Sans soleil – tome 1 – Disco inferno de Jean-Christophe Grangé (Auteur)

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Mon premier est un médecin, mon deuxième un flic, mon troisième une lycéenne, mon tout un assassin qui aime dépecer ses victimes à la machette. Vous ne voyez pas ? Commencez par danser, et nous verrons où l’enquête vous mènera. En cet été 1982, moins il y aura de soleil, plus il y aura de sang…

Dans ce premier tome de la série Sans soleil, intitulé Disco Inferno, Jean-Christophe Grangé nous plonge dans une atmosphère sombre et effervescente, un mélange de frissons et de musique envoûtante. L’intrigue se déroule en 1982, une époque marquée par la folie des soirées disco et une chaleur estivale insupportable, mais c’est dans cette chaleur étouffante que le sang commence à couler.

L’auteur nous fait suivre plusieurs personnages dont les vies se croisent de manière aussi tragique qu’inattendue. Le médecin, le flic, et la lycéenne ne sont que des pièces d’un puzzle mortel, où l’assassin, sanguinaire et méthodique, semble se nourrir de leurs peurs et de leurs faiblesses. Mais l’élément marquant de ce récit n’est pas seulement le mystère qui se tisse autour des meurtres, mais l’ambiance palpable de l’été 82, où chaque pulsation de la musique semble annoncer une nouvelle victime.

Grangé réussit à captiver le lecteur avec ses twists incessants et son écriture incisive. L’un des éléments marquants de ce roman est la manière dont l’auteur imbrique l’ambiance musicale de l’époque avec les meurtres sanglants, nous entraînant dans une danse macabre où chaque morceau de musique semble rythmer le destin des personnages. La tension monte crescendo, portée par des personnages complexes et une trame de fond qui ne cesse de surprendre.

Le suspense est à son comble, et Disco Inferno nous rappelle que, même au milieu de la fête, il peut y avoir une tragédie invisible, se nourrissant du plus profond des âmes. La promesse de Grangé est claire : moins il y aura de soleil, plus il y aura de sang. Une première étape dans une série à suivre de près, où la chaleur et la violence s’entrelacent, comme une danse enivrante dont l’issue est encore incertaine.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel (15 janvier 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 432 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 222648079X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226480798

Lover Dose de Fortu

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De l’amour à Lover Dose, il n’y a qu’un pas. Il est franchi avec Fortu, dans ce recueil hilarant de chroniques de couple. Peut-on rester soi-même ? À deux, est-on plus forts pour affronter la vie ? Sommes-nous réellement compatibles ? Les réponses à ces questions les plus existentielles se trouvent dans cet album désopilant !

De l’amour à « Lover Dose », il n’y a qu’un pas. Avec ce recueil hilarant de chroniques de couple, Fortu nous plonge dans les méandres du quotidien à deux avec un humour décapant et une finesse irrésistible.

Un miroir des relations modernes

Peut-on rester soi-même quand on partage sa vie avec quelqu’un ? À deux, est-on réellement plus forts pour affronter les épreuves du quotidien ? Et surtout, sommes-nous vraiment compatibles, malgré nos différences, nos tocs et nos habitudes parfois loufoques ? Autant de questions existentielles auxquelles Fortu répond avec un talent rare pour croquer la vie de couple.

Un style graphique et narratif unique

Les illustrations de Fortu, à la fois expressives et colorées, capturent avec brio l’absurdité et la tendresse de ces petits riens qui font tout. Chaque page de « Lover Dose » est une plongée dans un univers débordant de caractère, où les répliques incisives et les scènes très visuelles font mouche à chaque fois.

Un humour universel

Que vous soyez en couple, célibataire, ou simplement curieux des dynamiques amoureuses, ce livre parle à tout le monde. L’humour de Fortu dépasse les clichés pour toucher à l’essentiel : l’inévitable confrontation entre deux individualités. Chaque anecdote révèle une part de vérité universelle, toujours traitée avec une grande légèreté.

Une lecture essentielle

« Lover Dose » n’est pas seulement un album à lire, c’est une vraie expérience. On rit, on s’interroge, on se reconnaît… et on en redemande. Fortu parvient à transformer des scènes de la vie ordinaire en tableaux hilarants et émouvants à la fois.

