First Man – le premier homme sur la Lune (20 février 2019) de Damien Chazelle avec Ryan Gosling, Claire Foy

 

Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune.

Chronique : En lisant au sujet de la controverse entourant First Man , je me rappelle que nous vivons à une époque où les cinéphiles contemporains ne peuvent de temps en temps pas voir la forêt comme un arbre. Trop de gens se sentent personnellement offensés, déçus de manière déraisonnable et préoccupés par des détails non pertinents affectant l’intrigue d’un film, ce qui semble être une préoccupation croissante au cours des dernières années à l’ère des médias sociaux. Se plaindre du drapeau américain manquant lors de l’alunissage d’Apollo 11, ce qui est la querelle actuelle, ignore le nombre de fois où le film présente le drapeau de manière flagrante dans de nombreux autres domaines et ne laisse jamais le public oublier que le voyage historique a été une entreprise américaine. Ce récit merveilleusement satisfaisant de la course à l’espace et des réalisations importantes est plongé dans une atmosphère de devoir patriotique, thématiquement centré sur les sacrifices émotionnels et psychologiques des braves astronautes, vécus par Neil Armstrong.

Les stars de Ryan Gosling sont le célèbre voyageur de l’espace et la première personne à avoir pénétré sur la surface lunaire en 1969, marquant un moment important de l’histoire de l’humanité. Au milieu de tous les conflits et de la tourmente qui se produisent dans le reste du monde – qui, en passant, se déroule en arrière-plan un peu à la manière du drapeau, mais où est le tumulte pour cela? – le voyage historique est un accomplissement partagé par tous les habitants de la Terre. Et la beauté poignante et profondément touchante du scénario de Josh Singer inspiré du roman éponyme de James R. Hansen, rappelle au public une époque où le monde et les États-Unis semblaient au bord du chaos. Cependant, l’importance de marcher sur le rocher le plus proche en orbite autour de notre planète est un exploit qui a remarquablement apaisé les tensions, ne serait-ce que pour un instant. Intentionnel ou non, le réalisateur Damien Chazelle  semble établir des parallèles très subtils entre le désordre du monde et celui des luttes personnelles d’Armstrong.

La performance contrôlée et délibérément détachée de Gosling n’inquiète guère l’idée de présenter l’astronaute comme une légende américaine, soucieuse de satisfaire ou d’exalter davantage notre mythologie collective d’une personne réelle. Sous la direction de Chazelle, il s’agit plutôt de décrire simplement un père qui cherche à retrouver l’équilibre après la mort de sa fille – ou mieux, un homme aux prises avec une perte tout autour de lui mais ne sachant pas comment faire face à la douleur émotionnelle. Il semble, à la fois, apparemment motivé à ne pas laisser ces morts être vaines, mais il affiche également les moments d’une obsession infatigable pour achever la mission, au point de négliger sa famille tandis que son épouse Janet (merveilleusement mémorable) Claire Foy) observe avec inquiétude comment aider son mari. Un des moments les plus déchirants est avec Armstrong et Ed White (Jason Clarke) qui marchent la nuit et la vue de la balançoire de l’enfant interrompt soudainement la conversation, car Armstrong se souvient de la balançoire similaire qu’il avait construite pour sa fille mais qui s’éloignait maladroitement. à ce sujet avec son ami.

Ce sont ces sortes de moments qui font de First Man un film merveilleux et émouvant qui humanise à merveille une figure légendaire de l’histoire. À cet égard, la production doit être saluée, des performances au complot en passant par la scénographie et les effets visuels. Cependant, l’approche inventive de Chazelle à l’égard de la matière ne gèle pas toujours parfaitement, ni ne rend parfaitement parfaitement l’impact émotionnel que certaines scènes semblent impliquer. Réunie avec Linus Sandgren, la cinématographie très stylisée raconte l’histoire avec une sorte de réalisme documentaire tremblotant qui semble plutôt amateur, se refermant sans cesse sur les visages et des gros plans franchement vains qui ajoutent peu au récit. Dans le même temps, d’autres aspects semblent assez complaisants, comme si vous connaissiez son importance et tentiez de paraître aussi créatif que possible, même si la scène ne l’exigeait pas. Franchement, il y a des moments où le tournage semble évoquer l’esprit d’un film de Terrence Malick ou celui de Stanley Kubrick en 2001 .

Néanmoins, pour son quatrième long métrage, Chazelle reste un grand conteur, même si ses flots artistiques soudains l’emportent, et First Man est toujours un excellent film.

