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Nous sommes en 1983 à Yad Vashem, au mémorial de la Shoah à Jérusalem. Irena a enfin été autorisée par les autorités communistes Polonaises à venir planter son arbre dans l’allée des Justes parmi les nations. 18 ans après avoir été honorée. C’est ici qu’elle rencontre une jeune femme qu’elle a sauvée, et sa petite fille. Irena leur raconte son histoire, son retour de l’enfer de la torture en 1944, à Varsovie, la fin de la guerre… et le début d’un autre combat.
Chronique : Irena est une très jolie bande dessinée, adressée autant aux enfants qu’aux adultes, et qui retrace le parcours d’une Juste de Varsovie. Irena Sendlerowa a vraiment existé, pendant la seconde guerre mondiale elle sauva 2500 enfants du ghetto.Ce tome se conclue par la prise du ghetto de Varsovie. Irena tient bon.. Une tragédie que le dessin de David Evrard rend palpable à travers un trait rond et expressif qu’accompagne agréablement la mise en couleurs de Walter. Les émotions sont transcrites avec justesse et dénotent une grande humanité. En outre, les cadrages sont variés et le découpage assure une bonne lisibilité qui nous offre de beaux moment d’émotion que vous aurez encore envie, de découvrir la suite du parcours de cette femme courageuse et altruiste.Ce n’est pas le numéro de trop qui nous offre un récit rempli de beaucoup de tendresse qui émane de cette série.
Note : 9,5/10
Extrait :




Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité », parait-il. C’est même inscrit dans la loi. Il ne leur manquait que la parole et c’est désormais chose faite. Stéphane Betbeder plonge ses personnages à quatre (et deux) pattes dans une odyssée animalière que n’auraient pas renié les plus grands héros du genre humain.
Chronique : Une bande dessiné dur sur la maltraitance des animaux, un sujet d’actualité mais sans jamais le rendre compliqué et impossible à suivre cette arche de Néo de Stéphane Betbeder et Paul Frichet a de multiples portes d’entrée. On peut l’aborder sous l’angle de la filiation et des transmissions de savoir et savoir-être qui passent de génération en génération. Les auteurs prennent des personnages qui pourrait penser comme des humaine et surtout n’importe lequel d’entre nous, ce qui fait qu’on s’y identifie facilement au cochon, a la poule,au mouton et à la vache avec un sentiment d’abandon, maltraitance et culpabilité qui sont les thèmes abordés et qui portent en nous l’immense présence d’un être fort qui nous a appris la vie et nous transmet des valeurs et que l’on croyait invincible où le lecteur se replonge quelques décennies en arrière. Des moments beaux et touchants, un amour et une complicité, l’histoire d’une complicité intergénérationnelle. Un très beau moment de lecture magnifiquement écrit et dessiné dont on à hâte de lire le second tome.
Note : 9,5/10
Extrait :




Culte. Voilà des années que Picsou ne parlait plus à Donald… Jusqu’au jour où son neveu lui demande surveiller Riri, Fifi et Loulou en son absence. Au contact des trois jeunes canards, le multi-milliardaire sent à nouveau retentir en lui l’appel de l’aventure et décide de repartir en quête de trésors perdus. Pendant ce temps, Riri, Fifi et Loulou, avec l’aide de Zaza, la petite-fille de la gouvernante de Picsou, vont découvrir les raisons de sa longue dispute avec Donald…
Chronique : Les volumes de cette série suivent la continuité de l’émission de télévision , mais vous n’avez pas besoin de regarder l’émission pour lire les livres ou vice versa. Les auteurs font du bon travail. Les histoires sont des aventures qui rappellent beaucoup les bandes dessinées d’aventure de Barks (avec une touche moderne, bien sûr). Il s’agit d’un ensemble d’histoires amusantes pour les fans de Picsou de tout âge, et bien qu’il se déroule dans l’univers de l’émission 2017, il n’est pas nécessairement lié à des épisodes, vous pouvez donc lire ceci sans une connaissance en profondeur de l’émission. Les scripts regorgent de petits jeux de mots subtil et bien placé . Il y a aussi une bonne idée de la façon dont ces personnages sont réinterprétés pour le nouveau dessin animé, avec Riri, Fifi et Loulou montrant des personnalités plus clairement définies qu’auparavant. L’équipe artistique réussit également à capturer l’esthétique plate et relativement stylisée du dessin animé et à injecter beaucoup d’énergie loufoque à lire pour le plus grand plaisir.
Note : 9/10
Extrait :





