Golem (8 juin 2017) de Pierre Assouline

Gustave Meyer, grand maître international d’échecs, voit sa vie basculer à la veille d’un tournoi quand il est soupçonné du meurtre de son ex-femme. Profondément troublé, le fugitif décide de mener une enquête sur lui-même pour prouver son innocence et résister à la pression qui l’envahit. De recherches en bibliothèque sur la Kabbale en rencontres avec des spécialistes des neurosciences, les théories les plus anciennes et les plus futuristes l’amènent à une terrible découverte. Sera-t-il assez solide pour faire face à la vérité ?

Chronique:  Le pitch est simple : un maître d’échecs d’origine juive est opéré par un neurochirurgien, ami d’enfance, afin de pallier ses crises d’épilepsie et il s’aperçoit que le médecin a implanté dans son cerveau, à son insu et à des fins suspectes, un dispositif destiné à augmenter ses capacités mémorielles. de surcroît, le joueur d’échecs est accusé d’avoir fomenté l’accident mortel de son épouse, ce qui le contraint à se cacher et à fuir.Le roman d’Assouline offre quelques pistes, il conduit le personnage sur les traces de ses ancêtres, parmi les communautés religieuses juives de l’Europe centrale. « Toute l’oeuvre de Pierre Assouline est hantée par ce que Bernard-Henri Levy, s’inspirant De Chateaubriand, appelle dans son futur – et très attendu – essai : « le génie du Judaïsme » », écrit Annick Geille dans le salon littéraire de Linternaute.
Le livre comprend deux grandes parties ; la première , dans laquelle on entre rapidement, sur fond d’enquête policière ; la seconde, plus abrupte, débouche sur une quête d’identité, sur fond de transhumanisme, qui incite davantage à la réflexion.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 272 pages
  • Editeur : Folio (8 juin 2017)
  • Collection : Folio

41WVBie1QrL._SX301_BO1,204,203,200_

 

Disparition: Quelqu’un doit bien savoir ce qui est arrivé à son fils (31 mai 2017) de Carol Louise TAYLOR

Vous aimez votre famille. Vous lui faites une confiance aveugle.
Le devriez-vous vraiment ?
Quand Billy Wilkinson, 15 ans, disparaît une nuit de l’été 2015, sa mère Claire, est dévastée et submergée par la culpabilité. Elle n’est pas la seule. Chacun des membres de la famille de Billy se sent coupable.

Chronique  :C.L. Taylor est un écrivain merveilleux. Elle a la capacité d’écrire de l’intérieur de la tête d’une personne, même si cette personne subit une crise émotionnelle ou psychologique. Le troisième thriller psychologique de l’auteur de « L’accident » traite de la plus grande peur des parents; La disparition d’un enfant. Alors que Billy a quinze ans, et plus grande que sa mère, il est encore son bébé. La douleur ressentie par Claire est palpable, l’incertitude, la peur et les espaces vides dans sa vie quotidienne. Son mari, Mark, semble résigné au fait qu’il ne retrouvera jamais son fils et que sa déflation devient un problème au sein du ménage de Wilkinson. Le frère aîné, Jake, essaie de contrôler ses humeurs et se transforme en alcoolique pour engourdir sa douleur. Sa petite amie Kira, ne peut que regarder sa spirale lente dans la dépression. Dans l’ensemble, l’atmosphère du roman est sombre. Il y a des messages Snapchat tout au long du livre et il appartient au lecteur de décider qui sont les utilisateurs. C’est une façon intelligente de s’identifier à la situation, en dehors du ménage, en ajoutant une nouvelle perspective. Lorsque Claire commence à perdre littéralement des parties de sa journée et se trouve avec plus de questions que de réponses possibles, l’obscurité semble dépasser la portée du chagrin ou du stress. L’esprit est drôle, et le sien semble lui raconter quelque chose.
Il y a tellement de cas d’enfants disparus qui se trouvent à l’esprit lorsque vous commencez à lire ce roman. Ce livre examine ce qui se passe lorsque vous ne connaissez pas les deux sens. Comment pouvez-vous continuer votre vie quotidienne avec cette douleur douloureuse sur vous? Poursuivez-vous votre recherche, sur l’avis d’experts? Pensez-vous à vos instincts ou commencez-vous à en douter? L’auteur pose toutes ces questions, et plus encore. Brûlure lente, avec une forte protagoniste féminine, il y a de nombreux moments où vous pourriez penser que vous avez deviné la fin, puis un autre chapitre vous fait changer d’avis. Juste ce qu’un thriller psychologique devrait faire. Une autre excellente lecture de l’un des plus beaux écrivains de genre du Royaume-Uni. Superbe.

