«Parlement» : la satire politique de france.tv fait mouche

Et si on pouvait rire devant une série sur le Parlement européen ?

C’est le pari de Parlement, la première production exclusivement dédiée à la plateforme de streaming france.tv. On suit Samy (Xavier Lacaille) qui fait ses débuts en tant qu’attaché parlementaire à Bruxelles alors que le Brexit vient d’être adopté. Il assiste un député, Michel (Philippe Duquesne), au comble de l’incompétence alors qu’il lui faudra faire adopter un amendement sur la pêche. Pas aidé par son supérieur, il devra donc trouver lui-même son chemin dans ce dédale bureaucratique et diplomatique qu’est le parlement européen, avec son lot de coups bas et manœuvres politiques douteuses.

Si Parlement est diffusée exclusivement sur la plateforme france.tv, elle reste une co-production européenne entre la France, l’Allemagne et la Belgique. C’est évidemment un avantage quand la série traite de l’Union européenne, car elle facilite la présence d’acteurs de différentes nationalités. En plus de Xavier Lacaille (qui parle français et anglais), on retrouve l’actrice britannique Liz Kingsman (qu’on a pu voir dans Borderline sur Channel 5) ou encore Lucas Englander, acteur autrichien qui a décroché des rôles dans The Witcher ou encore Catherine the Great sur HBO. Ils forment un trio d’attachés parlementaires qui relèvent chacun les défis de leurs supérieurs : Rose doit gérer sa députée britannique stupide, mais plutôt attachante, au lendemain de l’annonce du Brexit alors que Torsten est complice des manigances de sa boss allemande à la moralité franchement limite.

La série a été créée par Noé Debré, co-scénariste sur Dheepan de Jacques Audiard ou Le Monde est à toi de Romain Gavras. Pour gagner en crédibilité, il est accompagné de Maxime Calligaro et Pierre Dorac, deux auteurs qui ont travaillé plusieurs années dans les institutions européennes et qui se dédient maintenant à l’écriture pour la télévision. On sent ainsi une vraie volonté de coller au plus proche de la réalité tout en restant humoristique, car c’est le défi de la série : être drôle et pédagogique à la fois. De ce côté là, l’équilibre est plutôt bien trouvé entre les deux tonalités, grâce au personnage de Samy qui sera notre point d’ancrage pour découvrir tous les rouages de ce milieu.

D’entrée de jeu, le côté humoristique de Parlement découle de sa nature internationale. La partition de Xavier Lacaille  fait beaucoup penser à celle de Éric Judor dans Platane alors que la série semble imprégnée d’un humour british rafraîchissant. On se prête à rire sur l’incompétence de certains et l’ironie de cette farce politique : le Brexit en prend pour son grade, tout comme Facebook et consorts dans leurs liens avec la sphère politique. Certains gags manquent cependant de subtilité, en jouant grossièrement sur différents clichés pour appuyer la satire.

La série se permet parfois des moments plus sérieux, dénonçant la position des cyniques de l’Union européenne, notamment lors d’un monologue qui est une référence directe au film La 25ème heure de Spike Lee. Le projet n’est cependant pas de dénoncer, mais de « donner un visage à l’Europe, à ce Parlement tant critiqué, mais dont les peuples, pour la plupart, ignorent tout » comme le déclarait Noé Debré chez CNEWS.

Parlement réussi donc l’exploit de nous faire rire avec une série située au parlement européen. Si elle accuse quelques petites longueurs, elle manie bien sa gymnastique narrative au fil de ses 10 épisodes, notamment grâce à des personnages attachants : chacun vient avec sa propre identité, son humour à lui alors qu’ils vont au fur et à mesure tisser des liens malgré leurs nationalités conflictuelles sur le plan politique. Une vraie Auberge Espagnole à la sauce 2020.

La série est à visionner dans son intégralité sur la plateforme france.tv.

“Run” (OCS) : un road-trip entre comédie romantique et thriller

Que vaut la nouvelle série produite par Phoebe Waller-Bridge (Fleabag, Killing Eve) ?