Un magicien fait son apparition dans les rues de New York. Il s’appelle Wizord et prétend venir d’un autre monde pour nous sauver des forces maléfiques qui veulent notre destruction. Il serait même le plus grand magicien de tous les temps ! Ou peut-être pas… Peut-être que Wizord ment depuis le début et que c’est lui, la force maléfique. Ou peut-être qu’il est juste venu pour passer du bon temps dans notre monde, beaucoup plus agréable que le trou d’où il vient. Véritable magicien ou charlatan, où est la vérité ?
Chronique : Ainsi, un sorcier super-puissant nommé Wizord avec une barbe magique vient à New York avec son koala parlant pour détruire le monde. Au lieu de cela, il décide qu’il aime New York et qu’il veut y vivre. Il y a des sorciers farfelus dans le monde d’où il vient, beaucoup de hijinks absurdes, et une bataille vraiment drôle à Paris impliquant la Tour Eiffel.
C’est « Curse Words » et c’est l’une des choses les plus délicieusement absurdes que j’ai lues depuis un bon moment. J’avoue que j’ai un sens de l’humour particulier, mais cela vaut vraiment la peine d’être lu. Le dialogue a des moments inattendus – rejetant le discours plus archaïque que les sorciers utilisaient souvent dans la fantaisie et alimentant ainsi le ton enjoué de ce volume. L’art aussi est excellent – coloré, maniaque et amusant à regarder.
Je peux généralement apprécier une histoire qui va juste pour elle et embrasse sa bizarrerie, et c’est l’une des forces de « Curse Words ». L’histoire d’un sorcier au milieu de New York – l’histoire évoque des batailles magiques, des utilisations odieuses de la magie et des fantaisies en ligne – tous basés sur un événement fantastique, mais qui, à leur cœur, touchent aux tendances encore visibles aujourd’hui.
Et au milieu de tous ces plaisirs farfelus, l’histoire de Wizord se penche sur les questions d’appartenance, d’identité et de découverte de la magie dans le monde qui nous entoure.
Ce comics est absurde, mais avec intention. C’est épique dans sa portée, mais concentré. Il a du coeur. Mais surtout, c’est très amusant à lire. Je me suis retrouvé à rire tout le temps. Ce n’est pas un volume parfait, mais ce qu’il fait – il fait bien. Lisez-le. Je doute que vous ayez déjà vu ça avant, et je vous garantis que vous ne vous ennuierez pas.
Note : 9,5/10
Extrait :





Alain est un homme d’affaires respecté et un orateur brillant. Il court après le temps. Dans sa vie, il n’y a aucune place pour les loisirs ou la famille. Un jour, il est victime d’un accident cérébral qui le stoppe dans sa course et entraîne chez lui de profonds troubles de la parole et de la mémoire.
Chronique : « Un homme pressé » à un grand potentiel avec ce thème qu’est la maladie, ici l’AVC qui fauche un homme d’un coup et sans prévenir ! Avec un début prometteur et bien fichu quant à la peinture du personnage central, Hervé Mimran privilégie une forme et un traitement avec subtilité et délicatesse, où ce grand patron automobile va devenir suite à cette terrible épreuve, un véritable et amusant « Prince de Motordu », tout droit sorti de l’univers de Pef… Car ici, tout est en effet orienté sur la prestation de Fabrice Luchini qui en déformant chaque mot suite à des troubles cognitifs, va devenir le seul ressort comique et essentiel de cette réalisation, alors que la relation qu’il va mener avec son orthophoniste (Leila Bekhti) aura évidemment les retombées bénéfiques et salvatrices que l’on attend et espère tous évidemment, surtout venant d’un tel personnage aussi suffisant, méprisant et même odieux avec son entourage ! Cette histoire simple est donc traitée avec justesse et apporte de l’humour face à un tel sujet. Une façon de vouloir aborder le drame humain en le minimisant, en enjolivant fortement les conséquences avec tout ce que l’argent peut de plus arranger forcement dans ces cas-là !Pas de temps mort dans cette Comédie drôle et tendre, scénarisée et mise en scène par Hervé Mimran. Son scénario, pourtant grave, nous offre une histoire d’une grande intensité émotionnelle. Une histoire très réaliste, avec un joli coté social, menée avec une grande fluidité. Ce film démontre d’autres qualités : des dialogues subtils, un montage très efficace, une BO riche et bien placée et une belle photographie. Outre la prestation grandiose, comme à l’habitude, de Fabrice Luchini, le casting nous propose également des rôles secondaires de bonne facture avec la présence de Leïla Bekhti et de Rebecca Marder qui joue la fille de l’homme pressé.

