Les séries à ne pas rater en août

Les séries à ne pas rater en août

En quête de nouvelles séries à se mettre sous la dent en ce mois d’août ?

Nouvelles séries

 Ted Lasso – 14 août

Après El Presidente en juin dernier sur Amazon Prime Video, une autre série sur le football va voir le jour sur Apple TV+. Ted Lasso, un entraineur de football américain, débarque à Londres pour coacher une équipe de football… pas américain. Face à une équipe et une ville dubitatives, arrivera-t-il à leur faire adopter la méthode Ted Lasso ? Incarné Jason Sudekis, l’acteur est aussi co-créateur de la série avec Bill Lawrence, créateur de Scrubs ou encore Cougar Town.

 Lovecraft Country – 17 août

C’est l’une des séries les plus attendues de l’été. Produite notamment par Jordan Peele et J.J. Abrams, Lovecraft Country se déroule dans l’Amérique raciste des années 1950 et raconte l’histoire d’Atticus Black, un jeune homme de 25 ans, qui embarque avec son amie Letitia et son oncle George dans un road trip à la recherche de son père disparu. Sur la route, ils rencontrent des monstres fantastiques, ainsi que des monstres bien réels…

Nouvelles saisons

 The Rain saison 3 – 6 août

Après la pluie, le beau temps ? Dernier tour de piste pour The Rain : la série post-apocalyptique danoise connaitra sa conclusion avec sa saison 3 le 6 août prochain.

 Ramy saison 2 – 6 août

Diffusée sur la plateforme Hulu en mai dernier, la saison 2 de Ramy arrive enfin en France sur STARZPLAY. L’histoire de ce fils d’immigré égyptien dans le quartier du New Jersey a valu à l’acteur Ramy Youssef un Golden Globe pour sa performance en 2020.

 3% saison 4 – 14 août

La série Netflix brésilienne 3% touche à sa fin pour une quatrième et dernière saison le 14 août. Dans cette histoire dystopique où la société est divisée entre les riches et les pauvres, seuls 3% des personnes les plus démunies peuvent prétendre rejoindre la haute société.

 Miracle Workers saison 2 – 18 août

Miracle Workers revient pour une saison 2 sur Warner TV le 18 août. La série anthologique délaisse cette fois Dieu et ses anges pour nous placer en plein Moyen-Âge alors que le Daniel Radcliffe incarne cette fois le prince Chauncley, digne héritier du royaume et fils d’un tyran sanguinaire.

 Das Boot saison 2 – 20 août

Das Boot revient pour une saison 2 sur STARZPLAY le 20 août. La série revient pour une nouvelle saison entrelacant trois storylines pour continuer d’explorer les tourments de l’âme humaine pendant la seconde guerre mondiale.

 Lucifer saison 5 partie 1 – 21 août

C’est l’évènement de ce mois d’août, le retour de Lucifer pour une première salve d’épisodes de la saison 5 le 21 août.

Qu’est-ce qui vous tente le plus ce mois-ci ?

 

La belle-mère de Sally Hepworth | 20 août 2020

Avocate appréciée pour son dévouement, Diana se bat pour améliorer le sort des réfugiés, mais elle se montre froide et distante, sinon blessante, envers les siens. Ce dont souffre Lucy, sa belle-fille, qui rêvait de trouver en elle une mère de substitution.

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Chronique : Le livre commence par l’annonce de la mort de Diana, mère d’Ollie et belle-mère de Lucy. Le récit se divise en deux parties : les perspectives de Lucy et de Diana sur une période de dix ans.

Diana a été décrite par certains comme un personnage détestable. Bien qu’elle ne soit pas nécessairement sympathique, j’ai trouvé ses chapitres fascinants ! Aussi froide qu’elle ait été, son personnage était beaucoup plus convaincant que celui de Lucy, qui est tombée plutôt à plat pour moi. Je voulais en savoir plus sur Diana, en particulier sur son passé et sur sa relation avec Tom. Il y a des allusions à ce qui l’a façonnée, mais je voulais avoir une vue d’ensemble !

