Normal People (STARZPLAY) : portrait d’une génération

La relation compliquée entre Marianne et Connell depuis leurs années d’école dans une petite ville de l’ouest de l’Irlande jusqu’à leurs études universitaires au Trinity College. D’après le roman du même titre de Sally Rooney.

  • Format : 12×30
  • Durée totale de visionnage : 7 heures 42 minutes

La critique

Après une diffusion quasi simultanée sur la BBC Three au Royaume-Uni et sur la plateforme Hulu aux États-Unis, Normal People a connu un succès instantané. Mais pourquoi cette adaptation du roman de Sally Rooney a-t-elle séduite à ce point le public et les critiques ? Qu’est-ce que Normal People apporte dans le milieu très peuplé des drames romantiques sur le petit écran ?

L’histoire ici est somme toute banale et c’est bien là son aspiration première : raconter les va-et-vient sentimentaux d’un couple du lycée jusqu’à leur passage à l’âge adulte. Normal People se focalise sur ces deux personnages que tout peut opposer mais dont l’attachement va vite se révéler être une évidence. Connell semble de prime abord incarner le stéréotype du jock à l’irlandaise : un étudiant populaire notamment grâce à sa pratique sportive, entouré d’une véritable cour composée d’amis plus ou moins recommandables. Emprisonné dans ce groupe social pour le moins toxique, il aspire à d’autres horizons et se révèle au spectateur au fur et à mesure de son rapprochement avec Marianne, la paria de l’école. Rejetée pour son caractère de peste et sa posture antisociale, elle entretient un lien forcé avec Connell dont la mère est femme de ménage à son domicile.

La série s’intéresse particulièrement aux conflits intérieurs des deux personnages qui vont émerger dans leur intimité. L’image qu’ils ont d’eux-mêmes dans cette période si compliquée va se confronter au regard de l’autre. Ces questionnements sont explicités par des dialogues sobres, qui jouent la carte de l’authenticité et non du lyrisme avec des personnages parlant comme… des gens normaux. Cela n’entache en rien la profondeur du propos, car Normal People aborde des sujets tout aussi actuels comme le consentement et la santé mentale chez les jeunes.

À l’instar d’Euphoria, elle est aussi très graphique dans sa représentation des rapports intimes, mais sans voyeurisme. Dans ces scènes ainsi que dans tout le reste de la série, on remarque un refus de stylisation à outrance au profit d’une esthétique léchée favorisant la douceur de sa lumière naturelle. Cela n’empêche pas la mise en scène d’être travaillée, supportée notamment par un montage parfois remarquable, vu comme un véritable support de narration.

Le récit de ces deux amants est un parfait sujet d’étude pour une histoire sérialisée, puisque dans une période comme celle-ci, les personnages traversent une véritable crise identitaire, une période d’exploration. Avec ses nombreuses ellipses, Normal People nous montre leurs changements de personnalité, d’ambition et à quel point leur attachement perdure malgré ces transformations. Le duo d’acteurs Daisy Edgar-Jones et Paul Mescal fonctionne à merveille, développant tous les deux une partition tout en nuance basée sur les regards et les non-dits.

On regrette cependant une seconde moitié de saison un peu moins convaincante que la première, dont les 6 premiers scripts ont été écrits par l’autrice du roman elle-même, Sally Rooney. Malgré quelques moments importants, certains passages de mi-saison manquent d’intensité et d’élan dans le récit. Cette série est est au fond le portrait d’une génération dont les questionnements sont universels. C’est en ça que Normal People ne fait pas dans le jeunisme en voulant cocher des cases, mais bien en prenant le parti de l’authenticité. Un petit bijou.

Les générations de Flavia Biondi, vibrant appel à l’acceptation de soi-même

Au travers du parcours du jeune Matteo la jeune artiste italienne Flavia Biondi opère une brillante analyse sur ce que signifie l’acceptation de soi-même et l’acceptation des autres.