Note : 9/10

TEST DVD

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Vidéo :  Le drame a été tourné sur une combinaison de film de 16 mm, 35 mm et 65 mm, et ces éléments ont été par la suite maîtrisés en un intermédiaire numérique 2K. La vidéo fluctue continuellement d’une définition extrêmement nette avec une très fine couche de grain à une surface nette et glacée qui recouvre une couche importante de grain. Néanmoins, le transfert 2160p bénéficie d’une hausse notable, montrant une clarté nettement meilleure des informations d’arrière-plan, dévoilant chaque recoin de la capsule spatiale, l’intérieur du commandement de la mission et le lettrage de chaque bouton étant intelligibles à courte distance. Le troisième acte final avec le lancement Apollo 11 et l’atterrissage lunaire est l’un des meilleurs moments. Il révèle les plus petites piqûres et les plus légères enfilements le long de la combinaison spatiale. Le plus petit caillou et rocher sur la surface de la lune est bien visible. En fin de compte, l’image offre une avancée appréciable et très cinématographique.

La vidéo fait également le voyage historique avec un contraste nettement plus perçant et plus dynamique tout en restant fidèle aux intentions créatives des cinéastes. Bien que globalement comparativement plus lumineux, les conversations les plus sombres montrent encore un peu de retenue, mais les séquences de voyages dans l’espace reçoivent un élan notable, affichant des blancs éclatants et radieux dans le ciel terrestre, les combinaisons spatiales stérilisées et les capsules spatiales. À d’autres endroits, les reflets spéculaires marquent également une amélioration notable, fournissant une lueur plus étroite et plus étroite dans les zones les plus lumineuses, tout en exposant un peu plus de détails et en donnant aux bords métalliques une lueur réaliste. D’autre part, dans les scènes plus douces susmentionnées, les points forts ont tendance à être plus chauds, créant un brin d’épanouissement et engloutissant les aspects les plus fins. Les niveaux de luminosité sont plus cohérents, recouvrant l’image 2,39: 1 avec des noirs un peu plus riches et plus encrés et des ombres plus noires, mais plus noires, mais avec de meilleurs détails. Encore une fois, les séquences dans l’espace fournissent quelques segments dignes d’une démo et un bel attrait cinématographique.

L’amélioration la plus importante et la plus significative est sans aucun doute la palette de couleurs. Immédiatement, les primaires sont considérablement plus vigoureuses et absolument somptueuses, des verts vifs des pelouses bien entretenues des astronautes aux rouges riches de vêtements, aux meubles environnants ou aux lumières de secours qui accentuent soudain le suspense. Cependant, en raison de la photographie de sarcelle à l’orange, une plus grande importance est accordée à la variété de bleus, montrant des différences sensiblement nuancées entre les sarcelles, les cyans, les céruléennes et les nuances plus profondes de la marine, de l’indigo et de l’amiral. De nombreuses séquences se déroulant à l’intérieur de la maison Armstrong sont baignées de jaunes, ambres et bruns plus vrais et plus vrais que nature, conservant ainsi le sens du documentaire brut et vintage du film. Les scènes sur la lune sont peut-être les plus dramatiques, avec une nuance de gris plus profonde et plus précise.

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Audio : Comme il s’agit d’un drame historique, il est raisonnable de contrôler les attentes en ce qui concerne l’audio, mais la bande originale surprend en réalité avec la quantité d’activité présente tout au long des 141 minutes d’exécution du film.

Certes, l’accent est mis sur les personnages et leurs interactions, ce qui permet un dialogue précis et très bien hiérarchisé, même pendant les moments les plus forts et les plus intenses. L’imagerie semble continuellement large et spacieuse, affichant un milieu de gamme dynamique et détaillé offrant une excellente clarté dans les séquences d’action mais délibérément déformée lors du test ou du décollage de roquettes. Le bruit de fond se déplace sans à-coups entre les trois canaux avant et légèrement dans les hauteurs, générant ainsi une scène sonore très engageante avec un demi-dôme. Le bas de gamme pourrait peut-être frapper plus fort et creuser plus profondément dans les scènes de lancement, mais il s’agit plus d’une question de goût personnel et d’attente, dans la mesure où la basse est néanmoins assez imposante et parfois bouleversante.