Je suis partagé entre tant d’éléments de ce livre : Les personnages, la structure narrative, l’intrigue, etc. Parfois, j’étais complètement fasciné, alors que d’autres fois, je m’ennuyais à mourir. Je voulais plus – j’avais l’impression que le lecteur ne se voit offrir que la surface de la relation entre Diana et Lucy. On plonge un peu plus profondément vers la fin, mais il semble que dans un effort pour maintenir un élément de surprise tout au long du roman, on perde ce qui aurait pu être une lecture plus complexe de la relation entre ces deux femmes. J’ai aussi pensé que ce livre essayait d’être trop de choses à la fois : Drame familial, fiction féminine, thriller psychologique tout en un. Dans l’ensemble, bien que j’aie aimé certaines parties de La belle-mère, cela n’a pas fonctionné dans son ensemble.

Note : 7/10

 

  • Broché : 360 pages
  • Editeur : L’Archipel (20 août 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2809828865

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Armin van Buuren propose des remixes insaisissables dans « The Lost Tapes »: Dancing Astronaut

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Armin van Buuren est le cadeau qui ne cesse de donner. Après avoir donné des ailes à l’album de remix de 30 chansons, RELAXED en mai, le 81-inclusion A State Of Trance 2020 (Mixé par Armin van Buuren) en avril, l’album de remix de 87 coupes Balance en mars et un flux incessant de singles entre les deux, van Buuren est de retour engager les auditeurs avec une autre offre complète.

Le vétéran électronique prouve que son endurance de production est inégalée avec The Lost Tapes, une collection de 31 chansons de remix inédits, dont beaucoup ne pouvaient être trouvés que dans l’un des sets live de van Buuren – jusqu’à présent. Le trésor des classiques d’Armin réinventés comprend des reprises d’ilan Bluestone, David Gravell, Assaf et bien d’autres, aboutissant à près de deux heures d’activité de streaming «bande perdue». «You Are», «If It Ain’t Dutch» et «This Is What It Feels Like» sont parmi les morceaux séculaires pour faire peau neuve sur The Lost Tape.

Armin van Buuren - Lost Tapes

 

Alanis Morissette: Avis sur l’album: Such Pretty Forks in the Road

Alanis Morissette est de retour! Après une interruption de huit ans, l’un des pionniers du rock alternatif des années 90 revient sous les projecteurs avec son neuvième album studio, Such Pretty Forks in the Road . Après quatre ans de travail et une sortie retardée de trois mois en raison du COVID-19, l’album applique un traitement de marque Morissette – des paroles coupantes et une voix qui hurle, croonne et chuchote aussi habilement qu’une flèche – aux questions de l’âge adulte, de la responsabilité, et la créativité à un effet plus grand et plus complet que ce que nous avions vu pour la dernière fois d’elle. L’album qui en résulte est extrêmement obsédant, impeccablement poli et d’une gentillesse complexe.

Alanis Morissette: Such Pretty Forks in the Road review – back to ...

Such Pretty Forks in the Road trouve Morissette explorant la fragilité de la renommée, de la jeunesse et de la passion, mais d’une manière qui contrecarre cette fragilité dans ses traces. Au risque de se rapprocher trop près d’un jeu de mots «ironique», l’une de ses forces a toujours été son étreinte de la contradiction et des frictions qui y vivent. D’une part, elle n’a pas peur de trouver son propre son et d’utiliser sa voix rageuse et expressive pour se tailler ses propres définitions de la grâce et semble n’avoir aucun scrupule à la vulnérabilité; pensez à la douleur brute et personnelle qu’elle partage dans «You Oughta Know» ou à sa nudité littérale dans le clip de «Thank U». Pourtant, d’un autre côté, ses paroles, notamment sur cet album, trahissent ses insécurités et les questionnent à chaque tournant.

Son chemin avec les mots ne va nulle part, et dans cet album, elle l’associe à une production enveloppante et à des instrumentaux rock matures. Son énergie est plus concentrée que nous ne l’avons vu depuis des années, entre le Havoc contemplatif et Bright Lights et le chagrin enflammé et exploratoire de Flavors of Entanglement. Certes, le nouvel album n’a peut-être pas l’électricité persistante de chansons comme «Citizen of the Planet» et «Straitjacket», mais il trouve son énergie dans des grooves plus profonds et plus détaillés. Il y a la guitare, qui, dans «Sandbox Love», sonne comme les roues scintillantes d’une chanson rock classique, et «Smiling» porte une teinte mystérieuse et pénétrante qui ressemble presque à un thème de Twin Peaks . «Reasons I Drink» a une verve de type Fiona Apple, et «Reckoning» apporte une gaine de rythme, guidée par un piano doux et percutant et plus tard une union de batterie et de guitare.

