Premier prix pour Amandine Malabul de Jill Murphy | 18 avril 2019

Miracle ! Amandine a réussi à passer en quatrième année sans se faire renvoyer. Son objectif secret : devenir exemplaire pour être nommée élève en chef. Mais sa pire ennemie, Octavie Patafiel, veut la séparer de son nouveau compagnon porte-bonheur, le petit chien Étoile. Sans lui, Amandine pourra-t-elle prouver à tous qu’elle n’est pas une catastrophe ambulante ?

Chronique :  Selon les rumeurs, le premier prix sera le dernier livre. Je dois admettre que cette rumeur est l’une de celles qui m’ont rendu un peu triste. Amandine Malabul a été une franchise bizarrement présente tout au long de ma vie, et ce sera triste de voir la fin de celle-ci. Cela étant dit, Jill Murphy s’est assurée qu’elle a terminé sa série sur une bonne note.

Les choses vont enfin bien pour Amandine . Grâce à son chien de garde chanceux, son vol est enfin à la hauteur, et avec cela, il y a eu une amélioration dans ses notes en classe. Même les enseignants remarquent qu’elle fait plus d’efforts maintenant. Cependant, tout le monde n’est pas satisfait de cela – en particulier, Ethel n’est pas heureuse de voir son rival faire aussi bien. En conséquence ? Elle cherche tout ce qu’elle peut pour arrêter cette série de succès et remettre le statu quo à ce qu’elle considère être la bonne voie.

Bien que ces livres ne seront jamais considérés comme de la littérature classique, il y a de délicieuses petites lectures. C’est difficile de ne pas sourire quand on prend un de ces livres et qu’on le lit, et cela vaut aussi bien pour les anciens que pour les nouveaux fans. Cela vaut le coût de l’obtenir, et je peux vous garantir qu’il vous fera sourire.

Note : 9,5/10

 

  • Relié: 208 pages
  • Tranche d’âges: 8 – 12 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (18 avril 2019)
  • Collection : GRAND FORMAT LI
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2075123713

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Les puissants – Libres – Tome 3 de Vic James | 11 avril 2019

Meurtrie, trahie, choquée, Abi a rejoint les rangs de la rébellion. Mais peut-elle encore croire à la paix ? Et si la violence était la seule arme à opposer à la tyrannie ?
Évadé de prison, Luke n’a pas d’autre choix que de s’allier à son ennemi, le mystérieux Silyen Jardine. Pour le meilleur ou pour le pire ?

Chronique :  Libres met un terme à la trilogie Les puissants . Cette série a tenu presque toutes les promesses qu’elle avait faites à l’époque, ce qui en a fait une expérience extrêmement satisfaisante pour ce lecteur.

Nous sommes de retour avec tous les mêmes personnages, (enfin, ceux qui sont encore en vie), et reprenons leurs drames individuels dans une Londres agitée, dominée par Equals. Dans cette série, Equals naissent avec des pouvoirs spéciaux, voire magiques, qui leur permettent de contrôler toutes sortes de matériaux et d’énergies. En tant que tel, ce monde que Vic James a créé permet à ceux qui sont riches en ces pouvoirs de contrôler et d’asservir ceux qui ne le sont pas. Le pouvoir absolu corrompt absolument, et tout ça.

Mais ce que James a si habilement fait (Skill étant le nom donné à ces « pouvoirs »), c’est qu’elle est tissée dans un commentaire politique qui est étrangement en phase avec les événements d’aujourd’hui dans le monde réel. Classes dirigeantes et/ou lutte des classes ? Vérifier. Des partis politiques qui complotent et planifient de garder le silence et de travailler avec leur nez à l’ouvrage pour les personnes non qualifiées ? Vérifier. Ceux qui sont riches en Compétences, (ou dans notre monde, les billets de banque), gagnent facilement plus de richesses, tout en tenant leurs pieds à la gorge de ceux qui ne sont pas si bénis ? Vérifier. Utiliser la peur pour faire peur aux masses et ne pas trop s’intéresser à ce qui se passe VRAIMENT ? Vérifier.