Comme on pouvait s’y attendre, il n’y a pas grand-chose qui se passe dans les environs et qui est en grande partie réservé à des moments spécifiques qui vont soudainement amener les auditeurs assis bien droit dans leurs sièges. Lorsqu’elle est utilisée, l’activité à l’arrière est impressionnante avec un sens de l’enveloppement satisfaisant, remplissant la salle de la conversation des gens lorsqu’ils se rassemblent pour certains événements, des bips électriques et de l’agitation de la salle de contrôle de la NASA ou du métal qui résonne à l’intérieur de la capsules spatiales. Les meilleurs moments sont bien sûr ceux qui impliquent des voyages dans l’espace ou lors du test de véhicules spécifiques, des effets sonores qui défilent de manière efficace et sans faille dans toutes les directions, générant un champ sonore immersif qui place le spectateur au cœur de l’action. Les séquences phares dignes de démonstration sont les séquences Gemini 8 et Apollo 11, où chaque cliquetis, cliquetis et clink résonnent tout autour et directement au-dessus.

Bonus :

Tous les mêmes suppléments sont partagés entre les versions qui l’accompagne.

  • Commentaire audio : Le réalisateur Damien Chazelle rencontre le scénariste Josh Singer et le rédacteur en chef Tim Cross pour une conversation amusante et informative sur les détails techniques de la production et la quantité de travail nécessaire pour réaliser quelques séquences clés.
  • Vous vous asseyez (HD, 7 min): Un regard fascinant et instructif sur la technologie innovante utilisée pour le style visuel créatif de la production.
  • Recréer l’atterrissage sur la lune (HD, 6 min): exactement comme le titre le laisse supposer, la featurette est un regard dans les coulisses pour recréer le moment historique et le rendre justice.
  • Saut géant en une petite étape (HD, 5 min): Un article beaucoup trop bref sur Neil Armstrong et l’accent mis par la production sur sa vie personnelle.
  • Tournage pour la lune (HD, 4 min): Chazelle parle de son implication dans la production, adaptant l’événement historique pour le grand écran et travaillant avec Ryan Gosling.
  • Préparation au lancement (HD, 4 min): des interviews de l’équipe de casting et de l’équipe discutent de leur rôle dans la diffusion de l’histoire peu connue d’Armstrong et du lancement d’Apollo 11 à destination du grand public.
  • Formation des astronautes (HD, 4 min): le casting participe au camp d’ entraînement des astronautes avant le tournage.
  • Mission Gone Wrong (HD, 3 min): bref aperçu des cascades.
  • Tournage à la NASA (HD, 3 min): entretiens sur le plaisir d’utiliser des lieux réels.
  • Scènes supprimées (HD, 4 min):
    • Feu de maison
    • Lancement d’Apollo 8

 

  • Acteurs : Ryan Gosling, Claire Foy, Shea Whigham, Ethan Embry, Brian d’Arcy James
  • Réalisateurs : Damien Chazelle
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Hindi, Norvégien, Néerlandais, Français, Suédois, Finnois, Islandais, Danois, Arabe
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 20 février 2019
  • Durée : 135 minutes

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Test DVD : Upgrade (13 février 2019) de Leigh Whannell avec Logan Marshall-Green, Betty Gabriel

Après la mort de son épouse lors d’une violente agression qui l’a laissé paralysé, Grey Trace est approché par un inventeur milliardaire qui propose de lui administrer un remède expérimental qui va « upgrader » son corps et ses facultés. Désormais doté d’un implant fonctionnant à l’intelligence artificielle, Grey voit ses capacités physiques décuplées et se lance dans une mission vengeresse, afin de faire payer ceux qui ont tué sa femme.

Chronique : Les plates-formes d’intelligence artificielle assistantes intelligentes deviennent un avantage de plus en plus courant et utile de la vie au 21e siècle. Mais si Alexa et Siri sont parfaits pour des tâches simples comme jouer de la musique, vérifier le temps et éteindre les lumières de la cuisine, aucun d’entre eux ne peut s’intégrer à votre cerveau, contrôler votre corps et vous protéger des blessures en vous transformant en une machine meurtrière mortelle. . Non, pour ce type de fonctionnalité, vous aurez besoin de STEM, l’intelligence artificielle avancée au centre de la mise à niveau de Leigh Whannell. Film de revanche brutal et cinétique de science-fiction, le film propose une exploration sombre et passionnante de la technologie dystopique.

