justesse désarmante. La collaboration avec Just Vox agit alors comme un révélateur : elle met en lumière la force intrinsèque des textes de Mazué, tout en leur offrant un écrin sonore singulier.

Un spectacle à part

Avec ce concert au Zénith, Ben Mazué ne cherche pas à impressionner par la démesure, mais par la précision. L’ajout de Just Vox s’inscrit dans cette logique : proposer autre chose, déplacer les codes, surprendre sans jamais trahir l’identité de l’artiste.

Le résultat est une proposition artistique cohérente, sensible, profondément habitée. Dans une époque où les concerts tendent parfois vers la surenchère visuelle, cette place accordée à la voix — à toutes les voix — apparaît comme un geste fort.

Plus qu’un simple concert, c’est une expérience qui s’impose ici : celle d’un moment suspendu, où la musique redevient, avant tout, une affaire de présence et de partage.

Céline Dion, 45 ans de succès, album par album: Toute la carrière de l’icône mondiale en images et en mots de Jérémy Parayre (Auteur)

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La vie de Céline Dion année après année, de son premier single à son dernier album, dans un beau-livre avec ses plus belles photos

Avec Céline Dion, 45 ans de succès, Jérémy Parayre propose un beau-livre consacré à la carrière de l’une des plus grandes voix de la musique internationale. L’ouvrage retrace le parcours de la chanteuse québécoise en revenant, année après année, sur ses albums, ses succès et les moments marquants de sa trajectoire artistique.

Tout commence au début des années 1980 avec Ce n’était qu’un rêve, premier single enregistré alors que Céline Dion n’a que treize ans. Très rapidement, la jeune chanteuse se fait remarquer par la puissance et la singularité de sa voix. Ce premier succès marque le point de départ d’une carrière exceptionnelle qui va s’étendre sur plusieurs décennies.

Le livre revient sur les différentes étapes de cette ascension internationale : la conquête du public francophone, l’ouverture au marché anglophone, les tournées mondiales et les chansons devenues incontournables. Des titres comme Pour que tu m’aimes encore ou My Heart Will Go On ont contribué à faire de Céline Dion une figure majeure de la musique populaire.

Au fil de ses 27 albums — dont 15 en français — et de nombreux concerts à travers le monde, l’artiste s’est imposée comme l’une des chanteuses ayant vendu le plus de disques dans l’histoire de la musique, avec plus de 250 millions d’exemplaires écoulés.

Richement illustré, l’ouvrage propose également de nombreuses photographies retraçant les différentes périodes de sa carrière. Jérémy Parayre revient sur la création de ses plus grands tubes, mais aussi sur certaines chansons moins connues qui témoignent de l’évolution artistique de la chanteuse.

À travers ce parcours détaillé, Céline Dion, 45 ans de succès dresse le portrait d’une artiste dont la carrière, marquée par la passion et la persévérance, a profondément marqué l’histoire de la musique contemporaine.

Éditeur ‏ : ‎ Hors Collection Date de publication ‏ : ‎ 9 octobre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 232 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2701404568 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2701404561

Red flags de Sophie Jo

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Et si la mauvaise personne était… la bonne ?

Avec Red Flags, Sophie Jo s’inscrit dans la tradition de la comédie romantique contemporaine, en revisitant le trope du enemies-to-lovers à l’ère des relations ultra-codifiées.

Le point de départ repose sur une mécanique efficace : Poppy et Cam acceptent de rester ensemble pendant deux mois, non pas pour construire une relation, mais pour la saboter. Chacun arrive avec ses certitudes, ses mécanismes de défense et une volonté assumée de faire échouer l’expérience.

Poppy incarne une génération qui analyse l’amour à travers le prisme des « red flags ». Tout est passé au crible : goûts culturels, attitudes, comportements. À l’inverse, Cam fuit dès que les choses deviennent sérieuses. Deux stratégies opposées, mais qui traduisent une même difficulté à s’engager.

Le roman joue sur cette opposition. Les situations sont construites autour de tentatives de sabotage mutuel, qui deviennent autant de moments comiques. Mais derrière l’humour, le récit explore une question plus profonde : peut-on réellement contrôler ses sentiments ?

La progression repose sur un glissement progressif. Ce qui devait être un jeu devient une confrontation sincère. Les « défauts » deviennent des points de contact, et les stratégies de fuite se heurtent à une forme d’attachement inattendue.

L’écriture privilégie un ton léger, rythmé, avec des dialogues efficaces. Le roman s’adresse clairement à un public amateur de romances modernes, tout en intégrant des références aux pratiques actuelles du dating.

Le concept de « green flag » vient compléter celui des « red flags », suggérant une évolution du regard porté sur l’autre. L’enjeu n’est plus seulement d’éviter ce qui ne convient pas, mais de reconnaître ce qui fonctionne.

Red Flags propose ainsi une lecture accessible et actuelle, qui joue avec les codes du genre tout en les actualisant.

Une comédie romantique dynamique et bien construite, qui transforme un jeu de sabotage en apprentissage des sentiments.