Note :9,5/10

 

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Marabout (31 mai 2017)
  • Collection : Marabooks

51qVQ4yNwtL._SX322_BO1,204,203,200_.jpeg

 

Robogenesis (8 juin 2017) de Daniel H. WILSON

La suite de Robopocalypse. Les machines n’ont pas été anéanties. La menace est présente, et la guerre, inéluctable.
La guerre a laissé l’humanité exsangue, et le monde, dévasté. Mais Archos, l’intelligence artificielle à l’origine du soulèvement des machines, a été détruit. En apparence du moins. Il s’est en fait fragmenté en millions de pièces disséminées, qui aujourd’hui cherchent à se réunir. Implanté dans une nouvelle évolution technique, Archos prépare la bataille suivante : l’éradication des hommes, l’avènement d’un monde parfait. Mais quelques bastions de résistants sont encore en mesure de combattre. Et pour vaincre, il leur faudra utiliser les armes de leur ennemi..

Chronique : Ce livre est excellent, pour deux raisons: 1) C’est une excellente histoire, hors des sentiers battus de « robots de terminaison envoyés pour tuer des humains. Au lieu de cela, il existe une complexité pour les personnages technologiques qui sont vraiment uniques dans la littérature. 2) La technologie et les idées sont plausibles.Robogenesis est la suite du Robopocalypse ; pour ceux qui n’ont pas lu Robopocalypse depuis un moment, on vous suggère de le relire avant Robogenesis. Ce n’est pas obligatoire et vous comprendrez toujours la Robogénèse.
Si vous étiez un grand fan de Robopocalypse vous êtes vraiment réconforté. Pourquoi ? Parce que  Robogenesis est encore mieux que sa préquelle. C’est le type de livre que vous pouvez facilement dire «quelque chose se passe dans chaque chapitre».on ce  demande ce qui ce passe et  on énumère au moins 5 choses à chaque fois.
Non seulement à l’émotion brute ressentie par ces personnages, mais les expériences qu’ils ont traversées. On aime la sensation réaliste de l’histoire. Comme si on peut voir cette réalité. Ce livre a ce grand aspect de science-fiction sans sortir des sentier battue. Chacun se concentre et donne la parole à l’un des trois personnages principaux, Lark Iron Cloud, Mathilda Perez et Cormac Wallace. Cela aide à garder tout le monde en tête et à se concentrer sur ce qui se passe. Du grand spectacle pour une superbe suite.

Note : 9/10 

 

  • Broché: 496 pages
  • Editeur : OutreFleuve

51YddzNFLOL._SX327_BO1,204,203,200_

 

En route ! (14 juin 2017) de Maria Jalibert

À bord d’un bateau, en bus, en hélicoptère, à moto ou en vélo ; sur la mer, dans le désert, au-dessus d’un volcan, dans un tunnel ou au bord de la rivière : à chaque moyen de locomotion, un paysage se révèle pour une course effrénée à admirer et à savourer…jusqu’au feu d’artifice final.

Chronique : Chaque page est un vrai plaisir. Identifier, fouiller parmi tous ces petits jouets en plastiques sortis tout droit du monde de l’enfance est un régal.
Identifier les animaux , retrouver personnages qui recomposent le bazar ;reconnaître les types d’embarcations, … C’est un jeu permanent et  cela donne envie de faire la même chose avec les jouets que l’on a à la maison ; la mise en page et les jeux de typographie répondent pertinemment aux catégories – souvent drôles mais pas si farfelues – dans lesquelles se range ce joyeux bazar. Un plaisir d’observation  associé à l’intelligence des associations et de la mise en page.

Note : 9/10

 

  • Album: 24 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Didier Jeunesse (14 juin 2017)
  • Collection : Hors collection

515+tD5f0rL._SY447_BO1,204,203,200_.jpeg

 

 

Le grand jeu des curieux (1 juin 2017)

Voici une boîte de jeu à emporter partout pour apprendre en s’amusant ! Avec un sablier, un plateau de jeu, des pions, mais aussi 52 cartes de jeu.  Pour gagner, réponds à plus 100 questions étonnantes, énigmes et défis rigolos sur les animaux, les sciences et la nature. Défie tes amis seul ou en équipe et que le meilleur gagne !