Éditeur ‏ : ‎ EXPE EDITIONS; Illustrated édition (31 janvier 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 80 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2493412060 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2493412065

Version 1.0.0

À pas de loup de Christine Schneider (Auteur), Hervé Pinel (Illustrations)

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Une nuit, Claire et Louis déambulent dans la maison de leurs grands-parents.

Un livre qui murmure, qui susurre à l’oreille des enfants et des adultes avec la subtilité d’un vent léger dans les feuillages : « À pas de loup » est une œuvre rare et précieuse. Avec des mots choisis comme des pierres à la lumière changeante et des illustrations qui respirent le mystère, Christine Schneider et Hervé Pinel nous offrent une expérience littéraire et visuelle qui reste gravée longtemps après la dernière page.

Une histoire au clair-obscur

Le récit, tout en économie de mots, invite le lecteur à suivre une petite fille décidée à braver les interdits et l’obscurité pour atteindre un but bien à elle : surprendre le monde de la nuit. Les thèmes de la découverte, du courage et de l’éveil à la nature sont au cœur de cette promenade poétique. La plume de Christine Schneider est à la fois douce et incisive, jouant avec les silences et les respirations pour créer une tension narrative fascinante.

Des illustrations comme des tableaux

Hervé Pinel, de son côté, magnifie l’histoire avec des illustrations où chaque détail semble pensé pour capturer un instant précis de magie. Les teintes sombres et les jeux de lumière donnent au livre une atmosphère nocturne qui résonne avec l’imaginaire des enfants, tout en interpellant la sensibilité des adultes. On se surprend à linger sur chaque page, comme devant une peinture.

Un livre pour petits et grands« 

A pas de loup » transcende les âges. Si les enfants s’identifieront sans peine à la curiosité et à l’audace de l’héroïne, les adultes y trouveront une réflexion subtile sur la liberté, le passage à l’âge adulte et le rapport au monde sauvage. Ce livre est une invitation à ralentir, à écouter les bruissements de la nature et à réapprendre à s’émerveiller.

ASIN ‏ : ‎ B071YJF8TP Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE; Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 48 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023508741

Le Cheval: Les sciences naturelles de Tatsu Nagata

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Le cheval est herbivore, il marche sur son doigt de pied, il peut dormir debout, il court très vite…

Dans ce nouvel opus des sciences naturelles, le professeur Tatsu Nagata s’attaque à un animal fort et élégant : le cheval. Avec son humour décalé et son sens inné de la pédagogie, il nous dévoile les secrets de ce grand herbivore qui peut dormir debout et qui court si vite… le tout en tenant sur un seul doigt de pied !

Grâce à un texte court et des illustrations à la fois simples et drôles, les jeunes lecteurs apprennent l’essentiel sans jamais s’ennuyer. On découvre ainsi que le cheval a longtemps accompagné l’être humain dans ses déplacements et son travail, et qu’il possède des sens très développés.

Les images « impertinentes ou décalées » caractéristiques de Tatsu Nagata apporteront un sourire aux petits (et aux grands !) et font de ce livre un documentaire idéal pour les enfants de maternelle. Un album parfait pour initier les tout-petits aux merveilles du monde animal, tout en s’amusant. Une belle réussite qui donne envie de galoper à toute allure

Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE; Illustrated édition Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 40 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2021039552 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2021039559

Le Pou: Les sciences naturelles de Tatsu Nagata

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Le pou est le plus vieux compagnon de l’homme, la femelle peut pondre jusqu’à 300 œufs, il fait trois repas par jour et se nourrit de sang…

Avec cet album documentaire, le facétieux professeur Tatsu Nagata nous entraîne à la découverte d’un minuscule compagnon de l’homme : le pou. Hé oui, cet indésirable squatteur capillaire nous suit depuis la nuit des temps !

D’emblée, l’auteur pique la curiosité des plus jeunes en dévoilant des infos étonnantes : la femelle peut pondre jusqu’à 300 œufs, et les poux se nourrissent… de sang, trois fois par jour ! Malgré ce côté un peu « beurk », le ton se veut léger et amusant, pour dédramatiser ce petit parasite souvent redouté par les parents.

À travers des illustrations pleines d’humour, on en apprend juste assez pour satisfaire la curiosité des enfants, tout en évitant de les effrayer. Le style graphique, mêlant simplicité et clins d’œil décalés, participe pleinement à l’esprit espiègle de la série « Les sciences naturelles de Tatsu Nagata ».

Pourquoi on l’aime ?