ASIN ‏ : ‎ B0G4VLJN21 Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J Date de publication ‏ : ‎ 10 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 320 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040123811

Over exposed de Maelys Crouilbois

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Esther est créatrice de contenu. À vingt-deux ans, elle pense tout contrôler : son image, sa carrière et même son déménagement à Paris.

Avec Over Exposed, Maëlys Crouilbois propose un roman contemporain ancré dans son époque, qui explore les tensions entre image publique et réalité intime à travers une rencontre improbable.

Le récit repose sur une opposition claire entre ses deux protagonistes. Esther, créatrice de contenu, évolue dans un univers où l’exposition de soi est permanente. Elle construit, maîtrise et diffuse son image, convaincue de contrôler sa trajectoire. À l’inverse, Léo mène une vie discrète, marquée par des responsabilités précoces : travail, gestion du quotidien et prise en charge de sa sœur.

Leur cohabitation agit comme un dispositif narratif central. Contraints de partager le même espace, ils doivent composer avec leurs différences. Ce huis clos du quotidien devient le lieu d’une confrontation progressive, mais aussi d’une évolution personnelle.

Le roman s’intéresse ainsi à la question de l’identité. Qui est-on derrière l’image que l’on renvoie ? Que reste-t-il lorsque les filtres tombent ? À travers Esther, le livre interroge la mise en scène de soi à l’ère des réseaux sociaux, tandis que Léo incarne une forme de réalité plus brute, moins visible mais tout aussi complexe.

La relation entre les deux personnages se construit sur ce décalage. Loin des schémas immédiats, elle se développe dans la durée, à travers des échanges, des tensions et des ajustements. Chacun est amené à remettre en question ses certitudes.

L’écriture privilégie une approche directe, accessible, en phase avec un public jeune adulte. Le cadre parisien, familier mais dynamique, accompagne cette immersion dans un quotidien contemporain.

Over Exposed s’inscrit dans une tendance actuelle de romans qui explorent les effets des réseaux sociaux sur les relations et la construction de soi, sans pour autant se limiter à un simple constat.

Un récit actuel et sensible, qui questionne la frontière entre visibilité et authenticité, à travers une histoire de cohabitation et de transformation

Éditeur ‏ : ‎ Hachette Romans Date de publication ‏ : ‎ 15 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 432 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2017343846 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2017343844

Que la mort nous frôle de Michel Bussi

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Quand on frôle la mort, ce n’est pas son passé que l’on voit défiler. Ce sont les rêves que l’on ne pourra pas réaliser.

Avec Que la mort nous frôle, Michel Bussi revient à ce qui fait la force de son écriture : un suspense psychologique construit autour d’un huis clos, où la perception du réel se fissure progressivement.

Le roman s’installe près de Lausanne, dans le manoir des Amarantes, lieu chargé d’histoire qui accueille depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale des pensionnaires marqués par des traumatismes profonds. Ce cadre, à la fois isolé et chargé de mémoire, devient un personnage à part entière.

L’arrivée de Jeanne, jeune psychiatre spécialisée, sert de point d’entrée au lecteur. À travers son regard, le récit dévoile peu à peu les tensions qui traversent le lieu. Les pensionnaires — notamment Charly et Téréza — incarnent des trajectoires fragiles, entre reconstruction et instabilité.

Très vite, des éléments troublants s’accumulent : disparitions inexpliquées, déplacements d’objets, comportements ambigus du directeur. Bussi installe une atmosphère de doute permanent, où chaque détail peut être interprété de plusieurs manières.

Le roman joue sur la frontière entre rationalité et inquiétude. Le cadre psychiatrique autorise plusieurs lectures : ce qui semble étrange relève-t-il d’une manipulation, d’une pathologie, ou d’une réalité plus sombre ? Cette ambiguïté nourrit la tension narrative.

Le manoir, isolé entre lac et montagne, renforce cette impression d’enfermement. Le huis clos fonctionne pleinement, en concentrant les interactions et en amplifiant les non-dits. Les personnages évoluent dans un espace où le passé reste omniprésent.

Michel Bussi maîtrise son rythme. Les révélations sont distillées progressivement, chaque avancée venant remettre en question les certitudes précédentes. Le récit s’inscrit dans une logique de déstabilisation continue, jusqu’au dénouement.

Comme souvent chez l’auteur, l’intrigue repose sur une construction précise, orientée vers un twist final qui reconfigure l’ensemble de l’histoire. Ce mécanisme, attendu, reste ici efficace grâce à la solidité de l’installation.

Que la mort nous frôle s’impose ainsi comme un thriller maîtrisé, qui exploite les codes du genre tout en s’appuyant sur une atmosphère forte et des personnages ambigus.

Un roman tendu et immersif, où le passé, les traumatismes et les apparences composent un piège narratif redoutablement efficace.

Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité Date de publication ‏ : ‎ 16 avril 2026 Édition ‏ : ‎ 1er Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 432 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2258214467 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258214460