« La peur était le super pouvoir qu’ils possédaient tous. Et contrairement aux monstres de la Saint-Jean, il n’y avait pas de limite au nombre de personnes qu’ils pouvaient contrôler avec lui. »

Ce que Vic James a fait ici et de façon opportune (je vous regarde, écrivains de fantaisie célèbres dont la série n’est pas terminée – vous savez qui vous êtes), c’est de livrer une trilogie qui a quelque chose pour chacun. Même si c’est classé dans la catégorie YA, je me méfierais de le recommander à la foule des super jeunes YA, car beaucoup de points politiques leur passeraient par-dessus la tête (et peut-être les ennuieraient), mais aussi parce qu’il y a des thèmes extrêmement sombres et des scènes violentes. Cela dit, je recommanderais cette trilogie à tous les autres, surtout aux amateurs de fantasmes noirs et d’horreur.

Mon seul problème avec ce dernier livre, c’est que tout semble s’être terminé assez rapidement – le dénouement est venu vite et furieusement, et il m’a semblé qu’un coup dur ou une découverte après l’autre – un style de feu rapide. Non pas que je me plaigne, mais je crois que je voulais savourer un peu plus les événements.

Vic James a prouvé qu’elle était une auteure à surveiller et je sais que je surveillerai de près tout ce qu’elle publiera. Si elle peut me faire lire et apprécier une trilogie complète de YA, qui sait de quoi d’autre elle pourrait être capable ? J’ai hâte de le savoir !

En attendant, je recommande vivement ce livre et toute la trilogie.

Note : 9/10

 

  • Broché: 512 pages
  • Editeur : Nathan (11 avril 2019)
  • Collection : GRAND FORMAT DIVERS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2092570420

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Test DVD : L’Empereur de Paris (19 avril 2019) de Jean-François Richet avec Vincent Cassel, Freya Mavor

Sous le règne de Napoléon, François Vidocq, le seul homme à s’être échappé des plus grands bagnes du pays, est une légende des bas-fonds parisiens. Laissé pour mort après sa dernière évasion spectaculaire, l’ex-bagnard essaye de se faire oublier sous les traits d’un simple commerçant.

Chronique : « L’Empereur de Paris » respire un académisme plutôt sécuritaire, assez sage et convenu, finalement assez loin de l’état d’esprit du fameux François Vidocq, cet ancien bagnard dont ce film de Jean-François Richet veut être la raison d’être et l’enjeu principal ! Sans être totalement inintéressant, dans la mesure où cette histoire nous est contée avec précision et moult détails, ni même pénible à regarder, bien au contraire, ce film semble manquer tout de même d’un véritable panache comme on l’espérait ! Bien sûr les règlements de compte et les fusillades y vont bon train, l’opportunisme y va tout feu tout flamme, dans l’espoir d’une ascension sociale sans vergogne, (ce qui est ici très bien démontré !), mais les personnages sont paradoxalement presque trop sages, sans avoir l’air d’y croire quelquefois comme l’est lui-même Vincent Cassel, en homme au fond pas plus charismatique et passionné que cela. Ce qui donne finalement une ambiance en demi-teinte, d’autant plus dommageable que la vie de Vidocq est finalement bien retranscrite dans ses rebondissements et ses implications… Vincent Cassel en étant ainsi un peu en retrait, laisse de fait la part belle à Fabrice Luchini même si ce dernier sous les traits d’un Fouché intraitable,entre en scène sur le tard, et surtout à James Thierrée, très juste et marquant dans son rôle de hussard dévasté ! Tout cela baigne de plus dans un Paris du XIX ème bluffant dans sa reconstitution, de la construction d’un Arc de Triomphe saisissante et inimaginable, jusqu’à à ce dédale de rues sales, véritables coupes-gorges où tout est possible ! Il n’en reste donc pas moins un assez bon film historique sur un personnage haut en couleur, au destin incroyable puisqu’il deviendra finalement Chef de la Sûreté de Paris, un poste totalement aux antipodes de cette galère sans espoir où il était prisonnier !

Note : 8,5/10

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Vidéo  : L’image est d’une précision et d’une limpidité à toute épreuve, les couleurs en envoient plein les mirettes, et les contrastes sont d’une solidité remarquable : c’est tout simplement superbe.

