Un amour sur mesure (19 janvier 2017) de Roland Fuentès et Alexandra Huard

Garganton, le géant minuscule, n’était guère aimé des autres géants et Mimolette, la naine immense, était rejetée par ses congénères, les nains. Un jour, le géant tout petit et la naine très grande se rencontrèrent…

Critique : Dans ce livre, nous faisons la connaissance de mimolette la naine immense et Garganton le géant minuscule. Ils sont différents des autres et sont donc rejetés par les habitants de leurs royaumes respectifs. Un jour, Garganton se rend dans le royaume des nains pour trouver l’amour mais le roi ne le trouve pas assez nain. Pareille pour mimolette, elle se rend dans le royaume des géants mais comme Garganton elle n’est pas assez géante pour le roi du royaume. Tellement tristes tous les deux qu’ils partirent et finirent par se rencontrer, ils deviennent amis, voyagent ensemble… Puis un jour, ils se retrouvent dans un endroit où les différences n’existent pas…
Un album qui aborde la différence et montre que chacun au droit au bonheur que l’on soit grand ou petit, mince ou gros.
Un livre qui est rempli de tendresse avec de l’émotion auquel le lecteur va être touché de voir ces deux personnes rejetées parce qu’ils sont différents et qu’ensuite ils sont devenus amis.
Les illustrations accompagnent bien l’histoire pour mieux la magnifier dans un esprit de blancheur et de couleur douce, on entre dans ce conte pouvoir y retourner un tour.

Note : 9,5/10.

 

  • Relié: 32 pages
  • Editeur : Nathan (19 janvier 2017)
  • Collection : ALBUMS NATHAN

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Le parti d’en rire : Pierre Dac président ! (19 janvier 2017)

Fondateur du PARTI D’EN RIRE, Pierre Dac se porte candidat à l’élection présidentielle de 1965 en se présentant au nom d’une formation politique qu’il a également créée : le MOU, le Mouvement Ondulatoire Unifié. Il choisit pour slogan : « Les temps sont durs, vive le MOU. » Ainsi, au cours d’une conférence de presse, quand un journaliste lui demande : « Monsieur le président, que pensez-vous du ministère de l’Éducation nationale ? », il répond : « Il est dans mon intention d’en créer un. » Mais sa campagne présidentielle est interrompue par un appel téléphonique de l’Élysée, lui sommant de cesser la plaisanterie. Cela n’a néanmoins pas empêché la candidature de Pierre Dac d’entrer dans l’histoire, quinze ans avant celle de Coluche. Réunies par Jacques Pessis, son neveu adoptif et légataire universel, ses propositions, loufoques certes, mais frappées au coin du bon sens, prouvent que le programme qu’il avait proposé pour l’avenir de la France demeure, cinquante ans plus tard, d’une cinglante actualité. Citoyens, à vos urnes ! « Une loi interdira que les citoyens se bourrent de pain. Cela leur évitera d’avoir de la brioche. » « Une mesure écologique pour sauver une circulation parisienne au bord de l’asphyxie : la mise en place de la pratique du bouche-à-bouche de métro. » « Les élections législatives seront décalées de quelques jours, afin de permettre aux députés sortants de rechercher un nouvel emploi. »

Critique : Sorte de recueil roboratif d’un grand nombre de réflexions de Pierre DAC, toujours vivifiantes et émoustillantes. Mais ce recueil n’est pas exhaustif et dresse un inventaire peut être un peu trop pêle-mêle où les thèmes abordés et leurs styles respectifs, le loufoque, le croustillant et le plus « percutant »/impertinent se confond et se mélange, atténuant la crédibilité de quelques redoutables sentences. Un grand moment de plaisir. Comment oublier Pierre DAC. Dans ces moments de tristesse et de malheur dans ce monde, il est agréable de pouvoir rire et  » s’aérer les neurones » . Que de bons mots.

Note : 9/10

 

  • Editeur : Le Cherche Midi (19 janvier 2017)
  • Langue : Français

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Timoté va chez le docteur (12 janvier 2017) de Mélanie COMBES et Emmanuelle MASSONAUD

Timoté est un petit lapin qui, au fil des albums, partage sa vie avec ses copains et sa famille. Aujourd’hui Timoté et Rose, sa petite sœur vont chez le docteur pour une visite, et un vaccin. On découvre, au fil des pages, les étapes de cette visite : on se familiarise avec les instruments utilisés par le docteur et enfin, on dédramatise la piqûre qui finalement se passe très bien.

Critique : Superbe livre plastifié avec des couleurs magnifiques .Un livre pour l’apprentissage de la peur du médecin et raconte simplement ce qui s’y passe quand on s’y rend. On y retrouve des scènes réalistes: Salle d’attente, balance, la toise, l’auscultation du corps, ect…. Un livre que les tous petits ne lâchent pas avant la fin!

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Grund (12 janvier 2017)
  • Collection : Timoté`

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Adorables animaux (19 janvier 2017) de Stephanie ROUSSEAU

Laisse libre cours à ton imagination en mettant en couleurs ces 50 magnifiques illustrations d’éléphanteaux, de lionceaux, petits lapins et autres adorables animaux ornés de fabuleux motifs.
Les illustrations sont agrémentées de fonds colorés et, grâce aux découpes présentes sur toutes les pages, c’est facile d’afficher ses œuvres les plus réussies.

Critique:  Un album pour aider les enfants aux coloriages. Pour les faire progresser voici un album moderne, avec des dessins originaux qui pourraient leur plaire avec un bon niveau de détails. Les illustrations de Stéphanie Rousseau sont vraiment très jolies. Les petits enfants adorent. On y trouve 50 dessins d’animaux des plus classiques aux plus originaux (abeilles, éléphants, bisons, koalas, ânes, cochons, canards, tortues, etc). La couverture donne bien envie avec ses motifs vernis. Les coloriages sont parfois larges, parfois détaillés.
Les avantages de cet album: ont que certaines pages ont déjà un fond coloré; chaque page est détachable et le papier est assez épais et supporte bien la peinture à l’eau. Les coloriages sont rectos verso.
Un superbe livre, à acheter où offrir si on a des enfants.

`Note : 9,5/10

 

  • Broché: 48 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Grund (19 janvier 2017)

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L’immobilier dans tous ses états (26 janvier 2017) de COLLECTIF et Albert

En immobilier, les visites ne se passent pas toujours comme on l’imagine, les maisons louées sur Internet réservent parfois des surprises, les ventes en viager prêtent toujours un peu à sourire, les expertises pour divorce augmentent au même rythme que la vaisselle cassée et les émissions de télévision qui débarrassent votre intérieur des bibelots encombrants n’ont jamais eu autant de succès…

Critique : Un sujet de livre étonnamment rare. Cela manquait! Permets de réfléchir à ce métier, à la société européenne, les personnages sont-ils si caricaturaux ? On peut répondre oui et non à la fois, dans tous les cas, chacun rappelle une personne que l’on connaît. Et pour ceux qui nous semblent un peu excessifs, on les adopte tels quel car on sait qu’ils ne sont jamais loin de la vérité.
De bons petits gags, un livre bien sympa.

Note : 9/10

 

  • Broché: 64 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (26 janvier 2017)

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Pas de Deux (19 janvier 2017) de Aubard Sophie

Saint-Barth le 24 décembre 1997. Un voyage de rêve qui vire au cauchemar. Un accident rarissime, collision d une automobile et d un avion. Sur les quatre occupants de la voiture deux ont trouvé la mort. Comment peut-on survivre après un tel drame ? Manon et Solyne tentent de trouver les réponses et surtout reprendre le cours normal de leurs vies. Sophie Aubard nous offre un roman sur l’Amour, celui qui guérit tout, détruit tout, transporte et qui rend fou.

Critique :

Critique= Nous sommes ici face à livre qui dès les premières pages pourrait laisser penser à un livre de Michael Bussi, mais loin s’en faut et c’est tant mieux ! Plus on tourne les pages, et plus on se rend compte que l’on est dans une autre dimension.  L’histoire est racontée du point de vue de plusieurs personnage qui nous raconte le quotidien de  Manon et Solyne  . On vit avec elles, au point de trembler pour elles, et de se demander comment on réagirait en pareille situation.Immédiatement happé par les premières pages, le lecteur est plongé aux côtés des protagonistes.La construction du roman est parfaite, les points positifs sont nombreux, c’est un sans faute concernant le scénario. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style de Aubard reste simple, rythmé et efficace. Aucun de ses personnages n’est stéréotypé, chacun a ses ambiguïtés, là aussi le travail est époustouflant.Quant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu. On visualise les scènes.Mais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un triller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plus.Le livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin.`Les points négatifs, il y en a un petit; si l’on devine rapidement l’élément clé qui explique tout, cela gâchera un peu le plaisir. Néanmoins, la mise en place de l’intrigue est tellement parfaite et bien ficelée qu’à la fin, même si vous veniez à deviner  il y a toujours les explications des différents indices semés tout au long du roman, et que l’on avait manqué.Un super roman à lire, où on ne s’ennuie jamais. Hâte de lire le prochain livre de cet auteur et Merci au Atelier Mosesu pour les goodies qui on accompagner le roman.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 209 pages
  • Editeur : Mosesu (19 janvier 2017)
  • Collection : ROMA

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Mrs Dalloway 4 janvier 2017 de Virginia Woolf

« Mrs Dalloway dit qu’elle se chargerait d’acheter les fleurs. » De cet incipit, resté aussi célèbre que ceux de Camus ou Nabokov, découle la journée d’une femme, Clarissa Dalloway, au rythme des heures qui s’égrainent, entraînant le lecteur dans les sinuosités joyciennes de son inconscient et de ses monologues introspectifs.
À contre-sens des canons de la littérature victorienne, Mrs Dalloway n’en reste pas moins, en dépit de son avant-gardisme, un des romans les plus appréciés de Virginia Woolf, celui dont elle dira, dans son Journal d’un écrivain, qu’elle y avait exprimé « bien plus complètement que de coutume ce qu’elle voulait dire ».
Outre une technique d’écriture novatrice, Mrs Dalloway se propose de « critiquer le système social, le montrer à l’œuvre dans toute son intensité ». Virginia Woolf pose un regard critique sur la condition bourgeoise, l’évolution des mœurs, l’avenir des femmes, mais aussi sur la folie à travers le personnage de Septimus.
Mrs Dalloway, qui n’a rien perdu de sa modernité, ouvre par effet de miroir quelques portes d’entrée dans la psyché de son auteur.

Critique :Situé en plein cœur de la ville de Londres, ce roman de Virginia Woolf traite pour beaucoup des termes de l’aliénation mentale et physique, des liens entre individus et des aléas de l’intégration (en opposition à la marginalité)au sein d’une société bien rigide.
La communication est l’enjeu premier dans le récit, et les personnages la recherchent, pour certains, même au prix de la mort.
Une myriade de personnages plus attachants les uns que les autres peuple ce récit, qui se déroule pourtant sur une seule journée. L’écriture est un peu déroutante puisque nous passons d’un personnage à l’autre, ou plutôt de l’esprit à l’autre, sans préavis, en suivant le fil rarement linéaire de la pensée, des souvenirs et des impressions. Les sensations, les mouvements de l’âme sont décrits avec finesse et acuité, y compris ces hésitations et ces non-dits avec lesquels nous compliquons notre existence et nos relations.
Le résultat est un roman grave et drôle, une grande œuvre, écrite par une grande femme qui restera dans l’histoire de la littérature anglo-saxonne

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 320 pages
  • Editeur : Archipoche (4 janvier 2017)
  • Collection : Roman étranger

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La bonne fortune d’Elisabeth Wellington (4 janvier 2017) de Robin Lee Hatcher

À bord du paquebot qui l’emmène en Amérique, Elisabeth Wellington peine à croire en sa vie nouvelle. Après le décès inattendu de son père, qui la destinait à épouser le duc d’Altberry dans l’espoir d’éponger ses dettes, elle a décidé de quitter l’Angleterre. Libre désormais de tout engagement, elle se rend, pleine de rêves et d’espoirs, dans le Montana, où elle se destine à devenir institutrice. Pourtant, à la fin du XIXe siècle, c’est une région encore peu peuplée, où les conditions de vie sont rudes. Qu’importe ! Elisabeth est prête à tout. Il n’y a cependant un obstacle qu’elle n’aurait jamais imaginé. Et celui-ci porte le nom d’un homme : Garrett Steele. Pourquoi se montre-t-il si froid, si farouche, face à la jeune et audacieuse Elisabeth ? Elle qui est pourtant l’institutrice de son fils Janie. On connaît l’adage : « Fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ». Alors quand des sentiments naissent d’un terreau si aride, la passion peut prendre les formes les plus inattendues..

Critique :  Une ambiance petite ville américaine type « La petite maison dans la prairie ». Des personnages pas très hauts en couleur mais très attachants. Il n’y a pas énormément d’action (les amatrices d’aventures seront déçues) mais beaucoup de sentiments très bien décrits, tant pour le héros qui se bat avec ses craintes que pour l’héroïne.Classique mais très agréable.

Note : 7/10

 

  • Poche: 400 pages
  • Editeur : Archipoche (4 janvier 2017)
  • Collection : Roman étranger

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Hammerklavier (03 Janvier 2017) de Yasmina Reza

« N’est-il pas temps, au seuil de la mort, d’en finir avec ces simagrées humaines que sont l’art et la culture ? » Hammerklavier n’a rien de la douce confession qu’on aurait pu attendre d’un recueil de souvenirs ou d’une petite « étude » autobiographique. L’auteur préfère asséner à son clavier des petites notes sèches et courtes, cruelles et cyniques.

Critique : De très courts petits textes, 20 ou 30 lignes. Sur une grande variété de sujets. Superbement écrits, avec rythme, élégance. Certains, très profonds. À relire plusieurs fois, à voix haute. Mériterait une lecture en public. Beaucoup de récits ont une touche autobiographique. Deux textes, en particulier, sont superbes: « Trente secondes de silence », temps respecté par un public de théâtre avant d’applaudir à la fin d’une pièce magnifique ; et « Horreur de la patience », sorte d’éloge indirect du dynamisme et de la joie de vivre. Cet ouvrage doit être lu comme un recueil de poèmes en prose, comme l’indique la quatrième de couverture. Yasmina Reza apparaît comme une femme brillante, parfois dure, exigeante et d’un grand sens de la poésie.

Note : 9/10

 

  • Broché: 144 pages
  • Editeur : Folio (3 janvier 2017)
  • Collection : FOLIO

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«Art» (3 janvier 2017 de Reza,Yasmina

MARC Comment peux-tu dire, devant moi, que ces couleurs te touchent ? YVAN Parce que c’est la vérité. MARC La vérité ? Ces couleurs te touchent ? YVAN Oui. Ces couleurs me touchent. MARC Ces couleurs te touchent, Yvan ?! SERGE Ces couleurs le touchent ! Il a le droit ! MARC Non, il n’a pas le droit. SERGE Comment, il n’a pas le droit ?

Critique : « Art » est une pièce de théâtre courte, intense et soutenue, qui voit trois amis se questionner sur leurs relations amicales autour d’un tableau blanc sur fond blanc, qui est une évocation des bleus de Klein, ou des tableaux de Malévitch.
Cette pièce demande au spectateur et lecteur quelle est la place de l’amitié entre deux personnes, est-ce qu’on est ami avec quelqu’un pour lui-même ou pour soi-même, pour l’image réelle qu’il nous renvoie ou pour l’image que l’on se fait de lui et qui doit toujours être celle-ci. Peut-on accepter l’excentricité d’un ami ? Peut-on accepter ce que nous considérerions comme un gâchis, de vie, ou d’argent ? Peut-on accepter les critiques acerbes d’un ami en restant lié à lui, ou peut-on critiquer un ami en lui témoignant toujours cette amitié ?
Le tableau est un personnage en lui-même, autour de lui gravitent Serge, Marc et Yvan, et le flux et le reflux de ces amitiés tendues et distendues.
Une pièce qui nous fait passer un très bon moment, entre rire et ahurissement. Une belle observation de la psychologie humaine de la part de Yasmina Reza.

Note : 10/10

 

  • Poche: 128 pages
  • Editeur : Folio (3 janvier 2017)
  • Collection : Folio

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