Et si vous partiez en road trip votre amour de jeunesse sans vous retourner ? C’est le pitch de Run : deux anciens amants, Ruby et Billy, se retrouvent à la gare de Grand Central à New York. Quinze ans plus tôt, ils ont conclu un pacte, celui de se retrouver et de disparaître ensemble si l’un d’entre eux envoyait un simple texto avec le mot “RUN”. La machine se lance quand Ruby reçoit le fameux message et décide donc de quitter son mari et ses enfants pour retrouver quelqu’un qu’elle n’a pas vu depuis bien longtemps. La série a été créée par Vicky Jones, qui a notamment travaillé sur Fleabag et Killing Eve avec Phoebe Waller-Bridge. Cette dernière est d’ailleurs productrice de la série en plus de faire une apparition dans l’épisode 5.

Ruby et Billy ont chacun quitté leurs vies respectives, mais pourquoi ? Quelles sont les raisons qui les ont poussés à tout plaquer et fuguer comme des ados de la sorte ? La série aura à coeur de disséminer des flashbacks pour répondre à ses questions, que les deux personnages n’auront cesse de se poser entre eux. Ils seront en proie au doute, face à quelqu’un qu’il ne connaisse plus vraiment. Les deux réapprendront à se connaitre et repasseront par toutes les cases du flirt dans un début de saison où règne une très forte tension sexuelle.

Il faut dire que le casting ici tape dans le mille : Domhall Gleeson (Star Wars, Black Mirror) et Merritt Wever (Unbelievable, Godless) ont une alchimie évidente à l’écran. Bien plus qu’un simple “road movie”, Run permet à ses deux anciens amis de comparer l’image qu’ils ont de l’autre et d’eux même, après toutes ces années. C’est une évidence, les gens changent et les attentes sont souvent déçues. Mais sont-ils encore ceux qui ont formé ce pacte 15 ans plus tôt ?

C’est en ça que Run est une exploration du couple, mais passé un certain stade, celui qui incite à regarder dans le rétroviseur et faire le point sur ses propres choix. Mais quand leur passé les rattrapera (littéralement), alors la série prend la forme d’une autre fuite aux enjeux plus concrets. Le mélange des deux tonalités permet d’offrir des situations tendues, mais toujours avec une pointe d’humour. Car Vicky Jones a été à bonne école : les dialogues fusent, entre répartie pleine d’esprit et mauvaise fois grinçante, Run n’oublie pas d’être drôle sans jamais être burlesque.

Malheureusement, avec cinq épisodes mis à disposition pour la presse, il s’avère délicat d’émettre un avis définitif tant la série semble prendre une autre direction en milieu de saison. On n’hésite cependant pas à vous la recommander, car ce que nous avons vu est vraiment encourageant pour la suite.

Doom Eternal, une jouissive descente aux enfers signée par les maîtres du genre

Quatre ans après un formidable reboot, la cultissime licence vidéoludique Doom est revenue des enfers le 20 mars dernier avec « Doom Eternal », toujours sous les auspices de l’éditeur Bethesda. Et rappelle encore qui est le mètre-étalon du genre.

Petite séquence flashback. Après une mise en sommeil de douze années, autant dire une éternité à l’ère du numérique, le mythique studio de développement Id Software a de nouveau sorti de sa besace en 2016, sous les auspices de son éditeur Bethesda, la licence vidéoludique Doom. Un pari quelque peu risqué, au sens où le genre du FPS -dont Doom est un des pionniers- a énormément évolué. Pour ne citer qu’une poignée d’exemples, on a eu depuis des FPS ultra scriptés comme la saga des Call of Duty; des FPS en mondes ouverts, comme la franchise Far Cry chez Ubisoft; ou encore des FPS « Narrative Driven », comme l’extraordinaire Bioshock. A rebours de ces tendances, le développeur original de Doom a préféré retourner aux fondamentaux d’un jeu et d’une licence qui inventa même son propre genre : le Doom-Like. Le résultat ? Ni plus ni moins que la renaissance sanglante et enthousiasmante d’une licence qu’on ne présente plus.

Quatre ans plus tard, Id Software se décide à remettre une pièce dans le Jukebox, en sortant le 20 mars dernier Doom Eternal, suite directe de l’opus sorti en 2016. Et, pour tout dire, nous devons faire ici amende honorable. C’est qu’à l’annonce du titre, via un teaser dévoilé à l’E3 en juin 2018, deux ans à peine après la cuvée 2016, on avait le sentiment que c’était sans doute le match de boxe de trop, ayant l’impression d’avoir déjà fait le tour du propriétaire. Qu’est-ce que le studio pouvait apporter de plus dans une recette déjà largement éprouvée, à peine deux ans auparavant qui plus est ?