Cette oeuvre touchante et sincère nous invite à suivre deux histoires, celle de Matteo d’abord, jeune homme perdu dans un monde où il ne se sent nulle part à sa place. Son retour dans sa ville natale après une rupture amoureuse résonne pour lui comme un échec. Alors qu’elle sera en fait l’occasion de renouer avec ses racines, ses proches et finalement avec lui-même. C’est au gré des rencontres qu’il va progressivement prendre conscience que faire son coming-out ce n’est pas seulement affirmé son identité sexuelle mais aussi accepter le regard des autres et ses racines.

Un retour à la maison difficile

La seconde histoire est celle de la famille de Matteo, les Vanni, personnages secondaires qui illuminent chacun à leurs façons cette tendre bande-dessiné. L’artiste parvient à faire vivre chacun des membres de cette famille qui s’aiment passionnément et se détestent avec tout autant de passion. Chacune des trois tantes de Matteo lui apporte quelque chose il partage une complicité évidente avec Tatie A., qui lui rappelle que la vie est aussi faite de légèreté et de rires comme lorsqu’il vivait à Milan. Sa tante C. , à travers son histoire déchirante, lui permet de lancer sa réflexion autour des liens familiaux et comment ceux-ci sont fondateurs de notre identité. Ce personnage est particulièrement réussi et offre l’un des passages le plus émouvant du récit. Quant à Tatie B., par son intransigeance et son intégrisme elle permet à Matteo de se confronter au monde qui l’effraie tant. Ce personnage est mon seul regret dans ma lecture, il aurait mérité d’être approfondi afin de faire craquer ce vernis de droiture et de colère qui semble cacher une profonde blessure.

Une famille unie malgré ses désaccords

Les dessins en noir et blanc sont d’une précision admirable, surtout sur les visages, et accompagnent le parcours du personnage principal. Des cases très resserrées au début qui nous transmettent la dépression de Matteo, son avenir incertain et son oisiveté. Puis à mesure qu’il s’ouvre au monde et aux autres, les cases s’aèrent et nous plongent dans cette campagne italienne que Matteo redécouvre. Ses escapades salvatrices illustrent ses réflexions sur lui-même, son parcours, sa relation avec son père et sa famille. Son cheminement intérieur est plaisant à suivre, agissant comme des interludes philosophiques qui peuvent se lire et se relire indépendamment et contibue à faire de lui un jeune homme en paix avec lui-même et les autres.

Je ne remercie jamais assez mon libraire de m’avoir fait découvrir cette oeuvre touchante et émouvante qui sera assurément l’un de mes coups de coeur de cette année.

Résumé : Après trois années passées à Milan, Matteo rentre au pays avec pas mal d’appréhension. Il faut dire que son départ, provoqué par son coming out et une violente dispute avec son père, ne s’était pas passé de la meilleure des manières. Vivre dans une métropole urbaine comme Milan a été pour le jeune homme un changement radical, une expérience libératrice, loin de l’étroitesse d’esprit de la petite ville où il avait grandi. Mais aujourd’hui, Matteo n’a plus le choix. Sans argent, sans travail, paumé comme tant d’autres « millennials » de sa génération, il doit rentrer à la maison. Ce retour aux sources sera pour lui l’occasion de se confronter à son passé et à ses peurs, mais aussi de découvrir pas mal de choses sur ses proches… et sur lui-même.

  • Relié : 144 pages
  • Editeur : Glénat BD (11 mars 2020)
  • Collection : Hors Collection
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2344030824

Découverte musicale : Bishop Briggs, pop primal et rafraîchissante

Au détour d’un forum consacré à la chanteuse P!nk, je surpris une évocation d’une artiste dont un membre affirmait que P!nk ferait bien de s’inspirer. Après avoir vérifié sur Spotify ce que cette artiste avait à proposer je ne pût que tomber d’accord avec lui.