Audio : Cette version bénéficie d’un mixage DTS-HD Master Audio 5.1 qui fera clairement honneur à l’ampleur du film. Les scènes d’action en particulier, tout particulièrement impressionnantes, s’avèrent d’un dynamisme et d’une force acoustique tout simplement bluffantes, renforcées par des basses littéralement tonitruantes et des effets multicanaux épatants de finesse et de précision.

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Bonus : On trouvera, outre la traditionnelle bande-annonce, un passionnant making of d’une durée de presque trois quarts d’heure, qui reviendra essentiellement sur la rigueur historique épatante de l’entreprise, et sur la volonté de produire et de tourner le film intégralement en France. Les interventions de l’équipe technique sont naturellement entrecoupées d’images de la préparation du film ainsi que de quelques moments volés sur le tournage. Complet et vraiment très intéressant !

 

  • Acteurs : Vincent Cassel, Patrick Chesnais, August Diehl, Olga Kurylenko, Denis Lavant
  • Réalisateurs : Jean-François Richet
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 19 avril 2019
  • Durée : 115 minutes

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Test Blu ray : Mortal Engines (17 avril 2019) de Christian Rivers avec Hera Hilmar, Robert Sheehan

 

Des centaines d’années après qu’un évènement apocalyptique a détruit la Terre, l’humanité s’est adaptée pour survivre en trouvant un nouveau mode de vie. Ainsi, de gigantesques villes mobiles errent sur Terre prenant sans pitié le pouvoir sur d’autres villes mobiles plus petites.

Chronique : Adapter un roman complet en un seul film est une course folle. Bien que cela puisse être (et ait été) bien fait, il arrive trop souvent que toute l’étendue de l’histoire soit mieux adaptée à la page qu’à l’écran. Mortal Engines est un excellent exemple d’un film potentiellement grand qui avait toute l’imagination du roman, mais qui n’a pas réussi à adapter l’histoire.

Basé sur le premier livre d’une série de Philip Reeve, Mortal Engines se déroule sur une Terre post-apocalyptique. Après la guerre de 60 minutes qui a presque détruit toute vie et a anéanti une grande partie de notre technologie, les avant-postes humains restants ont rassemblé ce qui restait et rendu leurs villes mobiles. Ces mécanismes massifs peuvent aller de petits et rapides navires de sauvetage à ceux qui détiennent tout Londres. Les métropoles itinérantes laissent des traces massives dans le sol meuble alors qu’elles traversent le paysage aride à la recherche de ressources et de survie.

Malheureusement, une petite ville minière bavaroise est la ressource que Londres rencontre un jour fatidique. Dès que le petit village est repéré par le monstre, ils ramassent leurs mines et Londres les poursuit. Au cours des cinq premières minutes de Mortal Engines, nous voyons non seulement deux types différents de ces créations massives, mais nous voyons aussi comment les gens qui y vivent font face aux mouvements constants, et surtout nous voyons l’échelle. Décrire Londres comme une ville « gargantuesque » ne rend guère service à l’immensité de ce véhicule. Il est capable d’ingérer une ville entière en quelques instants et sans ralentir, et sans que la vie à bord s’arrête pour le remarquer.

La conception du monde au sein de Mortal Engines est la véritable force du film. Les curiosités de chaque site, ainsi que les machines qui nous y conduisent, sont complexes, bien réalisées et fascinantes à voir. C’est une joie d’exister dans ce monde et de voir comment la vie s’est adaptée au mouvement constant.

L’intrigue, cependant, continue d’essayer d’empêcher de profiter du film, et réussit souvent. Comme beaucoup d’adaptations de livres, ce film souffre d’essayer d’en faire trop et trop vite. On nous présente trop de personnages et on ne nous donne pas assez d’informations pour nous soucier d’eux tous. Par exemple, il y a des affiches de recherche partout à Londres à la recherche d’Anna Fang (la pop star sud-coréenne Jihae), qui semble être l’une des personnes les plus intéressantes de la planète, mais nous ne savons jamais ce qu’elle a fait pour obtenir son statut de fugitive. Toute son équipe de bandits semble être le genre de groupe que nous aimerions connaître aussi, mais ils sont présentés et rapidement envoyés pour sauver le monde.