  • Pour la pédagogie accessible : chaque information est présentée de manière concise et ludique, idéale pour les jeunes lecteurs de maternelle.
  • Pour l’humour : Tatsu Nagata aborde un sujet plutôt tabou (les poux !) avec un ton malicieux qui fait sourire.
  • Pour la fantaisie graphique : des images décalées et rigolotes, parfaitement adaptées à l’univers des tout-petits.

En refermant ce petit documentaire, impossible de voir les poux de la même façon : on ressort un peu plus savant… et sûrement un brin amusé !

Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE; Illustrated édition Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 32 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2021039544 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2021039542

Pourquoi les lapins ne portent pas de culotte de Antonin Louchard

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Qui ne s’est jamais demandé pourquoi les lapins ne portent pas de culotte ? Dans ce grand album, désormais disponible en Seuil’issime, Antonin Louchard répond enfin à cette question avec un humour décapant !

Avec son titre malicieux, Pourquoi les lapins ne portent pas de culotte d’Antonin Louchard éveille illico la curiosité des petits (et des grands !). L’histoire met en scène un adorable lapin au prénom imprononçable, Glpmftpgrzou (heureusement rebaptisé Zou), qui vit heureux au milieu de la nature : il gambade librement, grignote des baies quand la faim se fait sentir et s’abreuve dans la rivière au gré de ses envies. Une vie parfaite, en somme !

Mais voilà qu’un grand événement vient bouleverser ce quotidien tranquille : Zou tombe amoureux de la douce Betty. Pour la séduire, il se met en tête de porter… une culotte rouge ! Bien décidé à faire forte impression, notre petit lapin déclenche alors une joyeuse pagaille parmi ses congénères, peu habitués à voir l’un des leurs revêtu d’un tel accoutrement.

De pages en pages, Antonin Louchard nous régale de situations cocasses et de dialogues savoureux. Les illustrations, simples et expressives, soulignent l’humour absurde propre à l’univers de l’auteur. Les enfants apprécieront le comique de répétition et les gags visuels, tandis que les adultes s’amuseront de la dérision et de la malice qui transparaissent dans chaque détail.

Au-delà du divertissement, cette petite fable invite à réfléchir sur la différence, la liberté d’être soi-même… et l’importance de ne pas se prendre trop au sérieux. En refermant cet album, on ne s’étonnera plus du tout de voir les lapins gambader sans culotte. Une lecture pétillante et ludique, à partager en famille !

ASIN ‏ : ‎ B0DH29454N Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE; Illustrated édition (3 janvier 2025) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 64 pages

Version 1.0.0

Le Nirvana est ici de Mikael Ross

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En ce début d’été berlinois où la lumière éblouissante se double d’une chaleur torride, Dennis et Tâm font une découverte inquiétante.

Avec Le Nirvana est ici, Mikael Ross nous plonge dans un Berlin estival écrasé de soleil, où la chaleur étouffante vient accentuer une atmosphère déjà pesante. Dennis et Tâm, frère et sœur curieux et un brin intrépides, font une macabre découverte : un doigt sectionné, caché dans un buisson du quartier de Lichtenberg. Très vite, l’enquête qu’ils mènent pour percer ce mystère les amène à recroiser la route de la fugitive Hoa Binh, silhouette énigmatique croisée jadis sur un marché en Pologne.

Un décor urbain oppressant
Le Berlin de Mikael Ross, baigné d’un soleil aveuglant, se révèle sous un jour particulier : la lumière, pourtant estivale, devient presque agressive, comme si elle trahissait la tension sous-jacente. Les grands ensembles de l’ancien Berlin-Est, les rues encore marquées par leur histoire, tout concourt à instaurer un climat à la fois vivant et oppressant.

Une intrigue menée tambour battant
Dès les premières pages, le lecteur est plongé au cœur d’une énigme sordide, celle du doigt sectionné. Dans leur quête de vérité, Dennis et Tâm naviguent entre rencontres improbables et confrontation à une réalité qu’ils ne maîtrisent pas. La « fille du parking », Hoa Binh, devient vite le catalyseur de cette course-poursuite où l’enjeu semble dépasser de simples histoires de voisinage. Entre non-dits et rebondissements, le récit avance à vive allure, accrochant le lecteur de page en page.

Des personnages complexes et attachants
Mikael Ross met en scène un duo fraternel qui sonne juste. Dennis et Tâm, bien que différents, se complètent par leur solidarité et leur humour parfois maladroit. La détermination de Tâm, prête à tout pour aider Hoa Binh, lui confère une épaisseur émotionnelle forte, tandis que Dennis se laisse porter par un mélange d’excitation et d’inquiétude. Ces deux regards qui se croisent sur un même mystère donnent du relief à l’histoire, et l’on se prend rapidement d’affection pour eux.

Un style graphique singulier
Le trait de Ross, dynamique et précis, soutient l’énergie de l’intrigue. Les décors berlinois se parent de couleurs vives et chaudes, presque écrasantes, contribuant à l’impression de suffocation. Les scènes à la nuit tombée ou dans les recoins ombragés de la ville instaurent un contraste visuel percutant, soulignant la dramaturgie du récit. On sent dans chaque case la tension qui monte, et la mise en scène, habilement rythmée, rend la lecture captivante.

Éditeur ‏ : ‎ SEUIL (10 janvier 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2021545091 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2021545098

Moody Rouge de Ariane Astier

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Ben, un adolescent en proie à de nombreux tourments, entretient des relations tendues avec ses parents adoptifs et idéalise sa famille biologique, dont il garde peu de souvenirs.

Avec Moody Rouge, Ariane Astier nous plonge dans le quotidien tourmenté de Ben, un adolescent balloté entre tensions familiales et quête d’identité. Adopté, il ne supporte plus sa mère et se réfugie tant bien que mal auprès de son tuteur, Roland, avec qui les rapports sont, eux aussi, électriques. Dans l’espoir de calmer les esprits, Ben se rend en Allemagne pour les fêtes de fin d’année. Mais le voyage tourne vite à la confrontation silencieuse : entre échanges aigres-doux et silences pesants, l’ambiance n’a rien de festif.

C’est alors qu’une lueur d’intérêt surgit : un reportage attire Ben sur la piste d’un mystérieux peintre travaillant dans la cathédrale locale. L’adolescent, gagné par la curiosité, s’y rend et découvre un univers bien plus complexe que ce qu’il imaginait. Car, derrière ces fresques dont la beauté gothique fascine, se tapit un secret familial terrifiant, renvoyant Ben à ses origines et à son histoire encore trouble.

Un récit initiatique et psychologique
Ariane Astier signe un récit profondément intime, où la quête d’identité est mise en scène avec finesse. La colère et la mélancolie de Ben s’expriment à travers des dialogues tendus, des silences lourds et un recours subtil à la mise en page. L’autrice ne cherche pas tant à nous servir une énième histoire d’adolescent rebelle, mais plutôt à sonder l’âme d’un jeune en quête de repères, partagé entre le besoin de comprendre son passé et le désir de fuir une réalité qu’il juge étouffante.

Une atmosphère sombre et envoûtante
Graphiquement, Moody Rouge déploie un jeu de contrastes saisissant, entre la grisaille des paysages hivernaux allemands et les nuances plus chaudes de la cathédrale. Les cases s’allongent parfois comme pour souligner la solitude du héros, tandis que certains gros plans sur son visage reflètent son trouble intérieur. Les teintes, souvent ternes, soulignent la tristesse pesante, mais la lueur de quelques couleurs plus vives trahit l’espoir qui renaît chez Ben lorsqu’il s’approche du secret familial.

Une intrigue bien menée
Le fil narratif ne perd jamais de sa tension. Les non-dits, les indices semés au fil des pages, l’atmosphère parfois inquiétante de cette petite ville allemande en hiver : tout concourt à entretenir le suspense. Quand survient la révélation sur les véritables origines de Ben, on comprend peu à peu l’ampleur du mensonge et la violence du choc pour un adolescent déjà fragile.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN; Illustrated édition (15 janvier 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 200 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203248548

Le Roman de Jim De Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu | Par Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu Avec Karim Leklou, Laetitia Dosch, Sara Giraudeau

Aymeric retrouve Florence, une ancienne collègue de travail, au hasard d’une soirée à Saint-Claude dans le Haut-Jura. Elle est enceinte de six mois et célibataire. Quand Jim nait, Aymeric est là. Ils passent de belles années ensemble, jusqu’au jour où Christophe, le père naturel de Jim, débarque… Ça pourrait être le début d’un mélo, c’est aussi le début d’une odyssée de la paternité.