Cette première chanson résume tout le talent de celle qui est ma découverte musicale de cet été. Incroyable qu’une artiste comme Bishop Briggs puisse passer inaperçu auprès du grand public surtout lorsque l’on voit les sons que l’on doit endurer à la radio. Pourtant cette jeune chanteuse de 28 ans, originaire de Londres mais ayant grandi à Hongkong et résidant à Los Angeles, a tout pour séduire les programmateurs radios. À part cette touche hip-hop qui est tant à la mode en ce moment, Bishop possède une voix puissante, des productions à mi-chemin entre la pop, le folk et le rock et des chansons courtes, efficaces qui vont à l’essentiel.

Son premier album,sorti en 2018, baptisé Church of scars, est un condensé d’hymnes puissant alliant les gimmick pop, comme sur Wild horses, et une batterie rock qui épouse parfaitement la voix puissante de la chanteuse, comme sur River.

Un premier opus balayé par un vent folk qui se ressent dans les textes où l’esprit de Patti Smith est invoqué. Sa voix rauque balaye les trente minutes d’écoutes d’une émotion à fleur de peau et d’une sensibilité touchante que l’on peut ressentir notamment sur la ballade Lyin’ ou Hi-lo (Hollow).

Consacré par les critiques, ce premier opus lui a permis de se faire un nom sur la scène internationale et de signer son premier contrat publicitaire avant de revenir l’année suivante avec un second opus.

Étrangement, alors que le premier album s’intitulait église des cicatrices une fois traduit en français mais nous emportait dans une chevauchée sauvage en pleine nature, c’est dans avec son second album que l’on a l’impression d’être en pleine messe gospel. Baptisé CHAMPION, ce deuxième opus est plus minimaliste dans sa production. Il fonctionne beaucoup à coup de claquement de main et de choeur comme sur LONELY par exemple ou bien TATTOOED ON MY HEART.

On peut même entendre le son d’un orgue au début de la chanson JEKYLL & HYDE. mais quoi d’étonnant pour celle qui a pris comme nom de scène le nom de son village natal, qui signifie peu ou prou, brique d’évêque ?

Sa voix se fait plus susurrante avant d’exploser tel un torrent qui n’attendait que le dégel pour faire entendre à nouveau son rugissement, la chanson WYLD en ait un parfait exemple. C’est sans doute pour cela qu’elle est son équipe ont décidé d’écrire les titres des chansons en majuscules comme si chacune d’entre elles étaient un cri du cœur impérieux pour la chanteuse.

Mon seul regret est qu’avec deux albums uniquement assez courts, le deuxième ne dépasse pas les trente minutes, on a envie d’en écouter plus de cet artiste qui n’a sans doute pas fini de nous surprendre.

DCEASED: Unkillables, cours de débitage de bidoche en accéléré

Surfant sur le succès de la mini-série DCEASED, qui n’a plus de mini que le nom étant donné le nombre de suite semi-officiel qui va lui être consacrée dans les prochains mois, DC a lancé un spin-off qui a pour tête d’affiche, non plus les héros mais leurs pendants plus violents, les super-criminels.

Enfin un nombre assez réduit du large panorama qu’offre l’univers DC en matière de hors-la loi, le récit contenant à peine trois numéros, le malicieux scénariste Tom Taylor a dû faire des choix. Ce dernier prouve encore une fois qu’il maîtrise l’univers DC sur le bout des doigts, il n’a pas son pareil pour planter des personnages en quelques répliques et à nous attacher à ses personnages en quelques cases. Le récit est parcouru par une tension dramatique et fataliste avec quelques touches d’humour, avec notamment l’utilisation d’un personnage sous-employé, le creeper qui se réserve les dialogues les plus drôles et absurdes. On pourra aussi noter l’ironie bienvenue dont sait user Tom Taylor comme lorsque la masse orgueilleuse qu’est Vandal Savage se fait surprendre pour la dernière fois de son interminable existence.