À mi-parcours de l’album, «Losing the Plot» puise son inspiration dans la peur et offre un autre moment fort: les caisses claires et les cymbales conduisent un moment introspectif qui voit Morissette «pleurer la fin de Superwoman-ing» mais affirmant que sa «mission n’est pas encore morte. «  Elle trouve un antidote possible à cette perspective dans «Elle», une ode à la divinité féminine invitant Morissette «à une enquête plus courageuse».

En dehors de «Reasons I Drink», il y a peu du caractère accrocheur inébranlable de certaines des mélodies les plus appréciées de Morissette, ce qui peut en paraître un point bas. Mais le caractère accrocheur ne semble pas être la mesure la plus utile pour juger cet album, car il ne semble pas que ce soit le type de musique qu’elle cherche ici. Sur « Nemesis », elle chante, « Change you are my Nemesis / Transition I hold my souffle », et plus tard, « Now I are not known / Je suppose que c’est une bonne chose / Et je veux toujours aller plus loin. » En tant que «habitant du fond notoire» autoproclamée, elle n’est pas triste; elle sonde les profondeurs sous elle et trouve des lueurs.

The Bad: Toutes les chansons ici valent à peu près leur sel, mais il y a quelques moments lyriques où la complexité et les contradictions se sentent un peu réduites. «Missing the Miracle» illustre à merveille son ironie avec des lignes nettes comme «Je vais pour la jugulaire / Tu frappes jusqu’à ce que tu entres», mais ne fait pas grand-chose dans ses paroles ou sa mélodie régulière pour repousser ce dos -et-en avant dans le sens plus profond du «miracle» ci-dessous. Cela a une certaine parenté avec l’écriture de «Hand in My Pocket», mais sans une dose aussi forte de ce à quoi tout cela se résume. Ailleurs, « Sandbox Love » apporte un peu de soleil nécessaire et présente certaines des meilleures paroles d’ouverture de l’album (« Catapult me ​​out / Of this fantasy / Ça n’a jamais été le mien / Ça a toujours été le vôtre »), mais sa résolution semble démentir certains des travaux les plus complexes de l’album. Peut-être parce que le refrain célèbre un amour qui est « maladroit comme une baise / Sexy comme une baise / Sacré comme une baise », quelque chose à ce sujet semble encore trop beau et propre.

Avec l’ombre d’un album comme Jagged Little Pill qui la suit si activement – avec sa nouvelle production à Broadway qui fait ses débuts l’année dernière, son 25e anniversaire Deluxe Edition sorti cette année et une tournée anniversaire prévue pour 2021, sans parler de son héritage record -des ventes et des morceaux de rupture logés dans le cœur d’une génération – trouver une redéfinition à travers la nouvelle musique est un défi de taille. Ces jolies fourchettes sur la route font un travail plus clair que certains de ses prédécesseurs des années 2000 en ne donnant pas l’impression de vouloir suivre quelque chose ou de prouver qu’il y a encore des trucs que Morissette peut tirer de ses manches. Et c’est cet objectif qui le rend finalement convaincant.

Le clip de «Reasons I Drink» présente certains des nombreux visages d’Alanis Morissette – la star signant des autographes et donnant des interviews, la mère inquiète qui allaite, l’Alanis dans l’écharpe rayée et la casquette en tricot de son clip «Ironic» – et tous communiquent ensemble en thérapie de groupe. C’est plus une confirmation que tout ce que malgré sa notoriété des années 90 et toutes nos associations collectives avec elle, il n’y a pas de côté d’elle qui soit plus vrai que les autres; comme pour nous tous, il n’y a qu’un ensemble d’expériences et une voix innée qu’elle cherche à canaliser dans son travail pour communiquer l’essence de ce que ces expériences ressentent. Dans Such Pretty Forks in the Road , elle choisit un nouveau moteur d’expériences de sa vie pour alimenter cette voix – s’attaquant au patriarcat, à la dépression post-partum, à la toxicomanie et à la santé mentale – et la canalise à nouveau.