Les frères Arnaud et Jean-Marie Larrieu signent avec Le Roman de Jim un récit à la fois tendre et déroutant, où la paternité se dessine sous des traits inattendus. Porté par un casting de choix, avec Karim Leklou dans le rôle d’Aymeric, Laetitia Dosch dans celui de Florence, et Sara Giraudeau en figure pivot, le film propose une immersion dans le Haut-Jura, territoire à la fois rude et envoûtant.

Lors d’une soirée à Saint-Claude, Aymeric, un trentenaire sans histoires, recroise Florence, une ancienne collègue enceinte de six mois et désormais célibataire. Dès l’arrivée de Jim, Aymeric s’engage corps et âme dans ce qui ressemble à une famille improvisée. Le lien fort qui se crée avec le nouveau-né fait naître un profond sentiment de responsabilité et d’amour paternel, comme si Aymeric avait enfin trouvé sa place dans le monde.

Le bonheur semble complet… jusqu’à l’apparition de Christophe, le père biologique de Jim. Cette situation vient rebattre les cartes, faisant voler en éclats la quiétude apparente. Plutôt qu’un simple triangle amoureux, Le Roman de Jim prend la forme d’un voyage introspectif, où chacun doit réinventer sa relation à l’enfant, et plus largement, au concept même de parentalité.

Dans une mise en scène épurée, qui laisse la part belle aux paysages du Jura, les Larrieu déploient un univers d’émotions brutes et de silences éloquents. Les personnages se débattent avec leurs doutes et leurs élans de tendresse, naviguant entre délicatesse et maladresse pour tenter de composer la famille la plus juste possible. Soutenue par la sincérité de Karim Leklou, la cinématographie, tout en retenue, reflète la complexité des sentiments qui s’entremêlent à l’écran.

Le Roman de Jim est une ode aux liens qui se tissent et se délient, aux choix parfois douloureux qui jalonnent la quête de soi, et à cet amour inconditionnel qui éclot même dans les configurations les plus inattendues. Un film sobre et émouvant, où l’odyssée de la paternité se révèle dans toute sa fragilité et sa profondeur.

Anzu, chat-fantôme De Yoko Kuno, Nobuhiro Yamashita Avec Mirai Moriyama, Noa Gotô, Munetaka Aoki

Anzu, chat-fantôme raconte l’histoire de Karin, 11 ans, abandonnée par son père chez son grand-père, le moine d’une petite ville côtière de la province japonaise. Celui-ci demande à Anzu, son chat-fantôme jovial et serviable bien qu’assez capricieux, de veiller sur elle. La rencontre de leurs caractères bien trempés provoque des étincelles, du moins au début…

Dans Anzu, chat-fantôme, réalisé par Yoko Kuno et Nobuhiro Yamashita, les spectateurs font la rencontre de Karin (interprétée par Noa Gotô), une fillette de 11 ans fraîchement débarquée chez son grand-père moine dans une petite ville côtière de la province japonaise. Abandonnée par son père, Karin vit mal cette soudaine relégation et, entre la discipline du temple et le comportement parfois taciturne de son aïeul, la cohabitation s’annonce délicate.

Son grand-père confie alors à Anzu, un chat-fantôme serviable (et un brin capricieux), la mission de veiller sur Karin. Avec sa personnalité espiègle et ses pouvoirs surnaturels, Anzu (doublé par Mirai Moriyama) apporte une touche fantaisiste à l’intrigue. Pourtant, sa relation avec la jeune héroïne n’est pas de tout repos : entre répliques piquantes et situations cocasses, ils peinent d’abord à s’apprivoiser. C’est justement dans ces moments d’incompréhension, où chacun découvre peu à peu l’univers de l’autre, que réside la force du film.

Soutenu par la présence de Munetaka Aoki dans un rôle secondaire tout en subtilité, Anzu, chat-fantôme réussit à mêler fantaisie et émotions en abordant des thèmes universels : le deuil, la famille et la découverte de l’inconnu. Par sa réalisation soignée et son ambiance à la fois douce et mystérieuse, le long-métrage offre un voyage sensoriel au cœur d’une tradition japonaise où la frontière entre le monde des hommes et celui des esprits se fait aussi fine qu’un battement de cils. Un film drôle et attendrissant qui rappelle à quel point l’amitié peut jaillir quand on sait se montrer patient et ouvert à la différence.