Terreur terminus (10 mai 2017) de Chris Anthem

Grève surprise à la SNCF. Une poignée de voyageurs déroutés. Embarqués vers l’inconnu. Ont-ils été choisis au hasard ? Et surtout, qu’est-ce qui les attend au terminus ?

Chronique :  Voici un livre d’horreur  qui met en scène plusieurs personnages très différents qui se trouvent réunis dans un train représentant un lieu entre la vie et la mort. Aucun voyageurs ne sait comment il est arrivé là, ni ne sait quand il en repartira, ni où il ira ensuite même on à les réponse à nos question à la fin du roman.
Chacun des curieux personnages de ce livre va raconter son histoire passée et va apprendre sa propre vérité et pose les grandes questions de l’existenceL’interprétation du passage entre la vie et la mort ne manque pas de philosophie et nous fait réfléchir sur « l’après ». Un livre d’horreur qui se lit à plusieurs niveau et cela fait bien plaisir de ne pas s’arrêter à simplement du gore gratuit. une très belle réussite.

Note : 9,5/10

 

  • Editeur : L’atelier Mosésu (10 mai 2017)
  • Collection : Slash

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Rosalie Lamorliere, dernière servante de marie-Antoinette (5 décembre 2016) de Ludovic MISEROLE

Un destin ! Celui d’une petite provinciale, fille de cordonnier, qui va croiser celui de la Reine Marie-Antoinette au détour des couloirs sombres et malodorants de la Conciergerie. Une fille du peuple qui rencontrera et assistera les puissants d’hier et les parvenus d’une France qui se cherche. Tous, ou presque, mourront. Elle, la survivante, apportera son témoignage bien plus tard. Relation inestimable pour bon nombre d’historiens qui, pourtant, n’ont jamais essayé de connaître Rosalie Lamorlière.

Critique : Cette humble servante a été la dernière a recevoir les confidences et l’affection de la Reine Marie-Antoinette lors de son incarcération à la Conciergerie de Paris. Elle l’a servie pendant les 76 jours d’emprisonnement jusqu’au jour de l’exécution.Comme Ludovic MISEROLE sait le faire chaque fois qu’il s’attaque à une biographie ,  il déploie une puissance littéraire à réveiller les morts. Sous sa plume incomparable de passion et de rigueur, de psychologie et de hauteur de vue, il secoue le panier de l’histoire et le passé ressurgit soudain devant nos yeux oublieux. Et, comme toujours, sa passion est totalement contagieuse : on croit entamer un livre d’histoire, une biographie factuelle, on se retrouve englouti dans un vortex. On commence par égrener quelques pages, puis on se surprend à dévorer le livre en quelques jours, un peu sonné, voire troublé.
Cette suivante de la « reine du rococo » qui passe des plus folles jouissances aux plus terribles souffrances, de la surabondance ou dénuement le plus total, dans une escalade qui, comme la Révolution, semble sans fin. Et la frivole, pour qui l’on a au début peu de sympathie. L’éveil est hélas trop tardif : toutes les mauvaises décisions ont déjà été prises, les mauvaises voix ont été écouté, et l’archiduchesse ne peux plus arrêter l’impitoyable roue de la Fortune.
Fresque magistrale, récit de la fin d’un monde et du déclin déchirant d’une vie vouée aux extrêmes.

Note : 9/10

 

  • Broché: 338 pages
  • Editeur : L’Atelier MOSESU (5 décembre 2016)

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