Les nouveautés LEGO d’août 2020 sont disponibles : le récap !

Shop LEGO aout 2020

Grosse vague de sorties chez LEGO avec évidemment la NES 71374 LEGO Nintendo Entertainment System le piano à queue LEGO Ideas 21323 Grand Piano, la nouvelle gamme LEGO Super Mario, les cadres LEGO Art, les nouveautés LEGO Star Wars, Marvel, Technic, City et Monkie Kid et même un set Trolls World Tour qui s’était égaré.

Petit récap ci-dessous pour vous aider à vous y retrouver :

LEGO Art

LEGO City

 

LEGO Ideas

LEGO Ideas 21323 Grand Piano

LEGO Marvel

LEGO Monkie Kid

LEGO Star Wars

LEGO Super Mario

LEGO 71374 Nintendo Entertainment System NES

LEGO Super Mario 71360 starter pack

LEGO Super Mario 2020

LEGO Technic

 

LEGO Trolls World Tour

Les chiens de chasse de Jørn Lier Horst, un polar calibré et solide

Il en va dans le monde du polar comme dans la littérature blanche, il y a autant d’auteurs que de livres, là où certains vont se concentrer sur l’ambiance, les personnages ou le contexte historique de leurs ouvrages, d’autres vont livrer une histoire qui manquera peut-être d’ambition ou d’ampleur mais aura le mérite d’être solide.C’est exactement le cas avec le second roman de Jørn Lier Horst.

L’ancien inspecteur de police connaît son affaire.Sa plume est certes dépourvue des aspérités qui pourraient contribuer à lui accorder du crédit auprès des lecteurs qui attendent surtout de leurs lectures une plongée immersive dans une ambiance glauque ou oppressante mais son style est efficace et sert avant tout le but premier de l’auteur, raconter une enquête criminelle. Pour cela il use d’un rythme constant, des chapitres courts qui vont droit au but et des personnages crédibles bien qu’un peu désincarné à l’image du chef adjoint Vetti qui aurait mérité un peu plus de hargne dans sa description.

Il faut dire que l’auteur n’a pas choisi la facilité en créant le personnage de William Wisting. Ce brillant inspecteur, dévoué à son métier, n’est pas alcoolique, il s’entend bien avec ses deux enfants, il a réussi à refaire sa vie après la mort de sa première femme. Un personnage positif et doux qui tranche avec la pelletée d’enquêteurs cyniques, écorchés vifs et psychologiquement instables que l’on peut voir à peu près partout ailleurs dans le paysage du polar. Pourtant, même si l’on prend plaisir à le suivre lors de son enquête, il manque un petit quelque chose pour en faire une figure incontournable du roman policier. Sa fille Line souffre elle aussi de ce côté un peu lisse malgré son professionnalisme et sa relation complice avec son père.

Et pourtant malgré ces personnages un peu fades, l’ouvrage mérite le détour pour son intrigue rondement menée. L’auteur sait où il va, il est tel un capitaine qui doit mener son vaisseau d’un port à un autre tout en évitant les tempêtes et les récifs. Lorsque l’on y regarde de plus près nombreux sont les dangers qui guettaient son intrigue, une ancienne enquête qui fait l’objet d’une révision, un meurtre qui n’a, a priori, rien à voir avec l’enquête principale, une jeune fille qui disparaît. L’auteur aurait pu s’entraîner par le fond de bien des manières mais il parvient à garder le cap en gardant en tête les éléments de l’intrigue qui doivent figurer en premier plan et ceux doivent rester en arrière. Parfois il ne faut pas plus qu’une intrigue maîtrisée pour livrer un divertissement convaincant.

Maintenant il ne reste plus qu’à Horst qu’à travailler sa plume afin de gagner en profondeur et en densité et doter ses personnages d’un supplément d’âme. En l’état c’est bien la seule chose qui manque à l’auteur pour nous immerger complètement dans les brumes norvégiennes.