Dans un avenir proche, l’histoire se concentre sur un homme en deuil nommé Grey Trace (Logan Marshall-Green) qui tente de retrouver les criminels qui ont tué sa femme et l’ont laissé paralysé. Bien qu’initialement confiné à un fauteuil roulant, Gray a la possibilité de marcher à nouveau grâce à l’utilisation d’une puce expérimentale d’IA appelée STEM. Mais une fois implanté dans sa colonne vertébrale, STEM non seulement restaure le corps de Grey, mais propose également de l’améliorer. Maintenant armé de son propre garde du corps interne à l’IA, Grey se prépare à se venger de ceux qui ont ruiné sa vie.

En nous donnant juste assez de préambule pour nous investir sans allonger la durée d’exécution, le film décrit la vie heureuse de Grey avant l’accident avec une émotion solide, créant un véritable sentiment de perte lorsque tout est brutalement mis à nu. Bien sûr, nous ne tarderons pas à nous familiariser correctement avec STEM et c’est à ce moment que les choses vont bon train. Plus qu’un correctif pour la colonne vertébrale de Grey’s, STEM est une intelligence artificielle totalement intégrée dotée d’une voix et d’une conscience séparée. Et si Gray donne le feu vert, STEM peut même contrôler entièrement les actions physiques de l’homme, le transformant en une arme mortelle.

Cela conduit à une interaction étonnamment amusante entre Gray et son nouvel « ami » qui apprend à se connaître et Gray commence à découvrir le plein potentiel de sa mise à niveau. Marshall-Green fait un travail particulièrement positif à cet égard, vendant des réactions choquantes, excitées et parfois écoeurées lorsque STEM prend le volant et commence à casser la gueule – vendant pleinement le fait que son corps a un esprit qui lui est propre et que ce n’est pas exactement une fan de retenue.

Alors que Gray passe en mode « Neo » avec ses ennemis, nous assistons à des séquences de combats frénétiques et cinétiques, présentant un sens stylisé de l’action, à la fois lisse et granuleux. Les mouvements rapides et fluides de la caméra s’accompagnent des manœuvres surhumaines de Grey, évoquant l’intensité viscérale des techniques traditionnelles de la caméra tremblante, tout en permettant aux spectateurs de voir toute la chorégraphie fraîche du cadre. Et bien que ce ne soit pas une fête sans fin, les cinéastes n’hésitent pas à des moments graphiques de brutalité, ponctuant tout le jeu de jambes fantaisie de Grey avec des résultats résolument désordonnés.

Sur cette note sanglante, l’évolution de la dichotomie entre la perspective plus humaine de Grey et l’approche sans mort de STEM face au meurtre soulève quelques dilemmes intéressants, examinant des concepts intrigants liés à la responsabilité personnelle, à la moralité et à la perte de contrôle à l’ère de la technologie automatisée. et AI. Bien que Gray n’ait peut-être pas envie de torturer ou de tuer ses adversaires, il peut simplement laisser STEM prendre le contrôle et le suivre sans hésiter. « Je peux le faire pour vous », dit même froidement STEM à un moment donné du film alors que Gray commençait à reculer. Bien que l’action principale soit le film, les thèmes plus profonds évoqués dans des scènes comme celle-ci contribuent à élever le film au-dessus de ses sensations superficielles.

Mêlant éléments d’action, d’exploitation, de science-fiction et même d’horreur corporelle, Upgrade exploite pleinement son budget pour fondre une histoire de vengeance excitante sur le cyberpunk. Les influences évidentes de films comme Robocop , The Matrix , The Crow , Death Wish et les œuvres de David Cronenberg sont évidentes partout, mais Whannell laisse finalement son empreinte sur le déroulement du film, donnant lieu à un film étonnamment original destiné à devenir un favori culte pour fans de genre grindhouse.

Note : 9/10

TEST DVD

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Vidéo : Le film est présenté avec un transfert MPEG-4 1080p / AVC au format 2,39: 1. Marqué par une esthétique de science-fiction astucieuse, le film a fière allure.

Tourné sur les Arri Alexa XT et Alexa Mini, la source numérique est nette et nette, avec seulement quelques bruits de grain marginaux visibles sur certains plans. Les détails globaux sont forts, ce qui donne une image nette avec une grande sensation de texture fine, rendant chaque cheveu sur la barbe de Grey et chaque goutte de sang répandue au cours des scènes d’action macabres du film. Les couleurs sont également bien rendues, donnant vie à la ville futuriste. Des éclairages sinistres de rouge et de violet apparaissent également dans quelques scènes, ce qui confère une certaine saturation à la scène. Le contraste est bien équilibré avec des blancs brillants et des niveaux de noir profond sans aucun problème lié à l’écrasement ou à l’écrêtage. Enfin, je n’ai détecté aucun artefact notable ni aucun problème de compression.