Hester Shaw (Hera Hilmar) est l’exception flagrante à cette tendance à se précipiter dans les présentations. Son histoire est au cœur de l’intrigue de Mortal Engines et elle en est en grande partie la force motrice, mais ses motifs sont variés et complexes, ce qui entraîne des ballonnements inutiles. Bien qu’il puisse fonctionner mieux dans un livre de 320 pages, le fait d’inclure deux histoires d’origine pleurnicharde pour un seul personnage n’est pas la preuve d’une forte capacité de montage.

Mortal Engines crée un monde magnifique, dangereux et évadé, mais il souffre d’essayer d’en faire trop avec des personnages auxquels on se soucie à peine.

Note : 8,5/10

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Vidéo : Choisissez à peu près n’importe quel superlatif d’évaluation vidéo et appliquez-le à Mortal Engines. Le transfert 1080p d’Universal est à peu près parfait. Le film photographié numériquement donne un Blu-ray saisissant, avec des détails d’une netteté cristalline et des couleurs abondantes. Les traits du visage sont frappants à travers une collection assez diversifiée de personnages, révélant des cicatrices profondes, des éraflures et divers exemples d’altération d’une vie difficile dans un monde dur avec une clarté presque infinie, au moins autant que le format Blu-ray peut fournir. Les machines construites numériquement révèlent une complexité étonnante dans les différentes pièces mobiles, les surfaces métalliques, et toute l’usure et la saleté qui leur sont associées et qui se sont accumulées au fil du temps. Le terrain, souvent vu sous la forme d’un monde assez mort ou profond dans les traces que les machines laissent derrière elles, révèle chaque caillou et chaque morceau de sable avec une finesse gratifiante. Les couleurs sont superbes. Le masque facial rouge de Shaw est évidemment l’une des couleurs qui définissent le film, tandis que les teintes inspirées du steampunk restent fortes avec une saturation positive et un contraste parfaitement cadré. Les tons de peau sont impeccables et les niveaux de noir sont parfaitement profonds. Le bruit est extrêmement minime et aucun autre artefact de source ou d’encodage n’est apparent.

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Audio :  Mortal Engines passe sur Blu-ray avec une bande sonore immersive et active Dolby Atmos. La présentation est implacablement enveloppante et lourde, utilisant à la fois les quatre canaux arrière et les haut-parleurs aériens pour attirer l’auditeur dans l’univers surdimensionné de la machinerie du film. Qu’il s’agisse de scènes d’action à grande échelle dans lesquelles Londres absorbe des villes plus petites et des avions ou de moments moins dramatiques mais tout aussi séduisants sur le plan sonore lorsque les annonces sonores dirigent les nouveaux arrivants londoniens avec une composante aérienne bien définie et parfaitement intégrée, l’activité sonore du morceau est toujours largement espacée et capable d’attirer l’auditeur dans le monde. Le seul inconvénient est l’absence relative d’une dynamique intense dans les basses fréquences. On s’attendrait à plus de puissance et de profondeur dans les bruits de la machinerie lourde et de divers exemples de coups de feu. Plus d’activité au bas de l’échelle aurait élevé cette piste à cinq étoiles. Le dialogue se présente clairement et distinctement à partir d’une position naturelle au premier plan.

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Bonus :

La fin des Anciens (1080p ; 3:13) : Une vidéo d’introduction  » fausse  » montrant de nombreux points forts du Hall of Ancient Technology du London Museum.

Les personnages de la série (1080p ; 21:43) : Un regard sur cinq personnages clés du film – Hester Shaw, Tom Natsworthy, Anna Fang, Thaddeus Valentine, et Shrike.

Bienvenue à Londres (1080p ; 26:19) : Un regard en coulisse sur la création de la ville mobile, présenté en cinq parties – Building the Beast, Levels of London, The Smallest Details, London Museum, et Medusa and St. Paul’s.

Dans les airs (1080p ; 4:52) : Un regard sur la création d’Airhaven, une ville flottante.

Filmer la Nouvelle-Zélande (1080p ; 3:52) : La distribution et l’équipe discutent du plaisir de tourner en Nouvelle-Zélande.

Commentaire audio avec le réalisateur Christian Rivers : Ce qui commence comme un titre vivant où Rivers discute de la réalisation du film et de certains des choix qu’il a faits s’essouffle à la mi-parcours, avec de plus en plus de pauses dans ses commentaires.

 

  • Acteurs : Hera Hilmar, Robert Sheehan, Hugo Weaving, Jihae, Ronan Raftery
  • Réalisateurs : Christian Rivers
  • Audio : Français (Dolby Digital Plus), Espagnol (Dolby Digital Plus), Anglais
  • Audio description : Français
  • Sous-titres : Suédois, Finnois, Norvégien, Grec, Néerlandais, Français, Islandais, Danois, Portugais, Castillan
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 17 avril 2019
  • Durée : 128 minutes

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Ma douleur est sauvagerie de Pierric Guittaut | 17 avril 2019

Un jour de chasse comme un autre, Stéphane croise un grand cerf blanc. Un fugace échange de regards et l’animal disparaît. Quelques jours plus tard, le cerf provoque un accident : la femme de Stéphane est morte.
Lancé dans une traque obsessionnelle, obsédé par la soif de vengeance, le chasseur se fond dans la forêt. Il en réapprend tous les codes. Chaque pas dans les bois le rapproche du rendez-vous fatidique avec le cerf.
De l’homme et de la bête, un seul sortira vivant de ce duel sauvage dans le cœur sombre de la forêt

Chronique : Une histoire tragique, un style viscéral, une réflexion sur la société et le rapport à la nature il n’en faut pas plus à Pierric Guittaut pour créer un ouvrage qui vous prend au tripe.

L’un des aspect le plus marquant dans son récit sont les couleurs. Le vert profond de la forêt, le brun sacré de la terre,le noir profond de la nuit, le blanc ici couleur annonciatrice de mort et surtout le rouge, le rouge du sang versé mais aussi celui de la rage, d’une sauvagerie ancestrale trop longtemps contenue qui remonte à la surface.

C’est le récit d’une mort et d’une renaissance. La mort d’un mari aimant, employé modèle qui ne trouve plus sa place dans une société déshumanisé. Et la renaissance d’un homme, fils adoptif de la forêt qui renoue avec les racines fondamental du vivant. D’abord empli de crainte et de respect mais envahi d’une détermination féroce le personnage redécouvre un lieu qu’il a pourtant déjà parcouru.

À travers les pages du livre c’est toute une nature que l’on croit apprivoisé, qui se révèle. Là une grotte invisible, ailleurs une source salvatrice. Une nature sauvage, implacable où le fort dévore le faible et où un simple orage est synonyme d’apocalypse.

Un récit brut, au style viscéral, héritier d’une nature qui refuse de ployer sous le joug de la modernité. Un récit qui est bien plus qu’une traque vengeresse. Un récit qui parlera à tous, amateur de chasse ou pas.

Note 8/10

Chronique de Christophe C.

 

  • Poche: 227 pages
  • Editeur : Les Arènes (17 avril 2019)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 271120104X

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Raoul Taburin de Sempé | 21 mars 2019

«Sa réputation était telle que, dans le canton, on ne disait plus un vélo, mais un taburin.» Raoul Taburin, l’illustre marchand de cycles de Saint-Céron, cache un terrible secret. En dépit de multiples tentatives, il n’a jamais réussi à tenir sur une selle. Son talent de réparateur lui vaut cependant de solides amitiés : Sauveur Bilongue, vainqueur d’une étape du Tour de France, le père Forton qui lui cédera son fonds de commerce et surtout Hervé Figougne, le célèbre photographe. Mais Raoul va-t-il accepter de poser pour lui sur son taburin ? N’est-ce pas la chance inespérée d’être à la hauteur de sa réputation ?