Résumé: Dix-sept ans après son incarcération pour l’enlèvement et le meurtre de la jeune Cecilia Linde, Rudolf Haglund retrouve la liberté, Et son nouvel avocat affirme être en mesure de démontrer que Haglund a été condamné sur la base de preuves falsifiées. William Wisting, à l’époque jeune policier en charge de l’enquête, est devenu une figure exemplaire et respectée, incarnant l’intégrité et les valeurs d’une institution souvent mise à mal dans l’opinion publique. Au cœur d’un scandale médiatique et judiciaire, suspendu de ses fonctions, Wisting décide de reprendre un à un les éléments du dossier. Les policiers auraient-ils succombé au syndrome des «chiens de chasse», suivant la première piste que leur indique leur instinct, au risque d’en négliger d’autres, et s’acharnant à étayer leurs soupçons pour prouver la culpabilité supposée de leur «proie» ? Ou l’enquête aurait-elle été manipulée ? Mais par qui, et dans quel but ?

  • Broché : 480 pages
  • Editeur : Gallimard (8 mars 2018)
  • Collection : Série noire
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2072695007

Mort du réalisateur Alan Parker

Triste d’apprendre la disparition d’Alan Parker, un des chefs de file du nouveau cinéma anglais des années 70, qui a démarré par la pub, et qui a dynamité le cinéma américain de cette période avec des films chocs comme « Midnight Express », « Pink Floyd : the wall » et bien sur « Fame » ou encore « Angel Heart ». Sans parler de « Birdy » qui avait étonné le Festival de Cannes 1985. Il y a toujours eu la cinéphilie qui aimait Alan Parker et celle qui ne l’aimait pas. Nous, on l’a toujours aimé, on aime pour toujours!

L’arbre aux morts de Greg Iles, l’arbre qui cache le désert

Chers lecteurs je crois que l’on est face à un cas typique d’auteur dépassé par son oeuvre. Vous savez lorsqu’un auteur à un matériel de base si conséquent qu’il ne sait pas quoi en faire et se retrouve englué dans une intrigue ambitieuse mais pompeuse.

Que les choses soient claires dès le début, malgré les nombreux défauts que j’ai relevés lors de ma lecture et mon avis final mitigé, j’ai passé un bon moment de lecture. Maintenant que ça c’est dit on va passer aux choses sérieuses.

L’aspect redondant et verbeux des 400 premières pages pose déjà un sacré problème de rythme. Les cent premières pages ne sont qu’un immense résumé du tome précédent, au moins personne ne sera perdu lors de la lecture. J’ai même envie de dire que ceux qui n’ont pas lu le premier tome peuvent tenter la lecture de celui-ci, les événements précédents sont tellement ressassés et rabâché que nul ne se sentira perdu.

Ensuite on part sur une longue exposition d’une énième théorie concernant l’affaire criminelle la plus célèbre des Usa. C’est intéressant, c’est très bien expliqué, étayé mais c’est beaucoup trop détaillé et sur beaucoup trop de pages. Toute cette partie de l’intrigue est exposée avec la subtilité d’un poids lourd sur l’autoroute et enterre tout suspens car on se doute bien où veut nous emmener l’auteur.

Après cette longue exposition l’intrigue s’emballe et on assiste alors à certaines ellipses curieuses, soit l’auteur a pris la décision de passer sous silence certains faits, soit l’éditeur original a décidé de mettre la main à la pâte en forçant l’auteur à élaguer son récit. Toutefois les nombreuses explosions et autres fusillades apparaissent plus comme des péripéties assez inutiles tandis que l’intrigue fait toujours du surplace mis à part lors des chapitres consacrés à l’escapade macabre dans les marais, très réussis et captivants. Malgré tout on ne peut refermer l’épais ouvrage sans se demander s’il y a vraiment matière à en faire une trilogie aussi volumineuse.

Une chose au crédit de l’auteur il parvient à rendre complexe et terriblement humain un personnage aussi haineux que Snake Knox, un seul chapitre suffit pour faire de lui un être perclus de souffrances métamorphosés en haine dirigée vers le monde entier. D’ailleurs les passages consacrés à la terrifiante famille Knox sont une véritable respiration au milieu d’une narration pompeuse, ou plutôt une plongée en apnée dans de noires abysses. Ces personnages détestables sont une vraie réussite et attachants, d’une certaine manière. J’aimerais croisée plus souvent des personnages malsains aussi finement écris.

