Le Clan des Otori (24 août 2017) de Lian Hearn

Sauvé d’une mort certaine est adopté par sire Shigeru, chef du clan des Otori, le jeune Takeo doit s’adapter à sa nouvelle existence. Mais d’où viennent ses dons prodigieux ? Devra-t-il choisir entre son amour pour la belle Kaede, sa dévotion à sire Shigeru et son désir de vengeance ?

Chronique : On est ici face à une saga de  livres bien particulières : il s’agit en effet d’une épopée centrée autour d’un personnage principale, dans un monde ressemblant à s’y méprendre au Japon médiéval mais restant imaginaire… Ce dernier aspect est d’ailleurs quelque peu choquant au départ, surtout si on s’attend à un roman historique riche en éléments véridiques, dans le style de La Pierre et le Sabre par exemple.
Mais passé cette surprise, on se laisse inexorablement entraîner dans les aventures du jeune héros, ses doutes, ces certitudes désavouées, son évolution au fil du temps… On a aussi envie d’en savoir plus sur tous les personnages secondaires, chacun ayant un parcours particulier et une perception profonde du monde l’entourant.
Lian Hearn sait brosser des portraits complexes de ses personnages tout en offrant une dynamique certaine à ses romans. A travers les évocations lyriques de son parcours, on guette les progrès du jeune Tomasu, on tremble à ses côtés lorsqu’il affronte les épreuves de la vie.
Des personnages intéressants et complexes, un monde qui ne demande qu’à être exploré par le lecteur, un style empreint de poésie et d’une grande fluidité… Lorsque l’on commence la lecture le plaisir va jusqu’à la dernière page.

Note : 9,5/10

  • Poche: 384 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (24 août 2017)
  • Collection : Pôle fiction

Paroles d’honneur (6 septembre 2017) de Leila Slimani et Laetitia Coryn

Une BD-REPORTAGE sur la sexualité des femmes au Maroc
Rabat, été 2015.
Suite à la parution de son livre Dans le jardin de l’ogre, un roman cru et audacieux qui aborde la thématique de l’addiction sexuelle, Leila Slimani part à la rencontre de ses lectrices marocaines. Face à cette écrivaine franco-maghrébine décomplexée qui aborde la sexualité sans tabou, la parole se libère.
Au fil des pages, l’auteur recueille des témoignages intimes déchirants qui révèlent le malaise d’une société hypocrite dans laquelle la femme ne peut être que vierge ou épouse, et où tout ce qui est hors mariage est nié  : prostitution, concubinage, homosexualité. Le code pénal punit toute transgression  : un mois à un an de prison pour les relations hétérosexuelles hors mariage, six mois à trois ans de prison pour les relations homosexuelles, un à deux ans de prison pour les adultères.
Soumises au mensonge institutionnalisé, ces femmes nous racontent les tragédies intimes qui égrènent leurs vies et celles des femmes qui les entourent  : IVG clandestines, viols, lynchages, suicides. Toutes sont tiraillées entre le désir de se libérer de cette tyrannie et la crainte que cette libération n’entraîne l’effondrement des structures traditionnelles.
A travers cette BD, il s’agit de  faire entendre la réalité complexe d’un pays où l’islam est religion d’Etat. Et où le droit des femmes passera, avant tout, par la défense de leurs droits sexuels.

Chronique : Que dire de ce roman graphique à moi que cette histoire est un véritable coup de cœur, un choc, tant à l’écriture que graphiquement.  N’ayant pas lu le roman Dans le jardin de l’ogre cette lecture est donc un moyen de découvrir ce récit qui est un vrai bijou.  Le style est tout simple, tout en retenue, colle parfaitement au traitement du sujet qui n’est pas de la nymphomanie mais plutôt les troubles provoqués par les traumas. Le manque d’amour provoque des désastres, c’est bien connu. L’addiction au sexe n’en n’est pas une. La misogynie occidentale et contemporaine, l’éducation judéo-chrétienne, la pudeur empêchent l’abord de ce thème de roman.
En lisant ce roman graphique on à un peu peur de la représentation que l’on y trouvera mais tout est juste et le lecteur se sent compatissant pour les personnages  on a envie de les aider, tout en ce demandant comment est-ce possible. Laetitia Coryn  met en images dans un style dur mais très expressif et vivant ce qui nous entraîne dans ses récits  et nous fait vivre cette réalité. Leila Slimani et Laetitia Coryn nous offre un roman graphique étrange et dérangeant qui ne plonge jamais dans le graveleux et traitant ce sujet qu’on pourrait croire scabreux avec finalement beaucoup de pudeur et de démonstration, décrivant tous les tourments dont n’importe quel drogué pourrait être victime.