C’était bien mal connaître Id software. « Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage. Polissez-le sans cesse, et le repolissez. Ajoutez quelquefois, et souvent effacez ». On ignore si les membres du studio sont de fervents lecteurs de Nicolas Boileau, auteur de cette fameuse citation. Mais, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en (très) bons artisans qu’ils sont, les développeurs ont encore plus affiné et peaufiné la recette de leur FPS mètre-étalon, pour livrer un jeu vidéo dantesque. Mea maxi culpa.

L’Enfer sur Terre (et un peu ailleurs quand même)

À la suite des événements de Doom (version 2016), la Terre a été envahie par des forces démoniaques, anéantissant 60% de la population de la planète, avec l’aide de la désormais corrompue Union Aerospace Corporation (UAC). Ce qui reste de l’humanité a fui la Terre ou s’est regroupé dans le cadre de l’ARC, un mouvement de résistance initialement formé pour arrêter l’invasion, mais qui s’est caché après avoir subi de lourdes pertes. Le Doom Slayer, précédemment envoyé vers un endroit inconnu, revient sur Terre avec un nouvel arsenal d’armes et une forteresse sur un satellite de la Terre contrôlée par une intelligence artificielle répondant au nom de VEGA, pour anéantir les forces démoniaques, qui déversent ses légions ardentes.

Dans cette nouvelle itération, le joueur incarne donc le Doom Slayer, un ancien guerrier humain d’origine inconnue doué d’une force considérable, qui combat les forces démoniaques de l’Enfer. Contrairement au volet précédent, et même si la licence Doom n’a jamais brillé par son scénario (ce n’est d’ailleurs pas franchement ce qu’on lui demande), Doom Eternal a revu sa copie sur ce point, en tentant de bâtir autour de l’increvable personnage central toute une mythologie le concernant, sur fond de lutte éternelle entre l’Enfer et le Paradis, qui prend ici le nom de Urdak. Si l’histoire prend des allures de série B qui se regarderait sans aucun déplaisir (vraiment), elle est en revanche solidement servie par une direction artistique très inspirée; un point que nous avions d’ailleurs soulevé lors de notre session de prise en main du jeu en janvier dernier.

Entre les bâtiments colossaux à l’architecture baroque décadent, comme sur la planète Exultia, les sompteux paysages d’Apocalypse sur la Terre ravagée, ou, plus encore, carrément en Enfer avec l’architecture logiquement torturée de Nekravol, la citadelle de l’Enfer et ses immenses ziggourats rappelant la Tour de Babel, on se surprend régulièrement à parcourir les niveaux en observant, un brin médusé, en arrière plan, les restes d’affrontements titanesques entre des sentinelles et des démons hauts d’un immeuble de quinze étages. Une direction artistique de haut niveau donc, que l’on doit à Hugo Martin, qui fut engagé par Bethesda en tant que Creative Director sur le reboot de Doom en 2016, et catapulté ici en tant que Game Director, imprimant un peu plus au passage sa patte visuelle sur la licence. Pour l’anecdote d’ailleurs, ce dernier avait travaillé sur de nombreux Concept Arts pour le jeu Dante’s Inferno, un Beat’em All sorti en 2010 et édité par Electronic Arts, qui s’inspirait de La Divine comédie, et dans lequel le héros du jeu descendait un-à-un les cercles de l’Enfer pour retrouver sa bien aimée.

 

L’emballage, c’est bien. Mais quid du contenu, autrement dit le gameplay ? Sans surprise, Id Software rappelle qui est le patron. La Trademark d’une licence comme Doom, c’est incontestablement la nervosité de son gameplay. Un défourraillage en règle en mode « no brain no pain ». Nerveux et absolument frénétiques, les affrontements obligent le joueur à se déplacer tout le temps, sous peine de mort violente et rapide. Régulièrement, les hordes de démons déferlent sur le joueur avec une régularité digne d’un coucou suisse. Ca tire et ca explose dans tous les sens, tandis que l’on cavale comme des fous dans un espace heureusement suffisamment ouvert pour slalomer entre les boules de feu et autres canons laser des arachnotrons. Obligé de switcher avec les différents modes de tirs de ses armes, effectuant régulièrement des ruées (une des nouveautés de cet opus), le Doom Slayer doit aussi souvent aller aux affrontements au corps-à-corps, histoire d’ouvrir en deux dans les règles de l’art grâce à un Glory Kill les démons pour regagner, au choix, des points de vie ou de l’armure. Là aussi il en va de votre survie. Et lorsque vous serez à court de munitions, rien ne vaut un petit coup de tronçonneuse ou, mieux (et dans le dernier tiers du jeu), carrément couper les ennemis en deux à l’aide de la surpuissante épée baptisée « creuset », arme ultime du slayer nécessitant d’être rechargée.

Quand on parle d’action frénétique interdite même aux épiléptiques, on remonte d’un cran avec les niveaux optionnels baptisés « Portes du Slayer », qui balancent sur le Doom Slayer plusieurs vagues d’ennemis, dans un espace « arène » plus restreint. Self Control de rigueur, qui exige de la concentration, mais terriblement gratifiant aussi une fois maîtrisé. Qu’on se le dise : le challenge global de Doom Eternal est relevé, qui plus est dès le second palier de difficulté du jeu (« fais-moi mal »), sur les quatre. Et il nous est arrivé d’avoir de temps à autre envie de jeter de rage la manette à travers la pièce sur certains affrontements, là où nous avions pourtant fait preuve d’une zénitude olympienne dans les jeux type Dark Souls (certes, en serrant quand même parfois les dents…).

 

Cela dit, et la nuance est importante, Doom Eternal n’est pas non plus un jeu violemment punitif, injuste. Il oblige le joueur à parfaire sa maîtrise et sa dextérité dans les affrontements. Une maîtrise qui est d’ailleurs redoutablement mise à l’épreuve avec l’arrivée d’un nouveau petit venu dans le bestaire infernal de la licence : le maraudeur. Guerrier déchu morts-vivants de grande taille équipé d’un bouclier capable de repousser tous les projectils (même ceux du mythique BFG-9000 !), il attaque violemment le joueur si l’on est trop loin ou trop près, et trouve même le temps d’invoquer régulièrement un chien spectral des enfers qui se jette sur vous et ne vous lâche jamais. Le seul moyen de le vaincre étant d’observer une très courte fenêtre d’exposition (moins d’une poignée de secondes), lorsque ses yeux passent au vert, et viser en priorité la tête. Autant dire qu’il ne vaut mieux pas louper le coche, sous peine de se faire méchamment corriger. Et lorsque ce dernier vient accompagné d’un copain identique à lui avec une poignée de démons Mancubus aux bras lances-roquettes, dont les dégâts sont violemment boostés par un totem de rage qu’il faut impérativement détruire le plus vite possible, ca vous donnera une petite idée de la frénésie des combats dont nous parlions plus haut…

In fine, il nous aura fallu -à la louche- environ une quinzaine d’heures pour boucler l’aventure Doom Eternal, sans que nous ayons cherché d’ailleurs tous les secrets des niveaux parcourus, ni même touché au mode multijoueurs asymétrique proposé. Une durée de vie plus qu’honnête donc. Si le titre est incontestablement un des meilleurs représentants d’un genre qu’il a lui-même fondé, on mettra néanmoins un bémol sur les boss ennemis. Peu sont mémorables en vérité, à l’exception peut être du bien nommé Gladiateur, variante pervertie et déformée du minotaure équipé d’un fléau à l’allonge hallucinante et un bouclier impénétrable, lors d’un niveau flashback bien amené. Une réserve qui ne condamne pas pour autant au bûcher ce Doom Eternal, qui offre un jouissif aller simple pour l’Enfer. Chaudement recommandé !

Coronavirus : les cinémas ne rouvriront pas le 11 mai

Lors de son allocution, le Président Emmanuel Macron a annoncé que le confinement des Français prendrait fin le 11 mai 2020. Pour la réouverture des salles de cinéma, aucune date n’a encore été annoncée.

Au cours de son allocution télévisée du 13 avril, le Président Emmanuel Macron a annoncé que le confinement prendrait fin le 11 mai 2020. Il a également précisé qu’il n’en ira pas de même pour les salles de spectacle, qui devront rester fermées après cette date. Les cinéphiles français ne savent donc pas à quand ils pourront retrouver le chemin des salles obscures. Une seule certitude : la réouverture des cinémas sera postérieure au 11 mai. Les cinémas français sont fermés depuis le 15 mars 2020.

Quant au Festival de Cannes 2020, il reste dans le flou le plus complet. Le Président a en effet indiqué que les manifestations culturelles ne pourront se tenir avant la mi-juillet. Le Festival, qui avait annoncé un report entre la fin du mois de juin et le début du mois de juillet, devrait se positionner dans les jours à venir.

Première image de #TimothéeChalamet dans le #Dune de Denis Villeneuve.

QUI ?

Le réalisateur canadien Denis Villeneuve apparaît ces dernières années comme le metteur en scène en vogue lorsqu’il s’agit de sublimer des projets, qu’ils soient en apparence ordinaires ou attendus au tournant. Le natif de Trois-Rivières a en effet rénové le genre du thriller avec Sicario, donner une valeur inestimable à la science-fiction avec Premier Contact, ou encore dessiner un drame familial anxiogène et inoubliable (Incendies). De plus, Denis Villeneuve a dernièrement dirigé la suite magistrale du film culte de Ridley Scott, Blade Runner. Le choix était donc logique quant il a fallu trouver un réalisateur fiable pour aiguiller le remake de Dune de David Lynch.

Casting du film DUNE

Mise à jour : On sait désormais que Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson, Dave Bautista, Stellan Skarsgard et Charlotte Rampling composent la distribution du film. Dernièrement, Javier Bardem et Oscar Isaac ont été évoqués pour les rejoindre. 

QUOI ?

Dune de David Lynch est sorti en 1984, mais le cinéaste a toujours désavoué le film, estimant que les producteurs l’avaient charcuté au montage. Même si des director’s cut plus ou moins fidèles à la vision de David Lynch nous sont parvenus, le film vieillit à vue d’œil et l’idée d’un remake a germé, accélérée après la réception très positive et la curiosité qui persistait autour du projet après la sortie du documentaire Jodorowsky’s Dune en mars 2016.

Denis Villeneuve pilotera le prochain film Dune qui ne sera pas un remake, mais bel et bien une nouvelle adaptation. Après avoir produit un Blade Runner 2049 éblouissant, tous les espoirs sont permis.

QUAND ?

D’après nos informations (confirmées par Timothée Chalamet lui-même lors de sa promotion de My beautiful boy), le tournage du film a débuté en mars 2019. Le film est annoncé pour décembre 2020.

Code 8 / De Jeff Chan Avec Stephen Amell, Robbie Amell, Laysla De Oliveira – NETFLIX

Dans un monde où 4% de la population est née avec des pouvoirs surnaturels, et où ces personnes sont discriminées et traquées sans relâche, un ex-malfrat et un trafiquant de drogue possédant un don de télékinésie s’allient pour mettre fin à un dangereux réseau de criminels.

Chronique :Code 8″ fait partie de ces projets dont on ne peut d’abord que saluer la persévérance de l’ensemble de ses participants pour l’avoir mené à bien. Que cela soit les cousins Robbie et Stephen Amell producteurs et interprètes, le réalisateur Jeff Chan, son scénariste Chris Pare ou l’acteur Sung Kang, tous ont fait preuve d’une fidélité sans faille et ont franchi les obstacles pour que leur proposition de SF née sous la forme d’un chouette court éponyme de 2016 devienne un long-métrage. Le succès de la campagne de crowdfunding menée dans cette optique l’a d’ailleurs prouvé : comme eux, le public a également vu le potentiel véhiculé par cette histoire de personnes dotés de super-pouvoirs et considérées comme une minorité clandestine juste bonne à remplir les tâches les plus ingrates de la majorité. Déjà, en à peine dix minutes, Jeff Chan installait un univers convaincant où la critique sociale et la SF se fondaient en osmose dans bon nombre de jolies trouvailles, et ce jusque dans les traits du héros interprété par Robbie Amell. En effet, un Nord-américain au physique juvénile de parfait quaterback se trouvant dans la même condition que celle réservée aux immigrés sud-américains sur le sol des États-Unis se devait de marquer les mémoires et, par là même, démontrer la pertinence de la proposition de Chan. Le contexte ainsi que le discours qui en découlait étaient donc bien là et exposés plutôt brillamment mais, malgré la bonne volonté de tous ses intervenants, restait à savoir si « Code 8 » allait pouvoir offrir encore plus de matière à les développer en passant au format de long-métrage. Beaucoup de courts-métrages au point de départ séduisant se sont souvent cassés les dents sur une plus longue durée… Eh bien, en matière d’univers, on peut dire que « Code 8 » relève haut la main le défi ! Reprenant fidèlement tout ce qui a été mis en place par le court-métrage (seuls les personnages de Robbie Amell et de Sung Kang subiront quelques légères variations au final), Jeff Chan va d’abord enrichir son Amérique uchronique d’un rapide historique où les personnes possédant un super-pouvoir ont aidé à façonner le pays avant d’être rejetées en bloc afin d’expliquer leur situation aujourd’hui et renforcer le parallèle avec la position d’immigré. Mieux, s’il va à nouveau s’attarder sur les points essentiels du court pour toujours traduire ce sentiment d’une déshumanisation sociétale à leur égard (le travail clandestin, les violences policières, etc), il va même parvenir à l’aggraver en faisant par exemple entrer un nouvel élément en jeu, la Psyche, une drogue extraite à même de ces êtres hors-normes et synonyme de fait d’un trafic où l’humain n’est plus qu’une valeur marchande. Évidemment, on pourrait pointer du doigt que cette métaphore vis-à-vis d’une minorité jouant sur une différence extraordinaire (super-pouvoirs comme « X-Men » ou extraterrestres comme « District 9 ») n’est pas une idée très neuve mais, dans le fond, si celle-ci se voit assortie d’un cadre SF suffisamment fort et offrant de nouvelles perspectives à une critique des maux les plus profonds de nos sociétés dites civilisées, il devient dur de ne pas la saluer, surtout lorsqu’elle vient de projets montés au forceps comme ici (une petite production canadienne, rappelons-le) face à une offre hollywoodienne se montrant plus que timorée en la matière. D’ailleurs, point d’overdose d’effets spéciaux inutiles dans « Code 8 », Jeff Chan fait de son manque de budget un véritable atout en ancrant son histoire au plus près de la réalité du quotidien de ces héros et ne met en lumière leurs pouvoirs ou la technologie sécuritaire qui gouverne leur cité (la bien-nommée Lincoln City) uniquement dans le but de servir au mieux l’intrigue, l’avancée de ses enjeux et ses personnages. Alors, bien sûr, faute de moyens, il manque clairement un souffle visuel de plus grande ampleur qui permettrait d’emmener le film au-delà de ce côté formel de téléfilm qui lui colle un peu trop souvent à la peau mais « Code 8 » a le mérite incontestable d’avoir conscience de ses ambitions autant que de ses limites à les concrétiser et, avec un certain talent, cherche toujours à maximiser les premières malgré la contrainte des deuxièmes. Là où on aura un peu plus du mal à soutenir le film, c’est du côté du déroulement de son récit et du peu de surprises qu’il réserve sur sa globalité. Certes, dans cet univers, l’évolution de son jeune héros dans le milieu des malfrats aux super-pouvoirs afin de subvenir aux besoins de sa mère malade permet d’étayer la portée symbolique du film, cependant, elle suit un schéma bien trop connu du film dit « de braquage » et de la spirale négative qu’il induit pour lui permettre de s’élever à la hauteur de la qualité du reste. Dommage car « Code 8 » aurait sans doute fait un carton plein en choisissant de sortir également des sentiers battus de ce côté, d’autant plus que, lorsqu’il s’aventure sur le terrain de l’émotion pour explorer les dilemmes moraux de ses personnages, il gagne considérablement en densité en alliant l’humanité qui en émane à la métaphore de l’entreprise dans son ensemble. Néanmoins, et à défaut de plus, le tout reste mené avec une relative efficacité notamment grâce à son casting logiquement très investi dans la réussite du projet (les Amell et Sung Kang en tête). De la ténacité de ceux qui ont tout fait pour qu’elle voit le jour à la justesse du regard qu’elle porte sur les minorités délaissées par la société américaine, « Code 8 » est donc une proposition SF canadienne qui a une âme. Certes, l’intelligence de son propos aurait mérité une intrigue aux ressorts moins traditionnels mais il est indéniable que le film réussit à faire entendre sa propre voix grâce à la richesse de son univers et aux personnages bien campés qui y gravitent. D’ailleurs, ce monde n’en est encore qu’à ses prémices, toute l’équipe travaille déjà sur une série spin-off du film pour la future plateforme de streaming Quibi. Nul doute que les drones de Lincoln City n’en ont pas fini de repérer de nouveaux « Code 8 ».

Note : 8/10

Code 8 : Affiche

 

Apprendre à dessiner Harry et les personnages: Plus de 40 de vos personnages préférés – livre dessin pour les enfants (officieuse) de Joydom Coloring | 17 décembre 2019

Contenant plus de 40 des personnages Harry Potter préférés de tous, les enfants adoreront apprendre à dessiner les personnages du monde magique de J.K Rowling! À l’intérieur, les enfants trouveront des guides pas à pas faciles à comprendre qui font de ce livre un outil idéal pour tous les âges et tous les niveaux de compétence, ainsi que des pages de coloriage bonus gratuites et des pages blanches pour la pratique!
Chronique : Quoi de plus relaxant, à tout âge, que de dessiner. Se concentrer sur cette seule activité, avec application, pour ne plus penser à rien d’autre. Nombreux sont ceux qui voient dans le dessin une sorte de méditation, une façon de ne penser à rien, de se reposer l’esprit et ce, à tout âge.

Voilà pourquoi ce livre tourné vers les personnages d’Harry Potter ravira petits et grands, fans du magicien le plus connu du monde. Avec ses 40 personnages et sa méthode unique, c’est un excellent  livre.

Note : 9/10
  • Broché : 128 pages
  • Editeur : Independently published (17 décembre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 1676453369

 

Le chemin de cendre (La fille aux cheveux rouges t. 1) de Serge Brussolo

En 1940, Londres subit les bombardements dévastateurs du Blitz.
Une jeune femme rousse se réveille au milieu des décombres, amnésique.
Transportée à l’hôpital avec d’autres blessés, elle ne parvient pas à recouvrer la mémoire. Par commodité, on la baptise Amy.

Achat : https://amzn.to/3a5qjgi

Chronique : La Fille aux cheveux rouge est un roman d’aventures se déroulant en Angleterre, pendant la seconde guerre mondiale, alors que Londres et sa région sont en proie à d’intenses bombardements. Une jeune fille est retrouvée parmi les décombres d’un immeuble effondré. Elle a complètement perdu la mémoire. le roman retrace sa quête d’identité… Bien entendu, cette fille (aux cheveux rouges) n’est pas une femme comme les autres … et cette quête sera bien mouvementée et éprouvante pour elle.
Avec cette ressortie de ce livre par les éditons H&0 il est temps de vous y (re)plonger… et tout le génie de Brussolo ce ressent en raison du rythme qui nous présente une superbe roman moins caler action, et des rebondissement que ses derniers livres mais il arrive à nous tenir en haleine. L’histoire prend des tournants étranges avec la rencontre de personnages valétudinaires et égrotants dans des décors plausibles mais à la limite du surréel, avec des tournures imprévisibles.
Arcanes énigmes mystères et dédales sont omniprésents et engendrent une certaine frénésie et l’envie a de parcourir le tome2 de ce roman. Encore un livre bien sympa à lire. On y retrouve l’univers mystérieux de l’auteur en pleine guerre. facile à lire, envoûtant, c’est le genre de livre qu’on aime lire d’une traite.
Vivement le tome 2.

Note : 9,5/10

 

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 1733 KB
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 253 pages
  • Editeur : H&o (8 avril 2020)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français

Le chemin de cendre (La fille aux cheveux rouges t. 1) par [Brussolo Serge]

 

LEGO DC Shazam! Magic And Monsters : Le polybag 30623 SHAZAM ! fourni avec le Blu-ray

LEGO DC Shazam! Magic And Monsters

Fin du suspense concernant la minifig qui sera livrée dans le pack Blu-ray / DVD du film d’animation LEGO DC: Shazam! Magic And Monsters : Il s’agit du polybag 30623 SHAZAM!, un sachet disponible depuis déjà plusieurs mois sur le marché secondaire dont on connaît maintenant la destination.

La minifig est identique à celle du set 76120 Batman Batwing and The Riddler Heist, il n’y a que la capuche blanche qui est ici remplacée par la chevelure de Poe Dameron, Joey Tribbiani ou encore Superman.

Pour l’instant, Amazon FR ne référence que la version DVD simple du film sans le polybag additionnel.

Ozark la perle noire de Netflix

Ozark est une série qui, bizarrement, ne fais pas tellement parler d’elle. Elle ne suscite pas le même engouement que la casa de papel et n’est pas vraiment mise en avant par la plateforme. Pourtant cela fait maintenant trois saisons que la série de Bill Dubuque et Mark Williams répand sa noirceur dans les eaux calmes des lacs des Monts Ozark.

Souvent comparée à breaking bad, la série a su pourtant imprimer sa marque et si elle traite de thèmes communs elle s’en éloigne dans sa manière de les exposer. Techniquement aussi les showrunners ont pris le contrepied de leur modèle. Breaking bad baignait dans la chaude lumière du Nouveau-Mexique ? Pour Ozark ce sera une ambiance bleu gris et un paysage dominé par la nature.

Là où breaking bad mettait l’accent sur la métamorphose progressive d’un personnage principal, à savoir Walter White, Ozark embarque toute une famille dans une lente descente aux enfers. Si Marty Byrde, brillamment interprété par Jason Bateman, occupe le rôle titre, la série met en avant beaucoup d’autres personnages, à commencer par sa femme wendy, dont le rôle est tenu par la merveilleuse Laura Linney, qui va se révéler au fil des épisodes aussi impitoyable que déterminée. Le reste du casting est à l’avenant de ces têtes d’affiche et offre de beaux jeux d’acteurs.

Tout va bien on te dit papa va tout régler

Avec des épisodes qui atteignent souvent les soixante minutes on pourrait se méprendre et croire que les scénaristes usent de remplissage pour l’écriture mais il n’en ait rien. Le scénario de la série est dense et complexe et mérite d’être exposé clairement pour ne pas perdre le spectateur. De plus la psychologie des personnages est un moteur essentiel à la qualité de la série. La durée des épisodes et le rythme de ceux-ci sont donc justifiés lorsqu’on prend en compte la finesse de l’écriture.

Cette troisième saison a l’avantage de ne pas avoir à poser les enjeux et peut entrer directement dans le vif du sujet. La famille Byrde joue toujours un jeu aussi serré, entre cartels de drogue, enquête du FBI et voisins haineux. Les relations entre les différents personnages atteignent leur paroxysme alors que l’étau se resserre petit à petit autour de Marty Byrde et de ses proches.

Elle ne parvient pas cependant à éviter quelques écueils, notamment avec l’arrivée inopinée du frère de Wendy, Ben, interprété par Tom Pelphrey. Si ce dernier, avec ses faux airs de Keanu Reeves, offre une composition saisissante et permet de mettre en lumière une pathologie méconnue, à savoir la bipolarité, son écriture souffre d’une précipitation inédite dans une série qui prend d’habitude son temps pour poser ses intrigues. Son role central aura des répercussions irrémédiables sur le destin de plusieurs personnages mais ses relations avec certains d’entre eux et surtout leur intensité soudaine paraît artificiel et semblent avoir été écrit pour faire apparaître encore plus de tensions dans le clan Byrde.

Appelle moi encore une fois John Wick et je vais me fâcher très très fort

Ozark est une série qui parle des pièges que l’on se tend à soi-même et qui ont des conséquences irréversibles sur les gens que l’on aime. Le thème de l’aveuglement et de la fuite en avant y sont aussi débattus. Ozark est un collet posé sur un lapin qui n’a pas encore senti le piège se refermer sur lui. C’est, à ce jour, l’une des perles de Netflix à visionner de toute urgence.

C’est moi ou ça commence à craindre sévère ?

Depuis 2017 / 52min / Drame, Thriller
Nationalité U.S.A.