Mais le véritable problème que m’a posé l’ouvrage ce n’est pas son intrigue mais l’incapacité de l’auteur à dépasser son postulat de western moderne où la confrontation finale entre les héros et les criminels doit forcément se faire les armes à la main. Et ce alors même qu’il développe des personnages qui se battent inlassablement pour la vérité et la justice et que la mémoire d’un personnage décédé est entretenue tout au long de l’intrigue et notamment lors d’un émouvant éloge funèbre. Malgré le combat mené par la famille Cage pour faire la lumière sur les crimes des aigles bicéphales, l’auteur choisit toujours la voie de la facilité. En plus de rendre obsolète les idéaux de ces propres personnages cela oblige l’auteur à certaines pirouettes judiciaires qui frôlent l’incohérence. Mais la vérité et la justice n’ont pas l’air d’être la priorité de l’auteur surtout lorsque l’on voit comment les différentes forces de l’ordre sont tournées en ridicule. L’épilogue offre une ultime bourde de la part du FBI. Une facilité scénaristique à la limite de l’incohérence qui place définitivement la trilogie dans la catégorie thriller d’action bourrin. Ce qui est dommage lorsque l’on voit le potentiel de la saga.

Résumé: L’ancien procureur Penn Cage et sa fiancée, la journaliste Caitlin Masters ont failli périr sous la main du riche homme d’affaires Brody Royal et de ses Aigles bicéphales, une branche radicale du Ku Klux Klan liée à certains des hommes les plus puissants du Mississippi. Mais la véritable tête des Aigles est un homme bien plus redoutable encore : le chef du Bureau des Enquêtes Criminelles de la police d’État de Louisiane, Forrest Knox. Pour sauver son père, le Dr Tom Cage – qui fuit une accusation de meurtre et des flics corrompus bien décidés à l’abattre –, Penn devra pactiser avec ce diable de Knox ou le détruire, tandis que Caitlin lève le voile sur des meurtres non résolus datant de l’époque des droits civiques qui pourraient ne pas être sans lien avec les événements d’un certain 22 novembre 1963 à Dallas.

  • Broché : 976 pages
  • Editeur : Actes Sud (2 janvier 2019)
  • Collection : Actes Noirs
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2330118090

CRITIQUE A CHAUD :The Umbrella Academy Saison 2/ Essai transformé pour une saison bien meilleure !

PAS DE SPOILERS ICI ! C’est ma critique sans spoiler de cette incroyable série de super-héros. Le même jour d’octobre 1989, quarante-trois enfants naissent inexplicablement de femmes inconnues, n’ayant montré aucun signe de grossesse la veille. Sept sont adoptés par Sir Reginald Hargreeves, un industriel milliardaire, qui crée The Umbrella Academy et prépare ses « enfants » à sauver le monde. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu. À l’adolescence, la famille s’est brisée et l’équipe s’est dissoute. Aujourd’hui, les six membres survivants, âgés d’une trentaine d’années, se réunissent à la nouvelle du décès de Hargreeves. Luther, Diego, Allison, Klaus, Vanya et Numéro Cinq travaillent ensemble pour résoudre le mystère entourant la mort de leur père. Mais la famille séparée commence une fois de plus à se séparer en raison de leurs personnalités et de leurs capacités divergentes, sans parler de la menace imminente d’une apocalypse mondiale.
N’oubliez pas d’appuyer sur la sonnette d’alarme pour savoir quand je publie mes critiques, mes listes, la couverture de Netflix et bien plus encore.

CRITIQUE A CHAUD : The Kissing Booth 2 : le kiosque à bisous rouvre dés à présent sur Netflix

La suite de la comédie romantique qui avait cartonné sur Netflix débarque enfin ! The Kissing Booth 2 est disponible dès ce vendredi 24 juillet 2020 sur la célèbre plateforme de streaming.

Après le carton de The Kissing Booth en 2018, Netflix offre aux fans du couple Elle (Joey King) et Noah (Jacob Elordi) la suite de leur aventure avec The Kissing Booth 2, disponible depuis le 24 juillet 2020.