Joliment détaillé, exempt de toute bizarrerie technique et marqué par une esthétique enveloppante, Upgrade offre un transfert véritablement impressionnant.

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Audio : Le film est présenté avec une piste DTS-HD MA 5.1, ainsi que des sous-titres optionnels SDH, espagnols et français. Alimenté par un travail de conception animé, c’est un mélange profond et percutant.

Le dialogue est clair et net, sans problèmes d’équilibre à signaler. Les conversations dans des lieux intérieurs spacieux comportent même un écho approprié qui se répercute délicatement au-delà du canal central. L’ambiance générale est large et en couches, créant un sentiment convaincant d’atmosphère dans différents contextes tout en engageant tout le paysage sonore. À cette fin, la directivité, la numérisation entre les haut-parleurs et l’utilisation du son surround sont toutes très fortes: les voitures et drones volants se propagent à gauche et à droite, ainsi qu’à l’avant et à l’arrière. La voix de STEM émane également de toutes les directions, créant un sentiment global comme si l’intelligence artificielle était également dans la tête du public. Les scènes d’action accélèrent encore plus les choses avec une dynamique engageante et une LFE solide. Les accidents de voiture provoquent des bruits sourds, les explosions d’armes à feu créent des tirs pénétrants, et chaque coup de poing ou de pied porte une présence imposante.

Bonus : Pas de bonus

 

  • Acteurs : Logan Marshall-Green, Betty Gabriel, Harrison Gilbertson, Benedict Hardie, Christopher Kirby
  • Réalisateurs : Leigh Whannell
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Italien, Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 13 février 2019
  • Durée : 95 minutes

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Rires de poupées chiffon (18 janvier 2019) de Philippe Rouquier

Dans une grande bâtisse isolée du Vercors, un couple prépare sa séparation. Artistes peintres, plasticiens, photographes, leur relation a été productive avant de devenir destructrice. Mais ils s’aiment toujours autant. Adeptes des oeuvres à point de vue unique, le couple fait de ses derniers moments de vie commune une performance. Une oeuvre macabre dont ils doivent être les seuls spectateurs. Mais un témoin s’est invité au spectacle sans les prévenir et l’interprétation qu’il en fait met en péril leur pacte, leur séparation, leur intimité. L’histoire est quant à elle très étrange, hallucinée, punk, sombre, comme l’écriture est pulsée, vive et rapide. L’auteur sait maintenir le lecteur en haleine, dans ce thriller noir et original dans lequel il a su créer un climat de nature et d’angoisse allant crescendo. L’enquête prend plusieurs directions, les fils s’emmêlent mais tout se tient, ils se délient d’eux-mêmes peu à peu. Les étrangetés font du livre sa singularité. Un vrai roman noir.

Chronique : Philippe Rouquier nous offre un superbe roman à suspens digne de Conan Doyle. Brillant, on se retrouve en totale immersion , le lecteur est tout de suite dans le bain et si vous ajoutez à cela uns suspens d’angoisse  alors vous vous trouvez à ne plus pouvoir lâcher le livre. Le mélange d’histoire et de thriller est vraiment parfait et ajoute quelque chose de très agréable à l’histoire. Rouquier est très fort et on s’habitue à ses personnages. Le style de l’auteur est très fort, il a su mêler habilement thriller et ésotérisme pour le plus grand plaisir du lecteur. L’aventure est aussi passionnante par les personnages  rencontrés. Sous nos yeux se déroule l’incroyable, l’inédit, l’inconcevable. L’auteur réussit à nous tenir en joue, à nous berner avec une extraordinaire maîtrise.Un jeu diabolique et surprenant qui entraîne dans sa chute tous ces participants. Ce thriller-choc, édifiant.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 356 pages
  • Editeur : Carnets Nord (18 janvier 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2355363218

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Lettres à Joséphine (10 janvier 2019) de Nicolas Rey

« J’étais devenu un fantôme. Une sorte de mort-vivant. J’ai trouvé un ultime sursaut d’énergie pour avaler une poignée de tranquillisants avec un fond de vodka. Je me suis assis dans mon fauteuil club et j’ai regardé une série sur HBO. Je me suis réveillé en pleine nuit. Non. Le cauchemar était bien réel. Joséphine n’était plus amoureuse de moi. » Si l’amour est la plus forte, la plus dangereuse et la plus répandue des addictions, voici le roman de l’impossible désintoxication, le roman du chagrin d’amour.