Chronique : Quel animal pond les oeufs les plus gros ? Que sont une naine blanche et une géante rouge ? Cite 3 organes du corps humain commençant par F ! La force de ce magnifique jeux réside tant dans la qualité des textes courts, bien écrits, intelligents et clairs que dans la beauté surprenante des illustrations . Les présentations se succèdent apportant des informations pertinentes, répondant parfaitement à nos interrogations.
D’une très grande qualité esthétique, ce jeux  éveille immédiatement l’intérêt de tout enfant.

Note: 9/10

 

  • Editeur : Editions Gründ (1 juin 2017)
  • Langue : Français

004839091.jpeg

 

Mes premières postures de yoga (1 juin 2017) de Severine CORDIER et Stéphanie COUTURIER

C’est une première approche du yoga pour les tout-petits que nous propose Stéphanie Couturier qui le pratique au quotidien avec ses petits élèves à travers des postures adaptées : le paon, le papillon, le cobra, l’enfant ou encore le papillon, la sauterelle ou le chat.

Chronique : Livre très sympa et réussi sur cette première approche du yoga. Sur chaque double page l’enfant est mis en scène dans une situation de yoga sur un thème sonore comme par exemple le paon; le papillon et le cobra des oiseaux ….
Un texte évocateur qui reprend bien l’esprit de la  relaxation et du yoga, une puce sonore à presser pour obtenir le son du thème sonore, et bien sur des illustrations douces sur le thème.Ce livre sonore est très facile à lire, et va vous permettre d’initier votre enfant au yoga. Il permet de se libérer de ses angoisses et de prendre confiance en soi.

Note : 9,5/10

  • Album: 12 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Grund (1 juin 2017)
  • Collection : Mes premiers livres sonores

51VQ47Ydi-L._SX453_BO1,204,203,200_.jpeg

TEST DVD : Immigration Game (14 juin 2017) de Krystof Zlatnik avec Mathis Landwehr, Denise Ankel

L’Europe a fermé ses frontières aux réfugiés. L’Allemagne reste le seul pays à offrir la citoyenneté, mais sous une condition. Les réfugiés sont accueillis si, et seulement si, ils survivent au jeu de téléréalité « Immigration Game ». Abandonnés dans la banlieue de Berlin et livrés à eux-mêmes, ils doivent rejoindre la tour de télévision qui se trouve dans le centre de Berlin le plus vite possible, sans se faire tuer par les citoyens allemands, autorisés à les persécuter. Joe, déjà citoyen, va être contraint malgré lui de participer à ce jeu mortel.

Chronique Film : « Immigration Game »(2016) est un petit film sympa mêlant thriller, action et drame. Sachez qu’en Allemagne, on refuse désormais d’accueillir de nouveaux réfugiés. Le seul moyen d’obtenir la nationalité est de survivre au célèbre jeu télévisé « Immigration Game ». Si vous y participez, on vous lâche aux abords de Berlin et votre destination finale est la tour de la TV à Alexanderplatz.
Le concept n’est vraiment pas nouveau mais fonctionne encore à merveille: la lutte à mort pour la survie. On découvre alors une petite série B correctement troussée qui, si elle n’a absolument rien d’original, s’avère malgré tout distrayante, à défaut d’être fracassante.
Le suspense est à son comble lorsque certains personnages vont devoir faire des choix particulièrement difficiles et dangereux. Plein de bonnes intentions et d’influences flagrantes, Immigration Game manque clairement de moyens pour se montrer à la hauteur des ambitions de son réalisateur et des attentes des spectateurs qui s’attendaient à un film violent et esthétique à la American Nightmare. Mais surtout, c’est dans son scénario pas assez approfondi qu’Immigration Game déçoit le plus. Immigration Game doit être vu avant tout comme un divertissement pour amateurs du genre plutôt que le brûlot que l’on était en droit d’attendre avec un tel sujet.

Note : 8/10

252602.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpeg

TEST DVD:

Image : Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des couleurs. Les ambiances sont parfaitement retranscrites . Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonore et il est parfait. Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus : Pas de Bonus.