Note : 10/10

  • Editeur : Les Arènes (6 septembre 2017)
  • Collection : AR.HORS COLLECT

Sexe-et-confidences.jpg

Tiago, baby-sitter des animaux, Tome 6 : C’est la classe ! (25 août 2017) de Séverine Vidal et Laurent Audouin

C’est la rentrée pour Tiago, Birblux et tous les animaux ! Au programme : chant, sport, écriture… Les petits seront bien occupés ! Mais Tiago et Birblux ont beau prendre leur nouveau rôle de professeurs très au sérieux, la catastrophe n’est jamais loin : être maîtres d’école, ça ne s’improvise pas !

Chronique :  Quelle belle surprise ! Ce petit album des Editions Magnard est intelligent dans sa manière de lire, un livre et avec des dialogues dans les bulles comme les BD.
Il s’agit d’une aventure de Tiago . Il est vraiment chouette ! Les Cp vont adorer. Rien de bête et le scénario n’est pas pauvre ou pédagogique à outrance.
Il s’agit d’un petit garçon qui adore les animaux et qui va devenir leur baby sitter et ici aborde la classe . Il a des tas d’idées et de l’imagination à revendre; c’est un personnage a l’esprit pratique.
Pour donner l’envie de lire aux enfants c’est génial. Parfait pour les CP. Un grand coup de chapeau pour les illustrations belles et amusantes. Très belle découverte.

Note : 9/10

  • Poche: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 9 années
  • Editeur : MAGNARD (25 août 2017)
  • Collection : Mes premières lectures

51VEjcV7WIL._SX376_BO1,204,203,200_.jpg

La vie rêvée de Joséphine Bermudes (25 août 2017) de Mim et Benoit Bajon

Hector Boulay aime sa petite routine, les choses bien rangées et travaille au Ministère des rêves, où il note et archive les rêves des gens pour leur permettre de rester les pieds sur terre. Une mission qui lui convient parfaitement. Mais ces derniers temps, il doit tout de même s’avouer qu il s’ennuie un peu…

Chronique :  Qui est Joséphine Bermudes ? C’est une petite fille normale, c’est Indiana Jones des fillettes. Elle se montre courageuse et c’est une petite fille très intelligente et extrêmement maligne, qui va être d’une grande aide à Hector.  L’intrigue est assez improbable. Elle est très amusante néanmoins, remplie de rebondissements, des jeux de mots ingénieux, et des farces et des plaisanteries.
Un bon slivre qui allie humour et aventures. dans un monde fantastique et merveilleux, où tous les rêves (et les coups) sont permis.

Note : 9/10

  • Broché: 112 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 9 années
  • Editeur : MAGNARD (25 août 2017)
  • Collection : ROMANS PERLES

61UwacRdIhL._SX323_BO1,204,203,200_

Inséparables (24 avril 2017) de Elie Darco

Ballottés au gré des affectations successives de leurs parents militaires, Alec et sa soeur Beryl sont un peu livrés à eux-mêmes. Complices et inséparables, ils aiment repousser leurs limites et tenter des expériences dangereuses, quitte à enfreindre les règles de la société sécuritaire dans laquelle ils vivent. Et quand la famille échoue dans une petite ville perdue au milieu de la forêt, à des kilomètres des tripots clandestins, des salles d’arcade et de toute animation, l’ennui les gagne…

Chronique : Elie Darco nous propose avec Inséparables, une lecture à destination des jeunes lecteurs . C’est un roman qui va d’ailleurs les enchanter! On retrouve tous les ingrédients qui font une excellente intrigue. Des personnages principaux attachants, une atmosphère angoissante, des adultes très étranges et un mystérieux meurtre. Difficile alors de ne pas dévorer ce roman! Elie Darco ne situe pas exactement son intrigue et laisse volontairement les pistes brouillées. Elle décrit une petite ville paumée, grise et sombre, sous la pluie. A Morran tout le monde se connaît. La forêt entoure la ville et la coupe un peu du monde. On comprend aussi que le monde dans lequel Alec et Beryl vivent n’est pas vraiment le nôtre . L’énergie est économisée. On n’écrit plus sur du papier mais sur des tablettes. L’eau, l’essence sont rationnées. Bref, cela ajoute un sentiment d’oppression. L’atmosphère pesante et mystérieuse de la ville de Morran ajoute du suspens au roman. Les personnages vont de découverte en découverte. Palpitant et bien écrit, on nous propose une intrigue bien construite, des personnages attachants, et une plume vive et dynamique que l’on découvre avec beaucoup de plaisir.

Note : 9/10

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : MAGNARD (24 avril 2017)
  • Collection : M les romans

41+JRBqTZkL._SY346_.jpg

Titania 3.0 (9 mai 2017) de Pauline Pucciano

Paris, XXIIe siècle. La société devenue ultralibérale n obéit plus qu aux lois impitoyables de l argent, des réseaux sociaux et du paraître. De grandes multinationales amassent des millions, dont Morgane Corp., qui fait fortune en prélevant et en revendant des organes…

Chronique : Ce roman est juste magnifique avec une narration qui est à la troisième personne, nous suivons surtout l’histoire à travers les yeux de Jan. La plume est fluide avec un univers très complet d’une imagination naturelle, simple et extraordinaire. Un monde où l’apparence est au centre des normes sociales, implants, changements physiques,… tous plus ou moins délirants. Pratiquement tout le monde est raccordé au Réseau. C’est un dystopie très réaliste. Les sans-abris sans maintenant les HR, hors réseau c’est à dire sans Identité Informatique. Le monde virtuel est devenu le monde réel, et tout ceux qui ne sont pas raccordés sans à la marge du monde.Récit d’une histoire d’amour sur fond de scandale, traque haletante, recherche de la vérité et découverte des ses origines, ce roman explore avec infiniment de cohérence nos dérives actuelles.

Note : 9/10

  • Broché: 240 pages
  • Editeur : MAGNARD (9 mai 2017)
  • Collection : M les romans

51Af0rzEmkL._SX339_BO1,204,203,200_

De sel et de sang (30 août 2017) de Denise Mina

Le Loch Lomond est profond de plus d’un kilomètre et demi par endroits. Un jour, le corps d’une jeune femme remonte à la surface. Elle a été assassinée.
Pour mener l’enquête, l’inspectrice Alex Morrow se rend à Helensburgh, une petite bourgade tranquille de bord de mer. Mais les apparences sont trompeuses et elle découvre que la ville est un lieu où se côtoient cupidité, pouvoir et soif de vengeance. L’endroit idéal pour se débarrasser de quelqu’un.

Chronique :  Si vous cherchez quelque chose de différent dans le genre de mystère criminel, ne voulant pas lire sur un cortège de crimes horribles commis par des tueurs en série, mais une histoire humaniste à propos de la plupart des personnes moyennes prises dans des circonstances qui les détournent, alors vous êtes au bon endroit avec cette série. Ce qui rend différent, c’est le temps consacré aux criminels et leur développement en tant que personnages, le lecteur voit les choses dans leurs yeux en alternant des chapitres. L’auteur les traite en tant que personnes en trois dimensions, en leur donnant autant, sinon plus, le temps de la page que les détectives.  L’écriture, comme d’habitude, est très bonne avec des études de comportement habiles construites par phrase. Il n’y a pas de stéréotypes dans cette histoire qui est un soulagement rafraîchissant. C’était une mesure du talent de l’auteur qu’elle était capable de créer des personnages sympathiques parmi ceux qui ne mérite pas nécessairement la sympathie. Et elle a fait cela non pas en montrant leur enfance tragique, mais en montrant leurs espoirs, leurs rêves et leurs luttes au quotidien, tout comme les bons citoyens de leur ville.
Si vous n’avez pas encore lu cette série, commencez au début, car il est important que vous connaissiez l’histoire d’Alex. Ce côté personnel est quelque chose que on manque dans ce livre dans lequel les criminels ont véritablement éclipsé Alex. On souhaite plus de temps avec elle dans sa vie à la maison et avec elle menant l’enquête. Elle est intelligent, cynique, ​​mais avec un coeur d’or, mais elle ne l’admettra jamais.