Dans The Kissing Booth, on assiste à la relation naissante entre Elle et Noah, le grand frère de son meilleur ami Lee (Joel Courtney). Elle et Lee sont fusionnels depuis leur naissance et leur amitié est régie selon certaines règles dont la numéro 9 : Tu ne sortiras pas avec le frère de ton meilleur ami. Sauf que les sentiments entre Elle et Noah sont plus forts que cela et après quelques péripéties, tout est bien qui finit bien. Ou presque : à la fin de The Kissing Booth, Noah part étudier à Harvard tandis que Elle et Lee vont faire leur rentrée en terminales.

Dans The Kissing Booth 2, la rentrée de notre duo est mouvementée. Rachel (Meganne Young), la petite amie de Lee en a marre d’être en couple avec Lee et Elle. Cette dernière a du mal avec sa relation à distance avec Noah et hésite à postuler à Harvard dans le dos de Lee. Ajoutez à cela les arrivées de deux nouveaux personnages : Marco (Taylor Perez), machine à fantasme pour adolescentes et Chloe (Maisie Richardson-Sellers), nouvelle camarade de Noah à la fac, dont Elle se méfie. Que vaut donc cette suite dont un troisième film The Kissing Booth 3 a d’ores et déjà été tourné et prévu pour 2021 ?

Cela fait plaisir de revoir le casting de The Kissing Booth. D’autant que depuis le premier film, Joey King et Jacob Elordi ont cartonné dans d’autres séries avec des rôles très différents. L’actrice s’est fait remarquer dans The Act (Hulu) avec Patricia Arquette, qui raconte l’histoire vraie de Gypsy Rose Blanchard, en prison pour avoir organisé l’assassinat de sa mère. De son côté, Jacob Elordi a fait sensation dans Euphoria (HBO) au côté de Zendaya, en incarnant le violent Nathaniel. Des rôles salués par les critiques. Cependant, en se remettant dans les costumes d’Elle et Noah, le duo ne transcende pas l’écran, probablement à cause du scénario, cousu de fil blanc.

Mais, le duo Elle-Lee fonctionne toujours, même si certaines scènes entre les deux amis, notamment lorsque Lee court dans tout le lycée pour débrancher le micro de Elle, traînent en longueur. Il n’empêche qu’ils sont toujours fusionnels, mais refusent encore une fois de communiquer quand ça ne va pas.

The Kissing Booth 2 donne un peu plus de place à Rachel, qui essaye tant bien que mal de se faire une place face à l’amitié de Lee et Elle. Quant aux deux nouveaux Marco et Chloe, leurs rôles sont peu fouillés mais permettent un certain renouvellement dans l’histoire et l’agrandissement de la joyeuse bande.

Mais, une intrigue bien moins captivante

Sans être tout bon ni tout mauvais,The Kissing Booth 2 se regarde, mais peut certaines fois vous ennuyer. On voit rapidement venir les rebondissements, même si le réalisateur essaye d’aborder de nombreux sujets qui peuvent parler à tout le monde : les relations à distance, le choix de son avenir quand on est au lycée, les amitiés naissantes et fusionnelles, les réseaux sociaux. À noter que la relation entre Elle et Noah est beaucoup moins problématique que dans le premier film : par exemple, il n’use pas de sa force physique pour obliger Elle à le suivre quelque part.

Le concours de danse d’Elle et Marco offre un show à l’américaine avec feux d’artifice et bande-son entraînante qui assurent le spectacle. Marco malheureusement se balade dans l’histoire avec cette étiquette de machine à fantasme musclé, musicien, cynique, dont le petit coeur bat en réalité pour Elle. De son côté, Chloe est, au départ cataloguée, comme la rivale d’Elle parce que plus belle, plus sociale, plus à l’aise que l’adolescente. Une jalousie sous-jacente qu’on aurait aimé ne pas voir (heureusement la communication et la sororité sont de mises à la fin).

Ainsi The Kissing Booth 2 coche de nombreuses cases du divertissement, sans toutefois réussir à être meilleur que le premier film, puisque l’intrigue ne propose pas vraiment quelque chose de novateur. Tout le monde s’empêtre dans les mensonges et les non-dits. Mais, il n’empêche que la curiosité est présente pour The Kissing Booth 3, attendu pour 2021

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