Chronique : Un roman sur le chagrin et l’absence de communication qui entraîne les incompréhensions et l’éloignement.
Nicolas Rey nous propose une histoire douce et amère sur les liens d’amitié et les sentiments. Un hymne au pardon et un message pour ne pas s’isoler quand tout va mal. avec des lettres très attachantes et singulières, une histoire d’amitié et d’amour magnifique, pleine de suspense et de rebondissements, une couverture gourmande et colorée.
La fin est magnifique, très touchante et émouvante, une chronique brève mais pour ne pas gâcher la lecture qu’il faut découvrir.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Au Diable Vauvert (10 janvier 2019)
  • Collection : LITT GENERALE
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1030702095

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Noémie Broussailles t. 1 & 2 (13 février 2019) de Ingrid Chabbert et Lili La Baleine

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Noémie. Céleste lui fait remarquer ses moches gros sourcils. C’est décidé : maintenant, elle s’appellera Noémie Broussailles et elle aidera ceux qui ont besoin d’elle

Chronique : Idéal pour les premières lectures de cp quand l’enfant est au stade du déchiffrage. L’adulte lit le texte et l’enfant les petites bulles de textes. La lecture est donc un vrai plaisir sans frustration. Pour l’histoire contée elle est très rigolote et les illustrations sympas. C’est ludique et l histoire et bien construite mignonne sans être trop longue.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 9 années
  • Editeur : Hatier Jeunesse (13 février 2019)
  • Collection : Premières lectures
  • Langue : Français

 

Coffret Premiers livres à lire seul – 3 histoires de Victor et Ada – niveau 3+ Pédagogie Montessori (13 février 2019) de Marie-Hélène Place et Ronan Badel

Ce coffret vert niveau 3 + se compose de 3 livres : Le sac de biscuits – À l’école en gondole – Sur une île. 3 histoires courtes pleines d’humour et écrites avec des mots phonétiques. Le texte est simple, les dessins de Ronan Badel illustrent clairement le propos. Ainsi placé dans une position de réussite, l’enfant découvre le plaisir de lire seul.

Chronique : Montessori est à la mode ces temps-ci et le marché voit naître une kyrielle de livres et jeux éducatifs portant l’étiquette ‘Montessori’…
Ces livres propose des activités permettant aux enfants  de développer au quotidien leur ‘autonomie, confiance en soi, concentration, créativité’.
Toutes la lecture proposé dans ces ouvrage sont intéressantes, mais si vous êtes un parent qui aime déjà prendre le temps de partager vos passions, les activités quotidiennes avec vos enfants, un parent qui a lui même reçu une éducation riche en transmission, nombreuses seront celles qui vous viendront à l’esprit sans aucune aide, mais 
l’enfant doit quand même connaitre les sons formés par deux lettres (me, ma, mi, mu) et grasse à ce livre il  va déchiffrer et à écrire des mots simples (moto, vélo, bébé, papa…).  Il va  reconnaitre les lettres attachées  et  ça suit bien l’évolution naturelle de l’apprentissage.. On écrit, on lit, on relie aux images. Très vite vient la première phrase avec uniquement des mots court. .Très ludique et adapté aux enfants en apprentissage de l’écriture.

Note : 9,5/10

 

  • Coffret produits: 48 pages
  • Editeur : Hatier Jeunesse (13 février 2019)
  • Collection : Premiers livres à lire seul Montessori
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2401049746

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Voyage au clair de lune (26 septembre 2018) de Britta Teckentrup

D’un bout à l’autre de la Terre, les créatures de la nature vivent au rythme de la lune. Chaque page possède des découpes qui suivent le cycle de la lune. Ainsi le texte prend vie, tout en douceur et en poésie.

Chronique : Magnifique ! Cet illustrateur extrêmement talentueux a créé un merveilleux livre d’images pour les jeunes enfants. C’est ma première introduction à son travail, mais j’en chercherai d’autres. Les zones découpées sur chaque page montrent les cycles de la lune. De belles illustrations illustrent diverses créatures nocturnes à travers le monde, dans leur habitat nocturne. Les couleurs et le style artistique sont vifs et très engageants, même pour un décor nocturne. Les animaux sont « dessinés » simplement mais avec précision, car il ne s’agit pas d’un livre de nature non romanesque, mais plutôt d’une célébration de la nature en un texte bref et rimé. Le style d’illustration n’est décrit nulle part, mais il semble contenir des collages ainsi que des illustrations aux crayons de couleur. Très agréable, et très recommandé ! J’ai particulièrement aimé les scènes aquatiques, avec les tortues et les méduses. Convient aux enfants de 3 à 7 ans et aux enfants un peu plus âgés qui sont accros aux animaux et aux habitats. Elle mérite tout le crédit pour avoir créé ce livre charmant et vivant.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Hatier Jeunesse (26 septembre 2018)
  • Collection : Albums Hatier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2401043241

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Jamie Drake : l’équation cosmique (20 février 2019) de Christopher Edge

Et si nous n’étions pas seuls dans l’Univers ? Le père de Jamie Drake est un célèbre astronaute, en mission dans la Station spatiale internationale. Son objectif : trouver une forme de vie extraterrestre.