Une belle brochette de crapules et de psychopathes

En trois numéros à peine, le scénariste réussit à nous conter deux relations parents-enfants, la création d’un groupe de survivants, une relation touchante entre des enfants et une bande de super-criminels instables et une course-poursuite pour la survie des derniers êtres humains. Évidemment le récit est perclus d’ellispe et de raccourcis, le combat final entièrement féminin aurait mérité plus de pages mais les contraintes éditoriales ont conduit l’auteur à aller à l’essentiel.

La partie graphique est assurée par Karl Mostert, un artiste qui m’était inconnu jusqu’à présent. Son style se rapproche beaucoup de celui de Franck Quitely et même si j’adore toujours autant admirer ce style qui allie pose majestueuse et case gore et sanguinolente je trouve regrettable que cet artiste ne développe pas plus son propre style. D’autant plus que son travail sur les visages, très détaillés lors des deux premiers numéros, s’effiloche sur la fin et c’est surtout cette pauvre Cheetah qui en fait les frais.

Ça découpe à tout va, soyez prévenu

En espérant que DC n’épuise pas trop vite la source créatrice qui rend cette lecture si jouissive, cette lecture de la destruction d’un univers DC reste un plaisir jubilatoire en ces temps estivaux.

Résumé :

Un virus issu de l’équation Anti-Vie, l’arme fatale de Darkseid, a contaminé l’humanité, la plongeant dans une folie cannibale.

Les héros se retrouvent décontenancés et peinent à se réunir pour contrer cette épidémie. De leur côté, les super-criminels sont également dépassés et le jeu de la survie du plus fort commence au sein de cette communauté où tous les coups sont permis !

SCÉNARISTE : TAYLOR TOM – DESSINATEUR : Karl Mostert

L’emprise de Marc Dugain, qu’il est profond ce mal qui les ronge

Écrire sur la plus vieille ambition humaine ? Oui mais avec un style bien affirmé. Peindre une fresque réaliste et ambitieuse ? Oui mais avec un style propre et sans emphase. Ainsi agit Marc Dugain.

Ce premier tome de la trilogie sur la politique française de Marc Dugain pose les bases de ce qui s’annonce comme son projet le plus ambitieux. Avec un sujet aussi fort et qui remue des passions humaines complexes et diverses on aurait pu s’attendre à ce que l’auteur s’engage dans un récit où les émotions des protagonistes occupent le devant de la scène, c’est mal connaître l’auteur. Au déchaînement de la passion, il préfère la froideur des phrases assassines qui donnent à voir une piètre image du monde politique. On a parfois l’impression de lire le reportage d’un journaliste qui aurait réussi à s’infiltrer dans l’intimité des rouages du pouvoir politique français tout en conservant une certaine distance avec son sujet.

Sa plume d’une précision chirurgicale dissèque la vie politique française dans une expérience d’un réalisme glaçant. Peu d’humour dans cette autopsie qui ne laisse rien au hasard, mis à part dans les quelques portraits au vitriol qu’affectionne l’auteur et dans ces dialogues qui sont autant de piques envoyées à une caste qui n’a même plus conscience d’évoluer en dehors du monde dans lequel le peuple se débat jour après jour. À travers son intrigue aux ramifications internationales c’est un constat amer et pessimiste qui se dresse sous nos yeux. Les rivaux sont assassinés, au propre comme au figuré, sans qu’une voix ne se hausse. Les alliances avec les ennemis d’hier sont noués alors que les menaces n’étaient même pas voilées la veille. Quant aux rares bonnes décisions qui sont prises, elles sont acceptées avec tant de compromission et de mépris pour la vérité et la vie humaine que l’on en vient à douter de leur pérennité.

Un récit dense donc mais qui possède son propre rythme, plus posé que celui auquel on est en droit de s’attendre vu le sujet abordé. L’ambition de l’auteur n’est pas de produire un énième polar politique aux pages vite tournés, vite oubliés mais de développer un début de réflexion sur les cercles de pouvoir politiques et financiers et sur la manière dont ces hommes, que ni les sentiments ni la loi n’arrêtent, se positionnent sur l’immense échiquier de la politique en constant mouvement.