Chronique : Pour qui connait et suit Sempé depuis toujours,(ou presque), Raoul Taburin est l’un des ouvrages les plus attachants dans la lignée.Toute la poésie de Sempé y est concentrée. Poésie de l’ infiniment petit et de l’ infinie tendresse pour les choses simples voire infimes. Finesse psychologique, observations pointues dans un monde imaginaire où tout ressemble au notre mais en mieux en apparence. En apparences seulement. Taburin et ses amis vivent les angoisses et les tourments pour rire. Pour rire des nôtres. Sempé nous apparait là, une fois de plus avec élégance, dans son humanisme un peu mélancolique quoique jamais désabusé. Le petit monde de Taburin est à la dimension de l’ immense talent de l’ auteur. Un Sempé indispensable ! Comme tous les autres…

Note : 9,5/10

 

  • Collection : HUMOUR
  • Langue : Français

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Le Petit Nicolas – La bande dessinée originale de René Goscinny et Jean-Jacques Sempé | 21 mars 2019

Une bonne blague, une superbe gaffe ou une sacrée bêtise ? Assurément, elles sont signées le Petit Nicolas. Alors que Papa paye les pots cassés, Maman répète qu’il faut être bien sage, le voisin Monsieur Blédurt en voit de toutes les couleurs, et Alceste… est dans le coup bien sûr !

Chronique : Comme il est expliqué dans le livre, René Goscinny et Jean-Jacques Sempé se sont rencontrés au printemps 1954 à Paris, alors que Goscinny revenait de New York où il avait notamment travaillé avec Harvey Kurtzman. Ce n’est qu’en septembre 1955 que commence à paraître, dans le magazine hebdomadaire « Le Petit Moustique » en Belgique, leur série de gags en une page consacrée à leur nouveau personnage du « Petit Nicolas ». La série ne durera qu’une saison et le temps de 28 planches. Ces oeuvres de jeunesse étaient restées inédites depuis lors.
Cet album parvient aux 48 pages réglementaires grâce à deux préfaces, dont une de Sempé, plus les biographies des deux auteurs, et leurs bibliographies respectives, et en plus la reprise de deux récits illustrés, mis en regard de deux planches sur le même thème, respectivement le vélo et la plage.
Le « Petit Nicolas » du premier essai des deux jeunes auteurs (Goscinny a 29 ans et Sempé 23) n’est pas déjà celui des histoires illustrées plus tardives. C’est un garnement entre Pim, Pam, Poum et Dennis la Malice, qui cause bien des ennuis, souvent graves, à son papa volontiers gaffeur de toutes façons, et à son voisin. Goscinny et Sempé se prêtent très bien à l’exercice du gag en une page (Goscinny y reviendra plus tard, avec d’autres auteurs, dont me semble-t-il Franquin pour Modeste et Pompon), avec un découpage de la page au cordeau : 12 cases, façon gaufrier, dont celle du titre. L’effet comique est garanti à chaque fois, mais il ne s’agit à l’évidence que d’un rodage pour les deux talentueux auteurs, appelés à d’autres sommets, ensemble et chacun dans sa voie. Sempé devenant particulièrement célèbre… à New York, pour ses dessins dans le New Yorker !

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 96 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 13 années
  • Editeur : Folio Junior (21 mars 2019)
  • Collection : Folio Junior
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2075126887`

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Vue pour la dernière fois de Nina LAURIN | 18 avril 2019

Laine Moreno, anciennement Ella Santos, rase les murs et cache ses cicatrices. Caissière dans une supérette et barmaid la nuit, elle veut tout faire pour disparaître. De ses dix à ses treize ans, elle a été séquestrée dans un cave et violée à répétition par un tortionnaire que la police de Seattle n’a jamais fait l’effort de rechercher. Car Laine n’est pas assez blanche de peau pour intéresser la justice, sa famille ne fréquente pas les bons quartiers. Son calvaire s’est arrêté par pur hasard. Un jour, elle a été relâchée sur le trottoir, enceinte de son bourreau, puis elle a abandonné son bébé. Et depuis, elle tente d’oublier. Jusqu’au jour où elle tombe sur un avis de recherche. La petite fille sur la photo est son portrait craché…

Chronique : Wow, Wow et Wow encore une fois, c’est une histoire totalement fascinante que je donnerais volontiers bien plus que cinq étoiles si je pouvais et que je recommanderais avec plaisir à quiconque aime lire un bon thriller.

Il y a dix ans, Ella Santos s’est échappée des griffes du monstre qui l’avait kidnappée et maltraitée pendant trois ans, elle a changé son nom pour Lainey et a vraiment essayé de continuer sa vie, mais la personne qui l’a kidnappée n’a jamais été prise et Lainey sait depuis toujours qu’un jour elle va frapper encore et maintenant il semble que c’est le cas.

Olivia Shaw a disparu de l’extérieur de l’entrée de son école, le bon look, le bon âge, les bonnes circonstances et elle pourrait être un miroir de Lainey il y a treize ans.

Lainey veut simplement continuer sa vie, mais parfois on ne peut pas passer à autre chose tant qu’on n’a pas affronté les événements de son passé.

Ce thriller captivant est exprimé par Lainey qui, après tout ce qu’elle a vécu, est une épave émotionnelle, une droguée au tempérament court, mais au fond d’elle, c’est une petite fille perdue qui veut simplement être aimée.Les personnages sont bien développés, réalistes et totalement indignes de confiance, l’histoire est rapide, pleine de rebondissements et vous n’avez aucune idée de ce qui est arrivé à Olivia jusqu’au tout dernier chapitre.

C’est un premier thriller très bien écrit qui m’a accroché du prologue captivant jusqu’au dernier mot et j’ai hâte de lire d’autres livres de cet auteur dans l’avenir.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (18 avril 2019)
  • Collection : Sang d’encre
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2258136865

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Healthy (mais pas trop !) de Pauline | 17 avril 2019

Moi c’est Pauline, auteure du blog vivrehealthy.com sur « l internet » ! Voici mon guide pour être bien dans ses baskets et dans sa tête. Point de régime, point de frustration, point de sport à outrance ! Je vous emmène à la découverte de l’alimentation intuitive pour faire la paix avec tous les aliments et trouver son poids de forme. Nous verrons comment intégrer la pratique sportive dans notre quotidien, pour se faire du bien (sans se faire de mal). Pompon sur la cerise du gâteau, nous voguerons ensemble sur la mer du développement personnel. Amour, gloire et succès vous tendent les bras. Rien que ça ! Vous venez ?

Chronique : Ce livre est magnifique. La couverture donne vraiment envie et les illustrations  à l’intérieur sont superbes ! Ce livre de Pauline,   en rayon on ne peut pas le rater si on en cherche un dans ce style tellement la couverture donne envie !  Healthy démontre la connexion entre la nourriture saine et équilibre cérébral mais de manière vitaminée et ludique. Très beau livre avec des recettes appétissantes et faciles à réaliser, donne des idées pour changer des habitudes quotidiennes! En plus, pas onéreux, donc à la portée de tous le monde . Si vous voulez un livre qui vous permettent de comprendre les intérêts, si vous avez besoin d’inspiration pour vos recettes quotidiennes, si vous êtes intéressé(e)s par une alimentation  local et de saison ce livre est adapté pour vous.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : Talent Sport (17 avril 2019)
  • Collection : TSP.TALENT EDIT
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2378150741

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Mon premier dictionnaire Montessori de Collectif | 17 avril 2019

Enfin un dictionnaire Montessori avec tous les mots essentiels pour les 3-6 ans, complété par des fiches à découper pour apprendre en manipulant.

Chronique : Très utile, pour un usage un peu particulier.Dans des séances d’alphabétisation ce dictionnaire fournit sur les mots élémentaires de très bonnes petites définitions illustrées par des images très suggestives. A cela s’ajoute l’apprentissage du maniement de base d’un dictionnaire. Bon petit outil pour débutants ayant dépassé la phase du déchiffrage. Il s’agit d’un vrai premier dictionnaire pour enfants. Très attrayant: couleur, images, mise en page! Tout pour plaire aux plus jeunes. Il est très facile d’utilisation: nombres réduits de mots, rappel de l’ordre alphabétique en bordure de page, écriture large. Un joli moyen de faire découvrir le vocabulaire aux enfants!

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 272 pages
  • Editeur : Larousse (17 avril 2019)
  • Collection : Montessori
  • Langue : Français

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