Chronique :  Le père de Jamie Drake est un astronaute en orbite autour de la Terre dans la Station spatiale internationale. C’est sûrement le rêve de tous les enfants, mais Jamie ne voit pas le battage médiatique – son père lui manque tout simplement. Les choses prennent une tournure étrange lorsqu’il visite un vieil observatoire et capte accidentellement un signal étrange sur son téléphone. De là, les histoires de Jamie et de son père commencent à se rapprocher jusqu’à la surprenante finale.

Ma réaction immédiate est que ce livre fait pour la fiction de niveau moyen ce que la théorie du Big Bang fait pour les sitcoms – il donne vie à la science. En fait, le livre regorge de concepts scientifiques et mathématiques. Même le titre du livre m’a fait sourire en jouant sur un concept scientifique existant. Maintenant, certains des concepts présentés sont assez complexes, mais le récit d’Edge les présente d’une manière facile à comprendre. Ainsi, je peux voir des enfants fascinés par des concepts tels que la séquence de Fibonacci et l’équation de Drake.

Mais le livre n’est pas seulement scientifique. Au cœur de l’histoire, il y a une histoire sur la dynamique familiale. En effet, le livre commence par la formule de Jamie pour une famille stable. Edge présente les émotions conflictuelles de Jamie avec beaucoup d’effet et parfois l’intrigue tire sur les cordes sensibles ou force un sourire ironique. Ajoutez à cela l’arrière-plan scientifique, les rencontres avec des extraterrestres et un personnage principal terre-à-terre et vous comprendrez pourquoi ce livre est un gagnant.

J’ai dévoré ce livre pendant quelques séances – je n’arrivais pas à le poser, les possibilités d’utilisation de ce livre sont énormes. Plus important encore, il s’agit d’un livre qui fera participer les enfants à de nombreux niveaux.

Note : 9,5/10

  • Broché: 224 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Hatier Jeunesse (20 février 2019)
  • Collection : Grand Format
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2401051732

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Redrum (7 février 2019) de Jean-Pierre Ohl

Sur une île au large de l’Ecosse, Stephen Gray, spécialiste de l’oeuvre de Stanley Kubrick retrouve d’autres cinéphiles passionnés comme lui par les vieilles bandes de la Fox ou de la Wamer. Il y rencontre le maître des lieux, Onésimos Némos, inventeur de la Sauvegarde ― ce troublant procédé informatique qui permet de « stocker » la personnalité des morts pour les ressusciter à la demande…

Chronique : Stephen Gray est un passionné de film, il est spécialisé sur l’œuvre de Kubrick. Il est invité par Onésime Nemos, l’initiateur de la « sauvegarde », sur une île au large de l’Ecosse pour un colloque sur Kubrick. D’autres passionnés sont présents ainsi que son ex-femme. Ce colloque va changer la dimension terrestre de Stephen.
Ce livre est un roman fiction sur fond de références à Kubrick et son univers. Je n’ai pas réellement su déterminer l’époque de l’action mais ça importe peu. La guerre se profile dangereusement. Un moyen de conserver les souvenirs des gens et de les rejouer après leur mort a été mis au point par le père de Stephen, employé par Nemos. La « sauvegarde » immortalise la personnalité, l’âme d’une personne. Il est possible de converser avec les morts du moment qu’ils ont au préalable effectué une sauvegarde. La frontière entre réel et souvenirs est floue et lorsqu’ils se confondent le lecteur n’y verra que du feu.
Je ne suis pas une fan de Kubrick. Je connais tous ses films mais n’ait vraiment souvenir que de Shining (et je n’ai même pas tilté sur la titre Redrum !!!). Je crois avoir abandonné le visionnage de quasiment tous les autres. Tout ce qui évoque le réalisateur, ses œuvres, son environnement dans le livre me sont passés totalement au dessus. Ca ne gâche pas forcément la lecture car ce sujet n’est après tout qu’un décor à l’action. Mais si j’avais pu avoir un peu plus de culture cinéphile, je pense que j’aurai davantage apprécié ma lecture.
Ensuite, j’ai adoré le côté fiction. Les idées sont là. La sauvegarde, la restauration, la kabale, abstraction du corps, du temps, de la réalité. Réalité ou sauvegarde ? Qu’est vraiment la réalité du moment si le temps a encore une signification ? Il y a ce qu’il faut pour faire quelque chose d’extra. Mais la forme n’est pas ce que j’aurais aimé lire. Même si je ne me suis pas ennuyée et que la lecture s’est très bien passée, j’ai le sentiment que ça manque d’exploitation. J’aurais aimé plus de détails sur la sauvegarde, plus de fiction avec des lectures de sauvegardés. Je n’ai pas compris l’intérêt de tous les invités sur l’île, invités avec lesquels on a finalement bien peu d’interactions. J’aurais préféré moins de descriptions, moins de phrases inutilement étoffées pour plus de développement sur le mécanisme de la sauvegarde, sur les conséquences, sur les sentiments entrainés, sur le ressenti du sauvegardé par rapport à l’environnement. La réalité du dernier homme n’est que vide. Il aurait fallu développé cette dimension.
Ruth, l’ex-femme de Stephen, a une place importante, un peu plus d’interaction avec Stephen aurait été appréciable. Le passage du cinéma 5D pouvait être davantage exploité, avoir plus de significations. Mélange réel / sauvegarde aurait du être plus subtil, plus mélangé. Il fallait que le lecteur soit perdu, qu’il sente que quelque chose cloche ; plus de détails du style l’androïde qui n’en est plus un, les hallucinations… Il y a un sacré potentiel. On aurait du arriver à la fin en se prenant LA révélation en pleine poire. LE truc qu’on soupçonnait mais sans oser l’imaginer. La révélation de Némos est trop brutale, ça manque de finesse, de doigté. Ca arrive comme un cheveu sur la soupe. Plus d’explications sur le pourquoi aurait été bien, développer l’idéologie. Et puis tant qu’à faire j’aurais vraiment aimé une fin où le lecteur doute de la dimension dans laquelle se trouve le protagoniste. Réalité, restauration ? Ici pas de doute possible , j’aurais aimé avoir la possibilité de choisir moi-même.
En bref, une lecture qui ne fut pas désagréable, avec de très bonnes idées qui auraient mérité d’être davantage exploitées.

Note : 8/10

Chronique de majanissa

 

  • Poche: 240 pages
  • Editeur : Folio (7 février 2019)
  • Collection : Folio. Science-fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2072792770

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Efroyabl ange (17 février 2019) de Iain Banks

Une femme nullement humaine, une autre qui s’entête à porter son nom d’homme, un militaire huit puis sept fois mort, un enfant au verbe particulier – tels sont les héros qui doivent sauver la Terre. Ils rencontreront, au cours de leur quête, des vivants comploteurs, des morts bien renseignés, une fourmi farceuse, quelques paresseux chuinteurs et nombre d’oiseaux bavards et d’outre-cieux. Efroyabl ange1, plus qu’un récit de science-fiction, est un conte narquois, peuplé d’êtres étranges, d’univers imbriqués et de rebondissements joyeux.

Chronique : Iain M. Banks est un géant : il donne l’impression que l’imagination humaine, et en tous cas la sienne, ne connaît pas de limites. La Grande Tour du château d’Efroyabl Ange1 atteint les étoiles à travers les nuages, et c’est ainsi que Iain M. Banks nous entraine dans son récit, vers une destination inconnue et sur un chemin extraordinaire ponctué de multiples rebondissements.
Quatre narrateurs aux voix très distinctes construisent successivement la trame de cette histoire. Ils ont sans doute un rôle à jouer pour sauver le monde, mais ne connaissent rien de leur but : une femme non-humaine apparemment amnésique, vrai personnage de conte dénommée Asura ; Gadfium la savante en chef à l’esprit rationnel ; le comte Sessine, personnage incarnant une combinaison rare de pouvoir et de courage, dont le rôle principal ici est de mourir et de renaître ; et enfin l’attachant Bascule, jeune moine naïf et courageux et qui peut communiquer avec la Crypte pour capter les états de conscience qui y sont enfouis.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 432 pages
  • Editeur : Folio (7 février 2019)
  • Collection : Folio. Science-fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2072790670

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