RAGE… C’est le surnom que son amie lui a donné.
C’est désormais ainsi qu »elle se nomme, pour oublier son prénom, ce nom d’avant, celui de son enfance, d’avant l’exil, la déchirure. Son pays d’origine, on ne le connaîtra pas.
Il nous suffit de deviner que Rage a eu affaire à la violence des hommes, de la guerre. Et voilà réfugiée en France, sans plus de repères, ni de famille. Telle une bête traquée, elle se méfie de tous. Mais un soir, sa route croise celle d’un chien – dangereux, blessé, visiblement maltraité. Désormais, sa propre survie passe par celle de l’animal…
Chronique : Merci à Gallimard pour cette merveille d’écriture et de sensibilité. Le livre ne sortant que le 16 mars je vous le présente avant sa sortie auquel nous nous en reparleront. C’est un livre coup de cœur écrit comme un conte symbolique et intemporel sur le sort des migrants. Le livre étant en plein dans l’actualité il se lit très rapidement. L’histoire ce centre sur Rage, qui est arrivé en France en tant que réfugié et on s’y attache malgré sa froideur et distance mais cela est aussi dû par son passé. Orianne Charpentier sensibilise ses lecteurs à un sujet délicat pour leur expliquer qu’accueillir les réfugiés est évident. En quelques pages elle arrive sans racisme n’y polémique à montrer du doigt l’horreur du monde et inculquer des valeurs et parler de sujets humains et politiques tout en justesse et avec poésie. Un livre dur et sensible à lire d’urgence dès sa sortie.
Chronique : Ce livre ne sortant que le 15 mars je vous en parle avant sa parution parce que c’est un livre d’une grande force. L. Ulziitugs nous présente la Mongolie d’aujourd’hui dans une économie de mots poussée à l’extrême. On dépasse ici rarement la vingtaine de pages lors de micro-récits qui n’épargnent rien à leurs personnages. L’auteur mélange les styles d’écritures et la forme de ses récits pour aboutir à un cocktail maîtrisé, homogène et puissant qui nous prend aux tripes et nous interroge sur notre rapport à l’autre et où l’on vie.
L. Ulziitugs nous offre un recueil a l’atmosphère si particulière, originale et qui nous fait voyager.
Quand l’amour d’une mère s’estompe et s’efface,
Quand un père s’avère absent et lâche,
Tout peut arriver.
Quand la souffrance est votre seule amie,
Quand on n’a que la mort pour seul bagage,
On peut craindre le pire.
Je m’appelle Wanda, je vais avoir treize ans,
Aidez-moi !
Après « un genou à terre » et « l’enjeu », l’auteur récidive et vous convie à découvrir l’histoire palpitante de Wanda. À l’âge où le monde bascule ; plus une enfant, pas encore une adolescente, elle va fuir et tenter de se construire.
Chronique : Avec un peu de retard dans sa sortie voici un coup de cœur. N’ayant pas reçu ce livre en service presse il est vrai que la chronique vient un peu tardivement. Voici un livre coup de cœur que vous n’allez pas regretter. Ceux qui ont lu « l’enjeu » comprendront que WendallUtroi est un écrivain qui sait nous chambouler et avec ce livre il changera votre vision de la vie de famille et de l’impact que tous nos actes et paroles peuvent avoir sur une vie. L’enquête du livre n’est qu’un fil rouge mais elle est bien menée, il y a un vrai jeu entre les personnages, les policiers qui ont des ressentiments à la suite d’événements passés…
Ce livre est écrit à plusieurs voix, on a le point de vue de l’enfant : Wanda, du policier en charge de l’enquête et du mari de la victime. WendallUtroi nous offre une lecture passionnante tant par le contenu de son récit, que par la manière dont il nous le livre et surtout l’approche de style singulier à laquelle il nous confronte. Entre Wanda et ses idées plus ou moins farfelues et pourtant résolument optimistes ainsi que le lieutenant qui garde espoir dans son enquête avec toutes ses incertitudes et de Julius cet ex-bagnard obligé de protéger Camille et Wanda et va passer peu à peu de l’inquiétude que doit susciter la disparition la jeune fille aux pires craintes pour la sécurité des enfants. Rien n’est laissé au hasard et on se laisse prendre au rythme et au ton de ce récit enlevé jusqu’à la dernière ligne. Un vrai coup de cœur.
Ours écrit des lettres à ses amis Grenouille, Écureuil et Taupe.Quelle surprise Ours a-t-il bien pu leur préparer ?Un livre plein de nouveaux amis, idéal pour rire et jouer.
Chronique : Donaldson & Scheffler offrent un livre à rabats surpris sur le thème du rituel des invitations d’anniversaire. C’est un livre en carton robuste avec des rimes engageantes et des volets robustes à ouvrir. Les illustrations sont colorées, et il y a beaucoup d’animaux et d’objets à voir sur chaque page pour le plus grand bonheur des enfants. Le thème de l’invitation parle aux parents comme aux enfants mais le fait d’en parler par la lettre est très important sur une ère de nouvelles technologies.