Note : 9/10

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Le Masque (30 août 2017)
  • Collection : Grands Formats

51LmeQ4sZvL._SX324_BO1,204,203,200_.jpg

Titeuf, Tome 15 : À fond le slip ! (31 août 2017) de Zep

Que ce soit en classe, dans la cour de récré, à la maison ou dans la rue, Titeuf est très attentif au monde qui l’entoure. Mais en ce moment il est carrément perdu ! Entre les manifs contre les déchets nucléaires qui puent du slip comme les couches de Zizie et les gens qui descendent dans la rue contre les IVGétariens, il a l’impression qu aujourd’hui il faut avoir un avis sur tout. Mais pô facile de faire le bon choix dans un monde qui devient de plus en plus compliqué ! Heureusement qu’il reste les copains et les vidéos sur internet pour tout nous expliquer.

Chronique : À fond le slip! C’est le titre du quinzième album des aventures de Titeuf, dont la sortie coïncide avec la date de son 25ème anniversaire. Dans A fond le slip!, Zep, qui s’est toujours refusé à intégrer dans l’univers de Titeuf ordinateurs et téléphones portables, fait entrer son personnage culte dans la modernité. Migrants, nucléaire, dangers des réseaux sociaux… Depuis le dernier album es choses se sont calmées. Les cheveux ont repoussé. Nadia perpétue la tradition en lui collant trois baffes, mais c’est pour Ramatou que le cœur de Titeuf bat on est revenu à ce qui nous plaisait tant dans Titeuf. Thérèse, la fille aux cheveux mauves avec un petit pois dans la tête prend de l’importance ce qui renouvelle aussi ce nouvel album mais Titeuf ne s’est ni assagi ni anémié.S’il a évolué graphiquement, il reste ce gosse qui pose un regard naïf et curieux sur le monde. Son univers est inchangé, les parents, la petite sœur Zizie, les copains Manu et Hugo, la maîtresse d’école…  Titeuf témoigne sans fléchir des mutations de l’époque. Lors d’un test d’orientation, il se plaint de la difficulté de choisir un métier qui existera encore dans dix ans. Il assiste à une manif anti-IVG. Il a affaire à un cyberpédophile. Il se sert d’un drone pour passer un billet doux. Il a parmi ses camarades de classe des enfants de réfugiés, un intégriste musulman et un adepte de la théorie du complot. Il se prend pour un terroriste en plantant un pétard dans une déjection canine. Super, les adultes et enfants vont aimer ce nouveau tome .

Note : 9,5/10

  • Broché: 48 pages
  • Editeur : GLENAT (31 août 2017)
  • Collection : TCHO ! LA COLLE

51ZSd7hmwXL._SX365_BO1,204,203,200_

La carte du ciel (23 août 2017) de Arnaud Le Gouëfflec et Laurent Richard

Vallièvre, petite commune de campagne. Il ne s’y passe jamais rien, ou presque. Mais voilà qu on prétend y avoir vu passer des OVNI ! Si tout le monde a l’air de prendre ça à la rigolade, ce n’est pas le cas de Claire, Wouki et Jules, trois potes qui se sont récemment pris de passion pour le sujet. Alors qu’ils enquêtent sur le phénomène et que l arrivée d’une nouvelle prof fait sensation au lycée, les trois inséparables découvrent que les événements étranges se multiplient…

Chronique : Au premier coup d’oeil, on est charmée par le dessin de Laurent Richard. A la lecture, l’histoire s’est révélée tout aussi empreinte de nostalgie et de fantaisie que le graphisme semble le promettre.  Le ciel peut nous dire beaucoup de notre passé et encore plus de notre futur. Claire, Wouki et Jules vivent depuis un an pour tout ce qui touche à l’astronomie, n’hésitant pas à se retrouver au soir couché pour observer le ciel avec une lunette. Dans leur désir de croire ils seront bousculés par le matérialisme de leur nouvelle professeure de philosophie pour qui toute référence religieuse ou magique empêche les hommes de passer dans l’âge adulte, bloqué par ce qu’elle nomme le Syndrome de Peter Pan ou refus de grandir. Jules sera absorbé de plus en plus par les formes de la jeune femme s’éloignant de ses amis et de Claire qui de son côté ne souhaite pas abdiquer si vite. Elle prendra pourtant un choix lourd de conséquences…

