Smiley – Cartes à gratter – Lamas & licornes de SMILEYWORLD | 16 janvier 2020

Dans cette belle pochette, tu trouveras 10 cartes à gratter et 1 bâtonnet pour réaliser de superbes tableaux ! Il te suffit de gratter l’encre noire en suivant le modèle pour faire apparaître de jolis motifs, des Smileys et des messages pour tes amis sur tes cartes !

Chronique : Avec la collection de cartes à gratter de SMILEYWORLD  les enfants vont pouvoir s’amuser de façon créative et ludique sur le thème des  Lamas & licornes et on se prend au jeu du grattage à créer des cartes afin d’en faire de superbes dessins ! Les enfants, et même les parents s’amuseront et voudront en faire des coloriages, participer avec leurs amis. C’est aussi une très bonne idée de cadeaux. l’autre point positif est que les feuilles sont de qualité et dès que le travail est fait on peut l’afficher et le montrer avec contentement.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 10 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 ans
  • Editeur : Dragon D’Or (16 janvier 2020)
  • Collection : Smiley
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2821211562

 

Francesca de Lina Bengtsdotter | 26 février 2020

Alors que l’inspectrice Charlie Lager est absorbée par une grosse affaire à Stockholm, son chef lui demande de prendre du recul car il la trouve trop impliquée et fragile. Elle décide de se rendre à Gullspang son village natal où son amie d’enfance est en détresse. Ressurgit alors une histoire non résolue vieille de presque 30 ans : la disparition sans trace de Francesca, une jeune fille de bonne famille. Et Charlie découvre les répercussion de cette affaire dans son propre passé familial.

Chronique : Le journaliste Johan Ro s’intéresse à Charlie dans une affaire de disparition datant de 1989, où Francesca Mild, 17 ans, a disparu de sa maison près de Gullspång et dont on n’a plus jamais entendu parler. En vacances à Gullspång, Charlie décide d’enquêter officieusement avec l’aide de Johan et rencontre un mur de silence.

J’ai vraiment apprécié Francesca, qui est plus axé sur le caractère que sur l’action rapide et qui n’est pas mon tarif habituel. Il est raconté en alternance du point de vue de Francesca et de Charlie, de sorte que le lecteur dispose de plus d’informations que l’enquêteur, mais plutôt que de le rendre ennuyeux, il le rend plus intéressant car les deux s’intéressent aux événements et ont un angle complètement différent.

Francesca est déprimée après la mort de son meilleur ami, Paul, qui s’est noyé dans le lac de leur pensionnat. Un accident est l’explication officielle, le suicide est la solution généralement acceptée et Francesca, seule, croit qu’il a été assassiné et se met à enquêter. Francesca, cependant, a des antécédents de problèmes de santé mentale, de sorte que le lecteur ne sait jamais s’il doit croire ou non ce qu’elle dit, ses parents et son médecin ne le savent certainement pas. Elle a une histoire fascinante à raconter et je me suis retrouvée prise au piège, même si elle s’égare dans sa chronologie au fil de son récit. Je suppose que cela renforce sa fragilité.

Charlie, en revanche, s’intéresse d’abord à l’affaire parce que personne n’a mentionné Francesca lors de sa dernière visite à Gullspång à la recherche d’un autre adolescent disparu. Elle se rend vite compte que sa mère, Betty, a un rôle dans l’histoire de Francesca et cela la stimule. Le roman parle autant de sa tentative de réconcilier son passé et son présent pour trouver un peu de paix que de son enquête. Je pense qu’elle fait quelques pas dans la bonne direction dans ce roman, mais elle reste une âme troublée. Je n’ai pas trouvé son histoire aussi convaincante que celle de Francesca, peut-être parce qu’elle est surtout plus banale, mais c’est certainement un personnage plus attachant, qui fait de mauvais choix et essaie de faire mieux.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 368 pages
  • Editeur : Marabout (26 février 2020)
  • Collection : Romans
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2501138384

 

 

 

Comment cela finit de Saskia Sarginson | 29 janvier 2020

1957 : la famille Delaney débarque dans une base américaine du Suffolk. Le père, Todd, vient y travailler sur un projet militaire confidentiel, accompagné de sa femme Ruby et de leurs jumeaux Hedy et Christopher, âgés de douze ans. Mais au bout d’à peine un an, cette famille si parfaite a volé en éclats… L’un d’entre eux a-t-il découvert quelque chose qu’ils n’étaient pas censés voir ?

Chronique : Nous sommes en 1957 et Hedy et sa famille ont quitté l’Amérique et se sont installés sur une base aérienne américaine dans le Suffolk en raison de la promotion de son père.
Ils forment une merveilleuse unité familiale, mais sa mère, Ruby, voulait rester en Amérique et a du mal à revenir en Angleterre, son pays natal.

Le frère jumeau d’Hedy, Christopher, passe la plupart de son temps à écrire des histoires de science-fiction.

Saskia nous conduit très habilement dans une belle histoire de domesticité familiale. La mère d’Hedy, Ruby, aime rester à la maison pour s’occuper d’elle et de Christopher, qui a besoin de soins constants en raison d’une scoliose, tandis que son père, Todd, part tous les jours à la base aérienne. Pourquoi le père d’Hedy rentre-t-il à la maison apparemment ivre tous les soirs, pourquoi son frère est-il obsédé par la forêt à côté de la base aérienne, entend-il vraiment des voix ? Pourquoi sa mère est-elle de plus en plus nerveuse et anxieuse chaque jour ?

Ce livre vous plonge dans des expériences d’amour, de haine, d’enfance, de jeune adulte, de maladie mentale, de vieillesse et de handicap. C’est un tel tourbillon lu du début à la fin que je n’ai pas pu le poser. Une belle écriture et des thèmes inhabituels, une joie de lire.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 288 pages
  • Editeur : Marabout (29 janvier 2020)
  • Collection : Romans
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2501138457

 

La peur de C.L Taylor | 2 janvier 2020

Lorsque Lou, encore adolescente, s’enfuit en France avec Mike, son professeur de karaté, elle est convaincue qu’il est l’amour de sa vie. Mais Mike ne tarde pas à montrer son vrai visage.

Chronique : J’ai été complètement happé par cette histoire de vengeance et de peur ! Elle provoque un mélange d’émotions, de la colère à la peur en passant par le dégoût (quand vous en saurez plus sur Mike, vous ressentirez probablement tout cela aussi), tout cela dans un contexte inquiétant et « normal » – et j’ai été complètement aspiré !

Les personnages de ce roman m’ont vraiment attiré – je me suis intéressé au personnage principal Lou et les éléments tirés de son journal intime vous font voir ce que c’est que d’être un enfant malheureux dans une famille apparemment moins aimante, et combien il est facile pour des hommes plus âgés de s’attaquer à ce genre d’adolescents. Cela fait vraiment réfléchir et, bien que ce ne soit pas un sujet agréable, il est très intéressant à lire. Lorsque Lou réalise que Mike, sorti de prison il y a des années, prépare une autre jeune fille, elle jure de l’en empêcher – et finit par aller beaucoup plus loin que prévu ! J’ai aussi beaucoup aimé Wendy, malgré ses nombreux défauts, et j’ai trouvé que son inclusion dans l’histoire était brillante car elle permet au lecteur de ne plus se concentrer uniquement sur la victime et le délinquant – il y a tellement d’autres personnes touchées par ce genre de crime aussi, et Wendy a fait un personnage très intéressant à lire !

J’ai adoré le fait que C.L. Taylor écrive d’une manière qui vous fait comprendre comment les choses peuvent si facilement dégénérer – à la fois pour Lou, lorsqu’elle affronte Mike, et pour la pauvre Chloé, confuse, et en fait pour tous ceux qui les entourent (y compris la famille et les amis), qui ne reconnaissent pas l’importance de ce qui se passe juste sous leur nez. L’histoire est écrite de telle manière que vous pensez savoir exactement où elle va… mais ce n’est pas le cas !

J’ai parcouru « La peur » et je le recommande vivement comme une lecture captivante qui traite autant des luttes des personnages que de l’action elle-même – une lecture vraiment passionnante avec une couche de substance supplémentaire.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 304 pages
  • Editeur : Marabout (2 janvier 2020)
  • Collection : Romans
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2501122739

 

À cache-cache de M. J. ARLIDGE| 13 février 2020

Pour Helen Grace, la meilleure inspectrice d’Angleterre, la chute est vertigineuse : accusée de meurtre, enfermée aux côtés des criminelles qu’elle a fait condamner, elle doit désormais survivre jusqu’au procès et prouver, d’une façon ou d’une autre, son innocence.

Chronique : Après les événements du roman précédent, nous retrouvons Helen Grace derrière les barreaux, purgeant une peine de prison après avoir été piégée par son propre neveu pour un crime qu’elle n’a pas commis. Notre détective préféré rencontre Orange is The New Black alors qu’elle tente de garder la tête baissée et de survivre aux jours précédant la date de son procès où elle espère pouvoir prouver son innocence. Plus facile à dire qu’à faire quand il devient vite évident qu’il y a un tueur en liberté entre les murs de la prison. Les vieilles habitudes ne sont plus de mise car Helen prend sur elle de trouver le meurtrier avant qu’il ne frappe à nouveau, mais lorsque chaque suspect et chaque victime est un tueur, il est difficile de savoir à qui faire confiance.

Le début du roman a été difficile, Helen Grace était au plus bas dans sa vie. Forcée de rester derrière les barreaux avec sa réputation ternie, elle n’était pas appréciée des flics ni des détenus. Elle était seule et se battait constamment pour sa vie alors que des gardiens de prison sadiques comme Campbell se réjouissaient de lui donner le plus bas des emplois et les prisonniers passaient la majeure partie du roman à tenter de la tuer ou à mettre des cafards dans son gruau. Heureusement, Helen est faite d’un matériau plus solide que celui-là et elle l’a donné aussi bien qu’elle l’a pris.

Cache-cache nous a emmène à l’intérieur des murs de la prison vers le monde extérieur, où la foi inébranlable du Chef Charlie en son mentor et amie Helen la fait parcourir toute la ville pour tenter de retrouver le véritable auteur des meurtres.  Charlie est le genre d’ami qui braverait d’être renversé par une voiture pour vous. Cela signifie qu’à un moment donné, elle s’est littéralement fait renverser par une voiture, s’en est débarrassée et s’est attelée à la tâche. L’incapacité de Charlie à abandonner l’affaire d’Helen et sa volonté de risquer son travail, son bien-être et ses relations personnelles pour sauver son amie m’ont honnêtement donné des attentes irréalistes en matière d’amitiés fféminines.

Ce roman était tout ce dont j’avais besoin pour donner suite à la conclusion bouleversante de son prédécesseur. Chaque fois que je veux décrire la puissance de ce roman, je suis tenté de me mettre à crier et à penser à Hélène comme à un phénix renaissant de ses cendres. C’est ringard oui, mais pour moi, c’est la description parfaite de ce livre. Si vous aimez les romans policiers, lancez-vous dans cette série mais attendez-vous à une longue gueule de bois après

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 384 pages
  • Editeur : Les escales éditions (13 février 2020)
  • Collection : Les escales noires
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2365695051

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Le choix de revivre de Clare Mackintosh | 15 janvier 2020

Max et Pip forment un couple on ne peut plus solide. Cependant, ils doivent faire face à la décision la plus lourde et importante de leur vie et ils ne parviennent pas à trouver un accord. Les conséquences de ce choix impossible menacent de dévaster leur couple et rien ne sera jamais plus comme avant. Clare Mackintosh change de registre avec ce roman émouvant et captivant que vous ne pourrez lâcher avant la fin.

Chronique : La prémisse de ce livre m’a tout de suite attiré. L’histoire se déroule en Angleterre, où le National Health Service (NHS) est présent. Les parents de Dylan Adams, presque trois ans, qui a une tumeur cérébrale cancéreuse, viennent d’apprendre que l’hôpital ne recommande aucun autre traitement, seulement des soins de confort (palliatifs). La mère a accepté cette évaluation dévastatrice, mais le père insiste pour que l’intervention médicale se poursuive aux États-Unis. Il doit se rendre au tribunal pour qu’un juge en détermine l’issue. Au début de l’histoire, les parents sont assis séparément avec leurs équipes juridiques au tribunal en attendant la décision du juge. Un gouffre entre Pip et Max Adams existe depuis qu’ils se sont séparés sur le plan de traitement médical de Dylan. Cependant, quelques secondes avant que le juge ne rende son verdict, ils se rapprochent de plus en plus l’un de l’autre… et finissent par se tenir la main.

L’auteur Clare Mackintosh révèle qu’elle et son mari ont dû prendre la même décision en 2006 lorsqu’ils ont retiré le maintien en vie de leur fils gravement malade. Aujourd’hui encore, ils remettent en question leur décision, ce qui éclaire les thèmes explorés dans ce livre.

Le livre a été écrit d’une manière assez fascinante. Il est raconté en chapitres de duel du point de vue de Pip Adams (mère), Max Adams (père) et du Dr Leila Khalili (médecin de Dylan). Mais lorsque le juge prend sa décision, le livre prend deux tangentes différentes qui vous laissent momentanément déconcertés. De manière assez inattendue, les deux décisions, leurs résultats médicaux et leurs effets sur leur mariage sont explorés, dans les mêmes récits de duel de Pip et Max (et parfois du Dr Leila Khalili). Parfois, j’étais un peu décontenancé par le résultat que je lisais, mais il ne m’a fallu que quelques secondes pour m’adapter et me remettre au travail. Les deux résultats ont été brillamment explorés et m’ont laissé stupéfait de la façon dont la vie peut se dérouler. La morale de l’histoire est que, quelle que soit la décision que l’on prend, on est toujours en train de se remettre en question si l’on prend la bonne.

Dernières réflexions : Un marathon de tournages de pages, poignant, écrit de façon exquise et magistrale, qui donne à réfléchir.. Je vous recommande vivement.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 464 pages
  • Editeur : Marabout (15 janvier 2020)
  • Collection : Romans
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2501138449

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Lettres de Washington Square de Anne ICART | 6 février 2020

Dans ma prochaine lettre, je te raconterai mon arrivée à New York. Je te raconterai Ellis Island, ce terrible endroit par lequel passent tous les migrants. Il faut que je te laisse. Il fait vraiment très froid à présent, la nuit tombe et je dois aller prendre mon service au Waldorf.
Je t’embrasse, mon cher fils.

Chronique : Des montagnes pyrénéennes à New York, une histoire d’amour filial incroyablement émouvante portée par l’espoir des deuxièmes chances que la vie offre parfois. Une enquête au sein de sa famille  C’est au travers des lettres que ce jeune garçon va mieux comprendre les non dits de sa pére et de panser les plaies par les mots. Très beau livre sur les secrets de famille, sur ce qui est caché, dont on ne parle jamais pour éloigner la souffrance pense d’on est pourtant les dégâts sont bien présents, maux être inexplicable qui se transmet de génération en génération.Il faudra l’exil à New York pour enfin lire ses lettres. Livre touchant, émouvant par son sujet, sur la famille et ses secrets mais simplement aussi sur ses failles .

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 312 pages
  • Editeur : Robert Laffont (6 février 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2221241657

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Pic Pic, André et leurs amis de Vincent Patar et Stéphane Aubier | 19 février 2020

André le mauvais cheval, Pic Pic le cochon Magik et Eléphant sont inséparables. Vivant de petits boulots, fans de musique, de littérature et de bière, leur quotidien créatif, délirant et parfois absurde n’est pas sans rappeler celui de leurs facétieux créateurs, Vincent Patar et Stéphane Aubier, figures emblématiques et cultes de l’animation belge (Panique au village, Ernest et Célestine et bien sûr plusieurs courts métrages de Pic Pic André Shoow)

Chronique : Le cochon mélomane, le cheval lettré et l’éléphant féru d’art moderne prennent leurs quartiers grâce à ce superbe album. L’occasion de découvrir sous formes de strips BD l’univers joyeusement gamin et impertinent de leurs auteurs Vincent Patar et Stéphane Aubier. Les fans de longue date de Vincent Patar et Stéphane Aubier vont être ravis. Petits et grands prendront leur pied à patafioler avec un porcelet rose et un canasson écarlate, un duo très contrasté qui ne se côtoie guère qu’en trinquant au générique. Le cochon se contente d’une coupe de champagne, le bourrin se bourre à la bière. Il y a belle lurette que Vincent Patar a versé du houblon dans le picotin d’André, que Stéphane Aubier s’est entiché de son cochonnet. Patar et Aubier, deux cartooneurs bruxellois, nous convient à un pétaradant cocktail. Moins calamiteux qu’André, Pic-Pic a des pouvoirs «magiks». Leurs comparses se bousculent avec un bonus d’accent belge. A découvrir pour bien rire.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 176 pages
  • Editeur : Casterman (19 février 2020)
  • Collection : ALBUMS
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2203197110

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Un jour tu paieras de Pétronille Rostagnat

Résumé : Une adolescente, retrouvée inconsciente en pleine forêt, émerge lentement du coma. Que lui est-il arrivé ?

Pendant que la police mène l’enquête, Pauline Carel, jeune avocate pénaliste, est commise d’office pour défendre Mathieu, un brillant étudiant en médecine accusé d’un double homicide.

Carriériste, ambitieuse et perfectionniste, Pauline y voit l’opportunité de se faire un nom. Alors qu’elle se bat pour blanchir son client, elle est rattrapée par son passé…

Chronique : Une intrigue entraînante et un personnage principal qui sort des sentiers battus, tous les ingrédients étaient réunis pour que l’auteure nous offre un polar de qualité. Mais la recette ne fonctionne pas tout à fait.

La faute à un manque de levure dans la préparation. L’auteure ne parvient pas à faire monter la tension autour de son intrigue. Les scènes cruciales se succèdent sans que le goût salé du suspense ne vienne exalter nos papilles. Les chapitres défilent facilement comme lorsque l’on pioche dans un sachet de chips mais aucune scène marquante ne se détache de l’ensemble du récit.

Récit, qui se maintient bien, il faut lui reconnaître ça. Les différentes couches du récit se révèlent progressivement et de manière logique. L’auteure maîtrise la recette du polar, c’est juste le dosage des ingrédients qui fait que l’ensemble manque de corps.

Son personnage de Pauline Carel est une proposition intéressante. Alors que la plupart des personnages féminins qui se veulent badass ne font que dissimuler leurs fragilités sous des couches de dureté, c’est tout le contraire avec Pauline qui se révèle être l’ingrédient majeur du récit. Sous son vernis d’avocate brillante et séduisante c’est une jeune femme en colère, le corps tendu par la haine qui parcoure ses veines. L’écriture du personnage est une proposition intéressante et Pauline mériterait bien d’apparaître à nouveau dans une nouvelle histoire en espérant que la recette soit plus goûteuse la prochaine fois.

Note: 6/10

Éditeur Marabout
Date de publication 29 janvier 2020
Langue Français
Longueur du livre 288
ISBN-10 250113849X

L’année du rat de Régis Descott

Résumé : Paris – Nouvel an chinois – Le lieutenant Chim de la BRT (Brigade de Recherche et de Traque) est envoyé sur une scène de crime dans la campagne normande. Un fermier et sa famille ont été assassinés avec une sauvagerie inouïe. Les prélèvements effectués laissent songeurs : tueurs multiples, probablement des fugitifs qui auraient peut-être agi sous l’influence d’une nouvelle drogue.
Mais le laboratoire d’analyse révèle des résultats autrement plus inquiétants qui vont entraîner Chim dans le monde troublant de la recherche génétique de pointe. Premier théâtre de son enquête : le laboratoire qui fabrique le célèbre « Jouv X », produit miracle qui promet la jeunesse éternelle. De Paris à la Scandinavie, des tours de la Défense aux fonds marins de la Manche, Chim va mener une enquête redoutable et périlleuse pour remonter la piste des tueurs. Jusqu’à ce qu’il découvre l’horreur suprême, diabolique, qui menacera son intégrité mentale et la survie de l’humanité.

Chronique : Régis Descott signe avec cet ouvrage un récit redoutablement efficace dans un décor cyberpunk plutôt bien planté.

L’auteur a voulu s’éloigner de l’univers des polars psychologiques qu’il commence à bien connaître. L’univers cyberpunk auquel il se frotte pour cette nouvelle intrigue est classique. On retrouve la multinationale toute-puissante, une société déshumanisée et une police militarisée qui n’est plus vraiment au service du citoyen. Le manque d’originalité dans la peinture de ce monde désolant ne l’empêche pas d’être diablement efficace et crédible. Les détails disséminés par l’auteur tout au long du récit contribuent à enrichir ce Paris du futur dans lequel bien peu voudraient vivre.

L’intrigue en elle-même est très classique également et respecte les codes du thriller d’anticipation. Cependant là encore l’auteur démontre une grande maîtrise dans la gestion de son intrigue. On suit le traqueur Chim’ dans ses pérégrinations pour faire toute la lumière sur cette enquête et chaque étape de ses mésaventures est une raison supplémentaire de poursuivre la lecture.

Le personnage de Chim’ obéit lui aussi à un schéma très classique du vieux loup solitaire incorruptible. Il est le personnage idéal pour nous guider dans ce monde corrompu par la promesse d’une jeunesse éternelle. Il représente le dernier rempart face au cynisme d’une société qui a abandonné tous ses idéaux.

Malheureusement le récit est gâché par un final précipité et invraisemblable. Sans dévoiler d’éléments de l’intrigue, le comportement d’un personnage clé de l’histoire ne correspond absolument pas à son caractère tel qu’il est décrit tout au long du récit. Cela n’enlève rien à la qualité générale de l’œuvre qui aurait pu être supérieure si un plus grand soin avait été apporté à ce final, mais en l’état Régis Descott signe une aventure captivante dans un univers sombre qui rappellera les meilleurs films de science-fiction aux amateurs du genre.

Note : 7/10

Date de publication : 9 mars 2011
Éditeur : JC Lattès
Langue : Français