Quel vacarme autour de Lapinette… Pas moyen de faire la sieste ! Mais qui la tient donc éveillée ?
Chronique : Donaldson & Scheffleroffrent un livre à rabats surpris sur le thème de la sieste. Un livre plein d’humour parfait pour s’amuser avec les enfants. Les rimes du livre coulent bien avec de très belles illustrations. Les volets sont très bien conçus et parler de la sieste avec un lapin adorable parle au enfantant par ce moment qu’ils connaissent bien. Le format est aussi une belle surprise avec son 200 x 163 mm les enfants peuvent bien le tenir à la main et les pages sont rigides.
― Où est ma maman ?― Ne t’inquiète pas, Petit Singe, je vais t’aider à la retrouver, dit le papillon.Mais le papillon ne cesse de se tromper, on se demande bien pourquoi !
Chronique :Ce livre est fantastique! Le duo du Gruffalo fait un album plein d’humour sur la différence et l’identité. L’histoire raconte un singe qui perd sa mère. Son ami, le papillon, propose d’aider le singe à retrouver sa mère. Le papillon demande au singe de décrire sa mère et pour chaque description, conduit le singe à un animal – malheureusement pas à sa mère mais un autre animal – l’éléphant, l’araignée, la chauve-souris, le perroquet, le serpent, la grenouille etc…. Tous basés sur les descriptions du singe. Il s’avère qu’il ne sait pas si la mère du singe ressemble à singe, parce que ses propres enfants ne lui ressemblent pas, c’est-à-dire des chenilles. La prémisse de l’histoire est brillante, analytique et fait pleinement sens. Les illustrations sont belles et vives, le texte rime et est juste la bonne quantité de chaque page pour que les enfants écoute. Un livre beau et amusant à lire et relire.
Quand Smisse n’est pas l’école, la maison devient son terrain de jeux. Et Smisse ne manque pas d’imagination ! Irrésistiblement drôles, tendrement décalées, les aventures de Smisse sont celles de tous les enfants de son âge.
Chronique : Suite de La Vie de Smisse : Jours d’école, cette histoire est tout aussi bien et va nous raconté ses aventure à la maison. Ce deuxième tome est vraiment agréable à lire et à découvrir avec vos enfants, ce petit album est impressionnant. Les illustrations et chaque situation sont très proche de la réalité. De l’euphorie de rester à la maison; aux jeux et à embêter les parents; tous y est; des jeux, des caprices, des pleurs ect…un petit album fort sympathique. Tous les petits vont adorer Smisse.
Le portrait d’un teckel et de tous ceux auxquels il apporte un bref instant de bonheur au cours de son voyage.
Chronique Film: Le réalisateur raconte son histoire en 4 temps (allant de l’enfance à la vieillesse). Au vue du sujet on est plutôt devant un beau drame; ne vous attendez pas à un film à la « Marley et moi », le cinéaste aborde ses sujets de prédilection, la solitude, l’égoïsme, la cruauté. Les dialogues dévoilent toute l’hypocrisie d’une langue qui n’est plus composée que de formules toutes faites et dans laquelle le mensonge et la vacuité atteignent des sommets. La politesse tout américaine pour dissimuler l’inavouable. Le chien qui donne son titre au film est un fil rouge qui ne sert pratiquement à rien et dont le regard canin, et assez souvent vide, n’exprime qu’une stupeur muette devant les vies déplorables de ses différents maîtres. Raconter l’existence de cette saucisse sur pattes n’intéresse absolument pas Solondz qui reste fidèle à ses tranches de vie, peu scénarisées et contemplatives, qui seraient prodigieusement ennuyeuses si elles n’étaient pas gorgées d’un humour très noir et irrévérencieux. Ce procédé, répétitif, a ses limites et Le teckel atteint les siennes assez vite dans cette vision tellement pessimiste et déprimante de l’humanité. A se demander si Solondz ne lui préfère pas nos amis à quatre pattes qui ne connaissent pas les affres de la triste et insoutenable pesanteur de l’être. C’est un film curieux , original et finalement un film à découvrir.
Note : 8/10
Test Blu-ray :
Image : Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails . Malgré les divers décors cette perfection visuelle est particulièrement saisissante.
Son : Une piste sonore splendide, riches en détail et d’une limpidité et un impact hautement satisfaisants dans les dialogues.
Bonus : Un seul bonus qu’est la bande annonce c’est un triste; un making off aurait été accueilli avec plaisir.
Acteurs : Greta Gerwig, Zosia Mamet, Julie Delpy, Kieran Culkin, Danny DeVito
Pendant longtemps, les cigognes livraient les bébés. Désormais, elles acheminent des colis pour un géant de l’Internet. Junior, coursier star de l’entreprise, s’apprête à être promu. Mais il actionne accidentellement la Machine à Fabriquer les Bébés… qui produit une adorable petite fille, en totale infraction avec la loi ! Avec l’aide de son ami Tulip, seul être humain sur le Mont Cigogne, Junior se précipite pour effectuer sa toute première livraison de bébé. Le temps presse car son patron ne tardera pas à apprendre la nouvelle… Junior pourra-t-il redonner aux cigognes la vraie mission qui est la leur ?