61cnYeZAEELLa jeune Claire reste attachée à la magie d’une jeunesse rassurante qui l’autorise encore de rêver. Par un jeu de circonstances elle va pourtant mettre un coup d’accélérateur à son passage dans l’âge adulte. Récit qui navigue entre nostalgie de l’enfance, fantastique et polar sombre qu’il s’agisse d’amour, d’aventure, de drogue ou de paranormal, l’adolescence demeure le temps des expériences, des transgressions, des attirances plus ou moins déviantes. Ici, la lecture de la « Carte du ciel », comprise en astrologie comme l’association symbolique du caractère d’une personne et le positionnement des planètes, se souciera du destin et des vérités – ou mensonges – incarnés par chacun des lycéens évoqués en introduction. Arnaud le Gouëfflec livre un thriller sur l’adolescence nimbé de surnaturel, qui rend autant hommage à la Nouvelle Vague qu’à l’entertainment américain des années 1980. Un pilote, un élève et une philosophe se retrouvent dans un trio meurtrier mis-en-image grâce au dessin épuré de Laurent Richard qui charge ce récit dans une ambiance atmosphérique toute particulière.

Note : 9,5/10

  • Album: 144 pages
  • Editeur : GLENAT (23 août 2017)
  • Collection : 1000 Feuilles

81Dpnuwy4+L

Wild blue yonder : Les Aventuriers du ciel (23 août 2017) de Mike Raicht et Austin Harrison

Dans un futur post-apocalyptique, les hommes ont quitté la terre pour le ciel et vivent désormais dans des forteresses volantes. Cola, jeune pilote descendant d une famille d’aviateurs, se bat tous les jours pour protéger des pirates de l’air sa cité alimentée par l énergie solaire. Car les réserves de munition et de carburant se tarissent peu à peu, et les hommes deviennent prêts à tout pour survivre. Chaque jour, le ciel s’embrase du feu des batailles entre avions et guerriers aéroportés. Et le monde sombre peu à peu dans le chaos…
Dans un univers évoquant autant le Nausicäa de Miyazaki qu une version aérienne de Waterworld, Wild Blue Yonder nous embarque pour une aventure époustouflante aux confins du ciel.

Chronique : Une histoire amusante dans un avenir où la pollution et la guerre ont rendu la plus grande partie de la terre du monde dangereuse à vivre. L’air est fortement pollué. Mais, au-dessus des nuages, l’air est encore propre. Une partie de l’humanité s’est maintenue en volant au-dessus des nuages. La plupart des navires continuent à courir sur des combustibles fossiles et doivent visiter la terre et ont une certaine base où le charbon et d’autres combustibles sont transformés pour les navires. Mais, cela ne durera pas éternellement.
L’histoire s’ouvre avec une fille qui traverse un avion et visite un pub où elle cherche une autre personne à rejoindre son navire pour un travail dangereux. Son recruteur (et le lecteur) est introduit dans son navire volant et vient découvrir qu’il est le grand navire dans le ciel qui ne sort pas de tout combustible fossile.

81eCjtzxMQL

L’auteur ne précise pas de quoi le navire est écoulé . Naturellement, ce navire est une cible d’autres qui se rendent compte qu’ils ne peuvent pas ravitailler leurs navires pour toujours.  Une histoire d’apocalypse intéressante. Comme snowpiercer mais dans le ciel avec des personnages qui sont fous, l’auteur ne développent jamais leurs personnalité mais cela ne dérange pas on est en plein dans l’action.
La narration de Zack Howard est superbe même si parfois déroutant, comme certains panneaux de combat sombres surdimensionnés. La couleur de Nelson Daniel est vraiment bonne et ajoute une valeur réelle à l’aspect général du livre. L’histoire ce lit d’une traite avec un aspect très cinématographique. Une très bonne découverte.

Note : 9,5/10

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : GLENAT (23 août 2017)
  • Collection : Glénat Comics

91TdXM-vNnL.jpg