IMAGE : L’image du film est de bonne tenue avec des couleurs bien pesées et des contrastes qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble. Le film jouant sur les différentes ambiances : Colorées en extérieures, et plus sombres en intérieur ou lorsque les choses ne vont pas forcément bien, il fallait un support qui ne soit pas trop en défaillance ou en saturation. Le travail de transfert et de très bonne qualité et le film se regarde avec beaucoup de plaisir.
SON : Une piste DTS-HD Master Audio 5.1, totalement en accord avec le film et avec ses besoins. La répartition est minutieuse, et les voix ne sont pas trop en retrait. La dynamique de l’ensemble se met au service du film et notamment à ses ambiances. Un véritable plaisir pour les oreilles.
BONUS : Un entretien passionnant avec Fabrice Luchini

Depuis qu’elle est enfant, Clara Morrow n’a jamais eu qu’un seul rêve : voir un jour ses tableaux exposés au Musée d’art contemporain de Montréal. Mais elle a bientôt soixante ans, et après des années d’échecs, elle n’y croit plus vraiment.
Chronique : Ce roman policier est un délice pour tous les amateurs d’intrigues à la Agatha Christie, les fameux “whodunit”. Tout y est, une ambiance feutré, un inspecteur à l’attitude nonchalante mais à l’esprit affûté, sans oublier la révélation finale de la part de l’enquêteur alors qu’il a réuni autour de lui tous les protagonistes de l’affaire. Le tout se déroule dans le cadre idyllique un petit village québécois de Three Pines.
L’auteur y insuffle cependant assez de style personnel pour éviter la simple copie. Grâce à un style moderne elle brosse le portrait de personnages délurés ou, au contraire, en souffrance et parvient à nous faire ressentir, avec des dialogues percutant, le désarroi ou la colère de ces personnages.
Elle se distingue aussi de son illustre aînée par le biais d’une narration maligne qui nous porte à croire que nous assistons au déroulé de l’enquête de manière omnisciente, dans la tête de l’inspecteur-chef Gamache, alors que ce dernier garde pour lui ces ultimes conclusions.
L’illusion évoqué dans le titre ne se limite donc pas au monde des arts mais aussi dans la narration choisie par l’auteur qui entraîne le lecteur dans un fresque où seuls les lecteurs les plus attentifs pourront décelés les détails permettant de révéler le tableau d’ensemble.
Note : 9/10
Chronique de : Christophe.C