Chronique Film : Nouveau film d’animation de chez Warner , les créateurs de La Grande Aventure Lego ont largement réussi leur pari, on passe un très agréable moment devant ce film.
Il y a de nombreuses péripéties, c’est drôle, y’a du rythme et les gags se renouvellent avec toujours des surprises. Surpris de voir que Nicholas Stoller qui passe de Nos pires voisins à un film d’animation. Mais le pari est très réussi.
Une animation fluide avec des couleurs variées, une 3D très réussie et il y a des scènes jubilatoires dont celle chez les loups qui est vraiment excellente!.
Mention spéciale à la dernière demi-heure qui est parfaite avec les pingouins, les bébés, et de l’émotion).Le film est très réussi et on passe un super moment avec ce trio et le bébé est vraiment trop mignon et attachant.Un bon film pour la famille..
Note : 9/10
Image : Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails . Malgré les nombreux décors de la cette perfection visuelle est particulièrement saisissante.
Son : Une piste sonore splendide, riches en détail, spatialisées au laser et dotées d’une dynamique hors norme. Une perfection. Enfin surtout en 7.1 avec une richesse, une limpidité et un impact hautement satisfaisants.
Bonus : De très bon bonus pour les enfants avec deux court métrages , un avec le pigeon qui est très drôle et le second un lego ninja et sa poule.
Réalisateurs : Nicholas Stoller, Doug Sweetland
Format : Couleur, PAL
Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
Deux copains âgés d’une vingtaine d’années, vivant à Miami Beach à l’époque de la guerre en Irak, profitent d’un dispositif méconnu du gouvernement fédéral, permettant à de petites entreprises de répondre à des appels d’offres de l’armée américaine. Si leurs débuts sont modestes, ils ne tardent pas à empocher de grosses sommes d’argent et à mener la grande vie. Mais les deux amis sont totalement dépassés par les événements lorsqu’ils décrochent un contrat de 300 millions de dollars destiné à armer les soldats afghans. Car, pour honorer leurs obligations, ils doivent entrer en contact avec des individus très peu recommandables? dont certains font partie du gouvernement américain…
ChroniqueFilm: « War Dogs », c’est un peu le rêve américain qui est montré d’une façon différente sauf que l’on revient toujours au même point de départ de cette « idée » qui dit que n’importe quelle personne peut faire de l’argent avec n’importe quoi du moment qu’il est déterminé et courageux. Une idée qui se vérifie ici avec l’histoire aussi invraisemblable que vraie de ces deux amis qui se lancent dans un business d’armes aussi dangereux que lucratif. Todd Philips, continue sur la lancée de ses précédentes réalisations avec une nouvelle fois une aventure trépidante semée d’embûches ponctuée par des hauts et des bas qui met les personnages dans des situations autant agréables que délicates.Le sujet est bien traité mais il y a un bon mélange entre l’humour et les faits qui dénoncent un système stupide et peu surveillé. Les prestations complémentaires de Jonah Hill, grande gueule flamboyante dans la peau d’Efraim, et de Miles Teller, plus timoré dans celle de David, font rire quand leurs personnages délaissent leurs ordinateurs pour rencontrer d’authentiques gangsters à l’étranger. C’est drôle, terrifiant, et révélateur de la machine de guerre américaine, qui fonctionne au pognon, aux dessous-de-table, à la contrebande et aux arrangements pourris. Sur fond de guerre et de trafic d’armes, une comédie menée grand train, avec deux “lords of war” qui apportent à un sujet éminemment sérieux une folie qui ne manque ni d’humour ni de cruauté.
Note : 8/10
Test Blu-ray :
Image : La colorimétrie est parfaitement étalonnée et nous permet de profiter d’une très belle photographie. Le piqué n’en fait pas trop mais nous fait don de certains détails indiscernables en basse résolution.
Son :La répartition du son lors du film est minutieuse, et les effets sonores sont magnifiquement mises en valeur, particulièrement lors de la scène dans le désert. L’intelligibilité des voix est exemplaire et il le fallait pour un film entre action et humour. La piste VO donne d’ailleurs plus de consistance aux voix que la VF.
Bonus : Des bonus du film superbe avec 3 modules de making of qui reprend les grande ligne du film: « General Philipps : les troupes au sol », »Accès autorisé » et « Pentagon Pie » ce qui nous permet en tant que spectateur de voir le travail qui à été fait pour faire ce film
Bande annonce :
Acteurs : Jonah Hill, Miles Teller, Ana de Armas, Bradley Cooper, Julian Sergi
Réalisateurs : Todd Phillips
Format : PAL
Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
Sous-titres : Français
Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais