Sauvé d’une mort certaine est adopté par sire Shigeru, chef du clan des Otori, le jeune Takeo doit s’adapter à sa nouvelle existence. Mais d’où viennent ses dons prodigieux ? Devra-t-il choisir entre son amour pour la belle Kaede, sa dévotion à sire Shigeru et son désir de vengeance ?
Chronique : On est ici face à une saga de livres bien particulières : il s’agit en effet d’une épopée centrée autour d’un personnage principale, dans un monde ressemblant à s’y méprendre au Japon médiéval mais restant imaginaire… Ce dernier aspect est d’ailleurs quelque peu choquant au départ, surtout si on s’attend à un roman historique riche en éléments véridiques, dans le style de La Pierre et le Sabre par exemple.
Mais passé cette surprise, on se laisse inexorablement entraîner dans les aventures du jeune héros, ses doutes, ces certitudes désavouées, son évolution au fil du temps… On a aussi envie d’en savoir plus sur tous les personnages secondaires, chacun ayant un parcours particulier et une perception profonde du monde l’entourant.
Lian Hearn sait brosser des portraits complexes de ses personnages tout en offrant une dynamique certaine à ses romans. A travers les évocations lyriques de son parcours, on guette les progrès du jeune Tomasu, on tremble à ses côtés lorsqu’il affronte les épreuves de la vie.
Des personnages intéressants et complexes, un monde qui ne demande qu’à être exploré par le lecteur, un style empreint de poésie et d’une grande fluidité… Lorsque l’on commence la lecture le plaisir va jusqu’à la dernière page.
Note : 9,5/10
- Poche: 384 pages
- Editeur : Gallimard Jeunesse (24 août 2017)
- Collection : Pôle fiction







La jeune Claire reste attachée à la magie d’une jeunesse rassurante qui l’autorise encore de rêver. Par un jeu de circonstances elle va pourtant mettre un coup d’accélérateur à son passage dans l’âge adulte. Récit qui navigue entre nostalgie de l’enfance, fantastique et polar sombre qu’il s’agisse d’amour, d’aventure, de drogue ou de paranormal, l’adolescence demeure le temps des expériences, des transgressions, des attirances plus ou moins déviantes. Ici, la lecture de la « Carte du ciel », comprise en astrologie comme l’association symbolique du caractère d’une personne et le positionnement des planètes, se souciera du destin et des vérités – ou mensonges – incarnés par chacun des lycéens évoqués en introduction. Arnaud le Gouëfflec livre un thriller sur l’adolescence nimbé de surnaturel, qui rend autant hommage à la Nouvelle Vague qu’à l’entertainment américain des années 1980. Un pilote, un élève et une philosophe se retrouvent dans un trio meurtrier mis-en-image grâce au dessin épuré de Laurent Richard qui charge ce récit dans une ambiance atmosphérique toute particulière.