 

  • Acteurs : Mathis Landwehr, Denise Ankel, Katharina Sporrer, Simson Bubbel, Eskindir Tesfay
  • Réalisateurs : Krystof Zlatnik
  • Format : PAL
  • Audio : Allemand, Français
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Marco Polo Production
  • Date de sortie du DVD : 14 juin 2017
  • Durée : 92 minutes

61DLsSrPPnL._SL1000_.jpeg

 

Mordicus un Jour, Mordicus toujours (7 juin 2017) de Lévy Didier et Novion Marie

Cet été-là, le Grand Méchant Mordicus emmène son arrière-petit-fils Félix en vacances au bord d’un lac, à Saint-Amour-les-Clapotis. Tout va à peu près bien, malgré la peur qu’inspire le vieux Loup grincheux aux vacanciers. Mais un matin, Fanette, la jolie biche de l’épicerie, a disparu… C’est forcément un coup du grand Méchant Loup ! La rumeur va bon train, d’autant que Mordicus lui-même ne dément pas. Félix, déçu et meurtri, en vient à douter de son propre aïeul. Alors ? Grand Méchant Loup invétéré ? Ou coupable désigné ?

Chronique : Un bel album qui sort de l’ordinaire, abordant les thèmes de la filiation et de la mixité avec justesse sans être pesant; les illustrations sont une invitation à l’imagination.  Cet album est assez original. Ce Mordicus est surtout bourru, têtu et sans doute est-ce là la véritable histoire de sa légendaire méchanceté. La traduction de la mixité est amusante et surtout que ici on part sur une enquête.
Le propos est chaleureux, les illustrations charmantes, on se sentirait presque invité avec eux sur les côtes irlandaises, de quoi ajouter au charme d’une légende revisitée.Cette familiarité avec le monde que nous connaissons contraste avec le fond de la forêt sauvage que va traverser Modicus et Felix.

Note : 9/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : SARBACANE (7 juin 2017)

61pVb9oX5pL._SX377_BO1,204,203,200_.jpeg

 

Un p’tit coin de parapluie (7 juin 2017) de Colpoys Allison et Davina Bell

Au moment d’aller au lit, à l’école, sur la plage, dans une nouvelle maison… il y a plein de
moments dans une vie d’enfant où on se sent seul, intimidé, perdu ou, tout simplement, mal à l’aise. Mais heureusement, il y a l’amour qui protège de tout, qui rassure et porte, répare et réconforte.

Chronique : Un vrai coup de coeur avec des thèmes qui ce décline comme :l’amour inconditionel
Sur une mise en page sobre à l’extrême, au graphisme parfaitement maîtrisé pour laisser toute la place à l’émotion, cet album ressemble à un arrêt sur image.
Le texte es neutre, ni misérabiliste, ni moralisateur. Il s’efface au profit de l’illustration forte, puissamment évocatrice. Sur la palette en variation  seul le parapluie offre une touche de couleur vivifiante. A chaque page, le travail graphique se joue du point de vue, alternant contraste, flou et images hors champ comme pour préserver l’intimité de cet échange.
Un album émouvant, mais aussi pudique; un album réaliste mais aussi esthétique.
Une lecture à partager blottis bien au chaud pour tenter de répondre aux nombreuses questions qu’elle suscitera.

Note : 10/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : SARBACANE (7 juin 2017)
  • Collection : ALBUMS (HORS CO

61Gi0rn5RbL._SX411_BO1,204,203,200_.jpeg

 

Chapeau les singes ! (7 juin 2017) de Alzial Sylvain et Touache Sébastien

Un marchand de chapeaux débarque au milieu
d’une tribu de singes turbulents. Épuisé, il s’endort. Mais au réveil, plus un chapeau dans sa carriole ! En revanche, chaque singe en arbore un sur la tête. Le marchand pousse un grand cri.

Chronique : Ce livre est fantastique!  C’est un album plein d’humour ou comment savoir tirer des leçon de l’expérience.  La prémisse de l’histoire est brillante, analytique et fait pleinement sens. Les illustrations sont belles et vives, le texte rime et est juste la bonne quantité de chaque page pour que les enfants écoute. Un livre beau et amusant à lire et relire.

Note : 9/10

 

  • Album: 32 pages
  • Editeur : SARBACANE (7 juin 2017)
  • Collection : ALBUMS (HORS CO

51L-ZLJAAKL._SX351_BO1,204,203,200_.jpeg