Pour conclure on peut se demander quelle est l’emprise réellement évoquée par le titre. La logique voudrait que l’on considère ces hommes de pouvoirs comme ayant une réelle maîtrise sur le jeu politique et par ricochet sur nos vies à tous. Mais les différents portraits d’hommes rongés par leurs ambitions nous amènent à voir les choses différemment, et si la véritable emprise était celle qu’exerce la soif de pouvoir sur ces êtres dénués de scrupules ? Une question qui renverse l’échiquier et nous amènent à les voir d’une autre manière, beaucoup plus humaine et misérable.

Nul doute que l’auteur appronfondira cette réflexion dans les tomes suivants de sa trilogie.

Résumé : Un favori à l’élection présidentielle, le président d’un groupe militaro-industriel, un directeur du renseignement intérieur, un syndicaliste disparu après le meurtre de sa famille, une photographe chinoise en vogue… Qu’est-ce qui peut les relier ? Lorraine, agent des services secrets, est chargée de faire le lien. De Paris, en passant par la Bretagne et l’Irlande, pourra-t-elle y parvenir ? Rien n’est moins certain. Neuf ans après La malédiction d’Edgar, Marc Dugain nous offre une plongée romanesque sans concession au coeur du système français où se mêlent politiques, industriels et espions.

  • Broché : 368 pages
  • Editeur : Folio (19 mars 2015)
  • Collection : Folio
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2070463044

Dave le dragon pas terrible – Sorcier incognito – Tome 2 – roman BD – Dès 9 ans (2) de Elys Dolan | 9 juillet 2020

Nouvelle catastrophe : Terrence le sorcier a enlevé presque tous les animaux parlants du royaume ! Seuls Dave le dragon-chevalier et son mentor Albrecht, le bouc germanophone, peuvent les sauver.
Nos deux héros s’apprêtent donc à infiltrer la très secrète Guilde des Sorciers ; heureusement, pour cela ils ont le guide de L’Apprenti sorcier… Armés d’une fausse barbe, d’un chapeau dûment pointu et de leur courage, les voici prêts à affronter Terrence le Terrible !

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Chronique : Dave et Albrecht sont de retour et cette fois, nous allons de nouveau faire appel aux sorciers, à la magie, à la bouillie et à des tonnes d’allemand.

C’était tellement amusant de le lire et de revoir Dave et Albrecht. Nous commençons le livre par un club de lecture où les différents personnages lisent un livre très intéressant pour la toux. Ensuite, des enlèvements se produisent et notre duo part à la recherche du grand méchant sorcier nommé Terrence. À partir de ce moment, le livre commence vraiment avec des tonnes de rires, de bouillie et de brillance des cheveux.

Tout cela était très intéressant à lire et j’ai adoré qu’on l’ait ajouté. Bien que cela me rend heureux de ne pas être un sorcier… toutes ces règles sont tout simplement ridicules ; comment peut-on vivre sa vie quand elle est remplie de toutes ces règles ? Et puis, le grand méchant sorcier semble les aimer, ce qui ne m’a pas surpris, mais c’est quelque chose qui a fait que les autres sorciers ne l’ont pas aimé.

Je ne suis pas du tout fan du grand méchant sorcier, il est juste tellement ennuyeux et frustrant. Je comprends qu’il veuille être populaire, mais peut-être qu’il devrait arrêter d’être aussi anal à propos de tout et de rien. Il rend la vie très dure aux gens et il traîne les animaux hors de leur habitat pour les faire parler… eh. Il ne gagne pas de points de popularité. Nous découvrons pourquoi il kidnappe des animaux et bien que je n’approuve pas, je comprends un peu mieux son raisonnement (il aurait dû savoir dès le départ que certains animaux ne fonctionneraient jamais… quoi qu’il arrive).

J’aime Brian et leurs pouvoirs. J’aimerais bien avoir des pouvoirs de bouillie, c’est tout simplement ce qu’il y a de mieux.