Florence, XVème siècle. Lorenzo va devoir prendre la relève de l’illustre famille des Médicis plus tôt que prévu… Confronté à une grave crise de la banque familiale, il voit monter une révolte des marchands et artisans de la cité qui se retrouvent contraints de rembourser leurs créances. Par ailleurs, la famille Pazzi, menée par l’intraitable Jacopo, voudrait arracher la place des Médicis. L’affrontement le plus sanglant de l’histoire florentine peut commencer…
Chronique : La série les « MEDICIS », passée assez discrètement sur Canal , mais sans avoir le retentissement des Tudor ou des Borgia… l’explication en est aisée: cette reconstitution sérieuse de la vie de Côme de Médicis, le premier flamboyant de la lignée, est quasiment dépourvue d’exposition de fesses et de siestes crapuleuses avec des jolies filles (même si Côme avait une charmante maîtresse….) qui représentaient un des intérêts des séries sus-nommées…. Bref, on est dans le sérieux, dans l’authentique, et les paysages et décors sont superbes. Comme la série est italo /américaine, ils ont vraiment tourné à Florence et en Toscane. Cette deuxième saison s’ouvre par un flash-foward. : le 26 Avril 1478, Jacopo Pazzi s’approche de Lorenzo, un poignard à la main et se jette sur lui… Le récit revient alors en arrière, en 1469 , lorsque Lorenzo prend la direction de la banque familiale après que son vieux père a échappé à une tentative d’assassinat. Il découvre alors que celui-ci, en contractant de nombreuses dettes et en refusant des prêts au peuple de Florence, a rendu la famille impopulaire et l’a conduite au bord de la faillite. Pour rétablir la dynastie, Lorenzo négocie avec ses créanciers, passe des accords avec les grandes familles italiennes, renonce à son amour pour Lucrezia Donati (Alessandra Mastronardi) et épouse une noble romaine, Clarice Orsini (Synnove Karlsen). De son côté, son frère cadet Giuliano (Bradley James) tombe amoureux de Simonetta Vespucci, noble mariée qui deviendra la muse d’un artiste soutenu par la famille – un certain Sandro Botticelli (Sebastian de Souza). S’il parvient à redonner aux Médicis un certain éclat, Lorenzo se heurte constamment à une vielle famille ennemie: les Pazzi. A sa tête, Jacopo est déterminé à anéantir politiquement et financièrement ses rivaux. Ses manipulations ayant échoué, il va ourdir la conjuration qui porte son nom pour renverser les Médicis et prendre le pouvoir à Florence.
Tout en restant dans la lignée de la précédente, cette nouvelle saison s’avère meilleure, bien que non exempte de défauts. Son principal travers réside dans une écriture qui force souvent le trait. Elle fait notamment de ses personnages de grands archétypes, avec Lorenzo en héros romantique, Giuliano en libertin amoureux, Botticelli en artiste idéaliste et lunaire, et Jacopo Pazzi en antagoniste noir. Des dialogues parfois empathiques donnent aussi au triangle amoureux Lorenzo / Clarice / Lucrezia des allures de bluette un peu naïve.
Pour autant, l’ensemble fonctionne très bien. On y retrouve certains éléments déjà présents en première saison, tels que les flash-back (cette fois mieux maîtrisés car plus concis, notamment lorsqu’ils reviennent sur l’enfance de Lorenzo), le soin apporté aux costumes et aux décors, et l’excellent générique où la voix de la chanteuse Skin magnifie un thème mélangeant rock et chœurs à la Carmina Burana.
Cette saison s’appuie surtout sur une construction solide, où s’entremêlent des intrigues embrassant les enjeux politiques et financiers, mais aussi la vie personnelle des protagonistes. Le tout tendant inexorablement vers le dénouement, ébauché dans la première scène et auquel est entièrement consacré l’épisode final. Patiemment, la série pose le contexte et approfondit l’engrenage des événements qui conduiront à cette fameuse conjuration, en se reposant essentiellement sur la rivalité entre les Médicis et les Pazzi. Un moteur suffisamment puissant pour porter l’histoire et compenser l’interprétation un peu faiblarde de certains acteurs. Il faut avouer que, dans les rôles de Lorenzo et Giuliano, Daniel Sherman et Bradley James ne sont pas toujours convaincants (leur interprétation prête même à sourire, dans le dernier épisode.) En revanche, on peut saluer la performance de Sean Bean, excellent Jacopo Pazzi, ou celles de Raoul Bova (Le pape Sixte VI) et de Julian Sands (Piero de Médicis). Si elle manque sans doute de souffle épique, cette deuxième saison de Les Médicis reste une jolie réussite, aussi agréable qu’intéressante à suivre. Globalement bien mené et bien construit, le récit parvient à raconter un événement aussi marquant que la conjuration des Pazzi en l’insérant dans une époque belle et violente .
Note : 9/10

Test DVD :
Image : Une image bien équilibrée tant dans les plans de Florence que dans les quelques scènes nocturnes. Le rendu colorimétrique est neutre mais la copie offre du détail et de jolies lumières.
Son : Ça claque et ça tonne fort, aussi bien en VO qu’en VF. Mais la dynamique de la piste musicale et des ambiances est purement artificielle et respire le dopage numérique pas vraiment subtil. Rien de discriminant, la chose est même agréable.
Bonus :Un gentil bonus par franchement folichon pour une telle série même si on se rend compte, du travail de l’équipe pour faire une série de ces acabits.