Le sport de sorcier ? J’ai adoré ! J’adorerais participer ou même être dans le public et voir quel genre de choses étranges sont convoquées.

J’aime aussi Albrecht et ses trucs allemands. Cela a donné un peu plus de piment à l’histoire et c’était tout simplement parfait. Je suis également heureux que, malgré son grand ego, il se soucie de Dave et des autres.

Dave était également parfait. J’aime la facilité avec laquelle il part à l’aventure avec Albrecht, et le fait que ces deux-là sont les meilleurs amis du monde.

La fin a été merveilleuse et j’étais vraiment heureuse ! Il y a eu quelques rebondissements dans la bataille finale que je n’ai pas vu venir (et certains qui étaient évidents). J’espère que nous aurons d’autres Dave/Albrecht, car je n’en ai pas fini avec ces deux-là.

Bien sûr, comme les autres livres, celui-ci est délicieusement illustré à ras bord, ce qui donne encore plus de vie à l’histoire.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 224 pages
  • Tranche d’âges: 9.0 ans et plus
  • Editeur : Nathan (9 juillet 2020)
  • Collection : GRAND FORMAT DIVERS
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092582305

 

 

Le chevalet T’choupi Petit Yogi – dès 3 ans de Thierry Courtin | 18 juin 2020

25 postures de yoga pour les enfants très simples & 2 séances de relaxation guidées à partager en famille.

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Chronique : Livre très sympa et réussi sur cette première approche du yoga. Sur chaque double page l’enfant est mis en scène dans une situation de yoga sur un thème avec tchoupi
Un texte évocateur qui reprend bien l’esprit de la  relaxation et du yoga et bien sur des illustrations douces sur le thème.Ce livre  est très facile à lire, et va vous permettre d’initier votre enfant au yoga. Il permet de se libérer de ses angoisses et de prendre confiance en soi.

Note : 9,5/10

  • Couverture à spirales : 32 pages
  • Tranche d’âges: 3.0 ans et plus
  • Editeur : Nathan (18 juin 2020)
  • Collection : T’Choupi Petit chevalet
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092594133

 

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Dyscool – Histoire de France – Questions/Réponses – Version adaptée au DYS – Dès 7 ans de Emmanuelle Ousset et Philippe Munch | 16 juillet 2020

30 questions pour découvrir de grands événements et personnages de l’Histoire de France :

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Chronique : Le livre possède des double-pages pour savoir l’essentiel sur l’histoire de France, depuis les premiers hommes jusqu’aux années 1970 environ.
Parmi les 32 questions abordées dans le livre, vous pouvez retrouver par exemple : Les premiers français vivaient-ils tout nus ? Depuis quand y a-t-il des maisons ? Qui sont les gaulois ? Qui est le premier roi de France ? Pourquoi Louis XIV est-il appelé le Roi-Soleil ? Que s’est-il passé à la Bastille ?
Les réponses sont claires et vraiment bien expliquées. Elles sont agrémentées de belles illustrations.

Note : 9/10

 

  • Relié : 48 pages
  • Tranche d’âges: 7.0 ans et plus
  • Editeur : Nathan (16 juillet 2020)
  • Collection : 1000 questions / réponses
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092593323

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No problemot de Steven BERTAL et Charles SOLAND | 2 juillet 2020

Vous tenez dans vos mains plusieurs cartes sur lesquelles des lettres sont inscrites. Chacun à votre tour, posez les lettres où vous voulez sur la table pour former un mot : avant, après ou entre deux lettres déjà posées. Pas d’inspiration ? Bluffez ! Mais ne vous faites pas attraper…
No problemot, le jeu amusant qui mêle bluff et réflexion !

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Chronique : Un super jeu où la partie se joue vite, en 15-20mn. On peut enchaîner les coups et gagner plusieurs fois en un tour, c’est plutôt ludique.Sous son aspect simpliste, ce jeu est très intéressant, y compris avec un joueur de 10 ans. Les règles sont très simples, et les combinaisons de cartes presque infinies. Très bon jeu facile à emporter en vacances .Très bon jeu pour animer une soirée, il développe les interactions, et est donc parfait pour briser la glace. Je le recommande.

 Note : 9,5/10

 

  • Editeur : 404 Editions (2 juillet 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1032403693

 

 

L’ami imaginaire de Stephen Chbosky | 17 juin 2020

Une mère et son fils en cavale trouvent refuge dans la petite communauté de Mill Grove, en Pennsylvanie.
Mais dans ce havre de paix, le petit garçon disparaît.
Quand il émerge de la forêt six jours plus tard, il a l’air indemne.
Lui seul sait que quelque chose a changé.
La voix du bois est dans sa tête et lui dicte une mission.
S’il ne lui obéit pas, sa mère et tous les habitants de Mill Grove risquent son courroux…

Achat : https://amzn.to/32DVFuw

Chronique : Ce livre…. CE LIVRE…. cette lecture de fiction d’horreur pour jeunes adultes. est-ce que ça vaut chaque page de 700+ ? Bien sûr que oui.

Ce livre est tout simplement extrêmement engageant. Même avec ses 700 pages et plus, les chapitres sont courts et j’aime les divers petits changements de format qui s’y trouvent. Vous comprendrez ce que je veux dire lorsque vous prendrez votre exemplaire, et je vous encourage à vous assurer de le mettre sur votre pal. Ce livre est plein de leçons. Une relation entre une mère et son fils – Christopher et comment il prend soin de sa mère alors qu’elle se sent coupable de ne pas être la mère qu’elle pense devoir être. La foi, qui se manifeste surtout chez Mary Katherine et où nous trouvons nos premiers indices des nuances religieuses de ce roman. Le bien contre le mal et comment rien n’est surtout ce qu’il semble être – surtout dans le monde imaginaire – RESTEZ DANS LES RUES ! La loyauté du groupe d’amis de votre enfance. Le passé qui vient vous hanter et la façon dont vous avancez dans tout type de vie. Je pourrais continuer encore et encore.

Bien que je considère absolument cela comme une de mes meilleurs lecture du point de vu fantastique de cette année , il y a deux ou trois choses qui n’ont pas vraiment fonctionné pour moi. Les enfants ayant 7 ans, cela n’était pas très plausible – s’ils avaient quelques années de plus, cela aurait fait une petite différence. Certaines choses peuvent sembler un peu répétitives, mais personnellement, cela ne me dérangeait pas du tout et je pense que cela a permis de peaufiner certains éléments de l’histoire. Cependant, la description des dents de lait m’est restée en tête – j’aurais aimé qu’elle soit identifiée à quelque chose de différent ou qu’elle ne soit pas décrite de manière répétitive tout au long de la lecture. Mais ce ne sont que des piques que je peux ignorer en raison de l’impact que cette histoire a eu sur moi. Certaines personnes peuvent penser que cette histoire aurait pu être raccourcie, mais je pense que chaque page a fonctionné pour raconter cette histoire aux multiples facettes.

Pour moi, il y a cette ambiance flippante  de « groupe d’enfants combattant le mal », de King, avec cette impression de Burton. J’adorerais voir cette adaptation. La femme qui siffle, les gens de la boîte aux lettres et l’homme gentil – chacun raconté et décrit sur un ton qui vous a mis sur la voie de votre voyage avec Christopher dans le monde imaginaire et tout cela sera ancré dans mon esprit pendant un certain temps. Et laissez-moi vous dire que j’espère ne pas rencontrer de cerfs de sitôt (ou jamais).

En gros, mettez ceci sur votre pal ou liste, gardez l’esprit ouvert et réservez quelques heures pour vraiment laisser cette histoire s’infiltrer dans votre sang. Je vous verrai de l’autre côté.

Note : 9,5

/10

 

  • Broché : 747 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (17 juin 2020)
  • Collection : Suspense Crime
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2702166717

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